Archive pour juin, 2018

Grèves…………………………..(20/06/2018)

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SNCF : la CGT Cheminots annonce qu’elle « appellera régulièrement à la grève en juillet et en août »
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Publié dans:GREVES |on 20 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Un grand humaniste…………………(20/06/2018)

Malgré la séparation de plus de 2 300 enfants migrants de leur famille, le président américain a réaffirmé, mardi, sa politique «tolérance zéro» face à l’immigration illégale.

  • Donald Trump reste inflexible sur les séparations d’enfants migrants

La politique de «tolérance zéro» face à l’immigration illégale mise en place par l’administration Trump en avril, a deux conséquences. La première, qui scandalise le monde entier, de déchirer des familles. En cinq semaines, plus de 2300 enfants ont été séparés de leurs parents, majoritairement originaires d’Amérique centrale (Honduras, Guatemala, Salvador), accusés d’avoir traversé illégalement la frontière avec le Mexique. Et la seconde, de créer une tempête sous les crânes républicains, en opposant deux valeurs cardinales de l’idéologie conservatrice américaine: la lutte contre l’immigration illégale et la famille.

A lire aussi Les enfants migrants séparés de leurs parents choquent l’Amérique

Mardi, le sénateur républicain de l’Utah, Orrin Hatch, a cosigné une lettre avec onze de ses collègues du GOP, demandant à Jeff Sessions, le procureur général des Etats-Unis (l’équivalent du ministre de la Justice) de «stopper la séparation des familles» jusqu’à ce que le Congrès vote une nouvelle législation. La veille, le sénateur avait déclaré à des journalistes que cette politique n’était «pas américaine».

Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Un « budget » pour l(Europe…………….(20/06/2018)

Bien sûr, il risque d’être minuscule et extrêmement contraint. Mais le fait que l’Allemagne en accepte enfin le principe est une avancée.

La réunion bilatérale de quatre heures, mardi à Meseberg, près de Berlin, entre Angela Merkel et Emmanuel Macron n’aura pas été vaine. Préparant le sommet européen du 28 juin, les deux leaders se sont entendus pour resserrer la coordination de la politique étrangère et de défense de l’Union Européenne, pour résoudre la crise migratoire qui crée tant de vagues politiques sur le vieux continent (notamment en musclant Frontex, l’agence européenne chargé des frontières), pour créer un Bureau européen chargé d’harmoniser les règles sur l’asile dans l’UE et pour achever l’union bancaire.

Mais l’annonce la plus symbolique de cette rencontre est la création d’un budget pour la zone euro. Il sera facile, bien sûr, de faire la fine bouche. Il ne s’agit que d’une minuscule étincelle dans le moteur franco-allemand en panne, un compromis qui ne changera pas grand chose à la profonde crise qui paralyse le fonctionnement de la zone euro. Mais une étincelle, après des années marquées par le vide et le froid, ce n’est pas négligeable non plus. « Avant il n’y avait rien, demain, il y aura un budget pour la zone euro », s’est félicité Emmanuel Macron, qui revient de loin dans cette affaire.

Une avancée déjà symbolique

En décidant de doter la zone euro d’un budget, avec des recettes (décidées par les dix-neuf) et des dépenses (exécutées par la Commission), Paris et Berlin ont fait le petit pas attendu depuis longtemps. Ne serait-ce que pour cette annonce, la rencontre entre les deux leaders n’aura pas été vaine.

Bien sûr, la France espérait un accord bien plus ambitieux. Bien sûr, ce ne sont pas des parlementaires qui voteront le futur budget, comme cela devrait se passer dans n’importe quelle démocratie « normale ». Bien sûr, rien n’est dit sur la taille du budget projeté (1% du PIB ? Plus ?) et il ne prévoit aucun mécanisme de stabilisation susceptible d’aider les membres à résister aux récessions. Bien sûr, le diable est dans les détails (qui devront être négociés avec les autres pays d’ici le sommet européen du 28 juin) et il faudra attendre de les connaître avant de parler de véritable progrès. Mais symboliquement, le fait que l’Allemagne accepte le principe même d’un budget, à partir de 2021, est une avancée.

