Archive pour février, 2019

Européennes………………………….(22/02/2019)

Une victoire serait possible. Malgré la brutale disgrâce du chef de l’Etat, la majorité semble en mesure de sortir en tête du scrutin européen du 26 mai. Un sondage Ifop la donnait cette semaine à 24 % devant le Rassemblement national (20 %). A l’exception de l’UMP de Nicolas Sarkozy, large vainqueur des élections de 2009, les derniers scrutins européens se sont soldés par des sanctions du pouvoir en place. Elu sur un projet européen, Emmanuel Macron veut faire exception. Ses équipes s’emploient à nouer des alliances en France comme dans tous les pays de l’UE. Avant de dévoiler sa liste pro-européenne, le chef de l’Etat veut formuler mi-mars de nouvelles propositions pour «une Europe qui protège».

Quelles propositions ?

De l’art d’utiliser la force de l’adversaire. Pour la campagne européenne, Macron est tenté de s’emparer du slogan agité en Grande-Bretagne par les partisans du Brexit. «Let’s take back control», avaient martelé ces derniers, emportant, contre Bruxelles, l’adhésion des électeurs du référendum de juin 2016. «Reprenons le contrôle», mais celui de l’Union européenne, devrait dire en substance le chef de l’Etat. Ce sera sa réponse à la colère des gilets jaunes, qualifié par son ministre Gérald Darmanin de «Brexit intérieur». Une forme d’aïkido politique déjà expérimentée avec le détournement de la devise trumpienne – «make America great again» – transformée en apologie de l’accord de Paris – «make our planet great again».

A quelques jours de l’entrée en vigueur du Brexit (en principe le 29 mars), Macron a prévu de présenter un «projet européen renouvelé». Après «l’initiative pour l’Europe», présentée à la Sorbonne le 26 septembre 2017, il s’agira, explique l’Elysée, de mettre sur la table «quelques propositions fortes», réponses politiques aux questions qui ont surgi ces dix-huit derniers mois, favorisant, partout en Europe, les poussées populistes. Salué par les europhiles, le discours de la Sorbonne proposait aux responsables politiques de l’UE un agenda de réformes jusqu’en 2024. A moins de trois mois du renouvellement du Parlement de Strasbourg, Macron veut cette fois parler aux Français. Leur démontrer que c’est dans l’Union, et non pas dans le repli derrière les frontières nationales, qu’est la réponse à leurs problèmes : qu’il s’agisse d’immigration, de politique industrielle, de défense ou de transition écologique. Discours, interview, tribune ? La forme de cette nouvelle initiative n’est pas encore arrêtée.

«Reprendre le contrôle de nos vies, de nos territoires : c’était le mot d’ordre des brexiters, ce doit être le cœur de la réponse aux gilets jaunes», confiait le chef de l’Etat le 31 janvier, à quelques journalistes. «Reprendre le contrôle, c’est faire en sorte, par exemple, que les règles changent et qu’une fusion Siemens-Alstom [repoussée par la Commission, ndlr] soit possible», ajoute son conseiller pour les affaires européennes, Clément Beaume. «Alors que les Anglais sont en plein doute, on commence à voir remonter, jusqu’en Italie, le sentiment d’adhésion à l’UE», il faut selon lui «profiter du contexte pour changer de braquet et accélérer».

Même s’il continue à définir son camp comme étant celui des «progressistes» - son bras droit démissionnaire Ismaël Emelien doit d’ailleurs publier prochainement un «manifeste» sur le sujet -, le chef de l’Etat a donc abandonné l’idée, développée l’été dernier, de faire de l’opposition nationalistes contre progressistes son principal argument de campagne. Bousculé par les gilets jaunes, il renoue avec la défense d’une Europe «souveraine» et «protectrice» qui était déjà au cœur du discours de la Sorbonne.

Un groupe charnière ?

