Archive pour le 3 janvier, 2019

La lettre de Laurent Joffrin…………..(03/01/2019)

Libération 03 janvier 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique

Etats-Unis : le mur des mensonges

Le mur murant les Etats-Unis rend les Etats-Unis murmurants. On se souvient de l’alexandrin célèbre à Paris dans les années 1780, (le mur murant Paris…), qui fustigeait la construction du «Mur des Fermiers Généraux» un peu avant la Révolution. Il s’applique à l’Amérique de Trump. Pour bloquer l’immigration en provenance des pays latino-américains, le milliardaire démagogue a promis la construction d’une sorte de muraille de Chine – en dur, avec postes frontières, gardes armés et tout le toutim – le long de la frontière sud de son pays. Avec cet argument subtil et nuancé : les immigrés du sud sont des violeurs, des voleurs et des trafiquants de drogue.

Il lui faut environ quatre milliards de dollars pour parvenir à ses fins. Le Congrès des Etats-Unis, qui garde un peu de bon sens, quoique dominé pendant deux ans par les Républicains, a traîné les pieds, jugeant que l’argent des contribuables américains serait mieux employé ailleurs. La promesse du Mur figurant en bonne place dans son programme (elle lui a même permis d’émerger au moment des primaires républicaines), Trump s’accroche à son mur comme un crabe à son rocher.

À lire aussi  Notre reportage : frontière mexicaine, l’Amérique en ligne de mur

Entre-temps, et contrairement à ce qu’ont raconté certains commentateurs paresseux, il a perdu les élections intermédiaires, qui ont porté à la Chambre des Représentants une majorité de démocrates. Or les démocrates sont hostiles au mur, qui devient le mur des lamentations trumpiennes.

Amusant de constater au passage que l’extrême droite française, qui soutient Trump, met en cause la légitimité de Macron (élu avec une base étroite à cause d’un mode de scrutin déformant). Ils oublient de dire que Trump a recueilli moins de voix qu’Hillary Clinton et, surtout, que sa défaite en novembre dernier face aux démocrates entraîne un conflit de légitimité : hostiles au mur, les démocrates ont gagné. «Le peuple», donc, ne veut pas de ce mur, que Trump continue d’exiger.

Cette querelle est d’autant plus absurde que les démocrates sont prêts à l’accommodement. Ils acceptent d’envisager un durcissement des conditions d’immigration sur la frontière sud et viennent de voter une loi qui permettrait de mettre fin au «shutdown» (l’interruption partielle des activités de l’Etat américain faute d’accord budgétaire au Congrès) en séparant la question du mur du reste de la loi de Finances. Plus largement, l’immigration latino-américaine aux Etats-Unis n’est en rien la calamité décrite par le national-yankee Trump. Elle a favorisé la croissance, occupé les postes que les Américains souhaitaient éviter (la pénible récolte des fruits de Californie, par exemple) ; les «latinos» se sont intégrés à la vie du pays sans jamais menacer sa cohésion. Beaucoup d’entre eux se sont hissés à des postes de responsabilité, comme Ted Cruz, gouverneur du Texas et personnalité importante du parti républicain.

Le vrai mur, désormais, est celui qui sépare la Maison-Blanche du reste du pays et le cerveau de Donald Trump des règles de la raison et du bon sens. Le président veut solidifier sa base réactionnaire en agitant le mythe du Mur jusqu’à la dernière pierre. Quitte à accroître en permanence le flux de «fake news» qu’il débite chaque jour sur Twitter. Aux dernières nouvelles, selon le Washington Post, il est passé, en moyenne de cinq à trente mensonges quotidiens…

Et aussi

Intermède comique. Une vindicative responsable du Media, dont on sait qu’il est le seul organe de la presse française à dire la vérité, me cite comme un propagateur de «fake news» pour avoir écrit qu’Eric Drouet avait voté RN en 2017. «Joffrin, Apathie, Hamon propagateurs de fake news, écrit-elle. Bientôt des excuses à leurs lecteurs et électeurs sûrement.» L’ennui, c’est que j’ai écrit le contraire hier. Voici le texte exact : «Selon Hamon, Drouet a voté aux deux tours de la présidentielle pour Marine Le Pen. La chose, en fait, n’est pas avérée et il semble bien qu’on ne sache pas exactement pour qui ce jeune chauffeur routier a voté en 2017.» Ainsi la preuve qu’elle met en lien – une réponse de Checknews -  réfute en fait son accusation. Elle a oublié de lire mon texte, sans doute pour éviter d’être influencée. Errements habituels du sectarisme. Bientôt des excuses à ses lecteurs, sûrement…