Il était temps. L’euro est depuis des années en situation d’échec. Au lieu de faire converger les économies européennes, il accélère leur divergences. Au lieu de favoriser la coopération, il attise l’hostilité entre les peuples. Avant son apparition, les PIB par habitant des différents pays évoluaient au même rythme ; lorsqu’un pays était à la traîne, il dévaluait sa monnaie, ce qui relançait ses exportations. Avec l’euro, ces pays retardataires ont été privé de l’outil de la dévaluation. Pour rester compétitifs, ils étaient invités à s’infliger de sévères cures d’austérité salariales et budgétaires. Ces recettes, en pesant sur la demande, se sont avérées contre-productives. La Grèce a coulé après la crise de 2008 ; l’Italie connaît depuis 20 ans une croissance anémiée… Et l’Allemagne a pris de l’avance sur tous les autres pays, accumulant les excédents, tel Picsou et ses billets dans son coffre-piscine.

Une « Europe des transferts »

Dans une zone monétaire qui fonctionne correctement (« optimale » disent les économistes), lorsqu’une région connaît des difficultés, ses travailleurs déménagent et les autres régions lui envoient des capitaux. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Dans la zone euro, du fait des barrières de langues et de cultures, les travailleurs sont moins mobiles ; du fait de l’absence de solidarité, les pays « sans problèmes » refusent de transférer des fonds vers ceux qui en ont besoin. Et ces derniers ne se redressent pas.

D’où l’idée, poussée depuis longtemps par la France, de doter la zone euro d’un budget qui, s’il était puissant, permettrait de corriger les conséquences injustes des « chocs asymétriques » sur certains pays. Jusque là, l’Allemagne ne voulait pas en entendre parler : pas question de transformer la zone euro en « Europe des transferts ». La seule mutualisation à imposer, à leur yeux, c’était celle de la discipline.

Face à la montée des populismes – en Italie, notamment -  qui menace désormais l’Union européenne elle-même, Angela Merkel a fait une concession, en acceptant l’idée de budget. Parviendra-t-elle à l’imposer dans son pays ? Certes, l’approfondissement de la zone euro est prévu dans le contrat de gouvernement de la Grande coalition, formée depuis quelques mois entre la CDU et le SPD. Mais c’est au sein de son propre camp que la chancelière risque de rencontrer le plus de résistances. Sous pression depuis son semi-échec lors des élections de septembre, elle est au milieu d’une lutte de pouvoir acharnée avec Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU, la branche bavaroise et très conservatrice de la droite allemande.

Pascal Riché

L’OBS

Publié dans:Europe |on 20 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Ducky continue ses conneries………………(20/06/2018)

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Les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU
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Publié dans:Droit de l'homme |on 20 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Chut !!! (19/06/2018)

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Quand le gouvernement remanie discrètement les lois renseignement

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Décryptage

Quand le gouvernement remanie discrètement les lois renseignement

Par Amaelle Guiton — 19 juin 2018 à 06:43
Au siège de la DGSE, en juin. Les données recueillies par l'agence de renseignement extérieur pourraient être mises au service de la surveillance intérieure. Zoom
Au siège de la DGSE, en juin. Les données recueillies par l’agence de renseignement extérieur pourraient être mises au service de la surveillance intérieure. Photo Martin Bureau. AFP

Réunie ce mardi, une commission mixte paritaire (CMP) doit mettre d’accord le Sénat et l’Assemblée sur la future loi de programmation militaire. L’un des articles, sous couvert de «rationalisation», ouvre au renseignement intérieur les données captées par la surveillance extérieure.

  • Quand le gouvernement remanie discrètement les lois renseignement

Discuté au Parlement depuis mars, le projet de loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 se montre décidément bien accueillant. On savait déjà que le texte préparait une (large) extension du périmètre de la cyberdéfense, en autorisant les opérateurs télécoms à surveiller ce qui transite sur leurs réseaux pour détecter des cyberattaques, et en élargissant les pouvoirs du «cyberpompier» de l’Etat, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Or il va aussi servir à modifier le cadre légal de la surveillance à la française, adopté il y a trois ans.

La version votée au Sénat prévoit en effet de mettre les données interceptées par le renseignement extérieur – au premier chef, celles ramenées par les vastes filets de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) – au service de la surveillance de cibles françaises sur le territoire français. Un amendement en ce sens a été introduit le 22 mai, lors de la discussion à la chambre haute, par la ministre des Armées, Florence Parly. Et adopté sans difficulté à l’issue de dix petites minutes de discussion… Ce mardi, une commission mixte paritaire doit se réunir pour accoucher d’un texte commun, qui sera ensuite soumis aux deux assemblées.

