Archive pour le 11 avril, 2019

La lettre de Laurent Joffrin………………………….(11/04/2019)

Libération 11 avril 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Printemps soudanais

Un spectre hante le monde musulman : c’est le spectre de la liberté. Impossible de ne pas faire le parallèle. Simultanément ou presque, deux régimes politico-militaires, celui d’Alger et celui de Khartoum, doivent faire face à des révoltes populaires puissantes, mises en mouvement par une aspiration à plus de démocratie. Le premier a provoqué le départ d’Abdelaziz Bouteflika, après des semaines de protestations monstres. Le deuxième, selon un scénario similaire, a entraîné la chute d’Omar el-Béchir, dictateur sanglant, au pouvoir depuis des décennies au Soudan. Dans les deux cas, on ne sait si cette première victoire débouchera sur une réelle émancipation. A Khartoum comme à Alger, c’est l’armée qui est aux commandes : les militaires des deux pays ont fini par céder à la rue en pressant le départ des deux potentats contestés par la population ; mais on les soupçonne fort de vouloir procéder à un simple ravalement du régime pour rester en place au sommet de l’Etat. Ainsi Algériens et Soudanais pourraient bien voir leur révolution confisquée par des généraux qui installeraient au pouvoir l’un des leurs, un peu plus présentable que son prédécesseur.

Mais quelle que soit l’issue de ces deux crises, une leçon s’impose. Le vent levé par le Printemps arabe de 2011 n’est pas retombé. On pouvait penser, avec une sorte de résignation, que le monde musulman était condamné, comme en Syrie ou en Egypte, à louvoyer entre Charybde et Scylla, entre les islamistes d’un côté et les régimes militaires de l’autre (avec une variante, comme au Soudan, où régnait un régime à la fois militaire et islamiste). Les événements récents montrent qu’un troisième acteur tient toujours son rôle : le peuple, excédé par la corruption et la répression, qui réclame, encore et toujours, plus d’honnêteté et plus de liberté. Ainsi, au moment où, dans les anciens Etats de droit, la démocratie donne des signes de fatigue, elle reste une référence vivante, attractive, désirée, dans les pays tyrannisés par la soldatesque ou par l’intégrisme religieux. Une sorte d’internationale informelle de la liberté se manifeste, en Iran contre les mollahs, en Tunisie contre les islamistes, en Algérie contre le pouvoir du FLN, au Soudan contre le régime d’Omar el-Béchir. Souvent les femmes en sont les protagonistes les plus engagées (en Iran, au Soudan ou en Tunisie). Les chances d’une victoire démocratique restent minces, tant la force reste aux armes ou aux dogmes des fanatiques. Mais à coup sûr, dans ces sociétés d’oppression, le virus de la liberté est toujours actif.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Les Anglais nous emmer…………………………(11/04/2019)

«Brexit means Brexit», comme le répète depuis trois ans Theresa May ? Plus vraiment. On se demande même si le Royaume-Uni finira un jour par quitter l’Union. La Première ministre britannique a, en effet, obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi de ses 27 partenaires, réunis à Bruxelles pour l’occasion, un nouveau délai plus long que celui qu’elle espérait : le nouveau 29 mars, date initiale du Brexit, est désormais le 31 octobre. Soit la date d’Halloween, ce qui n’est pas de très bon augure… Mais le Royaume-Uni pourra sortir avant s’il le souhaite.

Déjà, le 22 mars, les chefs d’Etat et de gouvernement lui avaient laissé un sursis jusqu’au 12 avril, date repoussée au 22 mai, c’est-à-dire juste avant les élections européennes, si la Chambre des communes adoptait avant l’accord de divorce négocié avec les Européens. Mais celle-ci s’y étant opposée pour la troisième fois, cette prorogation au 31 octobre – dont rien ne garantit qu’elle sera la dernière – était le seul moyen d’éviter une sortie sans accord qui effraye la plupart des pays européens.

Cette valse de plus en plus incompréhensible des dates montre que le Royaume-Uni a réussi l’exploit d’exporter ses batailles byzantines internes à Bruxelles. Car ce sommet a fait voler en éclat le beau front uni des Européens qui tenait vaille que vaille depuis trois ans, à l’image d’un couple franco-allemand décidément de plus en plus fictionnel. En effet, les Vingt-sept ont bataillé durant huit heures sur la durée du sursis à accorder à Londres. Alors que Theresa May demandait simplement un sursis jusqu’au 30 juin, le Polonais Donald Tusk, le président du Conseil européen, soutenu par l’Allemagne et la très grande majorité des Etats membres, a proposé un délai d’un an durant lequel Londres pourrait sortir à tout instant, avec ou sans accord de divorce. Certains pays étaient même prêts à accorder une date encore plus lointaine.

