Archive pour le 12 octobre, 2018

La lettre de Laurent Joffrin………..(12/10/2018)

Libération 12 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Gauche : s’unir en divisant

Proclamant leur attachement au rassemblement, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann ont décidé de faire scission de leur parti. Ils quittent le PS pour créer leur petite boutique personnelle qui défendra – une de plus - les couleurs de la vraie gauche. Décidément, cette union par scissiparité est inépuisable : avec le PS, La France insoumise, les Verts, le PCF, Générations et le NPA, c’est la septième formation qui revendique le monopole de la gauche authentique. C’est l’unité façon puzzle. La gauche française applique une maxime biblique bizarrement amendée : décroissez et multipliez-vous !

A vrai dire, l’enseigne Maurel-Lienemann, selon la mode en vigueur dans le commerce bobo, est une boutique éphémère. Il est manifestement prévu que dans leur désir de prendre des positions plus prolétariennes, les anciens porte-parole de l’aile gauche du PS trouveront ces positions sur la liste LFI pour les élections européennes. Eurosceptiques, ils pourront dispenser leur scepticisme dans le confort du Parlement européen, ce qui fera à coup sûr progresser la cause de l’Union. Selon la figure classique du scissionnisme de gauche, en vigueur depuis plus d’un siècle, ils fustigent la trahison de la social-démocratie coupable de ne pas appliquer son programme dans sa complétude. Jusqu’ici, ces équipées ont abouti à des programmes purs et parfaits qu’on n’appliquait jamais faute de majorité. Etrange figure philosophique, qui préfère l’essence à l’existence…

Pour échapper à cette malédiction, Maurel et Lienemann parient sans doute sur une victoire présidentielle de La France insoumise. Ce qui suppose que Jean-Luc Mélenchon réunisse autour de lui une majorité. Et donc, selon toutes probabilités, qu’il recentre progressivement son discours et occupe de plus en plus l’espace de la gauche réformiste, faute de quoi il restera bloqué par une sorte de plafond de verre lié à son discours agressif et à ses idées dégagistes. A vrai dire, on ne se plaindra pas si Mélenchon se rapproche des positions social-démocrates : ce serait une preuve de lucidité. Est-ce possible ? Pas sûr. Un insoumis raisonnable : on touche à l’oxymore. Et comment réagirait la base très «gauche radicale» du mouvement ?

Il y a une alternative à cette improbable transformation de Mélenchon en clone de Blum et de Mitterrand : le retour d’une gauche de gouvernement rénovée. La perspective est lointaine, même si Olivier Faure déploie en ce sens des efforts méritoires. Maurel se réclame d’un nouveau «Front populaire». Rappelons que le Front populaire réunissait le PCF (la gauche radicale de l’époque), la SFIO et le Parti radical : gauche révolutionnaire et gauche réformiste. En dehors des dictatures léninistes, la gauche n’a jamais gouverné que dans cette configuration. Leçon oubliée…

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 12 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Dur dur ce remaniement……….(12/10/2018)

  • Sur le remaniement, LREM peine à s’assumer de droite

Voulant démontrer combien l’exécutif était serein, le porte-parole de gouvernement, Benjamin Griveaux, a livré mercredi un étrange argument : pourquoi parler de crise, alors que cela fait à peine dix petits jours que Gérard Collomb a quitté l’Intérieur ? N’a-t-il pas fallu à la solide Allemagne «150 jours pour former un gouvernement» ? Etrange comparaison. A l’automne 2017, après une victoire électorale étriquée, Angela Merkel avait rencontré les pires difficultés pour former une coalition gouvernementale, soutenue par une majorité cohérente. Emmanuel Macron, lui, dispose toujours, jusqu’à preuve du contraire, d’une écrasante majorité parlementaire.

A première vue, le parallèle de Griveaux semble donc absurde… sauf à considérer qu’il a commis là un lapsus très révélateur, reconnaissant que le Président était, comme la chancelière, empêtré dans une laborieuse logique de coalition. Tout indique, en effet, que le dosage gauche-droite est le grand sujet de ce remaniement. «Il faut respecter les équilibres de sensibilités», reconnaît d’ailleurs l’Elysée. Et cela n’a pas l’air d’être simple. Des indiscrétions des derniers jours – toutes manipulations mises à part -, il ressort que les ministrables issus du PS ont tendance à fermer la porte tandis que ceux du centre droit seraient, eux, tout à fait disposés à entrer. Le numéro 1 du PS, Olivier Faure, y voit une clarification salutaire. Le masque du macronisme serait tombé, les gens de gauche auraient enfin compris que leur «débauchage» au service d’une politique de droite n’était que pure «communication». Faure en veut pour preuve le refus de l’élu PS Mathieu Klein. Très engagé dans la lutte contre la pauvreté, ce dernier a indiqué vouloir poursuivre son mandat à la présidence du département de Meurthe-et-Moselle.

Rien de tel du côté des éventuelles recrues venues de l’autre côté de l’échiquier. Ni Jean Castex ni Frédéric Péchenard, élus locaux étiquetés LR et hauts fonctionnaires ayant servi sous Sarkozy, n’ont jugé utile de démentir la rumeur selon laquelle ils seraient «approchés». De quoi rendre nerveuse une partie de la macronie historique qui organise la résistance, à grand renfort de confidences dans les médias, contre la tentative de «putsch» d’un centre-droit décomplexé, guidé par Edouard Philippe et ses complices juppéistes. Le dernier baromètre Ifop Paris Match ne devrait pas les rassurer : nettement plus populaire que le Président (12 points d’avance), le Premier ministre progresse de 23 points auprès de l’électorat de droite. Jean-Pierre Raffarin a enfoncé le clou mercredi : il invite Macron à «sortir du tout En marche» pour entrer dans une «logique de coalition».