Quel est le cadre actuel ?

Retour en arrière : en 2015, soit 24 ans après la première loi sur les écoutes, l’exécutif remet à plat le cadre qui régit l’activité des espions français. Deux textes sont adoptés à quelques mois d’intervalle. En juillet, la loi sur le renseignement légalise une batterie d’outils – logiciels espions, balises de géolocalisation, etc. – en échange de la promesse d’un contrôle renforcé de l’activité des services, et introduit, avec les très décriées «boîtes noires», une surveillance algorithmique visant à détecter des comportements «susceptibles de révéler une menace terroriste». En novembre, la loi sur la surveillance internationale grave dans le marbre l’espionnage par la DGSE des câbles sous-marins qui passent par les côtes françaises, déployé secrètement sous Sarkozy.

A lire aussi La loi sur le renseignement mot à mot
La surveillance internationale, votée dans l’indifférence

Deux lois pour deux régimes distincts : à l’extérieur des frontières, l’encadrement est en effet bien plus lâche et la surveillance massive, la norme. Les interceptions portent sur des «réseaux de communications électroniques» entiers. Les «boîtes noires» ne se limitent pas à l’antiterrorisme, mais s’étendent à la large panoplie des menaces aux «intérêts fondamentaux de la Nation». L’exploitation des communications ou des données de connexion (les «métadonnées» : qui communique avec qui, où, quand, comment) ainsi aspirées peut concerner des «personnes» mais aussi des «groupes», des «organisations» et même des «zones géographiques». Or jusqu’ici, la surveillance d’une cible ayant des «identifiants» français (numéro de téléphone, adresse IP…) via les interceptions à l’international n’est légalement possible que si cette cible est à l’étranger, et si elle est déjà sur écoute ou a été «identifiée comme présentant une menace».

Que change le projet de loi ?

L’amendement voté par les sénateurs introduit trois nouveautés. D’une part, il ouvre la possibilité d’opérer, à partir d’identifiants français, des «vérifications ponctuelles» dans les métadonnées captées par le renseignement extérieur – la DGSE, mais aussi la Direction du renseignement militaire (DRM). D’après Parly, il s’agit d’«opérations très rapides, non répétées et susceptibles de mettre en évidence un graphe relationnel ou la présence à l’étranger d’une personne», qui peuvent déboucher sur une mise sous surveillance individuelle. En cas de menace terroriste urgente ou de cyberattaque grave, les «vérifications» pourraient porter sur le contenu des communications.

Deuxième changement : Matignon pourra autoriser l’exploitation des communications ou des «métadonnées» aspirées par le renseignement extérieur pour une cible ayant des identifiants français et communiquant depuis la France, et ce pour la plupart des menaces aux «intérêts fondamentaux de la Nation». «Aujourd’hui, ce n’est pas possible et c’est une faille importante», a fait valoir Parly devant le Sénat. La CNCTR sera consultée en amont, et les autorisations portant sur le contenu des communications feront l’objet d’un contingent fixé par décret – comme pour les écoutes en France – mais pas celles qui concernent les seules données de connexion.

Enfin, les demandes faites par les services dans le cadre franco-français pourront être «boostées» aux données recueillies dans le cadre de la surveillance internationale : en autorisant des écoutes administratives, des demandes de données de connexion auprès des opérateurs ou des hébergeurs internet, ou le recueil en temps réel de métadonnées dans le cadre de la prévention du terrorisme, Matignon pourra dans le même temps autoriser l’exploitation des «données correspondantes» captées à l’international, notamment via les interceptions sur les câbles internet. Concrètement, a expliqué la ministre, «les interceptions de sécurité donneraient accès pour trente jours au flux des communications mixtes, vers ou depuis l’étranger, et les demandes de « fadettes » permettraient d’obtenir un double relevé de données de connexion nationales et internationales, sur une durée bordée à un an».

Quelles conséquences ?

