Archive pour le 31 octobre, 2018

Super…………………………..(37/10/2018)

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ENQUETE FRANCE 2. Cadences effrénées, forte pression, salaire minimum… Dans les coulisses des services « drive » de supermarchés
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Tiens, tiens……………………..(31/10/2018)

« Un livre de témoignages sur mes combats écologistes et féministes ». Voilà comment Ségolène Royal parle de son nouvel ouvrage, Ce que je peux enfin vous dire, qu’elle publie ce mercredi 31 octobre aux éditions Fayard. Si cela a pu apparaître à un moment comme les mémoires de l’ancienne candidate à la présidentielle, n’y voyez pas le dernier acte de sa carrière politique.

HUFF
desirdavenir77500
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La lettre de Laurent Joffrin………..(30/10/2018)

Libération 30 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Celle que je préfère, c’est la guerre de 14-18

Une polémique grotesque, initiée par le réseau je-suis-chauvin-et-j’en-suis-fier (le Figaro, Valeurs actuelles et quelques autres) reproche à Emmanuel Macron de ne pas vouloir donner un aspect «trop militaire» au centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Le président Macron visitera plus de champs de bataille en une semaine que la plupart de ses prédécesseurs et prononcera un discours solennel à l’Arc de Triomphe, devant la flamme du soldat inconnu, marquant ainsi le respect de la nation pour le sacrifice immense consenti par les soldats français pendant la Grande Guerre. Mais ce sont là gestes dérisoires aux yeux de ces vestales du nationalisme guerrier. Sans doute eût-il fallu qu’Emmanuel Macron convoque Angela Merkel dans la clairière de Rethondes pour lui relire les conditions de l’armistice imposé par les Alliés à l’Allemagne vaincue. Une bonne manière de consolider la concorde entre nations européennes, qui assure la paix sur le continent depuis plus de soixante-dix ans (record historique dans l’histoire européenne).

Il est vrai qu’Emmanuel Macron risque, en célébrant la paix (cette vache sacrée des bobos bien-pensants), de négliger quelques-uns des bienfaits apportés à l’humanité par la Grande Guerre.

Le nationalisme des puissances européennes, qu’on veut aujourd’hui restaurer, a entraîné la mort de 18 millions d’êtres humains, qui ont eu le bienheureux privilège d’échapper à l’amollissement général des peuples tel qu’il se manifeste aujourd’hui dans l’Europe droit-de-l’hommiste et de l’Etat-nounou.

La mise en œuvre des valeurs viriles qui nous manquent tant aujourd’hui a entraîné une brutalisation inédite de la guerre, avec l’utilisation massive de canons d’énorme calibre et des mitrailleuses – merveilles de la technologie de l’époque –, des gaz de combat – innovation fascinante –, avec la destruction d’innombrables bâtiments civils et un génocide en bonne et due forme pratiqué contre les Arméniens par les Jeunes-Turcs, un pouvoir heureusement délivré de l’illusion lénifiante du «vivre-ensemble».

«Fake news»

Jugeant impossible de continuer une guerre aussi meurtrière, sachant que les peuples accueilleraient l’armistice comme une délivrance, les chefs alliés ont accepté les propositions de cessez-le-feu formulées par Berlin sans pousser leur avantage jusqu’à entrer en Allemagne. Les généraux allemands, Ludendorff au premier chef, en ont profité – nationalisme oblige – pour sauver l’honneur de l’armée et faire porter la responsabilité de la défaite au pouvoir civil, opportunément concédé aux démocrates-chrétiens et aux socialistes. Ainsi est née la «fake news» du «coup de poignard dans le dos» asséné à l’armée «invaincue», traîtrise perpétrée par le gouvernement démocratique qui venait de renverser le Kaiser. Cette légende de la trahison de la nation par les démocrates-agents-du-déclin a fourni aux groupes nationalistes d’après-guerre un de leurs principaux motifs de propagande. Un de ces tribuns résolus à lutter contre l’abaissement national s’appelait Adolf Hitler.

La paix imposée après l’armistice par les nationalistes français, Clemenceau notamment, qui faisait porter à la seule Allemagne la responsabilité du déclenchement de la guerre, a été vécue par le peuple allemand comme une humiliation sans nom, laquelle a nourri la propagande nazie jusqu’à plus soif. De même les réparations prévues par le Traité de Versailles, dont Keynes a dit ce qu’il fallait en penser, ont favorisé le déclenchement de la crise inflationniste de 1924, qui a ruiné la classe moyenne allemande et l’a jetée dans les bras du nazisme. Ainsi cette guerre qui devait être, croyaient les courageux poilus, la der des ders, a débouché à peine vingt ans plus tard sur un conflit mondial encore plus meurtrier.

Nostalgiques

La Grande Guerre avait entre-temps facilité la prise de pouvoir en Russie du parti bolchevik, qui a mis en place un des régimes les plus oppressifs de l’histoire de l’humanité, appliquant à la politique intérieure les règles de la guerre totale apprises pendant le conflit. Elle a aussi provoqué l’accession au pouvoir, dans une Italie elle aussi humiliée par les règlements d’après-guerre, du régime fasciste de Mussolini.

Outre qu’elle a envoyé au-devant des balles allemandes des centaines de milliers de soldats venus d’Afrique qui n’avaient rien à voir avec les querelles des grandes puissances, sinon en vertu de leur sujétion au pouvoir colonial, la guerre a été l’occasion d’un règlement cynique et tout aussi colonial au Proche-Orient. Promettant la même terre aux Arabes et aux Juifs pour les enrôler à leurs côtés, tout en prévoyant de se la partager par le système des «mandats», les accords dits Sykes-Picot entre la France et l’Angleterre, ont enclenché une mécanique infernale qui voit encore aujourd’hui les protagonistes bernés par les grandes puissances se battre pour la terre en question, dans une réédition orientale de la guerre de Cent Ans.

On pourrait allonger encore cette liste infernale. On comprend donc, à l’énuméré de tous ces bienfaits, le refrain de la chanson de Georges Brassens : «Moi mon colon, celle que je préfère, c’est la guerre de 14-18», et accessoirement, pourquoi les nostalgiques de la nation toute-puissante veulent à toute force que nous célébrions, non la paix et la concorde entre les peuples d’Europe, mais la victoire.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
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