Fraîchement installé dans son nouveau quartier général, dans le IIe arrondissement de Paris, le directeur de la campagne, Stéphane Séjourné, assure qu’il n’est pas question de lancer la campagne proprement dite avant début avril. L’ancien conseiller de l’Elysée explique avoir «benchmarké» les dernières campagnes, notamment celle de la droite en 2009, l’une des rares victorieuses pour le pouvoir en place (l’UMP avait récolté 28 % des suffrages). Cette bataille n’avait démarré qu’à peine plus d’un mois avant le scrutin. Son lancement avait été marqué, le 6 mai 2009 à Nîmes, par un grand discours de Nicolas Sarkozy qui plaidait, déjà, pour une «Europe qui protège».

Peu pressés d’entrer en campagne, les stratèges de la majorité s’emploient en revanche activement à nouer des alliances, tant au niveau national qu’à l’échelle de l’UE. Deux chantiers bien distincts confiés à des équipes différentes. Au niveau européen, le clan présidentiel prépare la bataille de l’après-26 mai, celle qui décidera de l’importance du futur groupe centriste et de sa capacité à construire des majorités au Parlement européen. En France, l’objectif est d’élargir au maximum un «rassemblement des progressistes», de la droite juppéiste à la gauche écolo-libérale, dans une liste très ouverte à la société civile.

Au QG de campagne, un comité de pilotage des européennes se réunit chaque lundi sous la présidence du délégué général de LREM, Stanislas Guerini. L’ex-député européen Daniel Cohn-Bendit y participe, tout comme Pascal Durand, député écologiste sortant. Le cercle s’élargit cette semaine avec les représentants du Modem. François Bayrou a désigné Régis Lefebvre, consultant en communication et vieil ami du Premier ministre, Edouard Philippe, pour codiriger la campagne avec Séjourné. Les ex-LR juppéistes, regroupés au sein d’Agir, font également partie de l’équipe.

L’ambition déclarée est d’arriver en tête, devant les listes LR et, surtout, RN. Pour les dirigeants de la majorité, ces deux partis sont des «sortants» qui ont des comptes à rendre. L’ex-Front national n’était-il pas le vainqueur du scrutin de 2014 avec près de 25 % des suffrages ? «Comme tout sortant», Emmanuel Macron soutient que Marine Le Pen et ses amis auront à défendre «le bilan désastreux» de leur activité au Parlement européen. «Sortante», la liste LR conduite par François-Xavier Bellamy l’est tout autant à ses yeux puisque ses élus – notamment le trio Hortefeux-Dati-Morano, tous candidats à leur réélection – siègent avec les droites européennes au Parti populaire européen (PPE), le groupe majoritaire à Strasbourg. Dans la préparation de leur campagne, les caciques de la majorité semblent faire peu de cas des gauches, socialiste, hamoniste ou mélenchoniste (lire page 5), comme si, selon eux, elles étaient déjà condamnées à ne faire que de la figuration.

Au début de son mandat, dans l’élan de son entrée sur la scène diplomatique, Macron a pu croire qu’il saurait bouleverser les équilibres politiques à Strasbourg en provoquant une vaste recomposition comparable à celle qu’a connue le Parlement français. Cette ambition a été revue à la baisse. Dépêchée à Madrid le 10 novembre pour le congrès de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (Alde), le groupe centriste que devraient rejoindre les futurs élus de la majorité, la déléguée de LREM Astrid Panosyan a assuré qu’il n’était pas question pour elle de «dupliquer en Europe ce qui s’était passé en France». Mais elle invite tout de même à «briser les bonnes vieilles habitudes du PPE et des socialistes» qui, en ne décidant que «sur les choses sur lesquelles ils pouvaient être d’accord, ont fini par ne rien décider du tout». Depuis sa première élection en 1979, le Parlement européen est dirigé par l’alliance du PPE et des Socialistes et démocrates qui s’échangent, à mi-mandat, la présidence de l’institution.

S’ils ne rêvent plus de faire voler en éclats le PPE, dominé par l’encore puissante CDU allemande, les amis de Macron espèrent être en mesure de fédérer un groupe charnière sans lequel aucune majorité ne sera possible. Une hypothèse confirmée par les dernières projections réalisées à partir des sondages nationaux. «Nous assumons notre proximité avec l’Alde, mais nous ne voulons pas nous enfermer dans cette alliance»,assure l’Elysée. Clément Beaune, proche conseiller du chef de l’Etat, s’intéresse de près aux «partis émergents» qui fleurissent partout en Europe, tout particulièrement en Pologne, où le parti Wiosna est crédité de 14 % d’intentions de vote.

S’il pèse suffisamment lourd, le futur groupe «central» ne désespère pas de pouvoir mettre le PPE au pied du mur, en le sommant de choisir avec qui il souhaite faire alliance. Avec les partisans d’une UE plus intégrée et plus solidaire ? Ou avec les nationalistes et les populistes ? Les amis du président hongrois, Viktor Orbán, et du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, pourront être tentés par la deuxième voie. Ceux d’Angela Merkel, plutôt par la première.

Quel casting pour la liste ?

Les noms des 79 candidats retenus sur la liste soutenue par LREM et ses alliés ne seront probablement pas dévoilés avant la fin du grand débat mi-mars. En campagne depuis le début de l’année, les trois principales têtes de liste concurrentes, Jordan Bardella (FN), Manon Aubry (LFI) et François-Xavier Bellamy (LR), vont donc devoir patienter encore avant de connaître leur adversaire macroniste. «Des pétards mouillés», plaisante Nathalie Loiseau, ministre chargée de l’Europe, à propos de ces trois jeunes candidats, tous inconnus du grand public, censés incarner l’audace et le renouveau.

Les stratèges de la macronie sont convaincus que les Français ne commenceront à s’intéresser à ce scrutin qu’à la mi-avril. Ce qui laisse du temps pour désigner les candidats et surtout celui ou celle qui sera à leur tête. Ces deux questions distinctes ne se règlent d’ailleurs pas au même niveau. Si le gros des troupes est sélectionné par les commissions d’investiture de LREM, du Modem et du petit parti juppéiste Agir, c’est à l’Elysée que sera décidé le nom de la tête de liste.

Alors que les partis de Le Pen, Mélenchon et Wauquiez parient sur la jeunesse et le renouvellement – ce qui avait plutôt bien réussi aux marcheurs en juin 2017 -, Macron se prépare, de son côté, à faire le choix inverse : celui de l’expérience, pour sauver une UE selon lui gravement menacée, comme jamais depuis la première élection du Parlement européen en 1979, il y a tout juste quarante ans.

Le chef de l’Etat devra, le moment venu, arbitrer entre trois scénarios. Le premier, le plus évident, consisterait à faire appel à un poids lourd politique capable de restaurer l’influence française à Bruxelles. Les noms de Jean-Yves Le Drian ou même d’Edouard Philippe sont cités, au grand dam de leurs entourages qui disent qu’ils ne sont pas intéressés. Une autre option serait de faire appel à une personnalité issue de la société civile faisant autorité en Europe. Par exemple la ministre Nathalie Loiseau, très présente et de plus en plus offensive dans le débat européen… mais pas du tout tentée. Laurence Tubiana, représentante spéciale du gouvernement français pour la conférence de Paris sur le Climat (2016) aurait, elle aussi, le profil. Enfin, troisième option, la majorité pourrait désigner un groupe de trois ou quatre personnalités qui incarneraient chacune une compétence européenne. C’est ce que recommande Cohn-Bendit, une formule qui lui a plutôt bien réussi en 2009 lorsqu’il conduisait la liste écolo avec Eva Joly et José Bové.

Macron n’aurait pas encore décidé. «Je ne suis pas sûr qu’il faille faire trop de tactique», confiait-il le 31 janvier. Il est vrai qu’à l’arrivée cette liste sera d’abord identifiée à sa personne, comme celles du RN ou de LFI le seront à Le Pen et Mélenchon.

Derrière, les places seront très chères. Même si elle parvient à dépasser les 20 %, la majorité ne peut espérer qu’un peu plus d’une vingtaine de sièges dont la moitié devrait revenir aux différents alliés : Modem, juppéistes, radicaux, écolos. Pour les candidats sélectionnés par LREM, il ne reste donc, dans le meilleur des cas, qu’une dizaine de places éligibles. Elles ont été sélectionnées par la commission d’investiture présidée par Jean-Marc Borello, patron du Groupe SOS. Le parti présidentiel a reçu au total plus de 2 500 candidatures, chacune devant être accompagnée d’une vidéo de deux minutes où les prétendants expliquent leurs motivations.