Plus sérieux : la maréchaussée a appréhendé hier soir Eric Drouet au motif qu’il appelait à une manifestation interdite. Maladresse grave, sinon excès de pouvoir. La manifestation en question, parfaitement pacifique, se ramenait à un petit rassemblement en hommage aux victimes blessées ou tuées pendant le mouvement des gilets jaunes. Harcèlement très contestable. Eric Drouet est déjà sous le coup d’une procédure judiciaire. On voudrait faire des martyrs qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Publié dans:Non classé |on 3 janvier, 2019 |1 Commentaire »

Gilet jaune…………………….(03/01/2019)

Logo Francetv info 21h37
Alerte info
Éric Drouet, l’une des figures des « gilets jaunes », a été interpellé lors d’un rassemblement près de la place de la Concorde à Paris
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 3 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

Pas une grosse perte………(03/01/2019)

Logo Francetv info 23h18
Alerte info
Sylvain Fort, le « monsieur communication » d’Emmanuel Macron, va quitter ses fonctions
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 3 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

Ducky a des ennuis……………(03/01/2019)

L’acte II de la présidence Trump débute jeudi, jour de rentrée parlementaire à Washington. Après deux ans d’emprise républicaine sur le Congrès, et même s’il a parfois subi, au Sénat en particulier, la fronde d’élus de son propre camp, Donald Trump va devoir composer avec une opposition revigorée. Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, conquise lors des midterms de novembre, les démocrates jouissent désormais de réels pouvoirs. Pouvoir de contrôle et d’enquête, via la présidence des puissantes commissions. Pouvoir aussi de fixer un cap législatif conforme à leurs priorités : réduire l’influence de l’argent dans la politique ou le coût des médicaments, rénover les infrastructures, défendre l’accès au vote ou relancer la lutte contre le réchauffement climatique.

Sur la plupart de ces sujets, il leur sera toutefois impossible de trouver le nécessaire compromis avec le Sénat républicain et Donald Trump pour que leurs projets deviennent lois. A la Chambre, la session inaugurale va d’ailleurs offrir ce jeudi une première illustration de ce nouveau rapport de forces. Pas de round d’observation. Il faut dire qu’il y a urgence : depuis le 22 décembre, le gouvernement fédéral est en partie paralysé, à cause du désaccord sur le financement du mur que Trump veut ériger à la frontière mexicaine. Dans ce contexte, les démocrates comptent passer d’emblée à l’offensive, en votant ce jeudi deux lois budgétaires pour sortir du shutdown.

Chômage technique

Menée par l’expérimentée et tenace Nancy Pelosi, qui s’apprête à devenir speaker de la Chambre pour la deuxième fois de sa carrière, traversée par d’indéniables fractures idéologiques et générationnelles mais unie dans son opposition à Trump, la majorité démocrate devrait adopter sans encombres les deux textes présentés en début de semaine par les dirigeants du parti, désireux de «sortir [le] pays de ce pétrin».

Le premier inclut six lois qui financeraient intégralement jusqu’au terme de l’année fiscale (30 septembre) les budgets des ministères et agences fédérales qui ne font pas polémique mais ont été affectés par le shutdown. On y trouve, entre autres, le département de l’Intérieur (chargé notamment des parcs nationaux), l’administration fiscale et l’Agence de protection de l’environnement… Le second texte financerait jusqu’au 8 février le département de la Sécurité intérieure (DHS), au cœur de la bataille politique. Ce budget provisoire inclurait 1,3 milliard de dollars (1,14 milliard d’euros) pour la sécurisation de la frontière – y compris la réfection de clôtures existantes – mais rien pour la construction du mur frontalier, promesse emblématique de Donald Trump depuis le début de sa campagne présidentielle en 2015.

Publié dans:Non classé |on 3 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente