Archive pour le 14 mars, 2019

Brexit encore…………………………………(14/03/2019)

En votant contre l’accord de divorce de la Première ministre britannique Theresa May, les « Brexiters » purs et durs ont paradoxalement pris le risque de devenir les alliés de leurs meilleurs ennemis: les « Remainers », partisans du maintien dans l’Union européenne.

Certes, ils ont crié victoire mardi soir, après le très large rejet de ce Traité de retrait de l’Union européenne par les députés britanniques par 391 voix contre 242.

Un texte « embarrassant », « en bout de course », à mettre au « placard », a fustigé l’ancien ministre des Affaires étrangères conservateur Boris Johnson, un des grands artisans de la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

Mais c’est pour mieux déchanter mercredi, la Chambre des communes ayant lors d’un nouveau vote, qui n’aurait pas eu lieu si l’accord avait été adopté, exprimé son opposition à une sortie sans accord (« no deal »), une option que nombre de Brexiters privilégient.

- « Bouchez-vous le nez » -

AFP © AFP

Des militants pro-Brexit manifestent devant le Parlement à Londres, le 13 mars 2019

En rejetant l’accord, et alors qu’un report du Brexit se profile, n’auraient-ils pas finalement scié la branche sur laquelle ils étaient assis?

« Les Brexiters ont laissé le Brexit à la merci des Remainers et de l’UE », avance l’éditorialiste du quotidien The Daily Telegraph Asa Bennett, en soulignant que le report, sur lequel les députés votent jeudi, semble désormais « acquis ».

Portée par ce succès d’étape, l’organisation People’s Vote, qui milite pour l’organisation d’un nouveau référendum, a estimé que les « arguments en faveur » d’une telle consultation « devenaient de jour en jour plus évidents ».

Certains Brexiters avaient senti le coup venir et choisi mardi de voter pour l’accord de Theresa May, à l’instar de Ben Bradley, député conservateur de Mansfield (centre de l’Angleterre).

« Je vous conseille vivement de vous boucher le nez et de soutenir l’accord de May », avait-il invité ses comparses dans une tribune dans le quotidien The Guardian.

S’il est rejeté, « le Parlement votera pour une extension (de l’article 50, qui fixe au 29 mars la date du Brexit, ndlr), et l’extension entraînera un report, davantage de confusion, et un risque majeur qu’il n’y ait pas de Brexit du tout ».

Une prise de position qui a immédiatement déclenché un déluge de commentaires assassins sur les réseaux sociaux, signe des passions que suscitent le Brexit au Royaume-Uni: « traître », « vendu », « bas de plafond », peut-on lire parmi d’autres amabilités postées sur Twitter.

Au total, ce sont quelques 39 députés conservateurs qui ont changé d’avis et voté pour le texte après l’avoir rejeté une première fois le 15 janvier.

- Vers un Brexit doux ? -

AFP © AFP

Pendant une manifestation anti-Brexit devant le Parlement à Londres, le 10 mars 2019

Les rassemblements populaires organisés le jour du vote devant le Parlement ont également été le théâtre de cette situation contradictoire, chaque camp se réjouissant de la défaite de l’accord – mais pour des raisons opposées.

Nina Hawl, Britannique europhile de 82 ans, y a vu une « étape de plus pour rester dans l?UE ». Julie Astell, Brexiter de 58 ans, la promesse d’un Brexit « sans entrave ».

Mais si chacun a pu avoir le sentiment d’avoir remporté une bataille, bien malin celui qui pourra dire quel camp remportera la victoire, note Steve Peers, professeur à l’université de l’Essex.

Les Remainers ont beau avoir commencé à sabrer le champagne, « il reste encore à voir s’il y a suffisamment de voix au Parlement pour un autre référendum ou pour une loi pour révoquer la notification de l’article 50. Jusqu’à présent, cela ne semble pas être le cas », souligne-t-il, interrogé par l’AFP.

Au bout du compte, ajoute-t-il, la situation risque surtout de bénéficier à ceux « capables d’accepter un compromis pour un Brexit doux ».

Les Brexiters auront l’occasion de reconsidérer leur position à la faveur d’un nouveau vote sur l’accord que Theresa May a proposé d’organiser d’ici au 20 mars. Et de se demander si l’adoption de ce traité qu’ils n’apprécient guère n’est pas, finalement, le meilleur moyen d’obtenir la sortie de l’UE.

msn

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Publié dans:Non classé |on 14 mars, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………(14/03/2019)

Libération 14 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Grand débat, petit calcul

Grand débat, suite, fin… et suite. De toute évidence, l’exécutif n’est guère pressé de mettre un point final à cette expérience démocratique inédite. D’abord parce que cette trouvaille tactique a fonctionné : l’attention publique s’est détournée – en partie – du mouvement des gilets jaunes, donnant au pouvoir la bouffée d’air frais qui l’a sauvé de l’asphyxie promise au plus fort de la mobilisation, quand une noire panique a saisi la majorité En Marche, qui se voyait déjà chassée du pouvoir à la manière d’un Charles X ou d’un Louis-Philippe.