Comme dans tous les partis, ce scrutin de liste aura été précédé chez les marcheurs par une guerre des places et beaucoup de frustration. Mais Nathalie Loiseau veut croire que la majorité garde sur ses adversaires «l’avantage de la cohérence»«Pour la première fois, nous avons une majorité unie sur la question européenne en France. Dans le passé, à droite comme à gauche, il y a toujours eu à l’intérieur des majorités des proeuropéens et des eurosceptiques profonds», note la ministre dans une allusion aux déchirements passés du PS et du RPR (puis de l’UMP). Cet avantage, les macronistes prétendent l’exploiter en faisant de l’expertise européenne des candidats leur principal argument face à des concurrents qui ont parié, eux, sur la jeunesse et donc aussi sur l’inexpérience.

Alain Auffray

Liberation.fr
Publié dans:Non classé |on 22 février, 2019 |Pas de commentaires »

Bonne chose……………………..(21/02/2019)

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d’une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie.

 

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l’après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l’organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement.

MSN

Publié dans:Non classé |on 21 février, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………(21/02/2019)

Libération 21 février 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les arguties de l’Elysée

En critiquant vertement la gestion du cas Benalla par l’Elysée, le Sénat a-t-il enfreint le principe de la séparation des pouvoirs ? C’est la thèse du gouvernement, qui s’est abstenu de répondre sur le fond et s’est concentré sur des questions de forme pour contrer le rapport de la commission présidée par Philippe Bas.

Thèse bien fragile. La séparation des pouvoirs, en effet, ne veut pas dire que les trois principales instances de la République – le Parlement, l’exécutif et la justice – travaillent chacune dans leur coin et ne s’occupent en rien des activités des deux autres. Si tel était le cas, le gouvernement ne pourrait pas intervenir dans le travail parlementaire, alors que la Constitution lui donne le droit de fixer l’ordre du jour, de s’opposer aux amendements parlementaires ou bien de contraindre sa propre majorité en usant de l’article 49 alinéa 3. Le Parlement ne pourrait exercer aucun contrôle sur le fonctionnement de la présidence ou des ministères, alors qu’il dispose d’un droit de regard sur le budget de l’Elysée, qu’il peut envoyer des députés contrôler l’usage des fonds publics dans tel ou tel ministère, mettre sur pied des commissions d’enquête sur tel ou tel aspect de l’action gouvernementale, etc. La justice ne pourrait mettre en examen un ministre, ni enquêter sur tel ou tel fonctionnaire de l’exécutif, alors qu’elle en a depuis toujours le droit. De même que l’exécutif nomme certains hauts magistrats et peut donner des consignes générales aux procureurs de la République.

La question se pose différemment : la commission sénatoriale a-t-elle outrepassé les prérogatives prévues par la Constitution ? Philippe Bas a répondu : le rapport de la commission propose des changements destinés à éviter que se reproduisent les dysfonctionnements qu’elle a observés, non dans les décisions politiques prises par le chef de l’Etat, mais dans le fonctionnement administratif de l’Elysée, ce qui n’est pas la même chose. Il semble bien que dans cette dispute, l’avantage soit à Philippe Bas et non à l’Elysée.

Et surtout, on craint que cette polémique juridique ne soit destinée à masquer la vraie question : oui ou non, la conduite de cette affaire par l’Elysée était-elle judicieuse, droite, transparente ? On voit bien que non. Au lieu d’écarter le jeune conseiller pour avoir outrepassé sa mission le 1er mai, l’Elysée a pris une sanction faible et, de plus, fort peu appliquée : Alexandre Benalla a continué d’exercer ses fonctions ambiguës pendant sa période de mise à pied, il a gardé son téléphone crypté, il a conservé ses passeports… De même, ses supérieurs sont passés à côté des activités parallèles exercées par Benalla, qui ont consisté, par exemple, à négocier un contrat privé de sécurité avec un oligarque russe tout en étant en poste à l’Elysée, ce qui est tout de même fort de café. Bref, l’Elysée a commis boulette sur boulette, donnant le sentiment de vouloir protéger un collaborateur défaillant au lieu de l’écarter. Ce que la commission Bas a justement mis en évidence.

