Cocorico……………………(11/07/2018)

L’équipe de France s’est qualifiée mardi pour la finale de la Coupe du monde en venant à bout des Diables rouges 1-0 dans un match rude.

  • Tout Bleus tout flamme vers la finale

C’est un joueur blessé, aux soins tous les jours depuis qu’il a posé le pied en Russie, qui a ouvert les portes d’une finale mondiale à l’équipe de France mardi à Saint-Pétersbourg : vainqueurs 1-0 d’une très forte sélection belge grâce à un but du défenseur Samuel Umtiti sur corner, les Bleus iront quérir dimanche à Moscou une seconde étoile symbolisant un deuxième sacre mondial contre l’Angleterre ou la Croatie, qui apparaissent l’une et l’autre moins talentueuses et moins solides que les Tricolores. Si le score minimal face aux Belges dit l’âpreté du combat, il ne raconte pas la mainmise des Bleus passée la première demi-heure, l’avant-centre Olivier Giroud ayant manqué quatre occasions d’éviter des sueurs froides aux copains. Après, dans le jeu, ça ne paye pas de mine. C’est justement le danger.

Partie d’échecs

Les Bleus étaient confrontés à deux équations inédites à l’échelle du Mondial russe : un adversaire qui les vaut sur l’addition des talents individuels et le coach de l’équipe d’en face, Roberto Martínez, qui n’avait aucune chance de traverser la partie les yeux fermés, à l’image de sélections argentine (4-3 pour les Bleus en 8e) ou uruguayenne (2-0 en quart) venues faire leur truc (le jeu pour les premiers, la destruction pour les seconds) face à Paul Pogba et consorts sans un regard pour ce que le sélectionneur tricolore, Didier Deschamps, boutiquait avec ses joueurs.

Une heure avant le match, badaboum : Martínez abandonne sa défense habituelle à trois défenseurs axiaux pour passer à quatre derrière (joueurs de côté compris), comme face au Brésil lors du tour précédent. Coup d’envoi : les quatre premiers duels aériens pour les Bleus, une cavalcade de Kylian Mbappé, les Belges mettent lourdement la main sur le match à coups de redoublements de passes (sans aucun danger pour les Tricolores) sur leur base arrière. Et l’équipe de France s’y est résolue, la partie d’échecs pouvait commencer. Basée sur un principe simple : se gagner de l’espace offensif et de la verticalité en laissant le ballon à l’adversaire. Ce qui, a contrario, oblige l’équipe qui le maîtrise à ne prendre aucun risque – une interception peut être mortelle – quand elle contrôle la sphère.

Donc, on a avancé piano. Essentielle dans cette configuration, la sûreté technique est belge, sans même parler des moments où leur star, Eden Hazard, a eu le ballon : deux minutes après que Varane a sorti d’un réflexe de la tête une frappe de Hazard sous la barre tricolore, le gardien des Bleus, Hugo Lloris, a dû décoller comme un avion de chasse dans sa lucarne droite (son bon côté) pour sortir une frappe de Toby Alderweireld (21e), faute de quoi… Lancé par Mbappé, Benjamin Pavard s’est présenté seul devant Thibaut Courtois, le portier belge : extraordinaire parade de la jambe droite du double mètre de Chelsea (39e). 0-0 aux citrons. Les Bleus ont souffert.

Pour autant, au décompte des opportunités de marquer, et c’est bien la seule chose qu’il faille compter dans un contexte aussi fourbe et mensonger (prends le ballon, j’en veux pas), l’équipe de France est à touche-touche. Après six minutes de jeu en seconde période, elle n’en est plus là : Olivier Giroud et sa grosse caisse ont obtenu un corner qu’Antoine Griezmann a expédié sur la tête de Samuel Umtiti au premier poteau (1-0, 51e). Tout a basculé là : le score, la bataille des espaces (les Belges sont obligés d’aller vers l’avant, donc d’en laisser) et même le momentum, Mbappé ­alignant ensuite les talonnades comme s’il participait à un concours d’habileté sur la dalle du ­Trocadéro.

La croix et la bannière

Les Bleus avancent depuis trois semaines avec un truc en tête : pour leur mettre un pion alors qu’ils ont un but de plus, c’est la croix et la bannière. On s’est penché sur cet art délicat de la fermeture des espaces : tout le monde s’y colle, même Giroud, ils y mettent énormément de concentration et d’intensité quand l’adversaire passe par les airs et on cible minutieusement les éléments d’en face les plus dangereux sur leur qualité, le pied droit de Kevin De Bruyne quand celui-ci repique dans l’axe par exemple (trois joueurs lui sautent alors dessus), ou encore le jeu aérien de Marouane Fellaini (Paul Pogba à ses basques sur chaque action).

On ne dédaigne pas, aussi, passer plus de temps que nécessaire à se rouler dans le gazon russe, histoire d’entendre plus à son aise l’aiguille des secondes. A deux ou trois actions confuses près, le plus gros frisson tricolore aura été l’annonce des arrêts de jeu : six minutes. On s’est dit que ça allait être long. Même pas. Griezmann puis Corentin Tolisso se sont créé les deux plus belles opportunités. Des monstres.•

Grégory Schneider Envoyé spécial à Saint-Péterbourg

Publié dans : ACTUALITES |le 11 juillet, 2018 |Pas de Commentaires »

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