Liberation.fr

desirdavenir77500

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Et les handicapés trinquent………….(12/10/2018)

Le député de la Somme reproche à la majorité LREM le rejet d’une proposition de loi sur les élèves handicapés.

Par L’Obs

Publié le 12 octobre 2018 à 14h44

« Vous n’avez pas honte ? Honte de votre paresse, honte de votre sectarisme ? » François Ruffin s’est emporté contre les députés LREM, jeudi 11 octobre, à l’Assemblée nationale. La raison : le rejet d’une proposition de loi sur les élèves handicapés, déposée par le parlementaire LR Aurélien Pradié.

« Nous avons, nous les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les Républicains, nous avons déposé des tas d’amendements en commission », a lancé dans l’Hémicycle le député LFI de la Somme.

« Vous les Marcheurs, aucun, aucun amendement ! Vous êtes 300 et aucun amendement. Vous n’avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe et en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre ; de lever la main en cadence comme des Playmobil ! J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas. »Et l’élu d’ajouter :

L »Ce vote, j’en suis convaincu, vous collera à la peau comme une infamie. »

L’OBS
desirdavenir77500
 

Publié dans:Non classé |on 12 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La Marine à fond de cale……………..(12/10/2018)

  13h15
Alerte info
Assistants parlementaires du FN : les juges aggravent la mise en examen de Marine Le Pen, désormais poursuivie pour « détournement de fonds publics »
Cliquez ici pour plus d’informations
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La lettre de Laurent Joffrin……….(12/10/2018)

Libération 11 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Retraites : le bureau des légendes

Avant de parler sérieusement de la réforme des retraites, il faut d’abord contraindre un certain nombre de fabulateurs catastrophistes… à faire retraite. Les publicistes libéraux ou conservateurs se répandent dans les studios avec des mines effrayées pour prédire un effondrement du système sous le poids de la démographie : plus de retraités, moins d’actifs pour financer leur pension, thrombose assurée. Il n’y a rien de plus faux. En réalité, les comptes se sont équilibrés en 2017, de même que les comptes généraux de la Sécu. Contrairement au film d’horreur que l’on projette sans cesse, la protection sociale française est financée, l’Etat-providence, qui rend de si éminents services à la population, tient le choc. Les retraites reviendront dans le rouge au cours des années qui viennent, mais dans une proportion supportable. Et si la croissance dépasse les 1,5%, chiffre raisonnable, le système se retrouve excédentaire dans une vingtaine d’années. On ne va pas dans le mur. Au contraire, on s’apprête à le franchir tant bien que mal.

De la même manière, les Français ne sont pas, dans ce domaine, «réfractaires au changement», selon l’universelle lamentation exhalée par la classe dirigeante. L’équilibre a été restauré par l’accumulation des réformes de ces dernières années (Balladur, Jospin, Fillon, etc.), réformes désagréables, malaisées, mais finalement admises par le corps social. Ces Français soi-disant immobilistes acceptent somme toute le changement permanent…

L’instauration d’un système à points a le mérite de la simplicité (uniformisation des régimes) et de la commodité (il suffit de faire varier la valeur du point pour équilibrer recettes et dépenses). Mais elle se heurte à une méfiance légitime, surtout quand elle est précédée de la propagande alarmiste qui retentit de toutes parts. On peut soupçonner le gouvernement de méditer à terme une baisse des pensions (par diminution du point) pour inciter les Français à se tourner vers les assurances privées, vieille lune libérale. Procès d’intention ? Certes. Mais dans les cercles patronaux et parmi les technos du public, l’idée d’une privatisation continue de courir à bas bruit. C’est le rêve éveillé des milieux patronaux, et non un croque-mitaine qu’on invoquerait pour faire peur. Le gouvernement devra donc démontrer, simulations à l’appui, que sa réforme ne conduira pas à un grignotage systématique des pensions.

On prêche en haut lieu pour l’équité, qui commanderait de faire disparaître la quarantaine de régimes spéciaux aujourd’hui en vigueur. L’équité est une belle chose. Mais doit-on y parvenir en alignant les règles par le haut ou par le bas ? C’est évidemment la deuxième hypothèse qui trotte dans la tête des dirigeants : on mettra fin aux insupportables privilèges des cheminots, des ouvriers de l’Etat ou des fonctionnaires. Rappelons que le niveau moyen des retraites en France tourne autour de 1 400 euros par mois. On désigne donc comme «privilégiés» des gens qui perçoivent le plus souvent nettement moins de 2 000 euros par mois. Il y a des profiteurs plus prospères…

Refuser toute réforme ? Certes non. Il faudra bien ajuster les paramètres pour tenir compte des évolutions démographiques. Mais nul besoin de grand soir, ni de nuit du 4 août à l’envers pour les «privilèges» des classes populaires. Dans la bataille qui s’engagera inévitablement, il faudra d’abord dissiper les mythes horrifiques débités par les vrais privilégiés.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 12 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

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