ENMarche de travers……………………….(17/07/2018)

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Publié le 17 juillet 2018 à 10h31

Le député LREM des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été placé en garde à vue ce mardi matin à Nanterre dans le cadre de l’enquête qui le vise pour fraude fiscale et corruption, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information du « Monde ».

L’ex-élu LR s’était vu retirer son immunité parlementaire le 11 juillet, sur demande du parquet de Nanterre, qui avait ouvert une enquête pour « fraude fiscale » en septembre 2016. L’enquête a été élargie ensuite aux chefs de « trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ».

« Oubli »

Les faits dont est soupçonné Thierry Solère remontent à 2010-2013, alors qu’il était conseiller régional LR d’Ile-de-France et lieutenant de Bruno Le Maire. L’élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait « 12.000 euros par mois », avait souligné le site Mediapart en septembre 2016.

A l’été 2017, « le Canard Enchaîné » enchaîné avait indiqué que Thierry Solère avait « omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année ». Un « oubli » qui lui avait valu « une saisie-arrêt sur salaire », selon l’hebdomadaire.

L’élu, qui présidait la commission d’organisation de la primaire à droite en vue de la présidentielle, avait expliqué avoir « fait l’objet d’un contrôle classique », après son élection comme député en 2012″, mais n’avoir « commis aucun délit fiscal », ajoutant que la HATVP lui avait « donné quitus de (sa) déclaration en date du 2 juin 2015″.

Selon « le Monde », qui a récemment fait état d’un « document synthétisant la position du parquet » dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d’ »enrichissement occulte » et « de s’être servi de son influence en tant qu’élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics », notamment « LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec ».

Ce dossier a eu en juin un effet collatéral de taille : soupçonné d’avoir transmis à Thierry Solère des éléments sur cette enquête, l’ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». Des soupçons que ce dernier a contestés « avec détermination ».

Pas d’immunité parlementaire

Le 11 juillet dernier, le bureau de l’Assemblée nationale avait décidé, après une demande de la justice, de lever l’immunité parlementaire du député.

Publié dans : "AFFAIRES" |le 17 juillet, 2018 |Pas de Commentaires »

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