A en croire Parly, les mesures prévues dans la LPM version Sénat visent à «permettre simplement une utilisation plus rationnelle des données légalement recueillies dans le cadre de la surveillance internationale», sans «modifi[er] en profondeur les équilibres retenus en 2015». Il s’agit pourtant bien, au nom du «caractère transnational» de certaines menaces, de mettre les outils de la surveillance extérieure, et les quantités massives de données qu’elle accumule, au service du renseignement intérieur – notamment la DGSI. L’exposé des motifs de l’amendement ne s’en cache d’ailleurs pas : «les données interceptées sont partielles, mais présentent un intérêt d’autant plus important qu’y figurent des données que l’on ne peut obtenir par réquisition auprès des opérateurs, notamment celles des messageries cryptées».

Problème : le régime plus permissif de la surveillance internationale a jusqu’ici toujours été justifié – notamment par le Conseil d’Etat dans son rapport de 2014 sur «le numérique et les droits fondamentaux» – par le fait que les cibles visées, situées à l’étranger, «échappent à la juridiction de l’Etat» et «ne peuvent en particulier faire l’objet de mesures juridiques contraignantes qui se fonderaient sur les éléments collectés»… Il en va évidemment tout autrement pour des personnes situées sur le territoire français. Pourtant, le Conseil d’Etat comme le gendarme des écoutes ont délivré un satisfecit à l’amendement du gouvernement – il est vrai que la CNCTR y gagne une extension de son droit de regard.

Pour l’association de défense des libertés en ligne la Quadrature du Net, le «régime dérogatoire» de la surveillance internationale est ainsi «rendu toujours plus poreux à la surveillance des résidents français, en permettant au renseignement intérieur de piocher allègrement dans les bases de données de la DGSE». «Cela pose vraiment le problème de l’harmonisation progressive de la surveillance nationale sur la surveillance internationale, explique à Libération Félix Tréguer, l’un des cofondateurs de l’association. On est dans une logique de collecte en masse dans laquelle on va pêcher a posteriori ce qui intéresse.»

«C’est un sujet complexe», reconnaissait le président de la CNCTR, Francis Delon, lors d’une récente conférence à l’Ecole militaire à Paris. La complexité du sujet – et du texte lui-même – n’aide sans doute ni les parlementaires, ni la société civile à s’en saisir. «Le gouvernement ne souhaite évidemment pas, par le biais d’un amendement au détour du projet de loi relative à la programmation militaire, remettre sur le métier la loi relative au renseignement», a avancé la ministre des Armées devant les sénateurs : c’est pourtant bel et bien ce qui se produit. La même ministre a d’ailleurs, quelques minutes plus tard, bataillé ferme contre une extension des pouvoirs de la Délégation parlementaire au renseignement, voulue par plusieurs sénateurs : «Ces matières sont suffisamment sensibles pour que nous prenions le temps de les examiner sereinement sur le fond», a-t-elle expliqué. Un examen sur le fond, c’est a minima ce qu’exigerait cet aggiornamento, tout sauf anodin, des lois renseignement.

Amaelle Guiton

L’OBS
Publié dans:Politique |on 19 juin, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(18/06/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Calmels après la tempête

Telle Virginie disparue dans la tempête sous les yeux désespérés de Paul, dans un roman célèbre, Virginie Calmels succombe dans l’orage Wauquiez, sous le regard officiellement consterné de Paul-Alain Juppé. L’héroïne, il faut bien le dire, est moins candide que celle de Bernardin de Saint-Pierre. Il est vrai qu’elle a été élevée non à l’île Maurice mais à Endemol.

Seconde de Wauquiez après avoir été lieutenante de Juppé à Bordeaux, elle a lâché maints coups d’escarpin dans les tibias de son nouveau patron, qui a fini par prendre la mouche. Dans le Parisien, elle a dit combien la ligne très droitière du chef de LR lui déplaisait et combien le rouge de sa parka lui paraissait tirer vers le brun. Sa surprise était surprenante : Wauquiez affichait déjà des convictions notoirement réacs quand Calmels avait décidé de le rejoindre. On s’était alors demandé comment l’étoile montante du libéralisme mou pouvait soudain rallier la droite dure, sinon parce que les actions juppéistes étaient à la baisse et celles de Wauquiez à la hausse.

