Archive pour le 22 janvier, 2019

La lettre de Laurent Joffrin…………..(22/01/2019)

Libération 22 janvier 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Ils ont vendu l’Alsace-Lorraine !

Ainsi le honteux traité d’Aix-la-Chapelle est signé aujourd’hui. La trahison est consommée. C’est un membre de Debout la France qui a démasqué les traîtres, relayé par Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et tout ce que le pays compte de blogs et de pages Facebook tenus par des valeureux souverainistes. Sans ces vigilants patriotes, la forfaiture serait passée inaperçue, soigneusement camouflée par les médias officiels aux mains de l’oligarchie. Nos deux provinces de l’est, l’Alsace et la Lorraine, seront donc à brève échéance vendues à l’Allemagne, qui réalisera ainsi, grâce à la complicité d’une élite cosmopolite coupée du peuple, le rêve du Grand Reich.

Strasbourg sera désormais sous le feu des canons allemands, les provinces de l’est qui ont coûté à la France tant de millions de morts reviennent vers le Boche sans qu’on ait même tiré un coup de fusil, sous la férule de l’empire germano-européen dénoncé avec tant de lucidité par Michel Onfray dans Marianne, quand cet hebdomadaire a été tiré des griffes du mondialiste Kahn pour être repris en main par une vraie patriote. Ainsi la Marseillaise sera-t-elle bientôt, dans les écoles de l’est, remplacée par Deutschland Uber Alles et des menus alternatifs, équivalents germaniques des menus halal déjà imposés dans les territoires perdus de la République, seront proposés aux enfants, avec saucisse de Francfort et choucroute obligatoire.

Cette fois, qui aura l’audace de protester contre cette forme nouvelle de grand remplacement, qui prend en tenailles le vieux pays, entre la montée de l’islam inassimilable si bien anticipé par Houellebecq et la dictature germanique dénoncée par Jean-Luc Mélenchon ? Qui, alors que la propagande mondialiste est omniprésente, braquera son patriotique regard vers la ligne bleue des Vosges – «n’en parler jamais, y penser toujours» – et quel nouveau Daudet écrira une version actualisée de la Dernière Classe, qui a tiré de justes larmes à tant d’écoliers aux temps où l’école républicaine n’était pas infestée par le pédagogisme courageusement stigmatisé par Alain Finkielkraut ? Il faut dénoncer hautement ces mensonges qui nous ont fait tant de mal. Mais heureusement, comme le rappelait Eric Zemmour avant d’être censuré par les médias du système, la terre, elle, ne ment pas et bientôt les hommes et les femmes enracinées dans nos héroïques provinces perdues, non loin de la colline inspirée, se lèveront pour dire : «Non, vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !»

Certains ont déjà émis des doutes sur la réalité de cette menace, arguant fallacieusement que rien de tout cela ne figure dans le texte de l’accord. Plusieurs sites de «fact checking» de la presse officielle – ainsi le torve et vicieux CheckNews de Libération – veulent endormir l’opinion en se contentant d’une lecture littérale. La réalité du complot est ainsi confirmée, puisque les plumitifs de la pensée unique cherchent à le dissimuler. Tout est clair : c’est l’habituelle complicité des médias tenus en laisse par l’oligarchie cosmopolite des Drahi, des Dassault et des Niel, justement dénoncée jusque dans les rangs de La France insoumise ou encore par Natacha Polony, qui échappé à l’emprise des forces de l’argent sans feu ni lieu en recevant le soutien d’un vrai slave de souche.

