Archive pour le 9 juillet, 2018

Oral de rattrapage…………………….(09/07/2018)

Alors qu’il chute dans les sondages d’opinion, Emmanuel Macron a reproduit l’exercice de l’été dernier au château de Versailles.

Un oral de rattrapage ? C’est de saison : Emmanuel Macron a convoqué les 925 parlementaires français au château de Versailles, ce lundi 9 juillet, pour assister à son deuxième discours du Congrès. Alors que le chef de l’Etat traverse une passe difficile dans l’opinion, il a fait face à plus de sièges vides que l’an dernier : outre les députés « insoumis », qui boycottent une nouvelle fois l’événement, plusieurs figures de l’Assemblée nationale, dont le hamoniste Régis Juanico, la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, plusieurs députés LR et même un député LREM, le Morbihannais Paul Molac, ont décidé de passer leur tour.

Parmi les raisons souvent affichées : le coût de l’organisation, estimé à hauteur de 286.000 euros selon « le Parisien », mais aussi la dimension verticale voire « monarchique » de l’exercice.

Publié dans:ACTUALITES |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(09/07/2018)

Libération 09 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’entêté de Versailles

Trop long, comme toujours. Ainsi que dirait Audiard : c’est curieux, chez Macron, ce besoin de faire des phrases… Une heure et demie de discours devant le Congrès réuni à Versailles. Pour un président concentré sur les grandes orientations du pays, voilà une prolixité contre-productive, comme s’il fallait conjurer par l’abondance des mots les critiques et les déceptions exprimées dans le pays. Comme si, au passage, il n’y avait plus de Premier ministre, puisqu’on a assisté au double développement d’un plaidoyer touffu sur l’action passée et d’une description détaillée de la politique à venir, habituellement dévolues au chef du gouvernement. Un chef réduit au rôle ingrat d’exécutant transparent du plan tombé de l’Olympe.

«Je suis humble», dit le président. On pense au mot de Sacha Guitry : «en matière de modestie, je suis imbattable». Celui qui proclame son humilité se met d’autant plus en valeur. Mais au fond, l’intention est bonne. Laissons ce point au président.

Plus sérieux : dans ce mélange de mea culpa et de profession de foi, un point retient l’attention, sur lequel le président s’accroche comme à un credo. Macron n’est pas le «président des riches», dit-il, mais celui qui veut mettre fin aux «inégalités de destin». Louable volonté : c’est un fait que l’inégalité des chances s’est enkystée en France, malgré les efforts de tant de gouvernements. Qui peut se plaindre qu’on tente d’arracher chacun à l’assignation sociale née de son origine, de favoriser la mobilité sociale, de «réparer l’ascenseur social». Chaque homme du rang, tel le soldat de l’an II, a son bâton de maréchal dans sa giberne : quoi de plus républicain ? Mais cet appel à l’émancipation individuelle s’oppose, bien sûr, à l’égalitarisme socialisant du «vieux monde». Aide-toi et la société t’aidera : voilà qui économisera «un pognon de dingue».

Problème : tout le monde ne peut pas être «premier de cordée», même si cette place enviable est ouverte à tous. Macron raisonne comme si, pour ne plus être le «président des riches», mais celui de tous les Français, il suffisait que tous les Français deviennent riches. Version «en marche» du rêve américain, qui est un mythe utile, mais un mythe tout de même. Le bon vieux socialisme professait à l’inverse que chacun, quelle que soit sa place dans la société, en bas, en haut ou au milieu, avait droit à une protection, une dignité, une sécurité, quand bien même ses rêves d’ascension, d’enrichissement, seraient déçus. Il remarquait aussi que «l’inégalité de destin» était souvent déterminée par l’inégalité tout court, celle de la situation d’origine, et que réduire la deuxième, c’était aussi combattre la première. Bref, qu’une politique égalitaire englobait tout l’être social, et pas seulement la capacité à échapper au déterminisme de classe. Mais c’était, il est vrai, la naïve ambition du vieux monde… Place à la compétition, à la concurrence, à la course implacable vers le sommet, du moment que tous soient sur la même ligne de départ. Libéralisme contre social-démocratie : on n’en sort pas.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Une quête pour la Marine…………….(09/07/2018)

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Affaire des assistants d’eurodéputés : les juges retiennent 2 millions d’euros d’aide publique destinés au Rassemblement national (ex-FN)
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Brexiteurs en désordre……………….(09/07/2018)

Deux autres secrétaires d’Etat ont aussi jeté l’éponge dimanche soir, et d’autres pourraient suivre, dans ce qui est perçu comme un risque majeur de renversement de Theresa May par les plus ardents des Brexiteurs.

