Archive pour le 10 juillet, 2018

Jonas tel qu’en lui-même………………….(10/07/2018)

En voulant permettre au président de la République de dialoguer avec les parlementaires, comme le fait déjà le Premier ministre, Macron poursuit le détricotage de la Constitution engagé par Chirac et Sarkozy.

Deux morts avec une seule balle ! Il fallait le faire… Emmanuel Macron vient de s’y employer. S’il parvient à obtenir une révision de la Constitution incluant l’amendement qu’il a dévoilé lundi 9 juillet devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, il aura réussi à tuer à la fois la fonction du Premier ministre et celle du président de la République, telles qu’elles sont définies dans la Constitution de 1958.

Sous la Ve République, dans l’esprit de ses fondateurs, il revient au  Premier ministre, chef de la majorité et responsable devant le Parlement, de gouverner et de ferrailler avec les élus dans l’Hémicycle. Le président, lui, définit l’orientation de la politique et s’occupe du domaine « réservé », international, défense, etc… Et il est protégé des basses querelles parlementaires par son « fusible » de Matignon. Bien sûr, avec l’instauration du quinquennat, la coïncidence parfaite entre l’élection présidentielle et les élections législatives, l’accélération du temps politique et l’américanisation de la société, voilà belle lurette que la pratique a évolué et que le président, omniprésent, se « matignonise » en gouvernant lui-même.

 

 

Bricolage institutionnel

De là à passer de l’Olympe à la basse-cour… C’est pourtant ce pas-là que Macron vient de franchir allègrement, dans le but de piéger Jean-Luc Mélenchon et lui ôter l’argument du monarque tout-puissant. Mais à changer la Constitution par tactique politique, on prend souvent de grands risques à long terme. L’an prochain, une fois cette réforme adoptée, le chef de l’Etat pourra donc s’adresser aux parlementaires au Congrès, écouter la réponse des différents orateurs et leur répondre à son tour. Pour peu qu’il y ait au menu quelques sujets qui fâchent, il pourrait aussi se faire siffler et huer… comme un vulgaire Premier ministre. Non seulement, le chef de l’Etat remplacera alors le chef du gouvernement, mais il contribuera à désacraliser la fonction présidentielle. Un comble pour celui qui a voulu rétablir la verticalité du pouvoir !

En tout cas, la cohérence voudrait qu’Emmanuel Macron aille au bout de la logique, autrement dit qu’il mette en place, ou bien, un véritable régime parlementaire, ou bien, un véritable régime présidentiel. Voilà qui aurait le mérite de la clarté et mettrait un terme à ce bricolage institutionnel incessant qui a fini par produire un système bâtard.

Mais, dans les deux cas, il devrait évidemment renoncer à son droit de dissolution de l’Assemblée nationale. Pas plus que Nicolas Sarkozy en 2008, lorsqu’il avait modifié la Constitution pour autoriser le chef de l’Etat à s’exprimer devant le Congrès, Emmanuel Macron ne semble songer à se passer de cette arme absolue pour calmer les députés rebelles… Le dialogue, oui. Le désarmement, non.

Carole Barjon

L’OBS
Publié dans:Non classé |on 10 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Le Congrès du roitelet……………………(10/07/2018)

Emmanuel Macron a retrouvé les ors de Versailles. Un an après son discours devant les parlementaires, le président de la République a retrouvé le Congrès, lundi 9 juillet, pour rappeler le cap de son mandat.

M. Macron a commencé, peu après 15 heures, par revenir sur les élections de 2017, affirmant ne pas avoir oublié « les peurs, les colères accumulées pendant des années, qui ont conduit notre pays à ce choix ». Ces peurs « n’ont pas disparu en une année », a-t-il dit, avant de saluer les « chantiers d’une ampleur jamais vue » engagés par les députés et les sénateurs depuis son arrivée au pouvoir il y a un an.

Retrouvez l’intégralité   du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès

Il a ensuite passé en revue plusieurs dossiers et fait quelques annonces, voici les principales :

  • Répondre aux parlementaires

Emmanuel Macron a annoncé vouloir déposer un amendement à la réforme constitutionnelle afin qu’il lui soit permis, dès l’année prochaine, de rester au Congrès pendant les débats parlementaires suivant son allocution – le président a promis l’an dernier de revenir chaque année devant le Congrès.

M. Macron entend ainsi répondre « aux pires reproches » faits « à cette procédure » alors que certains parlementaires ont choisi de boycotter le rendez-vous, dénonçant une rencontre « surfaite » ou encore un exercice « autocratique, monarchique ». Le format actuel du Congrès, qui veut que le président quitte les parlementaires après son allocution, a été acté lors d’une réforme soutenue par Nicolas Sarkozy, en 2008.

Lire :   Ces élus qui boycottent le Congrès d’Emmanuel Macron

La révision constitutionnelle doit être examinée à partir de mardi en première lecture dans l’hémicycle de l’Assemblée.

  • Construire l’Etat providence du XXIe siècle

Le rendez-vous précédemment annoncé avec les principales organisations patronales et syndicales, prévu le 17 juillet, doit permettre de « jeter les bases d’un nouveau contrat social, celui du siècle qui s’ouvre », a déclaré Emmanuel Macron.

« C’est à son élaboration comme au détail de sa mise en œuvre que je veux les inviter », a-t-il ajouté, précisant vouloir aborder « la réforme de l’assurance chômage ou la santé au travail » dans « un esprit constructif ».

