Archive pour le 28 mars, 2019

La lettre de Laurent Joffrin……………….(28/03/2019)

Libération 28 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les Marx Brothers d’En marche

En marche dans l’élection municipale parisienne ? C’est la cabine des Marx Brothers. On se souvient que dans Une nuit à l’opéra, Groucho introduit l’un après l’autre dans une cabine de paquebot exiguë une kyrielle de figurants, plombiers, marins, manucure, électricien, serveurs, femme de chambre, créant un hilarant amoncellement de visiteurs disparates, chacun poursuivant son improbable mission. Ainsi une escouade de dignitaires macroniens, où de sous-dieux jupitériens, par l’odeur alléchée, se pressent dans la porte étroite de l’investiture du parti du Président.

Benjamin Griveaux, une sorte de Groucho sans moustache, tout aussi péremptoire et solennel que son modèle, tient en principe la corde dans cette compétition fratricide et comique à la fois. Son collègue Mounir Mahjoubi, orateur rapide et sympathique, joue le rôle de Chico, à l’habileté toujours déjouée, jouant de l’ordinateur comme l’autre joue du piano. Cédric Villani, qui réunissait le jour de la démission de ses camarades du gouvernement un meeting massif de 60 personnes, ludion excentrique, incarne Harpo, aussi baroque dans son costume et sa coiffure que le faux muet du quatuor. Enfin Gaspard Gantzer, jeune ténor compétent, franc-tireur personnellement lié au Président, un peu bellâtre, se retrouve à la place de Zeppo, le quatrième Marx, plus effacé, mais plaisant au public.

A la fin de la scène, Margaret Dumont, la grande dame souffre-douleur des quatre génies de la clownerie, ouvre la porte de la cabine, libérant un torrent humain confus et bigarré. Anne Hidalgo n’a pas le physique, aussi élégante et décidée que l’autre était empesée et naïve. Elle n’ouvrira donc pas la porte de la cabine, laissant les impétrants d’En marche se piétiner entre eux, et espérant du coup les coiffer au poteau, comme la tortue laisse, elle, les lièvres fringants se bercer d’illusions.

C’est le problème de la métaphore montagnarde du Président. Quand il y a quatre premiers de cordée suivant chacun sa route, ceux qui suivent s’interrogent sur la direction générale et le sommet paraît soudain inaccessible. On imagine au passage le concert de ricanements qui aurait entouré naguère la même bousculade d’ambitions au sein d’un parti traditionnel, chacun attendant, non que les militants ou les électeurs les départagent dans une primaire, mais priant pour que le doigt de dieu se pointe sur lui. Ainsi en va-t-il dans le nouveau monde : ce ne sont plus les citoyens qui décident, quand bien même on leur rend un culte fiévreux. C’est César ou Auguste, laissant les gladiateurs s’étriper, qui lève ou abaisse le pouce pour désigner le vainqueur. Cela s’appelle le renouveau démocratique.

LAURENT JOFFRIN
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Il faut tuer les « vieux »………………………………….(28/03/2019)

/ Thodonal Dépendance des retraités : vers un nouvel impôt en 2024 ?

Dans un rapport remis ce jeudi à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, plusieurs pistes sont proposées pour financer la dépendance des personnes âgées. Parmi elles, la création d’une taxe en partie dédiée à la dépendance à partir de 2024.

On aura quasiment tout entendu. Création d’une nouvelle journée de solidarité, report de l’âge de départ à la retraite, augmentation des droits sur les successions et les donations, mise en place d’une assurance privée obligatoire… en matière de financement de la dépendance, les idées de manquent pas. Car il est nécessaire de trouver de l’argent. Alors qu’aujourd’hui ces dépenses représentent 1,2% du PIB, leur part dans la richesse nationale devrait atteindre 1,6% en 2030. A ce rythme, les dépenses publiques pour couvrir ce risque atteindraient ainsi 6,2 milliards d’euros par an en 2024 et grimperaient à 9,2 milliards d’euros en 2030.

D’après le rapport rédigé par le président du Haut conseil au financement de la protection sociale, Dominique Libault, un effort financier de la nation en faveur des personnes âgées en perte d’autonomie est nécessaire “à la fois pour faire face aux évolutions démographiques à venir mais également pour financer les mesures nouvelles nécessaires”.

Pourtant, dans ce document, aucune des pistes évoquées ci-dessus n’a été retenue. En ces temps de Gilets jaunes où la création d’une nouvelle cotisation aurait pu être très mal perçue, le rédacteur du rapport propose plutôt de mettre en place un financement par étapes, qui pourra être réajusté en fonction des perspectives économiques. En résumé, il faut s’appuyer sur ce qui existe déjà. Tout d’abord ce qu’il faut retenir est qu’il y aurait un avant et un après 2024. A partir de 2024, date à laquelle la dette de la sécurité sociale devrait s’éteindre, la CRDS – taxe pour rembourser cette dette sociale – devrait logiquement disparaître. Or le rapport suggère de maintenir cette taxe après 2024 et de consacrer la moitié de ces recettes annuelles – 9 milliards d’euros par an – au financement de la dépendance. Une opération pas vraiment indolore pour le portefeuille des ménages puisque ces derniers qui auraient dû récupérer du pouvoir d’achat… continueraient donc, avec ce scénario, à payer cette contribution. Autre limite de cette proposition : le non respect des critères budgétaires demandés par Bruxelles. Cette contribution ne servant plus à rembourser une dette, elle serait désormais considérée comme une nouvelle dépense. Il faudrait alors trouver de nouvelles ressources en face pour équilibrer le budget.

Autre problème : quel levier de financement activer avant cette fameuse date charnière de 2024 ? Si au départ le rapporteur tablait sur les excédents de la Sécurité sociale, les prévisions étant moins bonnes que prévu, il a dû revoir un peu sa copie. Le financement pourrait aussi être une question d’arbitrage. Plutôt que d’orienter certaines recettes vers la santé ou les retraites, le choix pourrait être fait de les utiliser pour la dépendance. “Cette solution affirmerait clairement un arbitrage politique en faveur du grand âge compatible avec les engagements macroéconomiques globaux de la France”, prône le rapport. Il pourrait aussi être envisagé de puiser dans les ressources du fonds de réserve des retraites, organisme public qui sert également à rembourser une partie du trou de la Sécu, et dont le montant des économies s’élevait fin 2017 à 36,4 milliards d’euros.

Reste maintenant à savoir si ces propositions de financement se retrouveront dans la loi grand âge qui devrait arriver au Parlement cet automne. Entre temps, il est toujours possible que certaines autres pistes non inscrites dans le rapport reviennent par la porte du Grand débat national.

SUR LE MÊME SUJET :

- Dix mesures pour gérer le défi de la dépendance

msn

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L’école en danger ? (28/03/2019)

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Maternelles et directeurs menacés, enseignants bâillonnés : on a passé au crible trois craintes qui circulent autour de la loi « pour une école de la confiance »
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