De braves gens…………………..(22/06/2018)

o Guillaume Binet. MYOP

Les soupçons de favoritisme qui pèsent sur le financement de la campagne d’Emmanuel Macron ont fait émerger un personnage clé de la scène politique. «L’ami Ginon», patron de GL Events, déjà à la manœuvre à Lyon aux côtés de Gérard Collomb, est désormais indissociable de la trajectoire du Président.

  • Macron, Collomb, Ginon : les bons coups font les bons amis

Il n’a pas fallu pousser les murs mais presque. Ce 3 février 2017, s’égayant dans un grand appartement aux couleurs pastel et à la moquette zébrée, près de la moitié des 200 adhérents du Prisme attendent Emmanuel Macron pour un déjeuner VIP. Situé dans le huppé VIe arrondissement de Lyon au deuxième étage d’un hôtel particulier, ce cercle de dirigeants mêle entrepreneurs influents et membres de la grande bourgeoisie rhodanienne. Le candidat d’En marche est en retard. C’est Gérard Collomb, alors sénateur, maire de Lyon et soutien de la première heure, qui est allé accueillir le candidat à l’Elysée sur le quai de la gare. Entre les deux hommes que trente ans séparent, le coup de foudre remonte à l’été 2015, quand le ministre de l’Economie est venu parler à Léognan (Gironde), lors des rencontres d’été de l’aile droite du Parti socialiste, dont Collomb est l’un des piliers.

Lorsque Macron pénètre dans l’un des salons feutrés du club, ses hôtes sont déjà installés. Le candidat fait le tour des convives assis autour d’une dizaine de tables. Les frères Ginon sont là. Il y a l’aîné, Xavier, troisième génération d’une famille de notaires, dont l’étude occupe 800 m2 place Bellecour. Et le cadet, Olivier, qui sert le futur chef de l’Etat dans ses bras. Comme de vieux copains.

Huit mois plus tard, le 27 septembre 2017, Olivier Ginon est accueilli en grande pompe par les Macron, désormais installés à l’Elysée, à l’occasion du «Déjeuner des chefs». Pour la première fois de son histoire, ce sommet de la haute gastronomie créé en 2011 par Olivier Ginon en l’honneur de Paul Bocuse se déroule dans le palais présidentiel. Pour la photo souvenir, Brigitte Macron se retrouve au centre de la myriade de toques blanches. A sa gauche, son époux, à sa droite, Olivier Ginon. Devenu ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb fait partie du premier rang. Clic clac. Collomb et Ginon, s’attardent, échangeant quelques mots penchés l’un vers l’autre. L’air réjoui. C’est que, dans son discours inaugural, le président de la République vient de remercier l’«ami» Ginon.

Deux dates, deux accolades, qui résument la propulsion météorique sur le devant de la scène politique d’un homme d’affaires jusqu’alors inconnu du grand public. Olivier Ginon avait ses entrées à la mairie de Lyon, il a aujourd’hui son rond de serviette à l’Elysée. En un an, il est déjà venu au Palais quatre fois, avec son carton officiel. Mais l’Elysée dément tout traitement de faveur : «Ginon n’est ni un ami, ni un visiteur du soir, ils ne sont pas intimes», assure un conseiller.

Liberation.fr

Publié dans : "AFFAIRES" |le 22 juin, 2018 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente