Archive pour le 9 octobre, 2018

Donner le change pour que rien ne change..(09/10/2018)

  • Remaniement : donner le change pour que rien ne change

Des ministres qui se font un sang d’encre, une majorité en plein doute, une opposition requinquée… et pendant ce temps-là, mardi, un président comme un poisson dans l’eau devant des centaines d’entrepreneurs de la French Tech réunis à la Station F, le plus grand incubateur de start-up de la capitale. Prenant ostensiblement son temps, Emmanuel Macron a longuement échangé sur la promotion d’un écosystème favorable à l’intelligence artificielle. Affiché un sourire amusé quand une jeune femme lui a présenté sa société, spécialisée dans la «colocation idéale». Peut-être utile pour remanier une équipe ministérielle ? Alors que des voix s’élèvent dans les rangs de la majorité et du gouvernement pour donner un «nouveau souffle» au quinquennat, l’Elysée tient à faire savoir qu’il n’est pas question de s’éloigner, aussi peu que ce soit, de l’agenda de «transformation» inauguré tambour battant en mai 2017.

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Attachés à minimiser cette crise de gouvernance au sommet, les proches du Président se plaisent à rappeler que l’an II du quinquennat a été inauguré par le discours de Macron devant le Congrès, le 9 juillet. Comprendre : en aucun cas par les états d’âme de Hulot et de Collomb. A Versailles, le Président avait proclamé sa volonté de construire rien moins que «l’Etat-providence du XXIe siècle» en se fondant sur un système «émancipateur, universel, efficace». Pour une source ministérielle, «ce n’est pas pour rien si les noms de ministres engagés dans ces politiques [Agnès Buzyn, Muriel Pénicaud et Jean-Michel Blanquer, ndlr] ne sont jamais cités parmi les éventuels sortants».

«Lunaire»

Mardi, tandis que s’éternisaient les consultations pour finaliser le remaniement provoqué par le départ de Gérard Collomb il y a sept jours, l’exécutif a mis les points sur les «i» : puisqu’il n’y a ni virage politique ni tournant du quinquennat, inutile d’en passer par une démission du Premier ministre. Le discours n’a rien de nouveau. En 2010 ou en 2014, François Fillon et Manuel Valls avaient démissionné et formé une autre équipe tout en jurant que ces remaniements n’annonçaient pas des changements mais manifestaient au contraire la volonté de poursuivre la même politique. A la différence près que Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient remanié dans les quarante-huit heures. Emmanuel Macron, lui, s’est déjà donné plus d’une semaine. «Il déteste agir sous la pression», explique son entourage. Repoussant ses arbitrages jusqu’à la dernière minute sans renoncer à dérouler son agenda – il a reçu à l’Elysée une vingtaine de dirigeants du numérique avant sa virée à la Station F -, ce qui plonge les ministres dans une pénible incertitude. Aux dernières nouvelles, le chef de l’Etat n’avait pas non plus renoncé à son voyage en Arménie, de mercredi après-midi à jeudi soir. «Je ne sais même pas si je reste et à quelle heure je le saurai. C’est lunaire, tout est fou», lâchait un membre du gouvernement mardi en fin de journée. Déjà enterrée par nombre de commentateurs et experts ès remaniements, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, montait tranquillement au même moment à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre sa loi «fake news». Pour l’opposition, cette interminable attente serait le symptôme de l’isolement du chef de l’Etat et de «l’assèchement» du vivier macronien. Comme pour étayer cette thèse, le président (PS) du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, a fait savoir qu’il avait été approché mais qu’il avait refusé le portefeuille ministériel qui lui était proposé.

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«Grande verticalité»

Quelques jours avant la démission de Gérard Collomb, Emmanuel Macron avait donné le ton depuis les Antilles : pas de changement de cap. «En aucun cas je ne changerai de politique, expliquait-il dans les colonnes du JDD. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. […] Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire.» Selon le chef de l’Etat, le pays se trouverait dans ce moment où «les résultats des réformes menées ne sont pas encore perceptibles». Pas question donc de renoncer, comme l’auraient fait «beaucoup de dirigeants politiques». Après avoir passé près de deux heures à l’Elysée dans la matinée, Edouard Philippe a répliqué mardi après-midi à l’Assemblée au patron de LR, Christian Jacob, qui l’interpellait sur «la faiblesse» que l’exécutif n’arriverait plus «à dissimuler». «Je ne vois rien d’étroit dans cette majorité […] Il n’y a dans cette majorité et dans ce gouvernement aucune fébrilité, aucune impatience, a souligné le Premier ministre. Il y a la volonté de tenir les engagements pris par le Président d’assurer la sécurité des Français.»