Lire aussi :   Les « transformations » voulues par Macron tardent à voir le jour

  • Dépenses publiques : faire des « choix forts » pour serrer la vis

M. Macron a promis « des choix forts et courageux » pour engager la baisse des dépenses publiques, qui seront annoncés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre.

« Tout le monde souhaite la baisse des impôts (…), mais nul ne veut jamais les assumer lorsqu’elles sont décidées, a-t-il fait valoir. Il ne saurait y avoir de baisse de la fiscalité ou de développement de l’investissement sans un ralentissement de la hausse continue de nos dépenses ».

La France a officiellement quitté à la fin juin la procédure pour déficit excessif qui était ouverte contre elle depuis 2009 par la Commission européenne.

Cette baisse des dépenses « s’accompagnera d’une réorganisation de l’Etat à travers plus de présence sur les territoires, plus de souplesse de gestion », a affirmé le président. « D’ici la fin de l’année, le premier ministre présentera l’ensemble de ces décisions pour la transformation indispensable de l’action publique », a-t-il insisté.

  • Refondre le régime des retraites

A quelques mois de la réforme des retraites voulue par le président, « faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur », a tenu à dénoncer le chef de l’État.

Comprendre :   qu’est-ce que la pension de réversion ?

« Dès 2019 nous refondrons notre régime de retraite pour protéger mieux ceux dont les carrières sont hachées, instables, atypiques », ce qui concerne « bien souvent les carrières des femmes », a-t-il déclaré devant le Congrès.

« Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui », a-t-il affirmé, déclenchant des exclamations dans les rangs des parlementaires.

  • Mise en œuvre du plan pauvreté en 2019

Reporté à la rentrée par le gouvernement, le plan pauvreté, sera présenté « en septembre » et mis en œuvre « en 2019 », a confirmé Emmanuel Macron, en promettant « un accompagnement réel vers l’activité » pour les personnes « les plus fragiles ».

« Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d’investissement et d’accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité », a-t-il ajouté.

La présentation du plan pauvreté, issu d’une concertation lancée en grande pompe à la fin 2017, devait initialement être faite le 10 juillet. La semaine dernière, elle a été reportée à la rentrée, suscitant la déception et les critiques des associations.

  • Donner un « cadre » à l’islam dès l’automne

« La République n’a aucune raison d’être en difficulté avec l’islam », a affirmé Emmanuel Macron, soulignant que « dès l’automne, un cadre et des règles » seront donnés à ce culte, « garantissant qu’il s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République ».

Lire aussi :   Collomb et Philippe pressent les responsables musulmans d’agir

M. Macron avait confié en février son intention de « poser les jalons de toute l’organisation » de la deuxième religion de France. A la fin juin, le gouvernement a annoncé le lancement « d’assises territoriales » destinées à réformer l’organisation de ce culte ainsi que son financement. Cette « grande concertation » devra être organisée par chaque préfet « d’ici au 15 septembre », en vue d’améliorer la représentation institutionnelle du culte musulman, le financement des mosquées et la formation des imams et aumôniers.

  • Appel à la « solidarité » européenne pour répondre à la crise migratoire

Alors que l’Europe est secouée par une intense crise diplomatique à propos de la question migratoire ces dernières semaines, M. Macron a affirmé que « ce sujet ne peut être réglé ni dans l’émotion, qui crée la confusion, ni dans la fermeture et le repli nationaliste ».

« Toute politique nationaliste de court terme ne réglera en rien la situation migratoire », a insisté le président, qui a été au centre d’une violente passe d’armes avec l’exécutif italien avant l’accord sur la gestion des flux migratoires arraché par les 28 Etats membres de l’Union européenne fin juin à Bruxelles.

« L’essentiel de nos réponses passe par un renforcement de nos frontières communes en Europe et par une politique de responsabilité et de solidarité au sein de l’Europe », a ajouté le chef de l’Etat.

Et de souligner :

« Jamais la France n’acceptera les solutions de facilité que d’aucuns aujourd’hui proposent, qui consisteraient à organiser des déportations, à travers l’Europe, pour aller mettre dans je ne sais quel camp, à ses frontières ou en son sein ou ailleurs, les étrangers » non admis en France.

M. Macron a ainsi affirmé que la « véritable frontière en Europe » était celle qui sépare « progressistes » et « nationalistes » et que leur affrontement serait au cœur des élections européennes de 2019. « Ce sera difficile, mais le combat est clairement posé », a-t-il déclaré.

Lire aussi :   Les migrants, thème déjà central des élections européennes

  • Macron se défend d’appliquer une politique pour « les riches »

Assurant vouloir défendre par sa politique « les entreprises » et « non pas les riches », le chef de l’Etat a assuré qu’il n’aimait « ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges ».

Comprendre :   Les mesures de la première année d’Emmanuel Macron avantagent-elles vraiment les plus riches ?

« Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches. C’est une politique pour toute la nation, une politique pour l’emploi, une politique pour les services publics », a-t-il déclaré, tandis qu’il est accusé par ses opposants d’être « le président des riches ». « Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l’on ne défend pas les entreprises », a ajouté M. Macron, justifiant les réformes fiscales mises en place depuis un an par la nécessité de renforcer la compétitivité de la France.

Lire aussi :   Un an après son élection, Emmanuel Macron tient-il ses promesses de campagne ?

Le Monde.fr

Publié dans:Politique |on 10 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

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