Archive pour le 10 janvier, 2019

La lettre de Laurent Joffrin………….(10/01/2019)

Libération 10 janvier 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les voies tortueuses de la démocratie directe

Qui est légitime ? Le débat qui fleurit autour de la représentativité des gouvernants donne lieu à un bel effort d’imagination, mais aussi et – surtout – à une grande confusion. D’un ton solennel, on conteste à Emmanuel Macron le droit d’appliquer son programme sous le prétexte qu’il a réuni au premier tour 24,01% des voix et que sa forte majorité du second tour est avant tout liée au rejet dont Marine Le Pen a été victime. Comment voulez-vous gouverner avec une base initiale aussi étroite ?

La plupart du temps, cette critique d’apparence irréfutable émane de responsables ou d’électeurs qui ont voté pour l’opposition, ou bien qui n’ont pas voté du tout. Ils oublient un détail : par définition, leur candidat – ou leur candidate – a obtenu encore moins de voix. Les lepénistes donnent des leçons de légitimité à un président élu à 66,1% alors que leur championne a obtenu 33,9% dans le même scrutin, ou encore 21,3% au premier tour. Même chose à La France insoumise : 19,58%, à Mélenchon au premier tour, éliminé au second. Qui est légitime ?

On déplore que les votes blancs ne soient pas pris en compte (9% en 2017). Mais comment les prendre en compte ? Quel est le programme de ces électeurs ? Que veulent-ils ? Dans quel sens amender l’action gouvernementale pour les écouter ? Mystère. Un bulletin blanc est un bulletin muet. Quand on ne dit rien, peut-on obtenir quelque chose ? A fortiori quand on s’abstient.

Remarquons au passage que le Rassemblement national conteste la légitimité du gouvernement Philippe mais soutient Donald Trump, lequel a obtenu moins de voix qu’Hillary Clinton au dernier scrutin présidentiel, et perdu les élections intermédiaires. Si les lepénistes étaient logiques, ils ne diraient pas «Vive Trump !», mais « Trump démission !»

Tractations parlementaires

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon demandent une dissolution de l’Assemblée. Il y a une crise nationale, disent-ils, le gouvernement est minoritaire dans l’opinion : votons. Ainsi, dès que 300 000 ou 400 000 personnes manifestent (1% environ des électeurs), il faudrait dissoudre. A ce compte-là, il faut se préparer à voter souvent. Loi Devaquet, CPE, loi travail, réforme des retraites, réforme de la SNCF, etc. A chaque fois, la protestation a réuni des foules égales ou supérieures. Dissolution à chaque fois ?

Dans le même esprit, beaucoup demandent l’instauration d’un scrutin proportionnel. Dans ce cas, chaque force politique serait représentée au Parlement en raison de son poids dans l’électorat, sans le prisme déformant du scrutin majoritaire. Argument indiscutable. Mais on oublie encore un détail : selon toutes probabilités, aucun parti, dans la configuration actuelle de la vie politique, ne serait majoritaire à lui tout seul. Le gouvernement devrait trouver une majorité de coalition, laquelle serait le plus souvent nouée une fois le résultat connu. Et modifiée au gré des tractations parlementaires, comme sous la Quatrième République. Ainsi, dans des cas qui n’ont rien d’invraisemblable, tel parti gagnerait l’élection en remportant le plus de voix, mais serait privé du pouvoir, ou renversé, à la suite d’une combinaison entre partis. Exemple type : en 1956, on vote Mendès pour faire la paix en Algérie. Mollet est désigné : il fait la guerre. Drôle de représentativité.