Cette affaire médiocre et lamentable a eu en revanche un mérite : créer un précédent en permettant à une commission parlementaire d’éclairer les citoyens sur les pas de clerc commis par la présidence. Chose utile, qui renforce la fonction de contrôle exercée par les représentants de la Nation sur le comportement de l’exécutif, qui est à la base du principe de la souveraineté populaire. A quelque chose malheur macronien est bon. La séparation des pouvoirs ne saurait servir de paravent à la défaillance de l’un d’entre eux.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 21 février, 2019 |Pas de commentaires »

Du rififi chez LREM………………………………..(21/02/2019)

Du rififi chez LREM......................................(21/02/2019) dans Non classé hauts-de-france
Jeudi 21 Février  
 
La députée de l'Oise Agnès Thill annonce avoir reçu une "mise en garde" par LREM
 
 
La députée de l’Oise Agnès Thill annonce avoir reçu une « mise en garde » par LREM
 
L’élue LREM Agnès Thill, dont certains députés ont demandé à plusieurs reprises l’exclusion après ses déclarations anti-PMA, a reçu une « mise en garde » de la part de son parti, a-t-elle annoncé ce jeudi. 
 
 
Publié dans:Non classé |on 21 février, 2019 |Pas de commentaires »

Benalla…………………(21/02/2019)

Nouveau big-bang dans l’affaire Benalla. Alors que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est incarcéré depuis mardi à la prison de la Santé pour avoir violé son contrôle judiciaire, l’Elysée est désormais en première ligne. Après six mois de travaux et l’audition d’une quarantaine de personnes, les sénateurs viennent de remettre leur rapport sur ce scandale à tiroirs qui n’en finit pas de gangrener l’exécutif. «Il est heureux que le Sénat existe», s’est félicité le rapporteur Jean-Pierre Sueur lors de la présentation du document, dont les conclusions sont aussi accablantes pour Alexandre Benalla que pour les plus hautes instances de l’Etat. Une somme qui donne le tournis tant l’accumulation des dysfonctionnements graves apparaît criante. «Si ces agissements sont ceux d’un homme, ils n’ont été possibles que parce qu’il évoluait dans un système», ont insisté les rapporteurs, évoquant une longue «chaîne d’irresponsabilités». Pointant les «omissions», les«incohérences» et les «contradictions» de certains collaborateurs d’Emmanuel Macron, les sénateurs ciblent nommément le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, ainsi que le chef du groupe de sécurité du président de la République, le général Lionel Lavergne. Tous sont accusés d’avoir retenu «une part significative de la vérité» face à la commission, en particulier sur la véritable fonction d’Alexandre Benalla.

Liberation.fr

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Honteux………………………………………..(21/02/2019)

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Pédophilie dans l’Eglise : comment les questions de sexualité sont abordées dans la formation des futurs prêtres
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La lettre de Laurent Joffrin………………………..(20/02/2019)

Libération 20 février 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

LFI et l’antisémitisme

Antisémite, Mélenchon ? C’est une mauvaise blague, diffamatoire par surcroît. Rien dans la biographie du leader de La France insoumise – rien de rien – ne vient accréditer cette fable. Né dans une famille franc-maçonne, Mélenchon a passé sa vie au sein d’une gauche républicaine dont il a incarné diverses variantes. Il fut d’abord trotskiste, tendance Lambert, ce qui est déjà un brevet quand on se souvient que le «Prophète», né Lev Bronstein, a lui-même été la cible d’attaques antisémites, comme nombre de ses partisans. Il est ensuite devenu une figure de la gauche du PS, mitterrandien et animateur d’un courant plus radical, jusqu’à son départ et au lancement de son aventure «insoumise», qu’on peut contester par ailleurs, mais certainement pas sur la base d’une accusation infamante d’antisémitisme. Ceux qui la formulent veulent en fait dénoncer l’«islamo-gauchisme», qui a pu, lui, succomber à de graves ambiguïtés. Pour cause de républicanisme intransigeant, Mélenchon n’en fait pas partie.

