Archive pour avril, 2019

Pauvre hôpital………………………………(14/04/2019)

Dans le cadre du grand débat national, médecins, infirmiers et autres salariés des hôpitaux parisiens (AP-HP) se sont réunis à sept reprises ces dernières semaines. La restitution a lieu lundi. Ils demandent des « conditions de travail sereines et décentes ».

Le grand débat national, où les questions de santé ont souvent été évoquées, a aussi eu lieu à l’hôpital : médecins, infirmiers et autres salariés des hôpitaux parisiens (AP-HP) se sont réunis à sept reprises ces dernières semaines. La restitution de ces discussions aura lieu lundi. Dans une tribune intitulée « Ecoutons les soignants avant que la résignation ne l’emporte » et publiée par le JDD.fr, les organisateurs lancent un appel à « un changement général » alors que débute aujourd’hui un mouvement de grève dans quatre services d’urgence parisiens. « Le premier constat unanimement partagé est le manque de temps et de personnels menant à la déshumanisation, écrivent-ils, les actes techniques sont valorisés mais le temps d’échange auprès ou autour du patient disparaît. »

La tribune :

« L’hôpital public, ignoré dans les questions du grand débat national, a été évoqué largement lors des réunions publiques. A l’initiative du personnel, 7 débats ont été organisés dans 7 sites de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris*, accompagnés par quatre garants d’origines diverses**. Soignants, médecins, administratifs, patients et citoyens ont pu s’exprimer et apporter des propositions. Au total, 614 personnes ont participé. La restitution de ces débats aura lieu le 15 avril, et bien que la ministre de la Santé ait décliné notre invitation, il nous semble important de faire connaitre les conclusions de ces réunions.

Sans surprise, il est apparu que l’hôpital est une communauté, où on ne vient pas travailler par hasard : toutes et tous ont manifesté avec force l’attachement à leur métier et au service public. Mais de l’aide-soignante au chef de pôle, du brancardier à la diététicienne, du kiné à l’infirmière, tous ont exprimé les mêmes constats, le même désarroi, et la même inquiétude pour l’avenir. L’aspiration au changement est générale.

« Les sous-effectifs en personnel entraînent une dégradation de la qualité de vie au travail et en conséquence, de la qualité et sécurité des soins« 

Le premier constat unanimement partagé est le manque de temps et de personnels menant à la déshumanisation. Les actes techniques sont valorisés mais le temps d’échange auprès ou autour du patient disparait. Les sous-effectifs en personnel dans les services cliniques et techniques (radiologie, laboratoires…) entraînent une dégradation de la qualité de vie au travail et en conséquence, de la qualité et sécurité des soins. ‘Pour bien faire son travail, il faut du temps et le temps c’est des humains.’ L’intensification du travail, la course à l’activité pour être ‘rentable’, conduit à une perte de sens : ‘Nous considérons que la médecine publique ne doit pas forcément être rentable, ce qui ne veut pas dire qu’elle doit perdre de l’argent, mais elle doit rendre service au public.’ Les soignants n’en peuvent plus de faire les frais des restrictions budgétaires, de constater, année après année, que des postes sont supprimés. ‘Des économies ne pourraient-elles pas être faites ailleurs que sur le dos des équipes?’. Les personnels des hôpitaux, soignants ou administratifs, ne veulent plus s’entendre dire qu’il suffirait de mieux s’organiser et que leur malaise n’est pas lié au manque de moyens humains ou matériels…

Les soignants (médecins ou paramédicaux) de même que les personnels administratifs, constatent l’absence de prise en compte des difficultés rencontrées au quotidien (‘faire toujours plus avec de moins en moins’) et regrettent l’absence de concertation et que leurs propositions d’amélioration ne soient pas entendues. A l’hôpital, ‘ceux qui font’ ne discutent pas de l’organisation de leur travail avec ‘ceux qui prennent les décisions’. Quel meilleur expert du travail que celui qui le réalise? Ainsi la transition numérique, qui devait dégager du temps, s’est accompagnée d’un glissement de tâches administratives vers les soignants, intensifiant davantage un travail déjà soumis à des contraintes d’activité toujours croissante.