Ensuite parce qu’elle a permis à Emmanuel Macron de mener une deuxième campagne électorale grâce à une succession de pow-wow marathoniens où le grand chef à plumes a pu étaler son art de l’empathie technocratique, sa mémoire encyclopédique, et une infatigable rhétorique, digne d’un Fidel Castro glabre en mode inspection des Finances. La prolongation hasardeuse des protestations, alliée à ce «one president show», lui a permis de mettre fin à une glissade fatale dans l’opinion, tel un alpiniste qui plonge vers l’abîme mais plante son piolet dans la pente et regagne mètre par mètre un rebord plus sûr.

Enfin parce que l’attente impatiente exprimée par les participants débouchera probablement sur une déception, quand il faudra choisir entre les propositions formulées tout en tenant compte de l’état des finances publiques et, surtout quand l’exécutif promet d’écouter la base sans changer vraiment de cap, deux impératifs strictement oxymoriques. Gouverner, c’est choisir. Mais choisir, c’est risquer le mécontentement. Encore une minute, Monsieur le bourreau…

Certaines propositions sont intéressantes : le rétablissement de l’ISF, bien sûr, qu’on essaie de faire sans trop le faire, en augmentant l’impôt sur la propriété immobilière (bizarrerie : pourquoi taxer plus la pierre que la spéculation financière ?) ; la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (coûteuse néanmoins) ; la suppression de certains privilèges (symbolique : cela ne rapporte rien en regard des masses budgétaires) et, surtout le rapprochement entre l’action publique et les citoyens, impératif catégorique dans la crise actuelle de la démocratie.

D’autres mesures posent question. Le RIC est absurde dans son aspect révocatoire (ainsi on placerait les députés sous la menace d’un vidage en règle s’ils s’avisent de voter une loi impopulaire, alors qu’il en faut parfois) ; en revanche, le référendum sur des projets de loi doit être assoupli et facilité, un peu comme en Suisse, où il fonctionne bien, quoique avec une participation électorale faible. La prise en compte du vote blanc comme un vote exprimé est contradictoire dans les termes : le vote blanc n’exprime rien, par définition, sinon un indistinct rejet de la classe politique, quelle qu’elle soit, ce qui est un rejet de la démocratie représentative dans son essence, mauvaise idée. Ou encore le tirage au sort des députés, qui peut valoir dans une instance consultative, mais qui veut dire, si les tirés au sort ont un pouvoir législatif, que les lois seront votées par des gens que personne n’a choisis, sinon le hasard ; tout citoyen devrait rejeter cette idée avec horreur : les lois dépendent de la volonté générale, elles ne sauraient être décidées à la roulette.

L’examen de ces projets disparates sera un bon prétexte pour reculer encore la réponse. Si possible après les européennes : à quoi bon décevoir les gens au moment où on les appelle aux urnes ? D’abord l’élection, ensuite la déception…

Et aussi

Libération sera présent au Salon du Livre de Paris du 15 au 18 mars 2019, à la Porte de Versailles.

Rendez-nous visite sur notre stand : Hall 1 - G37 pendant trois temps forts :

Samedi 16 mars de 16h à 18h : séance de dédicaces avec Laurent Joffrin, Philippe Lançon et les journalistes de Libération
Samedi 16 de 15h à 16h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Europe »
Samedi 16 de 17h à 18h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Polar »
Dimanche 17 mars de 17h à 18h : intervention d’Alexandra Schwartzbrod sur la scène « Polar ».

LAURENT JOFFRIN
La lettre de Laurent Joffrin........................(14/03/2019) dans Non classé NL-POLITIQUE-300x250-20181204
Publié dans:Non classé |on 14 mars, 2019 |Pas de commentaires »

Inaction, eh! oui……………………………………..(14/03/2019)

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ALERTE INFO
Les associations à l’origine de la pétition « L’Affaire du siècle » déposent plainte contre l’Etat pour inaction climatique
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 14 mars, 2019 |Pas de commentaires »

Le grand cirque anglais………………………….(13/03/2019)

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ALERTE INFO
Brexit : les députés britanniques rejettent d’un cheveu l’option d’une sortie sans accord
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 14 mars, 2019 |Pas de commentaires »

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