Le problème est ailleurs. Si certains leaders LFI ont pu marquer quelques hésitations après les insultes dirigées contre Alain Finkielkraut, c’est pour une tout autre raison. Il tient dans la stratégie «anti-système» mise en œuvre par La France insoumise. Pour faire court, LFI se meut dans un paysage mental qui divise la France en deux camps : «les élites» d’un côté, «le peuple» de l’autre. Plus ou moins inspirée des thèses de la philosophe Chantal Mouffe sur le «populisme de gauche», cette stratégie vise à fédérer toutes les «victimes de l’oligarchie» pour créer une majorité politique qui serait le point d’appui d’un changement radical, égalitaire et écologique. Mouffe adapte à une société démocratique les anciennes thèses du juriste et philosophe politique Carl Schmitt, pour qui l’essence de la politique consiste à désigner un ennemi et à le combattre en réunissant contre lui une coalition d’«amis». Inspiration lointaine, mais réelle, qui met au premier plan une vision purement antagonique de la vie en société (Mouffe nuance en parlant de conception «agonistique»). Filiation qui a le léger inconvénient de se référer à ce Schmitt, l’un des théoriciens du national-socialisme dans les années 30 et 40, ce qui fait mauvais genre, alors que ni Mouffe ni Mélenchon ne peuvent être soupçonnés de la moindre complaisance envers ce terrible passé.

D’où le soutien constant apporté par La France insoumise au mouvement des gilets jaunes. La protestation émane du «peuple» et vilipende les «élites» : il faut donc se ranger à ses côtés, ne serait-ce que pour tenter de l’arracher à l’influence de l’extrême droite. On a donc tendance, dans cet esprit, à minimiser les débordements verbaux ou physiques qui émaillent le mouvement, et notamment l’agression contre Finkielkraut, qu’on condamne évidemment mais en dénonçant aussitôt «l’instrumentalisation» de l’événement par les adversaires des gilets jaunes, ce qui affaiblit la condamnation.

Raisonnement logique, mais aux dangers évidents. Le peuple n’a pas toujours raison et – horresco referens – les élites n’ont pas toujours tort. Un projet politique se fonde sur des valeurs et pas seulement – pas principalement – sur la distinction entre amis et ennemis. Vérité d’évidence que LFI peine parfois à rappeler.

Mutatis mutandis, le débat évoque celui qui a partagé le mouvement ouvrier au moment de l’affaire Dreyfus. Dans un premier temps, croyant Dreyfus coupable, Jaurès, leader socialiste, avait hurlé avec les loups et s’était même étonné de l’indulgence dont la société bourgeoise faisait preuve envers ce capitaine membre de l’élite, qu’il croyait convaincu de trahison. Puis, comme la vérité se faisait jour, il devint l’un des chefs de file du dreyfusisme, ardent et impérieux, se justifiant par cette phrase restée dans les mémoires : innocent, Dreyfus «n’est plus ni un officier ni un bourgeois : il est dépouillé, par l’excès même du malheur, de tout caractère de classe ; il n’est plus que l’humanité elle-même, au plus haut degré de misère et de désespoir qui se puisse imaginer». Au même moment, Jules Guesde, qui n’avait rien d’antisémite, choisit au contraire la stratégie contre les valeurs. Il refusa de s’engager aux côtés des dreyfusards, considérant que «l’Affaire» était une querelle interne entre bourgeois qui ne regardait pas le prolétariat, lequel devait conserver son unité sur une base de classe pure et dure. Ainsi la césure simpliste «ami-ennemi», en l’occurrence «bourgeois-prolétaires», le conduisit à une erreur historique.