On se demande aujourd’hui pourquoi elle l’a lâché si vite. Sans doute parce que Virginie Calmels vient du privé : elle applique les lois du marché. Elle renvoie le produit Wauquiez chez le fabricant comme un presse-purée dont on a mal lu l’étiquette. Peu de temps après lui avoir fait allégeance, elle le tacle en place publique. Ses réflexes de cadre sup qui saute d’une boîte à l’autre à la recherche d’un meilleur job lui ont fait négliger qu’il est d’usage, en politique, de laisser passer un an ou deux avant de trahir celui qui vous a promu. Opportuniste éclair et sans états d’âme, Calmels est une sorte de Judas-express, de Iago-minute, de Ganelon instantané.

Elle plaide le différend idéologique soudain apparu. Ce différend étant d’origine, il y a peut-être une autre explication. Depuis qu’il s’est débondé devant un aréopage d’étudiants, promettant de ne pas leur servir «le bullshit» qu’il réservait habituellement aux plateaux de l’audiovisuel, les spectateurs ont pris Wauquiez au mot : à chaque fois qu’il passe à la télé, le mot «bullshit» clignote en haut et à droite de l’écran. Du coup, il plafonne très bas dans les enquêtes d’opinion et beaucoup de caciques de la droite se demandent s’ils ont enfourché le bon cheval.

Calmels a aussi été heurtée dans ses convictions philosophiques quand on lui a refusé la tête de liste aux élections européennes. Rien de tel qu’une déconvenue de carrière pour réveiller le scrupule idéologique. Débarquée de la dunette LR telle une passagère clandestine, elle va sans doute chercher un canot de sauvetage. L’ennui, c’est que les esquifs de rechange sont déjà occupés, par Pécresse, Bertrand et quelques autres. C’est l’inconvénient de l’opportunisme. À trop le pratiquer, on devient importun.

Et aussi

Un léger sursaut… Georges Plassat, ancien PDG de Carrefour, a renoncé à quatre des seize millions qui lui avaient été attribués par son entreprise à l’occasion de son départ. L’information initiale avait été donnée par le service Checknews de Libération et relayée dans cette lettre. L’énormité de la somme, en regard du parcours dudit Plassat à Carrefour – son successeur dit que la société va dans le mur – avait suscité l’émotion de l’opinion et le courroux du gouvernement, qui voyait ainsi caricaturé son discours sur «les premiers de cordée». Comme quoi les journaux ont parfois du bon…

La CGT-Cheminots va proposer aux autres syndicats de la SNCF de poursuivre la grève au-delà du 28 juin, de manière à perturber le départ en vacances. L’UNSA et la CFDT sont nettement moins chauds : les syndicats «réformistes» estiment qu’ils ont obtenu, grâce à la grève, des concessions certes insuffisantes, mais appréciables. Pendant ce temps, la réforme a été définitivement adoptée au Parlement, le taux de grévistes diminue, l’opinion désapprouve de plus en plus le mouvement. Citant Lénine, Laurent Brun, chef des cheminots cégétistes, n’en a cure et accentue la politisation du mouvement. La grève du départ en vacances fera du mal à la SNCF. Mais peut-être plus encore au syndicalisme.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 18 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Ca déraille à droite……………..(18/06/2018)

Le tandem a fini par dérailler. Après deux semaines de crise ouverte au sommet, la vice-présidente du parti Les Républicains (LR), Virginie Calmels, a été limogée de ses fonctions dirigeantes, dimanche 17 juin. Sans même que l’épilogue de la discorde avec le patron de la droite, Laurent Wauquiez, ne mentionne son nom.

« Après consultation de l’équipe dirigeante, Laurent Wauquiez, président des Républicains, nomme Jean Leonetti, maire d’Antibes et président du conseil national, vice-président délégué des Républicains », a très succinctement annoncé le communiqué à en-tête du président de LR, dans la soirée.

Une éviction prononcée dans la foulée de l’entretien au canon de Virginie Calmels au Parisien, dans lequel elle tance l’autoritarisme de Laurent Wauquiez, et la droitisation de son parti. « Depuis son élection, il démontre au fur et à mesure des jours qui passent qu’il semble être uniquement là pour défendre sa propre ligne. Il estime qu’il doit son élection qu’à sa seule présence. Je ne partage pas cette vision », y gronde celle qui sera restée sa numéro deux six mois, ajoutant que « ce n’est pas parce qu’Emmanuel Macron penche vers nos idées, qu’on doit se déporter plus vers la droite. (…) Je ne veux pas d’une droite qui se rétrécit. » Une interview valant « démission de fait », résume un cadre du parti.

