Archive pour le 27 avril, 2019

Gilets jaunes XXIV………………………..(27/04/2019)

© NICOLAS TUCAT / AFP Les « gilets jaunes » ont pour leur part comptabilisé « 60.132 manifestants minimum », selon un décompte provisoire.

Les « gilets jaunes » ont pour leur part comptabilisé « 60.132 manifestants minimum », selon un décompte provisoire.

Pour leur acte 24, les « gilets jaunes » ont été 23.600 à manifester samedi en France, dont 2.600 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, parmi les plus bas depuis le début du mouvement social en novembre 2018.

Les « gilets jaunes » ont pour leur part comptabilisé « 60.132 manifestants minimum », selon un décompte provisoire. La semaine dernière, le ministère avait comptabilisé 27.900 manifestants, dont 9.000 dans la capitale.

Deux cortèges à Paris

Dans la capitale, les « gilets jaunes » ont manifesté dans le cadre d’un appel de fédérations et unions départementales CGT. Un autre cortège a effectué une marche devant le siège de plusieurs médias audiovisuels pour réclamer « un traitement médiatique impartial » du mouvement. Selon la préfecture de police de Paris, 8.920 contrôles préventifs ont été effectués et 11 personnes ont été interpellées.

Quatre jours avant le 1er mai, 2.000 manifestants étaient notamment présents dans les rues de Strasbourg. Ce défilé a été marqué par des nombreux heurts entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi que par des dégradations. 26 personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

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Cadeau fiscal ou trompe couillon ? (27/04/2019)

    • Pas mille moyens pour financer le cadeau fiscal

    Près de 6,5 milliards d’euros. C’est l’addition (minimale) que l’on peut dresser après les annonces d’Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse de jeudi : 5 milliards rendus à «ceux qui travaillent» via une importante baisse de l’impôt sur le revenu et près d’1 milliard et demi pour certains retraités. Certes, cela reste en deçà de la première facture présidentielle signée en décembre pour apaiser le mouvement des gilets jaunes : près de 12 milliards d’euros en faveur des ménages. Mais c’est assez pour donner des migraines à son gouvernement et sa majorité – réunis ce lundi à Matignon – pour parvenir à faire entrer tout ça dans le cadre budgétaire que s’est fixé la France : un déficit public qui ne dépasse plus les 3 % de PIB et une dette qui dégonfle.

    Qui sera concerné par ces gestes fiscaux ?

    Les «classes moyennes» et les retraités avec moins de 2 000 euros par mois. L’an prochain, ces derniers verront leurs pensions suivre, de nouveau, l’évolution des prix après avoir été coincées à + 0,3 % en 2019. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a expliqué vendredi vouloir «qu’environ 15 millions de foyers fiscaux français puissent être touchés» par la baisse de l’impôt sur le revenu au 1er janvier. Pour son camarade à l’Action et aux Comptes publics, Gérald Darmanin, «il s’agi[ra] d’une baisse d’impôt d’à peu près 10 % pour chacun des Français qui paient l’impôt sur le revenu, à l’exception des plus riches d’entre eux».

    Comment ? Mystère… «Le hic, c’est de ne pas avoir donné de concret. Il y a un vrai risque de décevoir : 5 milliards, ça ne veut rien dire»,s’inquiète un membre du gouvernement. Bercy va devoir, d’ici la présentation du prochain budget fin septembre, proposer une solution adéquate pour, comme l’a souligné Bruno Le Maire, «que ces 5 milliards d’euros se concentrent principalement» sur la tranche d’entrée dans l’impôt sur le revenu : celle à 14 %, soit les revenus compris, après abattement, entre 9 645 et 27 519 euros. Le retour d’une tranche inférieure après la suppression de celle à 5,5 % sous Hollande ? Ou la création d’une tranche intermédiaire avant celle à 30 %, qui concerne les revenus compris entre 27 520 et 73 779 euros ? Plusieurs parlementaires de la majorité proposaient notamment de découper la tranche à 14 % pour y insérer deux nouvelles étapes, à 5 % et 10 %. «Pas forcément»,leur a indirectement répondu le ministre de l’Economie, plutôt enclin à une solution technique de «décote» permettant de «lisser» le passage d’une tranche à l’autre. «On n’est pas obligés de rajouter des tranches. On peut jouer sur les décotes», appuie-t-on aussi dans l’entourage de Darmanin, assurant néanmoins que «plusieurs scénarios» sont à l’étude.

