Archive pour le 2 octobre, 2018

Le cirque gouvernemental……………(02/10/2018)

POLITIQUE – Emmanuel Macron juge « regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner ». Même les éléments de langage de l’Elysée en disent long sur le caractère rocambolesque d’une rupture inédite. En mettant le président de la République au pied du mur pour le contraindre d’accepter sa démission, moins de 24 heures après avoir ostensiblement participé à la mise en scène de leur réconciliation, Gérard Collomb a sans conteste signé le départ du gouvernement le plus improbable de ces soixante dernières années.

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré l’ancien maire de Lyon dans une interview partiellement disponible sur le site internet du Figaro. Plus qu’un affront, un camouflet pour le « maître des horloges » de l’Elysée, contraint de subir la résignation d’un membre éminent de son exécutif, la seconde en l’espace d’un mois.

« Cirque Pinder » contre « grand guignol »

L’abdication improvisée en direct sur France Inter de Nicolas Hulot, qui n’avait même pas prévenu le chef de l’Etat et le premier ministre de sa décision, avait pourtant fixé un nouveau standard en matière de transgression protocolaire. Mais la forme surprenante de ce renoncement avait très vite été imputée à la personnalité de cette figure populaire, issue de la société civile, puis à sa volonté de rompre radicalement avec la politique environnementale « des petits pas » d’Emmanuel Macron.

Rien de comparable avec Gérard Collomb dont le départ n’est pour l’heure justifié ni par un désaccord de fond ni des circonstances extérieures. « De mémoire, je n’ai rien vu d’équivalent sous la Ve République », confesse le politologue Bruno Cautrès qui qualifie la situation « d’absurde ». « Un président n’a évidemment pas le pouvoir de retenir un ministre contre son gré. Mais il n’est pas normal à ce niveau de l’Etat d’assister à la double démission d’un ministre dans des entretiens de presse », glisse le chercheur au Cevipof.

Si les relations s’étaient incontestablement abîmées entre le président de la République et Gérard Collomb dans les remous de l’affaire Benalla, rien ne laissait présager que le départ de cet élu chevronné, un temps présenté comme le parrain du chef de l’Etat et véritable pilier du « nouveau monde » macronien, tournerait au vaudeville politique sous le regard ébahi de la majorité et de l’opposition.

« Cirque Pinder », « numéro de grand-guignol », « mauvais vaudeville », « spectacle de déconfiture », « bras d’honneur »… A gauche comme à droite de l’hémicycle, les parlementaires n’ont pas eu à forcer leur talent pour déplorer la séquence ubuesque à laquelle ils ont assisté en direct. « C’est un gros cafouillage. Pendant que le premier ministre assure aux députés que les institutions fonctionnent, le ministre de l’Intérieur nous dit que sa proposition de démissionner est toujours sur la table. C’est du jamais vu », résumait la présidente du groupe PS Valérie Rabault dans les couloirs du Palais Bourbon. « On ne comprend pas tout », avouait une députée LREM, visiblement décontenancée.

Et pour cause. A 15h, le premier ministre Edouard Philippe défendait encore devant les députés le maintien du ministre Collomb à son poste, en l’absence du principal intéressé. Une heure plus tard, patatras. Le chef du gouvernement prenait acte de la démission du même ministre, assurant qu’il « exercerai(t) la totalité des attributions constitutionnelles » qui sont les siennes. En clair: lui trouver un remplaçant.

« Collomb a pris peur » à Lyon

Les démissions de ministres, même de premier plan, n’ont rien d’exceptionnel dans la vie mouvementée de la Ve République. Beaucoup ont été imposées par des pépins judiciaires (y compris sous ce quinquennat) ou des polémiques rendant impossible un maintien au gouvernement. Certaines ont pu être motivées par des désaccords politiques de fond. Par deux fois, Jean-Pierre Chevènement a claqué la porte de l’exécutif pour contester l’engagement

« Cirque Pinder », « numéro de grand-guignol », « mauvais vaudeville », « spectacle de déconfiture », « bras d’honneur »… A gauche comme à droite de l’hémicycle, les parlementaires n’ont pas eu à forcer leur talent pour déplorer la séquence ubuesque à laquelle ils ont assisté en direct. « C’est un gros cafouillage. Pendant que le premier ministre assure aux députés que les institutions fonctionnent, le ministre de l’Intérieur nous dit que sa proposition de démissionner est toujours sur la table. C’est du jamais vu », résumait la présidente du groupe PS Valérie Rabault dans les couloirs du Palais Bourbon. « On ne comprend pas tout », avouait une députée LREM, visiblement décontenancée.

Et pour cause. A 15h, le premier ministre Edouard Philippe défendait encore devant les députés le maintien du ministre Collomb à son poste, en l’absence du principal intéressé. Une heure plus tard, patatras. Le chef du gouvernement prenait acte de la démission du même ministre, assurant qu’il « exercerai(t) la totalité des attributions constitutionnelles » qui sont les siennes. En clair: lui trouver un remplaçant.