Si Marine Le Pen a dénoncé l’imposture, d’ailleurs, c’est bien que sa réalité est irréfutable, tant la cheffe du Rassemblement national s’appuie sur une connaissance intime des mécanismes de l’Union européenne, comme l’a montré son débat de la présidentielle contre Emmanuel Macron, le candidat de la banque Rothschild. Si quelqu’un en doute, il lui suffit de se reporter au site «Fasciste de souche», une association apolitique elle aussi vouée à la vérité nue. Vérité confirmée par les impeccables démonstrations de la page Facebook «Antisémitisme et Réconciliation», elle aussi animée par des patriotes. Marcel Dugenou, son fondateur, réfugié en Russie pour échapper à la police de Macron, a d’ailleurs suivi une formation auprès d’Etienne Chouard, cet autre patriote qui a dénoncé d’un seul mouvement les diaboliques implications du traité constitutionnel européen de 2005 et les balivernes officielles qui entourent l’attentat du 11 Septembre. Quel meilleur brevet de crédibilité face aux mensonges de la presse mainstream, qui prend ce traité à la légère et soutient vicieusement qu’il n’a d’autre objet que de resserrer les liens avec la démocratie allemande, sans remettre quoi que ce soit en cause de la souveraineté des deux Etats ?

Et aussi :

Lundi, une erreur impardonnable nous a conduits à situer à Massy un débat qui avait lieu à Palaiseau. Bévue de Parisien habitué aux synthèses du RER qui accole Massy et Palaiseau dans la même gare. Mille excuses.

LAURENT JOFFRIN
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 22 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(22/01/2019)

Libération 21 janvier 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Démocratie participative ou démagogie directe?

Toujours les paradoxes du «démocratisme» qui sévit en cette fin de mouvement. Les «gilets jaunes», suivis de très loin par le gouvernement, qui cherche à sortir de l’impasse par un «grand débat», ne jurent que par la démocratie directe. Et c’est un fait que la crise politique oblige à aller dans ce sens, par exemple en instaurant un «référendum partagé» plus facile à mettre en œuvre, ou en introduisant une dose de proportionnelle dans l’élection du Parlement.

Mais une dichotomie pavlovienne s’installe dans le débat public. Les élus? Coupés du peuple, corrompus, non représentatifs… Les assemblées de citoyens, aux ronds-points ou dans les mairies? Le sel de la terre, la légitimité incarnée, le civisme en actes. Un peu simple, non?

France 3 montre dimanche qu’une des premières séances du «grand débat» voulu par le Président pour apaiser la révolte des gilets jaunes, a réuni 100 personnes à Massy. Gros succès, dit le maire, qui a dû rajouter des chaises dans la salle. Débat vif, intéressant, qui donnera lieu à une synthèse envoyée à Paris. Fort bien. Qui peut se plaindre de cet exercice démocratique?

Un soupçon de réserve, toutefois: il y a à Massy quelque 30 000 électeurs inscrits. Les 100 personnes qui se sont déplacées pour le «grand débat» méritent une médaille du civisme. Représentent-elles les 29 900 qui sont restées chez elles ou qui avaient d’autres obligations? La remarque n’est pas polémique. Mais chacun sait que le système des «assemblées populaires» touche rarement la majorité et même, en général, n’intéresse qu’une petite minorité. C’est un thermomètre, un indicateur, un lieu d’écoute. «Le socialisme ne peut pas marcher, disait Oscar Wilde [socialiste lui-même], il prend trop de soirées.» L’aphorisme est plus profond qu’il n’en a l’air. Peut-on, du coup, mettre ces émouvants exemples de démocratie directe sur le même plan qu’une élection générale qui mobilise une grande partie de la population?

Réunions éphémères

La remarque vaut pour toutes ces procédures directes. Les gilets jaunes, dans leur grande majorité, sont fort respectables. Mais ils ont réuni samedi dernier moins de 100 000 personnes en France (le raisonnement ne changerait pas s’ils étaient 200 000). Au fond, qui représentent-ils? Un exemple: tel qu’est emmanché le «grand débat» censé tenir compte de leurs demandes, il est probable qu’ils obtiendront, entre autres exigences, la suppression de la limitation de vitesse à 80km/h. On dira qu’elle est impopulaire. Certes, comme l’ont été toutes les mesures prises en faveur de la sécurité routière. Celles-ci ont pourtant fait la preuve de leur efficacité, puisqu’on est passé en quarante-quatre ans de quelque 18 000 morts annuels (1972) à 3 500 (2016). Et donc, si la mesure est abandonnée (probable), une minorité active obtiendra l’annulation d’une limitation de vitesse destinée à diminuer le nombre de morts et de blessés sur la route. Mais qui représente dans cette affaire les adversaires de la «violence routière», laquelle tue encore des milliers de personnes chaque année? Qui représente les centaines de milliers de familles endeuillées par les accidents de circulation? Personne ou presque dans ces assemblées populaires, qui jugent de l’affaire à partir de leur expérience et non d’un raisonnement national.