Toutes proportions gardées, le «populisme de gauche» de LFI pose le même problème. A vouloir, à toute force, privilégier le combat entre «peuple» et «élites», on s’aventure en terre dangereuse, tant ces catégories sont sommaires et trompeuses. On risque surtout de s’allier avec des forces dont les conceptions sont à l’opposé de la tradition socialiste et républicaine.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 20 février, 2019 |Pas de commentaires »

Merci à tous……………………………….(20/02/2019)

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Les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage entre syndicats et patronat ont échoué
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La lettre de Laurent Joffrin……………………..(19/02/2019)

Libération 19 février 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les racines de la haine

Pourquoi l’antisémitisme? On en connaît les causes immédiates: la persistance, ou la résurgence, du vieux préjugé d’origine chrétienne (même s’il est combattu avec énergie par les Eglises, en, tout cas depuis 1945), récupéré par une partie du nationalisme français au moment de l’affaire Dreyfus et de la France juive de Drumont et qu’on retrouve aujourd’hui à l’extrême droite (voir Soral, Rivarol, les «identitaires» et quelques autres groupes); la montée en puissance d’un islamisme de combat qui s’appuie sur d’autres préjugés antijuifs, nés de l’ancienne rivalité entre islam et judaïsme, même s’ils sont souvent condamnés par les autorités musulmanes.

On cite ensuite des causes plus générales, moins directes: l’enlisement dans la crise économique et sociale, la renaissance de la violence, verbale ou physique dans les rapports sociaux, la virulence des partis extrêmes qui crée un climat d’hostilité dans la vie politique, la «libération de la parole» provoquée par la montée en puissance des «réseaux sociaux», où les barrières habituelles du respect sont faibles ou inexistantes.

Au risque d’être désagréable, on en ajoutera une autre, également indirecte et générale, mais dont on peut penser qu’elle joue un rôle croissant: elle tient dans ce qu’on appelle la «politique de l’identité». On entend par là cette manie contemporaine de placer au centre d’une conception politique, ou d’une action militante, l’appartenance ethnique, religieuse ou culturelle des individus, c’est-à-dire de considérer les hommes et les femmes non pour ce qu’ils font ou ce qu’ils disent, mais pour ce qu’ils sont. Cet «essentialisme», qui est la négation de la responsabilité individuelle et la porte ouverte à toutes les classifications sommaires, est malheureusement l’apanage commun de l’extrême droite et d’une certaine extrême gauche. D’un côté on exalte l’appartenance nationale, chrétienne, occidentale, soi-disant menacée par des forces hostiles et qui devient la boussole de tout jugement politique. De l’autre, on défend les minorités en enfermant leurs membres, au nom de la lutte contre la «domination», dans leur appartenance ethnique ou religieuse, au lieu d’exiger pour chaque individu les droits du citoyen et l’application concrète des principes universels. Ce double communautarisme est délétère. Les uns prétendent parler au nom des majoritaires qui ont peur de ne plus l’être, les autres pour les minoritaires qui exigent une reconnaissance collective. Tout cela crée un paysage morcelé et agressif, au sein d’une République en principe unitaire, qui considère chacun à égalité de droits, quelle que soit son origine, mais qui se retrouve sur la défensive devant la montée des particularismes ethniques ou religieux.

L’histoire montre que c’est au sein de telles configurations sociales et politiques, où la question de l’identité devient obsessionnelle, que l’antisémitisme, la version la plus exacerbée et la plus dangereuse de l’essentialisme (on attaque les Juifs parce qu’ils sont Juifs, sans chercher plus loin) se développe le plus facilement. La manifestation de ce mardi, dont les effets réels seront sans doute limités, a au moins cette vertu: rappeler que beaucoup de citoyens ne souscrivent pas à la «politique de l’identité» et voient en chacun un citoyen ou une citoyenne qui a droit à l’égal respect, et se réfèrent toujours aux valeurs universelles qui fondent les démocraties.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 19 février, 2019 |Pas de commentaires »

?? (19/02/2019)

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Manque d’effectifs, retour à l’emploi limité pour les chômeurs… Un député constate « un dysfonctionnement évident » de Pôle emploi
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Publié dans:Non classé |on 19 février, 2019 |Pas de commentaires »
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