Lire aussi :   Le bras de fer continue entre Virginie Calmels et Laurent Wauquiez

Tract « inutilement anxiogène »

La tension entre Laurent Wauquiez le sarkozyste et Virginie Calmels la juppéiste s’était cristallisée depuis deux semaines autour d’un tract diffusé par LR, intitulé « pour que la France reste la France », que la première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux avait jugé « un peu déséquilibré » et « inutilement anxiogène » sur France Inter, jeudi 7 juin, avant de reprocher son absence de validation par les cadres du parti, selon elle, lors d’une réunion de la direction du mouvement, mardi 12 juin.

Une nouvelle charge à l’encontre de Laurent Wauquiez, souvent critiqué pour son discours empruntant à celui de l’extrême droite, certains pointant dans cette brochure un énième rapprochement graphique autant que sémantique avec le Rassemblement national (RN, ex-Front national), qui n’a pas manqué de le copier ironiquement.

Représentante de l’aile libérale du parti, Virginie Calmels avait rallié l’ambassadeur de la ligne identitaire des Républicains il y a moins d’un an, lors de la campagne interne qui avait mené à l’élection de Laurent Wauquiez. Un « ticket » qui avait permis à celui-ci de répondre aux doutes sur sa capacité à rassembler, en intégrant un autre courant au plus haut de son organigramme. Deux lignes qui n’auront finalement pas pu cohabiter plus de six mois à la tête du parti.

Publié dans:Politique |on 18 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Linky….. disjoncte…………………(17/06/2018)

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Publié dans:Energie |on 17 juin, 2018 |Pas de commentaires »

La « novlangue »……………….(15/06/2018)

« Un pognon de dingue » : ces mots n’ont évidemment pas été lâchés par hasard, par un président qui manie comme personne les expressions « et de droite et de gauche ».

Par

Publié le 15 juin 2018 à 06h31

Evidemment, ce mot, il ne l’a pas lâché par hasard. Qui peut imaginer qu’après une année de contrôle absolu de son image, de son couple et de son gouvernement (qu’on y songe : pas un tweet, pas un couac en douze mois !), qui peut imaginer, donc, que le président de la République se soit laissé surprendre en bras de chemise à parler du « pognon de dingue » que coûterait au pays notre politique sociale ?

Evidemment non, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard, et tout à la tactique politique d’Emmanuel Macron que l’on peut résumer en une phrase : comment draguer la droite sans s’aliéner la gauche. Pour tenir les contraires et entretenir l’ambiguïté, rien de mieux que de dire les choses sans froisser les oreilles, sans utiliser de mots « totem » (pour utiliser une de ses expressions favorites) qui hystérisent tout sympathisant de gauche.

Le chef de l’Etat s’est donc forgé un vocabulaire spécifique, repris religieusement par les porteurs de sa parole, une sorte de novlangue du « ni droite ni gauche », du « et de droite et de gauche ». Pour cela, Emmanuel Macron puise dans différents registres, populaire, sportif, sophistiqué et même… marxiste. Démonstration en cinq expressions ou mots-clés.

1″Pognon de dingue »

Synonyme : assistanat

Voici donc notre président, décontracté, faisant la leçon à des conseillers − forcément invisibles − sur le discours de politique sociale qu’il doit prononcer l’après-midi. En gros « ça » (comprendre : les minima sociaux) coûte un pognon de dingue et « ça » n’empêche pas les pauvres de rester pauvres.

Est-ce qu’ils seraient encore plus pauvres, les pauvres, sans les aides sociales ? Là n’est pas la question. « Il faut sortir d’une logique de guichet », prévient Macron. Idée que ne renierait pas Laurent Wauquiez, qui l’a développée avec ses propres mots en 2011 : « Cette question de la différence entre le travail et l’assistanat est aujourd’hui l’un des vrais cancers de la société française parce que ça n’encourage pas les gens à reprendre un travail, parce que ça décourage ceux qui travaillent. »

Ah, le fameux « cancer de l’assistanat » ! Un des thèmes récurrents de la droite libérale depuis vingt ans. Mais ça passe quand même mieux quand on  parle de « pognon » plutôt que de « cancer ». C’est plus « disruptif ».

