Archive pour le 29 mars, 2019

La lettre de Laurent Joffrin……………………….(29/03/2019)

Libération 29 mars 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Brexit : le lion et l’âne

On croirait un vieux tube de Polnareff : c’est une chambre qui fait non, non, non, non, non, non. Après avoir voté négativement sur toutes les options alternatives qui lui étaient présentées, la Chambre des communes a rejeté pour la troisième fois l’accord signé entre le gouvernement May et l’Union européenne. Comme disent les Anglais : May way ? No way. De quoi le Parlement est-il le non ? De l’indécision totale du peuple britannique.

Le spectre d’un «hard Brexit» redouté par tous se rapproche donc d’un grand pas. Plus que treize jours pour l’éviter : c’est un peu court. Constat provisoire : si le «hard Brexit» s’impose, c’est contre la volonté de tous, la population et sa représentation. La moitié des citoyens environ voudrait rester dans l’Union, et une autre partie, indéterminée mais réelle, souhaite un accord de séparation à l’amiable. L’absurdité arriverait ainsi à son terme : au nom du peuple prévaudrait une solution dont le peuple ne veut en aucun cas. Tout ça pour respecter sa voix.

L’autre option ? Un nouveau report, d’un an au moins, cette fois. Entre-temps, le gouvernement changerait de cap ou de tête. De cap : May maintenue chercherait une majorité pour approuver une solution à la norvégienne (hors l’union politique mais dans l’union douanière). De tête : May s’efface et un nouveau Premier ministre – ou une nouvelle Première ministre – se lance à son tour. Ou alors un nouveau vote : des élections, comme le réclame Jeremy Corbyn, sans savoir ce qu’il en sortirait, ou un second référendum, qui alimentera la rhétorique sur «l’Europe-prison», mais permettrait aux électeurs de se prononcer à la lumière de l’expérience des trois dernières années. Le Royaume-Désuni cherche la sortie. Le lion britannique s’est changé en âne de Buridan.

LAURENT JOFFRIN
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Elle se prend pour qui, Lily Marlène ? (29/03/2019)

Elle effraie bien des grands patrons et des responsables politiques. Elise Lucet, qui présente Envoyé Spécial et Cash Investigation, est de ce fait la cible de nombreuses critiques. Récemment encore, son travail subit des tirs nourris. Les attaques proviennent directement du gouvernement, portées par la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

« Je suis interpellée par ce que le format Envoyé Spécial est devenu et par l’émission Cash Investigation. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens, des exemples de politiciens corrompus, d’hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l’argent », commence Marlène Schiappa devant les micros de Télé Loisir, à qui elle a accordé une interview fleuve. « Quand on ne montre que ça, je crois qu’on installe dans l’esprit des gens ‘Wouah, ils sont tous comme ça’. Et je trouve que c’est un peu une forme de populisme de dire ils sont tous pourris », poursuit-elle, non sans préciser qu’il ne s’agit pas d’un débat de personne, mais bien d’un débat d’idées.

Pour autant, même si les attaques ne visent pas Elise Lucet en personne, ses équipes n’ont que peu goûté à la remarque. « Lorsque Cash Investigation enquête sur le plastique, la surpêche, les implants, l’optimisation fiscale et les conditions de travail des salariés, pour vous c’est ‘une forme de populisme’. Pour nous ce sont des sujets d’intérêt général », annoncent-elle sur Twitter.

 

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La fière Albion est dans la m…………………………….(29/03/2019)

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Brexit : l’accord de sortie de l’Union européenne rejeté pour la troisième fois par les députés britanniques
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Je t’aime, moi non plus…………………………(29/03/2019)

  • Brexit : Theresa May, l’obsédée textuelle

L’image est cruelle. C’est une page blanche, sur laquelle flottent deux escarpins à imprimé léopard. Ils sont un peu usés et vidés de leurs pieds. «Après May : la bataille pour l’âme des tories est engagée», titre l’article de l’hebdomadaire conservateur The Spectator qui l’accompagne. Alors que le Brexit n’est toujours pas résolu, loin de là, les conservateurs pensent déjà à l’après-Theresa May. Son héritage n’est même pas encore défini. Restera-t-elle dans l’histoire comme la Première ministre qui, dans des circonstances extraordinaires, aura réussi à concrétiser ce fameux Brexit ? Ou laissera-t-elle l’image d’une femme obstinée au point de frôler l’absurdité, en compliquant incroyablement une tâche inédite et en échouant lamentablement ?

Extension

Le scrutin prévu vendredi après-midi à la Chambre des communes pourrait apporter un début de réponse. Le gouvernement a annoncé son intention de proposer au vote des députés la moitié de l’accord conclu avec l’Union européenne en novembre. Les parlementaires voteront sur l’adoption de l’accord de retrait, qui comprend les modalités du divorce avec l’UE, mais pas sur la déclaration politique qui esquisse les contours de la future relation.

Le but est de pouvoir obtenir de Bruxelles, avec l’accord de retrait, l’extension de l’article 50 promise jusqu’au 22 mai pour une sortie organisée. Le Conseil européen de la semaine dernière à Bruxelles avait donné une semaine aux Britanniques pour adopter l’accord et entériner un Brexit le 22 mai.

Sans l’obstination des députés qui ont, jusqu’à présent, refusé de voter pour l’accord de retrait, ce vendredi 29 mars aurait dû être le jour du Brexit. A priori, une petite fête est toujours prévue dans une salle à Londres, les réservations n’ayant pas pu être annulées. Les verres seront peut-être levés aux cris de «no surrender», tant la rhétorique des brexiters a pris ces derniers jours des accents guerriers. Aux Communes, les débats seront sans doute encore rageurs et désordonnés, le résultat du vote probablement négatif. Le Labour a d’ores et déjà annoncé qu’il voterait contre et, en dépit du ralliement récent de certains conservateurs, la Première ministre aura du mal à rassembler une majorité.