C’est au gouvernement (élu) et au Parlement (élu), et non sur les ronds-points, qu’on est le mieux à même de représenter l’opinion dans sa diversité, de passer le dossier au crible d’un débat approfondi et rationnel, appuyé sur les experts de la question et sur la confrontation des parties en présence. Et non dans des réunions éphémères, sans préparation, sans prise en compte de l’historique de la sécurité routière ni des arguments des spécialistes, lesquels sont discrédités par l’air du temps, qui les ramène à une élite méprisante de «sachants».

Même remarque pour la fiscalité écologique. Son application (maladroite) a provoqué un mouvement social majeur. Dans cette ambiance de démocratisme forcené, on souhaite bien du plaisir au gouvernement qui cherchera à la restaurer, même s’il prend toutes les précautions nécessaires pour ne pas léser les classes populaires. Pourtant, on avait cru comprendre que le renchérissement du carburant fossile était un moyen essentiel de la lutte contre le réchauffement climatique. Peut-être, diront les thuriféraires de la démocratie directe, mais les gilets jaunes ont mis leur veto. Alors… Alors tant pis pour la transition énergétique. Le Parlement, les partis, les élus, en avaient décidé autrement? Ce sont des corrompus, des membres de l’élite, des politiciens hors-sol. Autant dire des farceurs ou des tyrans. Trois cent mille personnes (sur 47 millions d’électeurs) ont décidé que les taxes sur les carburants étaient illégitimes. Rompez!

Ces réunions de consultation sont utiles, intéressantes, elles sont un bon exercice démocratique. Peuvent-elles décider de l’avenir contre les élus ou en dehors d’eux? Ceux qui, à gauche, le pensent, devraient se rappeler que les consultations populaires récemment menées par le Cese (Conseil économique, social et environnemental) ont été noyautées par les militants de la Manif pour tous, qui ont placé en tête des revendications le refus de la PMA, l’abolition du mariage homosexuel, etc. Dans ces conditions, la démocratie directe doit-elle primer? Sans procédure contraignante, sans participation massive, une assemblée populaire est propre à toutes les manipulations. Lénine l’avait bien compris, qui voulait «tout le pouvoir aux soviets» (des conseils populaires qu’il contrôlait) et aucun à l’assemblée élue par la population russe. En d’autres termes, la démocratie participative peut corriger certains défauts de la démocratie représentative et donner une expression utile à des catégories en colère. Elle ne saurait s’y substituer.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
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Automobilistes, attention………..(22/01/2019)

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Le grand cirque macronien………….(22/01/2019)

  • Grand débat : «Sans les gilets jaunes, nous ne serions pas là»

Entre thérapie de groupe citoyenne, assemblées locales et séances de remobilisation de la majorité : le grand débat se décline depuis une semaine sur tout le territoire. Tout en fixant les lignes rouges, notamment sur sa politique fiscale et économique, le gouvernement mise beaucoup sur cette catharsis nationale pour sortir de deux mois de mobilisation des gilets jaunes. Certains manifestants ont décidé de jouer le jeu, venant aux réunions avec leurs revendications mais parfois, les organisateurs ne se sont pas donné la peine de les inviter. Libération a assisté à quatre versions de ce grand exercice qualifié par le chef de l’Etat de «démocratie délibérative» et qui doit durer jusqu’à mi-mars.