2″Emanciper »

Synonyme : libéraliser

De l’ »émancipation sociale » de Muriel Pénicaud à la « société de l’émancipation » rêvée par Benjamin Griveaux, en passant par « l’émancipation par le travail » du candidat Macron, un seul mot d’ordre pour tous les macroniens : il faut E-MAN-CI-PER.

Le recours à ce verbe et à ses dérivés est particulièrement habile. Car on le trouve chez Karl Marx comme alternative à l’esclavagisme moderne constitué par le travail salarié dans les sociétés capitalistes. Reste à savoir s’il s’agit de se libérer du travail ou de libérer le travail.

Dans la bouche d’Emmanuel Macron et de ses apôtres, c’est bien la deuxième formule qui est la bonne, comme le prouve sa dénonciation régulière des rentes et autres statuts qui entravent, selon lui, l’enrichissement de notre économie. Mais « émanciper », c’est quand même moins connoté que « travailler plus pour gagner plus ».

3″Transformation »

Synonyme : réforme

On le sait bien : trop de réformes tuent la réforme. En Macronie, on ne réforme pas, on transforme. Nuance ! Ainsi, Benjamin Griveaux, zélé porteur de la parole macronienne, explique que « la transformation de la SNCF ne se fera pas contre les cheminots mais avec les cheminots ». En août dernier, Muriel Pénicaud parlait, elle, d’une « transformation du Code du Travail inégalée, première étape d’une rénovation de notre modèle social ».

Il arrive que le chef de l’Etat, pour marquer les esprits, cumule les effets. A propos du Code du Travail, toujours, il use d’un pléonasme, évoquant une « réforme de transformation  profonde » (« le Point« , 31 août 2017).

Mais Emmanuel Macron, dont le champ lexical est large, a d’autres synonymes à sa disposition. Comme « réinventer », qu’il applique à la SNCF, l’Etat-providence, la souveraineté européenne, le monde libre… Pour ce qui est de la langue française, c’est déjà fait !

4″Premiers de cordée »

Synonyme : les riches

Le 15 octobre 2017, Emmanuel Macron, interrogé sur TF1 et LCI, donne sa vision de sa politique économique : « Je veux qu’on célèbre les réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui s’effondre. »

Cette fois la métaphore n’est ni politique ni idéologique mais sportive. La « cordée » renvoie en effet à ces grimpeurs en montagne reliés entre eux par une corde et menés par le « premier » d’entre eux. Sorti du cadre strict de l’alpinisme, le « premier de cordée » est donc celui qui a le mieux réussi, le plus riche, qui tire dans son sillage le reste de la population.

Cette expression est une référence à la théorie du « ruissellement » : l’argent des riches, étant réinjecté dans l’économie par la consommation ou l’investissement, profite à l’ensemble de la population de l’endroit où ils résident. Plus un pays compte de riches, plus il est riche. A condition, bien sûr, qu’aucun de ces riches ne pratique l’évasion  fiscale, la fraude fiscale, ou pire l’exil fiscal. Il n’y a pas encore d’équivalent pour ces mots-là en Macronie.

5″Foutre le bordel »

Synonyme : gréviculture

Emmanuel Macron aime bien parler aux catégories populaires séduites par la droite avec un vocabulaire familier. Avant le « pognon de dingue », il y a eu, en octobre dernier, un déplacement dans la Creuse, durant lequel Emmanuel Macron a parlé des manifestants du site en liquidation de GM&S en ces termes : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas. » Le procédé était d’ailleurs le même que pour le « pognon », une vidéo saisie sur le vif, lors d’un échange avec le président de région socialiste Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset.

Il arrive cependant aux députés de La République en Marche de trébucher et d’employer les mots de l’ancien monde. Ainsi Gabriel Attal, en avril dernier, a évoqué la fameuse « gréviculture » française. Ce qui lui a valu une immédiate volée de bois vert de la part de certains de ses collègues LREM, qui n’auraient jamais osé un tel impair.

On ne saurait donc que trop conseiller à notre député de réviser sa novlangue la prochaine fois qu’il se présentera devant un micro.

Caroline Michel-Aguirre

L’OBS
Publié dans:Non classé |on 15 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Télé……………………………..(15/06/2018)

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Publié dans:Médias |on 15 juin, 2018 |Pas de commentaires »
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