A côté du mot «robot», le terme le plus employé à propos de Theresa May depuis juillet 2016 est probablement «survivre». Sa fin a été donnée pour imminente un tel nombre de fois qu’aujourd’hui, alors qu’elle a annoncé son départ prochain – sans pour autant donner de date précise -, elle pourrait même survivre à son propre suicide politique. En promettant de démissionner si l’accord de retrait était adopté par les députés, elle espérait proposer le sacrifice ultime pour concrétiser le Brexit. Sauf que ça n’a pas marché. Certains conservateurs, trop contents de s’imaginer déjà calife à la place du calife – notamment Boris Johnson -, ont promis de retourner leur veste. Mais pas assez pour former une majorité. Le parti unioniste nord-irlandais, le Democratic Unionist Party (DUP), a à peine cillé à l’annonce du départ de Theresa May et n’a pas changé d’avis : il reste opposé à l’accord de retrait. Cette indifférence en dit long sur l’influence envolée de Theresa May. Elle est la Première ministre qui a enregistré dans l’histoire récente le plus grand nombre de démissions de son gouvernement en un an. Celle qui a subi le plus de rébellions et d’humiliations de ses ministres sans s’en débarrasser. Aujourd’hui, son prochain départ est vécu comme une évidence. Si sa résilience a souvent été saluée, ces derniers mois c’est son manque d’empathie qui a pris le pas, son absolu refus d’écouter ou de déléguer. Le triste spectacle donné ces derniers jours par la politique britannique ne repose certes pas sur ses seules épaules : le vote sur le Brexit a profondément divisé le pays, les régions, les familles, les amis et les partis politiques.

Refrain

Mais son attitude n’a jamais été dictée par la volonté de combler ces failles. Le seul horizon qu’elle a suivi est celui d’un refrain obsessionnel : «Il nous faut livrer le Brexit, respecter la volonté du peuple.» Et elle refuse l’idée que le peuple puisse avoir changé d’avis en presque trois ans. C’est elle qui a pris, très tôt après le vote sur le Brexit, la décision d’imposer des lignes rouges : sortie de l’union douanière, du marché unique et donc fin de la liberté de mouvement, sans avoir consulté le Parlement ou la société civile. C’est aussi elle qui a décidé de déclencher l’article 50 en mars 2017, appuyant ainsi sur le compte à rebours des deux années prévues avant la sortie. Sans la moindre idée de la direction à prendre. Enfin, elle a décidé de déclencher des élections anticipées dispensables en mai 2017, où elle a perdu sa majorité et s’est retrouvée l’otage des dix députés du DUP.

Aujourd’hui, alors qu’elle approche de la fin de son mandat, la trace qu’elle laissera reste suspendue à un vote, probablement celui de vendredi. Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, a résumé jeudi la situation par cette phrase cruelle : «Theresa May doit être le seul dirigeant au monde à essayer de se suicider politiquement et à réussir à se manquer.»

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

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Chômage…………………………………..(29/03/2019)

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Le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire de la papeterie Arjowiggins, qui emploie 600 personnes dans la Sarthe
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Bonne idée……………………………………..(29/03/2019)

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Le ministre Gérald Darmanin propose à Emmanuel Macron de supprimer la redevance audiovisuelle
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Le Brexit vu par Le Monde…………………….(29/03/2019)

Le gouvernement britannique a annoncé qu’il présenterait une troisième fois vendredi son accord de sortie de l’UE aux députés. Theresa May met sa démission en gage.

Retour à la case départ. Mercredi soir, les députés britanniques ont voté contre les huit options destinées à trouver une solution alternative à l’accord de retrait de l’Union européenne négocié par la Première ministre Theresa May. La situation est donc de nouveau bloquée, plaçant le Royaume-Uni mais aussi l’Europe dans une incertitude totale, deux mois des élections européennes. En attendant un nouveau vote vendredi, retour sur les scénarios possibles.

Premier scénario : May se sacrifie, son accord est voté

La Première ministre a mis sa démission dans la balance pour convaincre les députés – notamment ceux de son Parti conservateur – d’adopter l’accord déjà refusé deux fois. « Elle a été poussée par son propre camp mais elle a aussi la conviction personnelle qu’il faut absolument cet accord pour sortir de la crise », analyse pour Le Parisien Emmanuelle Saulnier-Cassia, professeure agrégée spécialisée en droit de l’Union européenne qui organise justement vendredi à Versailles un colloque international sur le Brexit*. « C’est une ultime tentative mais cela ne donne pas vraiment plus de chance à l’accord », précise toutefois l’experte.

 

D’autant que ce qui sera soumis au vote vendredi n’est pas vraiment l’accord à proprement parler. Le gouvernement a finalement décidé de ne présenter qu’une partie, le Traité de retrait, et d’en exclure la Déclaration politique sur la future relation avec l’Union européenne (UE), ce qui fait débat. C’est ce qui a fait que le président de la Chambre des communes, le speaker John Bercow, a accepté la tenue même de ce troisième vote car il l’avait auparavant rejeté au motif que le Parlement présentait un texte inchangé. « La motion est nouvelle et substantiellement différente », a-t-il estimé jeudi soir. Mais cela ne devrait donc pas régler le problème car il ne s’agit toujours pas d’approuver la Déclaration politique qui servira de cadre à la relation future entre l’UE et le Royaume-Uni.

 

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