Alors laisser tout en l’état ? Certes non. Il y a une crise manifeste de la représentativité. On peut – on doit – «instiller» une dose de proportionnelle. On peut – on doit – assouplir les conditions nécessaires à la tenue des référendums d’initiative populaire (dans un cadre légal raisonnable). Ou encore déconnecter les législatives de la présidentielle (à condition d’accepter des périodes cohabitation). Ou encore élire le Sénat à la proportionnelle (tout le monde est représenté), mais pas l’Assemblée (pour qu’une majorité claire se dégage). C’est sur ce genre de proposition qu’on doit débattre. Au-delà, on entre dans le domaine du dadaïsme politique.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
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Un coin de bon sens……………..(10/01/2019)

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« Gilets jaunes » : 7 Français sur 10 estiment que le grand débat national n’aboutira pas à des mesures utiles pour le pays
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Le grand débat…………………..(10/01/2019)

 

 

 

 

Gilets jaunes : le grand débat en pilotage chaotique

Par Nathalie Raulin — 9 janvier 2019 à 20:56
Edouard Philippe, à Viarmes (Val-d’Oise), le 3 janvier. Zoom

Edouard Philippe, à Viarmes (Val-d’Oise), le 3 janvier. Photo Denis Allard

Déjà floue, l’organisation de la consultation qui doit débuter mardi est bouleversée par le retrait de Chantal Jouanno et de la Commission nationale du débat public qui devaient l’organiser. L’exécutif, lui, tente de temporiser et promet un débat transparent.

Le «grand débat national» compromis avant même d’avoir commencé ? Une semaine avant le coup d’envoi officiel, l’opération a perdu son pilote en chef. Invitée mardi soir du JT de France 2, Chantal Jouanno, à qui Matignon avait confié le chantier début décembre, a jeté l’éponge face caméra. Les attaques virulentes dont la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) a fait l’objet sur les réseaux sociaux depuis la divulgation du montant de sa rémunération (176 000 euros brut annuels) l’ont convaincue d’en rester là. «Les conditions de sérénité pour mener à bien le débat ne sont pas remplies, a justifié mercredi matin sur France Inter l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy. Ce qui affaiblirait le débat c’est que je reste.» L’argument est de poids.

 

Au passage, il autorise cependant l’ex-championne de karaté à prendre la sortie de secours sans s’appesantir sur l’origine du «stress» qui, selon son entourage, l’habitait depuis mi-décembre. A savoir être prise en sandwich entre Matignon et l’Elysée. Avec d’un côté, un Premier ministre initialement fort peu enthousiasmé par le grand débat mais confiant dans la capacité de l’ancienne organisatrice du Grenelle de l’environnement de le mener à bien. Et de l’autre, un chef de l’Etat convaincu que son salut passe par la libération de la parole citoyenne comme son élection l’avait été par la «grande marche» lors de la campagne, mais très agacé par les conditions strictes d’organisation et d’indépendance que Jouanno entendait imposer à l’exécutif…

Dans la foulée de sa présidente, c’est d’ailleurs toute la Commission qui s’est officiellement retirée du processus, privant le grand débat de son label d’indépendance. Mercredi, à l’issue du séminaire gouvernemental qui se tenait à l’Elysée, Philippe a pris acte de l’inéluctable. «Je regrette la démission de Chantal Jouanno, et d’abord parce qu’elle intervient tard dans le processus, a grincé le Premier ministre. Ce n’est pas rédhibitoire mais cela crée une émotion supplémentaire.» Ceci pour aussitôt en relativiser la portée : «Ce n’est qu’une péripétie. Ce qui compte ce ne sont pas les personnes mais le débat, que je souhaite riche, impartial et utile.»

«Foisonnant»

De fait, la priorité de Matignon est désormais de circonscrire rapidement le départ de feu. «La notoriété de Jouanno et de la CNDP n’étant pas très importante, le retrait de l’une et de l’autre ne nous pose pas de problème de communication, précise-t-on dans l’entourage du Premier ministre. En revanche, il nous faut rassurer parce que le départ de Jouanno laisse penser que le débat n’aura pas lieu.» Du coup, Philippe mouille la chemise. Même s’il rappelle que le grand débat n’est qu’un «élément de réponse aux préoccupations» des gilets jaunes – les 10 milliards d’euros de «mesures d’urgence» annoncées fin 2018 en étant un autre -, le Premier ministre s’est appliqué à crédibiliser la démarche. «Cela permet de répondre au besoin de considération qui s’est exprimé», insiste-t-il, promettant un débat «foisonnant», «au plus près des citoyens»dans le respect des règles de «transparence et d’impartialité».

Une volonté de bien faire qui ne sera toutefois étayée qu’en début de semaine prochaine, en parallèle de la diffusion par Macron de sa lettre explicative aux Français. Pour cause, le départ de Jouanno a pris Matignon au dépourvu. Aucun pilote de remplacement n’est encore dans les tuyaux. Le Premier ministre indique seulement vouloir confier à des «garants indépendants et incontestables» le soin de «dire que les règles du débat sont respectées». Encore faut-il trouver et obtenir l’accord de ces perles rares. Une préoccupation qui guide la volonté de Philippe de rencontrer partenaires sociaux et organisations patronales d’ici la fin de la semaine. Tout du moins, l’idée, un temps caressée par l’exécutif, de confier à un ou plusieurs ministres le soin de piloter le chantier – au risque de prêter le flanc aux soupçons de partialité – semble pour le moment écartée.

Confiant

Côté opérationnel, Matignon se veut confiant. «La CNDP a fait un gros boulot, affirme l’entourage du Premier ministre. A partir de mardi s’ouvre une nouvelle phase.» En pratique, les citoyens disposeront de moyens variées pour prendre la parole : réunions d’initiatives locales, stands mobiles et plateforme numérique. «On continue à travailler avec les maires qui sont les mieux placés pour savoir où et à quel moment ce type d’exercice peut se dérouler», précise le chef du gouvernement. En sus, des conférences citoyennes seront organisées au niveau des régions. La centaine de citoyens tirés au sort qui devraient y participer pourra donner son avis sur les propositions formulées dans les débats et nourrir la réflexion des parlementaires et de l’exécutif.

Faute de pouvoir encadrer les milliers de réunions locales en gestation, Philippe convient que la «parole sera libre». Toutefois, seules les suggestions relevant des quatre thèmes fixés par le gouvernement feront in fine l’objet d’une remontée au plus haut niveau. «Le grand débat, ce n’est pas le grand déballage, a prévenu le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Il n’est pas question de revenir sur les grandes avancées de notre droit, comme l’IVG, la peine de mort ou le mariage pour tous.» Un début de (re)cadrage pas inutile.

Nathalie Raulin

Liberation.fr

 

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    Edouard Philippe, à Viarmes (Val-d’Oise), le 3 janvier.
    Photo Denis Allard

 

Publié dans:Non classé |on 10 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

Le 4 Août……………….(coup de gueule)……………(10/01/2019)

Notre distingué et sémillant Président de la République semble avoir oublié un détail de la Révolution : la nuit du 4 Août 1789.

Cette nuit-là, les privilèges ont été abolis : le technocrate financier qu’est M.MACRON l’a, soit oublié, soit les rétablir.

Il me revient en mémoire un sketch du regretté COLUCHE qui, parlant de son père, disait : « Mon père il était tout petit et ses copains disaient : t’es tout p’tit, t’es tout p’tit. Et mon père répondait : la bonne longueur pour les jambes, c’est quand les pieds touchent par terre ! Il ajoutait : le technocrate, quand il a fini de répondre à ta question, tu sais même plus la question que tu as posée »

Et c’est exactement ce qui se passe avec M. MACRON : il entend le bas peuple mais ne l’écoute pas !

Il y a une césure énorme entre la France d’en bas (merci M. RAFFARIN) et les financiers qui nous gouvernent.

M.MACRON va peut-être changer la devise de notre République et la transformer en :

« Riche tu es, plus riche tu seras

Pauvre crèvera ».

Nous sommes au bord d’une guerre civile où l’on verra les « foulards rouges » affrontér les « gilets jaunes » et autres coloris.

Voilà où le mépris de M. MACRON, sa suffisance et ses financiers vont mener notre Pays.

Et c’est nous, les obscurs, les sans grade, qui pairons les pots cassés, comme d’habitude.

Au diable les couleurs, crions bien fort :

                            VIVE LA REPUBLIQUE  VIVE LA FRANCE

 

 

 

Publié dans:Non classé |on 10 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

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