La-Colle-sur-Loup

«Nous on réfléchit, on débat, eux ils crient»

Chantal Maimon est arrivée en avance à la salle la Rose de mai. Elle a déjà réaligné les chaises pliantes et scotché des affichettes sur la porte vitrée. «Je n’animerai pas sept heures de débat. Je n’apporterai pas de réponses, écarte-t-elle. Je ne suis pas présidente de la République.» Mais Chantal est bien référente de LREM à La Colle-Sur-Loup (Alpes-Maritimes), une commune de 7 000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de Nice. A 70 ans, cette retraitée de la grande distribution organisait samedi «le premier débat dans une salle des Alpes-Maritimes». Pour elle, «les gilets jaunes ont pris trop de place, mais leur mouvement n’est pas que négatif. Ils n’ont pas tort sur tout. Le pouvoir d’achat par exemple : il est difficile de dire à un Français qu’il est possible de vivre correctement avec 800 euros par mois».

Cette première réunion commence donc sur ce thème mais – est-ce l’étiquette LREM des organisateurs ou l’heure matinale ? – on ne peut pas dire qu’on se presse à la Rose de mai. Au plus fort de la matinée, seize personnes s’assiéront face à Chantal. Certaines sont encartées LREM, toutes ont voté Macron et soutiennent encore ce président si peu populaire. C’est le cas de Gilles et Françoise, médecin et assistante sociale, venus en voisins de Saint-Paul-de-Vence. Leur jugement sur le mouvement déclenché le 17 novembre est sans nuance : «Plutôt que de piailler ou de tourner en rond sur un rond-point, discuter permet de faire bouger les lignes. On va s’en sortir par le haut.» Assis au deuxième rang, ils découvrent le menu concocté par Chantal à base de fiscalité, transition écologique, citoyenneté et organisation de l’Etat.

Mais finalement, la discussion va tourner à l’exercice de pédagogie pendant une heure et demie.«Ce monde basé sur les ordinateurs a besoin de relais pour aider les gens, décrypte un participant de cette réunion aux faux airs d’AG, où tous les copropriétaires sont d’accord pour résoudre le problème de l’ascenseur. On a tous entendu parler de l’histoire de la carte d’identité où il faut parcourir 20 kilomètres pour la refaire. Cette déshumanisation et ce monde virtuel nuit à la démocratie. Que les gilets jaunes se retrouvent sur les ronds-points, c’est symptomatique. On a besoin de proximité.» Le retour des cafés dans les villages, lieu de sociabilisation et de discussion, est proposé comme une des solutions. Bernard note. C’est lui qui se chargera de faire la synthèse et de la «remonter au national». Il écrit aussi les remarques sur la taxe carbone, la limitation de la vitesse à 80 km/h, les médias, les réseaux sociaux…

A la Rose de mai, tout est très studieux. Les participants ont signé une feuille de présence et s’excusent quand ils se coupent la parole. Un respect facilité par la toute petite assemblée, l’uniformité des participants et, du coup, l’absence de confrontation. L’invitation n’a été diffusée que sur les pages Facebook et le site de LREM, les gilets jaunes n’ayant pas été spécifiquement conviés. On parle d’eux avec beaucoup de distance, si ce n’est du mépris. «Nous, on réfléchit, on débat. Eux, ils crient, ils s’énervent», lâche Bernard. «Si c’est pour avoir autant de policiers que de gilets jaunes dans la salle, ce n’est pas la peine», embraye Chantal. La référente locale a prévu une nouvelle réunion vendredi. Toujours sans invitation des gilets jaunes.

Liberation.fr

desirdavenir77500

Publié dans:Non classé |on 22 janvier, 2019 |Pas de commentaires »

Quelle nouvelle !!…………………….(22/01/2019)

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Alerte info
Non, le traité d’Aix-la-Chapelle ne prévoit pas le partage du siège français à l’ONU (ni de livrer certaines régions à l’Allemagne)
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