Macron et Merkel en désaccord

Emmanuel Macron, soutenu par la Belgique, le Luxembourg, Malte et l’Espagne, était opposé à une longue extension, voire à une extension tout court, puisque Theresa May n’a rempli aucune des conditions fixées le 22 mars dernier. Non seulement l’accord de divorce n’a pas été adopté, mais elle n’a proposé aucun plan crédible de sortie de crise à ses partenaires : elle s’est contentée de répéter qu’elle espérait bien faire ratifier le «deal» d’ici le 22 mai… La logique aurait donc dû être une sortie sèche vendredi soir, une ligne dure qui avait la préférence de Paris.

Dès son arrivée, la chancelière allemande, Angela Merkel, a, fait rare, affiché publiquement son désaccord avec son partenaire français en expliquant qu’elle «ne comprenait pas son raisonnement». Une bilatérale entre les dirigeants juste avant le début du sommet n’a pas permis de rapprocher les positions. «Pour moi, rien n’est acquis», a proclamé Emmanuel Macron à son arrivée, jugeant «indispensable que rien ne compromette le projet européen» «Rien n’est acquis, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue».«Tout n’est pas préférable à un « no deal »», expliquait un proche du chef de l’Etat, jugeant qu’il «n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique» à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord.

C’est raté. Le consensus s’est finalement fait sur le 31 octobre. Pourquoi cette date ? Parce que c’est la veille de la prise de fonction de la nouvelle Commission. Reste que cela va obliger le Royaume-Uni à organiser des élections européennes qui devront avoir lieu le jeudi 23 mai, à moins que la Chambre des communes n’adopte d’ici-là l’accord de divorce. Un délai qui ne vaut guère plus que le papier sur lequel il est écrit, même si le chef de l’Etat français a assuré qu’il n’y aurait pas de nouvelle prolongation. De fait, jusque-là c’était les européennes qui étaient considérées comme la limite ultime et intangible…

Effrayer les Brexiters les plus durs

Les Vingt-sept ont donc pris le risque de permettre aux Britanniques de peser sur le choix des futurs présidents de la Commission, du Parlement, du Conseil européen et de la Banque centrale européenne et sur le nom du ministre des affaires étrangères de l’Union, mais aussi sur les discussions du budget 2020 ainsi que sur les perspectives financières 2021-2027… Autant dire qu’ils offrent à Londres une capacité de nuisance dont il n’osait pas rêver si Theresa May décide de l’utiliser pour obtenir une renégociation de l’accord de divorce. Reste que la France et ses alliés ont réussi à imposer des «conditions» dont la force juridique est pour le moins sujette à caution : Theresa May s’est, en effet, engagée à ne pas interférer avec les décisions qui engagent l’avenir d’une Union que le Royaume-Uni veut quitter. Un engagement que pourra respecter ou pas le gouvernement, mais qui ne s’imposera en aucun cas à ses députés européens qui tiennent leur mandat du peuple. Autre question : les députés étant élus pour cinq ans, pourra-t-on les forcer à quitter le Parlement au 31 octobre puisqu’ils représentent le peuple européen ? Un beau nid à contestations.

Les Européens semblent faire le pari que la perspective d’un Brexit sans cesse retardé va effrayer les Brexiters les plus durs et les convaincre d’adopter l’accord de divorce pour en finir une bonne fois pour toutes. Un pari risqué, ceux-ci pouvant aussi être tentés d’empêcher le bon fonctionnement de l’Union pour la pousser à le renégocier, ce que les Vingt-sept excluent toujours. Pour l’instant.

Jean Quatremer correspondant à Bruxelles

Liberation.fr
Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Loi anticasseurs………………………(11/04/2019)

Logo Francetv info 07H45
ALERTE INFO
La loi anticasseurs, publiée au « Journal officiel », entre en vigueur aujourd’hui
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »

ADP : privatisation ? (11/04/2019)

Tout a commencé il y a un mois. Une interruption de séance lors de la deuxième lecture de la loi Pacte à l’Assemblée nationale. Valérie Rabault, la patronne du groupe socialiste, papote avec une députée des Républicains. Elles sont affligées par la tournure du débat, se désolent de la future privatisation d’Aéroports de Paris. Les deux femmes se rendent compte qu’à part chez les « marcheurs », l’opposition dans toutes ses couleurs est opposée à cette mesure. « Il faut faire quelque chose. Essayons le RIP », glisse la socialiste à sa voisine. Le RIP ? Le référendum d’initiative partagée, permis par Nicolas Sarkozy en 2008, nécessite qu’un cinquième des parlementaires soutiennent une même proposition pouvant être soumise aux Français si, en plus, un dixième du corps électoral (4,5 à 4,6 millions de personnes) le veut.

Par Cécile Amar

Publié le 11 avril 2019 à 11h18

L’OBS

Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente