Jonas dans ses petits souliers………….(22/08/2018)

La stratégie de l’exécutif après l’affaire Benalla ? Un gouvernement en première ligne, des réformes qui se bousculent… Et un président qui ne parlera pas aux médias !

Par L’Obs

Publié le 22 août 2018 à 07h35

Le conseil des ministres de rentrée se réunit ce mercredi autour d’Emmanuel Macron pour lancer l’année II de son programme de réformes. Au-delà du point prévu sur la reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, le président fixera le cap du gouvernement avec « le même esprit de détermination et de combativité »,  dans un contexte encore marqué par l’affaire Benalla du mois de juillet.

« Le mot d’ordre c’est ‘Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit’ [...] Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier », a insisté Emmanuel Macron lors d’un bain de foule à Bromes vendredi dernier.Emmanuel Macron, qui ne s’est pas exprimé dans les médias depuis son émission du 15 avril face à Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, semble avoir exclu toute intervention médiatique. Pas question pour lui de répondre à des questions concernant le feuilleton estival Benalla qui a mis en lumière les dysfonctionnements de l’Elysée. Pas d’interview fleuve, comme ce fut le cas  à pareille époque l’an dernier dans « le Point ». Il reviendra au Premier ministre Edouard Philippe d’expliquer les nouvelles réformes dans un entretien prévu avec « le Journal du Dimanche », dimanche prochain.

« Pour regagner de la hauteur et réparer son image, Macron a décidé de se montrer discret », explique un communicant qui fréquente l’Elysée.  

 

En première ligne, les ministres et la majorité vont devoir cravacher, notamment sur le volet économique et social avec la loi Pacte sur les entreprises, la « stratégie pauvreté », reportée de juillet à septembre pour cause de Coupe du Monde et enfin le « big bang »de l’assurance-chômage cet automne.

L’autre package de projets voulus par l’exécutif relève de la « cohésion nationale » : le service national universel, la réforme du système de santé, attendue également dès septembre, la loi sur la bioéthique dont les orientations sont prévues en fin de l’année, puis la reforme des retraites, courant 2019.

Obligation de résultats

Dernier morceau de choix au menu : la réforme constitutionnelle, qu’Emmanuel Macron se dit « déterminé à mener à son terme ». Le projet avait été bloqué par l’opposition après l’éclatement de l’affaire Benalla. De « l’obstruction parlementaire et très politicienne », jugerait le chef de l’Etat. Le calendrier précis de ces réformes devrait être annoncé par le premier ministre Edouard Philippe ce dimanche dans une interview au « Journal du Dimanche ».

Pour l’exécutif désormais, l’obligation de résultats économiques est bien là. Car la relance promise en 2017 peine à se faire sentir et le cap fixé au printemps n’a pas été tenu : 1,8% de croissance en 2017 plutôt que les 2% espérés. Un caillou de plus dans la chaussure alors que l’Etat doit financer des mesures coûteuses, dont la suppression partielle de la taxe d’habitation, qu’il compensera pour les communes. Même inquiétude sur le front de l’emploi car le chômage, qui a grimpé en début d’année, n’a que légèrement baissé au 2e trimestre, à 9,1% contre 8,9% fin 2017.

C’est dans ce contexte économique plus difficile que prévu que l’exécutif va d’ailleurs devoir se pencher sur les deniers mis à disposition de tel ou tel ministère pour mener à bien les réformes. La réunion d’arbitrages budgétaires avec son Premier ministre Edouard Philippe prévue ce mercredi à l’issue du Conseil des ministres s’annonce délicate. Chagrins ministériels à prévoir.

L'Obs

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desirdavenir77500

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