    «Il faut adoucir l’entrée dans l’impôt, a tout de même insisté Le Maire. Cela n’incite pas à reprendre un travail quand on sait que lorsqu’on gagne 100 euros de plus, on peut perdre 40 euros en prélèvements obligatoires. C’est totalement dissuasif.» Dans son entourage, on précise vouloir «baisser le taux des deux premières tranches», sans dire encore de combien. «On va discuter des modalités, on a le temps», répond-on, renvoyant à de futurs arbitrages de l’exécutif et des «discussions» avec les parlementaires. «Il faut que ce soit lisible et visible», met en garde la députée Bénédicte Peyrol, cheffe de file des députés LREM en commission des finances. Et qu’au passage, ce geste fiscal ne soit pas vu, une fois de plus, comme un «cadeau» aux plus aisés.

    Les plus riches vont-ils aussi en profiter ?

    L’exécutif, comme les députés de la majorité, veulent à tout prix l’éviter. Problème. «Quand on touche au bas du barème, tout le monde en profite, y compris les plus aisés, rappelle le député LR Gilles Carrez, ex-président de la commission des finances. Certes, l’essentiel de leur impôt reste localisé dans la tranche à 45 % [au-delà de 156 246 euros de revenus annuels, ndlr] mais, en pourcentage, ils bénéficieront eux aussi de cette baisse.» Ce qu’un conseiller de Bercy illustre par une métaphore : «Lorsque l’on distribue des bonbons à la première gare, tout le monde en profite : ceux qui descendent du train comme ceux qui continuent leur chemin.» Conscients de ce risque politique, les députés LREM avaient proposé de «neutraliser» cette baisse par un plafonnement des niches fiscales pour les plus hauts revenus. Mais Emmanuel Macron a exclu jeudi soir tout rabot sur les crédits d’impôts pour les particuliers.

    A Bercy, on voit aussi le danger, puisque l’entourage de Bruno Le Maire précise que l’objectif consiste à ce que «les troisième et quatrième tranches [celles à 41 % et 45 %] n’aient aucun gain». Comment ? En annihilant cette baisse sur les tranches les plus basses par des augmentations de taux pour les tranches hautes ?

    Comment finance-t-on tout ça ?

    Emmanuel Macron a défini trois pistes pour compenser ce manque à gagner : «suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises», «réductions de notre dépense publique» et «nécessité de travailler davantage», c’est-à-dire «plus longtemps», en allongeant la durée de cotisation retraite. On voit mal cependant comment cette dernière option pourrait entrer en vigueur dès 2020 avec une réforme des retraites encore en gestation et prévue pour… 2025. Exit, donc. Restent les aides et crédits d’impôts dont bénéficient les entreprises et les économies budgétaires. Quelles niches «On ne va pas s’amuser à mettre des choses tout de suite dans la nature», dilue-t-on à Bercy. «Il y en a une multitude et on se demande parfois quel est leur effet économique»,pointe pourtant la députée LREM de la Meuse, Emilie Cariou. Classée à l’aile gauche du groupe, la vice-présidente de la commission des finances ne fait pas le deuil de toucher aux ménages les plus aisés : «Sur les 4 milliards qui concernent les aides à domicile, 1,3 milliard concernent des revenus où chacun dispose de plus de 100 000 euros de revenus !» Là aussi, Parlement et Cour des comptes seront chargés de faire des «propositions». Bénédicte Peyrol souhaite de son côté regarder «les dépenses fiscales défavorables à l’environnement». «On ne peut pas dire qu’on fait un Conseil de défense écologique et, en même temps, continuer à subventionner les énergies fossiles», souligne la députée de l’Allier. Avant le mouvement des gilets jaunes, le gouvernement comptait d’ailleurs économiser 1 milliard d’euro en arrêtant les exonérations sur le gazole non routier. «J’ai hâte de voir ce qui va être proposé», ironise Gilles Carrez, pour qui «la plus grosse niche pour les entreprises s’appelait le CICE, qui a été transformé cette année en baisse de charges». Le gouvernement pourrait s’inspirer d’une proposition du Conseil d’analyse économique.

    Cet organisme proche de Matignon préconisait mi-décembre «une remise en cause des réductions du coût du travail au-delà du seuil de 1,6 smic», mesure issue du «pacte de responsabilité» de François Hollande. Gains estimés : 4 milliards. Quant à la «réduction de la dépense publique», Macron n’a pas été non plus très disert, il a seulement mentionné de manière évasive la «suppression d’organismes», dont on ne connaît pas encore les noms. Gérald Darmanin a rappelé vendredi les «efforts» sur le logement, les contrats aidés, les réformes à venir de l’assurance chômage ou de l’audiovisuel public. Suffisant ? «Si on ne joue pas sur la masse salariale de l’Etat, il n’y a aucune chance d’aboutir», assure Gilles Carrez. Or, jeudi, le chef de l’Etat a laissé entendre qu’il pouvait abandonner son objectif de campagne de 120 000 suppressions de postes d’ici à 2022. De quoi compliquer encore l’équation.