  • Royaume-Uni : David Davis, ministre chargé du Brexit, démissionne

Il avait menacé de jeter l’éponge à plusieurs reprises depuis deux ans. David Davis, ministre chargé du Brexit, a finalement mis sa menace à exécution dimanche soir, peu avant minuit. Dans une lettre cinglante à Theresa May, il a en gros accusé la Première ministre britannique de trahir ses idéaux d’un pur Brexit, d’une sortie radicale de l’Union européenne et «d’affaiblir ainsi la position de négociation du pays». Peu après, Steve Baker et Suella Braverman, deux des secrétaires d’Etat, sur cinq, du DexEu (Department for the Exit of the European Union), le ministère de David Davis, annonçaient aussi leurs démissions.

À lire aussi » Au Royaume-Uni, le Brexit délie la langue

Theresa May était pourtant apparue renforcée vendredi soir avec l’annonce d’un accord gouvernemental sur la forme du Brexit souhaitée pour le pays. Après avoir bouclé ses ministres une journée entière à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, sans accès à un téléphone portable, elle avait annoncé avoir rassemblé autour d’elle l’ensemble de son cabinet. Ce dernier venait de passer deux ans, depuis le référendum du 23 juin 2016, à se déchirer sur le Brexit. La date officielle de la sortie de l’UE du Royaume-Uni est fixée au 29 mars 2019.

Vote de défiance

Toute la journée de vendredi, les médias avaient guetté d’éventuelles démissions. Mais la réunion au sommet s’était achevée dans le calme et Theresa May avait affirmé que son cabinet était désormais uni derrière sa proposition de négociations avec l’UE. Elle devait présenter son plan – un accord de libre-échange avec une forme d’union douanière pour les biens et une fin de la libre-circulation des personnes mais avec éventuellement des aménagements pour la situation des Européens – dans un «white paper», un projet, dont la publication était prévue jeudi. Ce «white paper» devait servir de base aux futures négociations avec l’UE. Sachant que cette dernière doit encore produire sa réaction à cette nouvelle stratégie. En rassemblant son cabinet derrière une version d’un Brexit jugée la plus légère possible pour éviter une catastrophe économique, Theresa May avait signé pour certains la fin du Brexit dur espéré.

Finalement, le programme de la semaine de Theresa May risque d’être fortement chamboulé, voire totalement bouleversé. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, un autre ardent Brexiteur qui convoite avidement et depuis toujours le poste de Premier ministre, devait s’exprimer lundi matin pour préciser sa position. Par ailleurs, dans la nuit, des rumeurs couraient sur l’envoi massif de lettres au Comité 1922 du parti conservateur pour demander l’organisation d’un vote de défiance contre Theresa May. Le Comité 1922 regroupe les députés conservateurs qui siègent à la Chambre des communes. Pour organiser un vote de défiance, le président de ce groupe, Graham Brady, doit recueillir les demandes de 15% de ses membres, soit 48 députés. Dans la nuit de dimanche à lundi, le nombre des lettres des députés s’approchait dangereusement de ce seuil.

Programme bouleversé

Si un vote de défiance est organisé et que Theresa May perd, elle serait contrainte de démissionner pour ouvrir la voie à une course au leadership du parti conservateur. Au Royaume-Uni, le chef du parti doté d’une majorité au parlement devient automatiquement Premier ministre. L’élection d’un nouveau chef du parti tory se passe en deux temps. Les députés conservateurs se mettent d’abord d’accord pour désigner deux candidats, puis le vote est soumis à l’ensemble des membres du parti. La démission de David Davis confirme le sentiment que les Brexiteurs les plus virulents ont perdu.

Theresa May a en effet choisi de suivre les recommandations de la plupart des acteurs économiques qui ont mis en garde ces derniers jours contre les conséquences désastreuses d’une sortie trop radicale de l’UE. Theresa May doit, en principe, se rendre au sommet de l’OTAN à Bruxelles en milieu de semaine, avant d’accueillir jeudi soir à Londres pour une visite de deux jours le président américain Donald Trump. En ce lundi matin, rien ne dit que ce programme ne sera pas profondément bouleversé.

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

Liberation.fr
Publié dans:BREXIT |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

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