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S’ils martèlent qu’il ne faut rien changer au rythme et à l’ambition des réformes, les stratèges de la macronie reconnaissent le déficit d’explications auprès des Français. Après une première année «d’une grande verticalité», l’an II du quinquennat doit être «celui de la République contractuelle», avançait dimanche le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (lire ci-contre), qui fait partie du premier cercle présidentiel. Plus cash, le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, constatait mardi sur France Inter : «On est face à une incompréhension.»

Alain Auffray

Liberation.fr
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Manifs……………………..(09/10/2018)

  17h08
Alerte info
La journée de mobilisation rassemble 21 500 manifestants à Paris, selon notre comptage indépendant
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(09/10/2018)

Libération 09 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Trouvez-moi un Blanquer !

Une phrase prononcée ces jours-ci dans les allées du pouvoir veut tout dire : «Il nous faut un Blanquer de l’Intérieur.» Cela fait maintenant une semaine que Gérard Collomb a démissionné de la place Beauvau. Peut-être y aura-t-il un gouvernement dans une heure. Mais sept jours d’attente ! Un peu long, tout de même… De toute évidence, le «Blanquer de l’Intérieur» est un oiseau rare. Ou plutôt une chauve-souris : mi-technocrate, mi-politique, maîtrisant parfaitement les arcanes de son administration, dont il est issu. Mais aussi au fait des attentes de l’opinion en matière éducative, et donc suffisamment politique pour mettre en œuvre des réformes et conserver sa popularité, entre retour aux sources et modernité pédagogique, entre privé et public, entre égalitarisme et élitisme. C’est probablement le seul à avoir réussi à mettre en application le «en même temps» de la campagne macronienne.

La tâche est d’autant plus ardue que la recherche est plus large : on veut aussi «un Blanquer de la Culture» (ou une Blanquer…), un «Blanquer de l’Agriculture», un «Blanquer des Territoires», etc. C’est toute la difficulté du «nouveau monde» en politique : il bute sur la pénurie de ministrables crédibles. Les techniciens qui savent faire de la politique ne se trouvent pas sous le pied d’un cheval, ni dans les annuaires de l’ENA ou d’HEC. Un peu comme un normalien sachant écrire, un ingénieur poète ou un militaire dédié à la paix. Pour y parvenir, il faudrait «un Blanquer du recrutement»…

La politique est aussi un métier. C’est le fort de Blanquer de l’avoir compris d’emblée. Mais quand on veut se débarrasser de l’ancienne classe politique, on tombe forcément sur des néophytes. Le taux d’échec au gouvernement est par nécessité plus élevé, d’autant que l’équipe de la présidence, un commando de jeunes têtes d’œuf efficaces, manque cruellement d’expérience démocratique. C’est aussi sur les marchés et dans les réunions de parti qu’on apprend à être ministre. Quand on n’a jamais été élu et qu’on gagne tout de même une élection majeure, on a tendance à sous-estimer les pièges du suffrage universel. Bien sûr, les mauvaises langues, qui sont de plus en plus nombreuses en ces temps de disgrâce sondagière, ajouteront un codicille à cette analyse : ce qu’il nous faudrait, in fine, c’est un «Blanquer de l’Elysée».

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

« Cash investigations »………………….(09/10/2018)

00:22 | 01:34

VIDEO. Une plongée dans les montages fiscaux du groupe de luxe Kering avec « Cash Investigation »

Durée : 01:34 Il y a 42 minutes
« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati), en partenariat avec le site Mediapart et l’European Investigative Collaborations (EIC), s’est plongé dans les comptes de Kering, l’un des géants mondiaux du luxe. Le groupe de François-Henri Pinault possède notamment Gucci, Balenciaga, Saint Laurent… Pendant des années, le groupe a concentré la majorité de ses bénéfices en Suisse, ce qui lui aurait permis de payer le moins d’impôts possible. C’est ce que va révéler un de ses anciens hauts responsables que le magazine présenté par Elise Lucet a rencontré quelque part en Europe, par le biais d’un mail signé du collectif Corrupted Fashion (La mode corrompue). « On s’approchait dangereusement de l’évasion fiscale » « Alfred » a été au cœur des montages fiscaux élaborés par Kering. Il témoigne pour la première fois devant une caméra, sous couvert d’anonymat, en décrivant un système que le groupe aurait mis en place pour payer moins d’impôts. « Il n ’y a jamais eu de considérations de type éthique. Ce qui a fait l’objet du débat était le risque », explique-t-il, dissimulé sous une capuche. « Le risque était effectivement que le système fasse l’objet d’un contrôle fiscal par les autorités et que cela ait un impact financier, médiatique, et que cela porte atteinte à la réputation du groupe, précise ‘Alfred’. Mais il n’y a jamais eu de considérations éthiques. Il était clair pour tout le monde qu’on s’approchait dangereusement de l’évasion fiscale. » Extrait de « Luxe, les dessous chocs », une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre à 21 heures sur France 2.
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

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