« Collomb a pris peur » à Lyon

Les démissions de ministres, même de premier plan, n’ont rien d’exceptionnel dans la vie mouvementée de la Ve République. Beaucoup ont été imposées par des pépins judiciaires (y compris sous ce quinquennat) ou des polémiques rendant impossible un maintien au gouvernement. Certaines ont pu être motivées par des désaccords politiques de fond. Par deux fois, Jean-Pierre Chevènement a claqué la porte de l’exécutif pour contester l’engagement de la France dans la guerre du Golfe puis la ligne du gouvernement Jospin sur le dossier corse. D’autres ministres ont pu céder la place pour des raisons de santé ou pour briguer un nouveau mandat.

Problème: Gérard Collomb ne rentre dans aucune de ces catégories. S’il met en avant sa volonté de préparer les municipales, celles-ci n’interviendront qu’en 2020. Autrement dit, aucune jurisprudence n’imposait que le ministre de l’Intérieur abandonne son portefeuille aussi précipitamment, fragilisant au passage un président de la République déjà bien mal en point.

Faute de plus d’explications, c’est pourtant bien la piste municipale qui s’imposait dans la soirée côté LREM. « Gérard Collomb a pris peur » en vue des municipales, croit savoir un député proche du chef de l’Etat pour qui cette démission tonitruante relève de « l’irrationnel ». « Il a senti que la situation est complexe et qu’elle peut lui échapper. Il s’est dit ‘si je ne reviens pas tout de suite, je suis perdu, je ne gagnerai pas’ », analyse cet élu.

A l’appui de cette explication lyonnaise, la présence ce mardi place Beauvau de l’actuel maire de Lyon Georges Képénékian qui a confirmé au Figarosa prochaine démission pour permettre la réélection de Gérard Collomb. « Dans les temps qui viennent, nous avons convenu depuis longtemps que je reviendrai à la tête de la mairie pour préparer les échéances futures », a acté le ministre démissionnaire.

Un scénario qui ne répond pas à toutes les questions. « Si l’objectif de Gérard Collomb était de redevenir maire de Lyon, il avait tout le temps pour cela », s’interroge Bruno Cautrès pour qui cette séquence acte « un dysfonctionnement grave de l’équipe gouvernementale ». Encore une.

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de la France dans la guerre du Golfe puis la ligne du gouvernement Jospin sur le dossier corse. D’autres ministres ont pu céder la place pour des raisons de santé ou pour briguer un nouveau mandat.

 

Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(02/10/2018)

Libération 02 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Que c’est triste Beauvau…

Cette fois on passe d’Aznavour à Brel. «Que c’est triste Beauvau, au temps des amours mortes», dit Collomb. «Ne me quitte pas, répond Macron, il faut oublier, tout peut s’oublier […] oublier le temps des malentendus.» Référence un peu frivole mais légitime : l’invraisemblable valse-hésitation qui se déroule depuis quelques jours au sein de l’exécutif à propos du poste éminent de premier flic de France tient plus du music-hall que de la politique gouvernementale. Valse à mille temps ? (Brel toujours) Valse à trois temps, en tout cas. Premier mouvement : Collomb exprime ses états d’âme – attention à l’hubris présidentielle, dit-il – et annonce son intention de se représenter à la mairie de Lyon. Deuxième mouvement : il présente sa démission qui est aussitôt refusée par le Président. Troisième mouvement : il annonce au Figaro que sa proposition de démission est maintenue. Peut-être aura-t-il effectivement quitté le gouvernement peu après la parution de cette lettre. Mais le fait demeure : ce pas de trois est inédit dans l’histoire de la Ve. En passant par pertes et profits l’injonction présidentielle deux jours après qu’elle a été rendue publique – et confirmée encore lundi soir par l’exécutif – Gérard Collomb sait fort bien qu’il met à mal une autorité qui se voulait jupitérienne. Il sait tout autant qu’on ne peut être dedans et dehors, à l’Intérieur tout en affirmant hautement sa préférence pour l’extérieur. Valse mélancolique et sulfureux vertige : c’est la place Beauvau tout entière qui a le tournis.

Gérard Collomb fut au début de la geste macronienne le principal soutien du futur président. Deux ans plus tard, il est le savonneur de planche en chef. Quelle faille s’est creusée entre lui et son jeune pupille parvenu au sommet ? L’affaire Benalla, sans doute. Contraint d’avouer qu’il n’était au courant de rien – ce qui la fiche mal pour le successeur lointain de Joseph Fouché – Collomb, qui a son quant-à-soi, a peu goûté le rôle de dindon de la farce qu’il a dû endosser. Et dès lors qu’il officialisait son intention de se présenter aux municipales, il devenait aux yeux de ses troupes un peu éberluées un ministre en sursis, pratiquement intérimaire. Sa démission rapide devient inévitable. Il en tire la leçon.

Mais il y a peut-être plus gênant : si un fidèle des fidèles décide de prendre du champ, c’est aussi parce qu’il porte sur l’avenir de l’équipée Macron un diagnostic moins optimiste qu’à son entrée dans le gouvernement. Et si le Président tient à le conserver, c’est peut-être encore qu’il peine à trouver un remplaçant de poids au ministère de l’Intérieur. Dans les deux cas, c’est un signe alarmant.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………….(02/10/2018)

  09h10
Alerte info
Perquisitions contre une association musulmane à Grande-Synthe : onze personnes interpellées dans le cadre d’une opération antiterroriste
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Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

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