    Est-ce tenable financièrement ?

    Oui, à condition de faire d’importantes économies. Le Président n’a pas le choix : il s’est engagé à ne plus augmenter le moindre impôt. Il ne veut pas que ces baisses de prélèvements «ce soit de la poudre de perlimpinpin ou qu’elles soient financées par du déficit cumulé, c’est-à-dire […] par de la dette supplémentaire». Et pour cause : si la France est revenue en partie dans les clous de l’UE question déficit public (- 2,8 % en 2017 et – 2,5 % en 2018), la dette devrait, elle, atteindre un pic de près de 99 % cette année. Rester dans l’histoire comme le président qui a franchi la barre symbolique des 100 % n’était pas dans ses plans.

    Lilian Alemagna

    Liberation.fr
Publié dans:Non classé |on 27 avril, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………….(27/04/2019)

Libération 26 avril 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Macron: le clin d’œil aux identitaires

Cultiver «l’art d’être français» ? Noble intention. En usant de cette formule au parfum littéraire, Emmanuel Macron veut répondre – et c’est légitime – aux accusations de la droite et de l’extrême droite, qui le présentent comme un cosmopolite, un moderniste échevelé, un mondialiste fou et même, dans le pire des cas, comme un banquier apatride issu de chez Rothschild, coupé des réalités nationales et populaires. Le président définit donc un «art d’être français», réplique indirecte à ceux qui le portraiturent en mauvais Français: il s’agit d’être «enraciné mais universel»,de recueillir un héritage, mais aussi de se tourner vers l’avenir, toutes choses auxquelles adhèrent tous les bons républicains, patriotes en même temps qu’ouverts sur le grand large. Avec à la clé trois mesures concrètes. Pour la famille new-look, c’est-à-dire souvent séparée ou recomposée: une meilleure assurance de versement des pensions alimentaires pour les mères seules; un statut des «aidants», ceux qui consacrent une grande partie de leur temps à s’occuper des anciens ou des personnes handicapées; et enfin, pour les futurs citoyens, qui ne sont pas seulement «des individus» mais des membres d’une collectivité solidaire, un service civique élargi, facilité, financé. Fort bien.

Mais à partir de là, les choses se gâtent. Dans le vocabulaire, en tout cas. Citons le président: il faut défendre «un projet de résistance à la mondialisation». Celle-ci est donc avant tout une menace, qui nous promet l’envahissement, l’arrivée d’éléments allogènes, l’attaque de nos valeurs, la corruption de notre héritage, etc. Replions-nous, défendons l’identité, relevons les anciens parapets. Valeurs Actuelles n’est pas loin. Il faut ensuite «préserver, garder, consolider»: ce sont les mantras du discours conservateur, qui fustige le «bougisme», l’innovation à tout prix, la manie du changement. Certes, on le sait, il faut préserver ce qui est bien, ce qui correspond au génie républicain, aux impératifs du progrès humain. Mais il faut aussi réformer, améliorer, éliminer, ce qui est contraire aux valeurs de liberté et d’égalité. Macron ne l’a pas dit: dangereuse concession à la réaction ambiante.

Il faut enfin, dit le Président, rétablir «les limites, les frontières». Faux pléonasme: les «limites», ce ne sont pas les frontières, ce sont celles qu’on oppose à la modernisation, au progrès, au changement, toutes choses jugées dangereuses pour l’identité, pour l’héritage, pour la transmission. C’est accessoirement – mais non fortuitement – le titre d’une revue animée par un groupe de jeunes cathos intégristes branchés, très actifs, qui ont pris leur place dans la «réacosphère». Quant aux «frontières», elles promettent une politique de l’immigration «à refonder», dixit le président. On devine que cette refondation n’ira pas dans le sens de l’accueil ou de l’ouverture.

Macron converti au conservatisme? Sans doute non. Il reste libéral, européen, à l’aise dans la mondialisation. Mais il s’inquiète, tout autant, de la montée, apparente ou rélle, du courant LR représenté dans les européennes par François-Xavier Bellamy. La gauche éclatée est inoffensive: le danger électoral vient de l’ancienne UMP, qui se prend à rêver aux fastes d’antan. D’où ce clin d’œil identitaire, aux arrière-pensées très tactiques.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 27 avril, 2019 |Pas de commentaires »

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