« Le trop faible niveau de rémunération des paramédicaux, et la précarité pour certains métiers ne sont plus tolérables »

Le trop faible niveau de rémunération des paramédicaux, et la précarité pour certains métiers ne sont plus tolérables. ‘Le salaire d’une infirmière est passé en 20 ans de 1,7 fois le SMIC à 1,3 fois le SMIC avec des loyers qui ont explosés durant la même période, comment voulez-vous qu’on s’en sorte?’

Des pistes d’amélioration et propositions ont été avancées. Les soignants veulent participer aux décisions qui les concernent. Ils veulent retrouver leur fonction première : soigner et préserver la qualité des soins qu’ils prodiguent, mais ils veulent le faire avec des conditions de travail sereines et décentes. Il faut renforcer les moyens en personnels, afin d’éviter les remplacements de personnels sans tenir compte des spécificités de chaque service. Une revalorisation salariale globale des soignants paramédicaux est indispensable. Elle doit être spécifique pour les personnels ayant acquis de nouvelles compétences telles que les pratiques avancées. La richesse des échanges au cours de ces débats a été unanimement appréciée. Il faut recommencer, réunir régulièrement les professionnels de l’hôpital et les citoyens usagers pour améliorer l’organisation du travail.

Redonnons aux soignants et aux administratifs le plaisir de travailler ensemble. Faisons-le avant que la résignation ou l’abandon ne l’emporte. »

Publié dans:Non classé |on 14 avril, 2019 |Pas de commentaires »

ça commence bien……………………………………………(14/04/2019)

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« C’est une erreur stratégique » : les premiers pas de Raphaël Glucksmann pour les européennes sèment la zizanie au PS
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Gilets jaunes…………………………………(13/04/2019)

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« Gilets jaunes » : 31 000 personnes ont manifesté en France, dont 5 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur
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Publié dans:Non classé |on 13 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Chiche !! (13/04/2019)

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« Je suis prêt à brouter de l’herbe si c’est le prix à payer » : on est allé à la rencontre des « brexiters », ces Britanniques qui veulent absolument sortir de l’Europe
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La lettre de Laurent Joffrin……………………….(12/04/2019)

Libération 12 avril 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le trou noir du Brexit

Attention fake news… Une image circule depuis quelques jours, censée représenter un des «trous noirs» qui parsèment l’univers. On y voit une vague orbe orangée aux contours incertains qui s’enroule autour d’un espace vide, une spirale gazeuse à la trajectoire nébuleuse et au devenir mystérieux. En fait, chacun l’a bien compris, c’est une image du Brexit.

Reculant pour sauter le moins mal possible, Européens et Britanniques sont convenus de repousser l’échéance au 31 octobre prochain, qui coïncide avec la fête d’Halloween. Ainsi deux mascarades se rejoignent dans le calendrier. On espère entre-temps que le Royaume-Uni aura résolu une équation inextricable : comment transformer trois tiers en deux moitiés, dont l’une l’emporterait sur l’autre. L’opinion et le Parlement, en effet, se divisent en trois parties inégales : Brexit dur, Brexit mou, pas de Brexit. Or aucune de ces positions n’est majoritaire et personne ne parvient à les unir deux à deux pour dégager une décision. Les hard Brexiters ne veulent pas de compromis avec l’Europe : ils rejettent le texte signé par Theresa May ; les remainers n’en veulent pas plus : ils rêvent en fait d’un référendum qui annulerait tout Brexit. Les soft Brexiters sont donc isolés face à la coalition de ceux qui ne veulent rien et de ceux qui veulent tout ; lesquels, évidemment, ne peuvent s’accorder, sinon pour tout rejeter et ne rien concéder.

Hors du Royaume-Uni, cette situation floue permet à chacun des camps de projeter ses préjugés pour formuler des conclusions sans appel, toutes contestables. Les partisans de l’Union soulignent la paralysie qui frappe le Royaume-Uni depuis trois ans et prédisent une catastrophe économique. Ils ont raison sur le premier point et tort sur le second. La vie politique britannique est effectivement engluée dans un débat confus et sans issue, qui confine à l’absurde ; en revanche, l’économie du royaume ne se porte pas si mal et elle a même réduit le chômage à un minimum historique (4%). Contrairement aux prévisions apocalyptiques des anti-Brexit, il est probable qu’il surmontera, après un désordre transitoire, l’obstacle de la séparation. Après tout, beaucoup de pays extérieurs à l’Union s’en sortent aussi bien, ou aussi mal, que ceux qui sont à l’intérieur. La Grande-Bretagne, pays résilient qui a survécu au Blitz nazi, survivra aussi au Brexit. Le vrai argument est celui-ci : le Brexit ne sera pas une catastrophe, mais il soumet le pays à une épreuve sans rien lui apporter de tangible, sinon l’illusion de la souveraineté.

Les souverainistes, constatant les difficultés en cours, dénoncent la «prison européenne». Autre fantasmagorie. C’est l’indécision de Londres qui bloque le Brexit et non l’inexistante «dictature de Bruxelles». S’ils arrêtent enfin une position claire, les Britanniques peuvent sortir de l’Union en quelques jours, soit en acceptant l’accord signé par leur propre gouvernement, soit en divorçant sans accord. Tout repose sur eux et personne ne se mettra en travers au sein de l’Union, qui n’a rien d’un empire et tout d’une réunion de pays libres et consentants, dont chacun peut se séparer quand bon lui semble.

La vérité, c’est que le soft Brexit, qui devrait découler spontanément du vote référendaire, consiste à abandonner toute influence au sein de l’Union, mais à respecter les normes juridiques décidées à Bruxelles (par exemple en restant dans l’Union douanière). On en attend un gain de souveraineté alors qu’en fait, c’est une perte. Le hard Brexit est plus cohérent : on sort et on passe des accords commerciaux librement avec tout le monde. Mais là encore, il y a entourloupe. Les hard Brexiters du Parlement sont en fait des souverainistes libéraux. Ils ont pour projet de libéraliser encore plus la société britannique et de l’ouvrir plus largement sur la compétition mondiale. Si bien que l’électorat populaire qui a voté pour la sortie en espérant se protéger mieux de l’extérieur se trouvera confronté plus directement aux duretés de la mondialisation. Le peuple vote pour une chose et obtient son contraire. C’est le principal mensonge du Brexit. D’où la paralysie d’un pays à qui on a promis une meilleure protection et qui s’aperçoit qu’on lui propose de plonger dans la mondialisation sans le bouclier européen. On hésiterait à moins…

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 12 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Ca vous a un petit côté clanique………………….(12/04/2019)

Ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron au ministère de l’Economie, Hugh Bailey devient patron de GE France, qui a racheté la branche énergie d ‘Alstom en 2015. Une nomination qui pose question au moment où l’Américain s’apprête à supprimer des centaines de postes à Belfort.

  • Un proche de Macron prend la tête de GE France en pleine restructuration

La nouvelle risque de faire du bruit de Belfort à Paris : un proche d’Emmanuel Macron vient d’être nommé directeur général de GE France, au moment où la filiale du géant américain qui a racheté la branche énergie d’Alstom en 2015 est en pleine restructuration avec des centaines de suppressions de postes à la clé. Il s’agit d’Hugh Bailey, 39 ans, actuellement directeur des affaires publiques de GE France, qui remplace à ce poste Corinne de Bilbao. Cette dernière «a décidé de quitter le Groupe pour donner une nouvelle impulsion à sa carrière», a indiqué le groupe interrogé par Libération.

Hugh Bailey, qui a rejoint GE en 2017, a la particularité d’avoir été conseiller pour les affaires industrielles et le financement à l’export au sein du cabinet d’Emmanuel Macron lorsque ce dernier était Ministre de l’Economie du gouvernement Valls entre l’été 2014 et l’été 2016. A l’époque, Emmanuel Macron avait piloté la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, après avoir suivi le dossier de très près lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée auprès de François Hollande.

De Bercy à GE

Haut fonctionnaire pendant de plus de 10 ans au sein de l’administration, ingénieur, titulaire d’un master en finance d’entreprise à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Paris, Hugh Bailey a suivi un cursus à l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il a notamment travaillé à la Direction générale de l’armement (DGA), avant de passer à la Direction générale du trésor et de rejoindre le cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy. A ce titre, il a géré de gros dossiers industriels et sociaux. Son arrivée à la tête de GE France est une nouvelle illustration de la pratique très critiquable des «portes tournantes» qui voit régulièrement des hauts fonctionnaires atterrir à des postes de responsabilités bien rémunérés dans le privé. Mais dans le cas d’Alstom-GE, elle pose particulièrement question: «celui qui a piloté la vente catastrophique d’Alstom à GE va être aussi celui qui va être chargé de dépecer ce qui reste de la branche énergie d’Alstom», s’insurge un représentant syndical de GE France. Pour lui, le départ de Corinne de Bilbao montre «qu’un certain nombre de dirigeants du groupe quittent le navire pour ne pas avoir à assumer le plan social à venir».

Saignée à venir à Belfort

Mais il sera peut-être encore plus délicat pour Hugh Bailey d’assumer ce qui se prépare, compte tenu de son CV d’ancien conseiller d’Emmanuel Macron. GE France est en effet en train de procéder à une restructuration drastique de ses activités dans l’énergie : après 700 départs volontaires négociés dans différentes activités du groupe via la nouvelle rupture conventionnelle collective (RCC) mise en place par le gouvernement d’Edouard Philippe, la filiale française du conglomérat américain s’apprête à annoncer un lourd plan social dans sa branche turbines à gaz : comme l’a révélé Libération, près de 800 postes seraient menacés à l’usine de Belfort qui emploie 1 900 salariés.

Selon nos informations, un comité d’entreprise extraordinaire est prévu dès le 30 avril à Belfort pour lancer le processus d’information des représentants des salariés sur ce lourd plan social qui débouchera forcément sur des licenciements secs. La mission d’Hugh Bailey est sans doute d’accompagner au mieux cette saignée sans précédent dans l’ancienne usine d’Alstom, en liaison étroite avec le gouvernement et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Mais c’est «un pompier pyromane de Macron qu’on nous envoie», s’étrangle le syndicaliste interrogé par Libération. Pour aider à la reconversion du site et des salariés qui vont perdre leur emploi, l’Etat peut compter sur le chèque de 50 millions d’euros qu’a dû signer GE pour ne pas avoir créé les 1 000 emplois en France promis au moment du rachat d’Alstom en 2015. Mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour calmer la colère des salariés et des élus de la région qui pointent directement la responsabilité passée et présente d’Emmanuel Macron dans ce désastre industriel et social annoncé.

Jean-Christophe Féraud

Publié dans:Non classé |on 12 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Les petits trafics de Macron et sa clique…………..(12/04/2019)

Après la restitution de la consultation lancée pour répondre aux « gilets jaunes », les documents de synthèse montrent que le nombre de contributeurs a été surestimé, et que plus de la moitié des contributions n’ont pas pu être prises en compte.

Quatre jours après la synthèse du grand débat national, le 8 avril, détaillée par l’exécutif, franceinfo a pu consulter les documents de synthèse et relever quelques accommodements, voire distorsions de vérités, dans la manière dont le gouvernement s’en est saisi.

Le nombre de participants n’est qu’une estimation

Selon le gouvernement, 1,5 million de personnes ont participé à la concertation : un tiers sur la plate-forme internet, la même proportion lors des réunions locales et le dernier tiers sur les autres supports, comme l’a précisé la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, l’une des deux ministres coordinateurs du grand débat, lundi 8 avril au Grand Palais, à Paris. « Environ 500 000 personnes se sont exprimées à travers les ‘cahiers citoyens’ et à travers des courriers à la mission grand débat », a-t-elle annoncé.

Comment Emmanuelle Wargon arrive-t-elle à ce chiffre de 500 000 ? Son cabinet explique avoir estimé à 25 le nombre de pages par « cahier citoyen » et jugé qu’il y avait un participant par page. À l’arrivée, cela donne en effet un peu moins de 500 000 (25 contributeurs × 18 647 cahiers + 27 374 courriers et courriels = 493 549 participants sur ces supports).

Sauf que si l’on regarde la synthèse du cabinet Roland Berger qui a analysé ces documents, il apparaît seulement 11 contributions en moyenne par cahier. Refaisons le calcul, cela ne donne plus que 234 000 participants, au lieu de 500 000 : cela fait tout de même deux fois moins (11 contributeurs × 18 647 cahiers + 27 374 courriers et courriels = 234 216 participants sur ces supports).

La moitié des contributions prises en compte

Reprenons cette promesse renouvelée lundi par Emmanuelle Wargon le 8 avril : « Des équipes qui ont beaucoup travaillé vont pouvoir vous livrer aujourd’hui une analyse à la fois riche, plurielle, transparente, exhaustive. » L’analyse est en effet exhaustive pour ce qui concerne les participations en ligne… mais pas pour les autres.

Moins d’un document de contribution hors ligne sur deux a été pris en compte, c’est ce que l’on comprend à nouveau à la lecture de la synthèse détaillée du cabinet Roland Berger. Pour des questions de délai, le cabinet a stoppé son analyse aux textes qui avaient pu être numérisés au 22 mars, soit 54% de l’ensemble des cahiers citoyens, courriers, e-mails et comptes rendus de réunions locales : 24 183 documents analysés sur 44 975 documents reçus. En tenant compte du nombre actualisé de courriers et courriels (27 374 contre 16 874 selon le site du grand débat), on tombe même à moins d’un document sur deux de cette catégorie analysé (43%).

Une analyse impactée ?

La crédibilité n’est pas forcément remise en cause, à en croire Alain Chagnaud, associé du cabinet Roland Berger. « On considère que la volumétrie des documents traités assure la quasi stabilité du référentiel de propositions obtenues. C’est-à-dire que la liste des propositions ne devrait pas bouger. Donc, c’est à la marge que l’on peut avoir quelques évolutions », assure-t-il. On ressent malgré tout de l’embarras… Voilà ce que répond Alain Chagnaud quand on lui demande s’il n’aurait pas préféré une restitution complète, plus tardive, à cette restitution partielle. « Ça, je vous propose de poser la question au gouvernement, qui a décidé du calendrier des restitutions ».

Du côté du gouvernement, on fait valoir que ce procédé a été validé par les prestataires et les garants. Mais cela ne convainc pas vraiment Pascal Marchand, directeur d’un laboratoire de recherche à l’université de Toulouse, spécialiste de l’analyse lexicale de masse. « Un échantillonnage, cela suit des règles. Donc, on ne peut pas dire que l’on a fini de saisir la moitié des textes, qu’on va analyser ça en attendant et qu’on verra bien ce que ça fait, déclare cet expert. On sera peut-être amené à généraliser des résultats qui ne représentent pas la totalité de la consultation. »

Il faudra encore attendre trois à quatre semaines pour l’analyse globale, a priori après les premières annonces d’Emmanuel Macron, qui devrait s’exprimer en début de semaine prochaine.

Une présentation orientée

Dès le dimanche 7 avril, avant même la restitution au Grand Palais, le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, affirme dans le quotidien Ouest-France que les sujets « dont on a le plus entendu parler au début, notamment l’ISF et le référendum d’initiative citoyenne (RIC), se sont progressivement dilués avec d’autres préoccupations ». Une dilution plutôt à haute dose pour ce qui est du retour de l’ISF : s’il n’apparaît pas forcément au tout premier plan des contributions internet et des réunions locales, il fait bien partie de ce qui fait « consensus » selon les termes de l’analyse du cabinet Roland Berger des cahiers citoyens et courriers. Il s’agit même de la proposition la plus citée sur ces supports…

France Info

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Super, non ? (12/04/2019)

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Allergènes, cancérogènes… « 60 millions de consommateurs » dénonce la toxicité des principaux produits ménagers
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La lettre de Laurent Joffrin………………………….(11/04/2019)

Libération 11 avril 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Printemps soudanais

Un spectre hante le monde musulman : c’est le spectre de la liberté. Impossible de ne pas faire le parallèle. Simultanément ou presque, deux régimes politico-militaires, celui d’Alger et celui de Khartoum, doivent faire face à des révoltes populaires puissantes, mises en mouvement par une aspiration à plus de démocratie. Le premier a provoqué le départ d’Abdelaziz Bouteflika, après des semaines de protestations monstres. Le deuxième, selon un scénario similaire, a entraîné la chute d’Omar el-Béchir, dictateur sanglant, au pouvoir depuis des décennies au Soudan. Dans les deux cas, on ne sait si cette première victoire débouchera sur une réelle émancipation. A Khartoum comme à Alger, c’est l’armée qui est aux commandes : les militaires des deux pays ont fini par céder à la rue en pressant le départ des deux potentats contestés par la population ; mais on les soupçonne fort de vouloir procéder à un simple ravalement du régime pour rester en place au sommet de l’Etat. Ainsi Algériens et Soudanais pourraient bien voir leur révolution confisquée par des généraux qui installeraient au pouvoir l’un des leurs, un peu plus présentable que son prédécesseur.

Mais quelle que soit l’issue de ces deux crises, une leçon s’impose. Le vent levé par le Printemps arabe de 2011 n’est pas retombé. On pouvait penser, avec une sorte de résignation, que le monde musulman était condamné, comme en Syrie ou en Egypte, à louvoyer entre Charybde et Scylla, entre les islamistes d’un côté et les régimes militaires de l’autre (avec une variante, comme au Soudan, où régnait un régime à la fois militaire et islamiste). Les événements récents montrent qu’un troisième acteur tient toujours son rôle : le peuple, excédé par la corruption et la répression, qui réclame, encore et toujours, plus d’honnêteté et plus de liberté. Ainsi, au moment où, dans les anciens Etats de droit, la démocratie donne des signes de fatigue, elle reste une référence vivante, attractive, désirée, dans les pays tyrannisés par la soldatesque ou par l’intégrisme religieux. Une sorte d’internationale informelle de la liberté se manifeste, en Iran contre les mollahs, en Tunisie contre les islamistes, en Algérie contre le pouvoir du FLN, au Soudan contre le régime d’Omar el-Béchir. Souvent les femmes en sont les protagonistes les plus engagées (en Iran, au Soudan ou en Tunisie). Les chances d’une victoire démocratique restent minces, tant la force reste aux armes ou aux dogmes des fanatiques. Mais à coup sûr, dans ces sociétés d’oppression, le virus de la liberté est toujours actif.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Les Anglais nous emmer…………………………(11/04/2019)

«Brexit means Brexit», comme le répète depuis trois ans Theresa May ? Plus vraiment. On se demande même si le Royaume-Uni finira un jour par quitter l’Union. La Première ministre britannique a, en effet, obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi de ses 27 partenaires, réunis à Bruxelles pour l’occasion, un nouveau délai plus long que celui qu’elle espérait : le nouveau 29 mars, date initiale du Brexit, est désormais le 31 octobre. Soit la date d’Halloween, ce qui n’est pas de très bon augure… Mais le Royaume-Uni pourra sortir avant s’il le souhaite.

Déjà, le 22 mars, les chefs d’Etat et de gouvernement lui avaient laissé un sursis jusqu’au 12 avril, date repoussée au 22 mai, c’est-à-dire juste avant les élections européennes, si la Chambre des communes adoptait avant l’accord de divorce négocié avec les Européens. Mais celle-ci s’y étant opposée pour la troisième fois, cette prorogation au 31 octobre – dont rien ne garantit qu’elle sera la dernière – était le seul moyen d’éviter une sortie sans accord qui effraye la plupart des pays européens.

Cette valse de plus en plus incompréhensible des dates montre que le Royaume-Uni a réussi l’exploit d’exporter ses batailles byzantines internes à Bruxelles. Car ce sommet a fait voler en éclat le beau front uni des Européens qui tenait vaille que vaille depuis trois ans, à l’image d’un couple franco-allemand décidément de plus en plus fictionnel. En effet, les Vingt-sept ont bataillé durant huit heures sur la durée du sursis à accorder à Londres. Alors que Theresa May demandait simplement un sursis jusqu’au 30 juin, le Polonais Donald Tusk, le président du Conseil européen, soutenu par l’Allemagne et la très grande majorité des Etats membres, a proposé un délai d’un an durant lequel Londres pourrait sortir à tout instant, avec ou sans accord de divorce. Certains pays étaient même prêts à accorder une date encore plus lointaine.

Macron et Merkel en désaccord

Emmanuel Macron, soutenu par la Belgique, le Luxembourg, Malte et l’Espagne, était opposé à une longue extension, voire à une extension tout court, puisque Theresa May n’a rempli aucune des conditions fixées le 22 mars dernier. Non seulement l’accord de divorce n’a pas été adopté, mais elle n’a proposé aucun plan crédible de sortie de crise à ses partenaires : elle s’est contentée de répéter qu’elle espérait bien faire ratifier le «deal» d’ici le 22 mai… La logique aurait donc dû être une sortie sèche vendredi soir, une ligne dure qui avait la préférence de Paris.

Dès son arrivée, la chancelière allemande, Angela Merkel, a, fait rare, affiché publiquement son désaccord avec son partenaire français en expliquant qu’elle «ne comprenait pas son raisonnement». Une bilatérale entre les dirigeants juste avant le début du sommet n’a pas permis de rapprocher les positions. «Pour moi, rien n’est acquis», a proclamé Emmanuel Macron à son arrivée, jugeant «indispensable que rien ne compromette le projet européen» «Rien n’est acquis, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue».«Tout n’est pas préférable à un « no deal »», expliquait un proche du chef de l’Etat, jugeant qu’il «n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique» à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord.

C’est raté. Le consensus s’est finalement fait sur le 31 octobre. Pourquoi cette date ? Parce que c’est la veille de la prise de fonction de la nouvelle Commission. Reste que cela va obliger le Royaume-Uni à organiser des élections européennes qui devront avoir lieu le jeudi 23 mai, à moins que la Chambre des communes n’adopte d’ici-là l’accord de divorce. Un délai qui ne vaut guère plus que le papier sur lequel il est écrit, même si le chef de l’Etat français a assuré qu’il n’y aurait pas de nouvelle prolongation. De fait, jusque-là c’était les européennes qui étaient considérées comme la limite ultime et intangible…

Effrayer les Brexiters les plus durs

Les Vingt-sept ont donc pris le risque de permettre aux Britanniques de peser sur le choix des futurs présidents de la Commission, du Parlement, du Conseil européen et de la Banque centrale européenne et sur le nom du ministre des affaires étrangères de l’Union, mais aussi sur les discussions du budget 2020 ainsi que sur les perspectives financières 2021-2027… Autant dire qu’ils offrent à Londres une capacité de nuisance dont il n’osait pas rêver si Theresa May décide de l’utiliser pour obtenir une renégociation de l’accord de divorce. Reste que la France et ses alliés ont réussi à imposer des «conditions» dont la force juridique est pour le moins sujette à caution : Theresa May s’est, en effet, engagée à ne pas interférer avec les décisions qui engagent l’avenir d’une Union que le Royaume-Uni veut quitter. Un engagement que pourra respecter ou pas le gouvernement, mais qui ne s’imposera en aucun cas à ses députés européens qui tiennent leur mandat du peuple. Autre question : les députés étant élus pour cinq ans, pourra-t-on les forcer à quitter le Parlement au 31 octobre puisqu’ils représentent le peuple européen ? Un beau nid à contestations.

Les Européens semblent faire le pari que la perspective d’un Brexit sans cesse retardé va effrayer les Brexiters les plus durs et les convaincre d’adopter l’accord de divorce pour en finir une bonne fois pour toutes. Un pari risqué, ceux-ci pouvant aussi être tentés d’empêcher le bon fonctionnement de l’Union pour la pousser à le renégocier, ce que les Vingt-sept excluent toujours. Pour l’instant.

Jean Quatremer correspondant à Bruxelles

Liberation.fr
Publié dans:Non classé |on 11 avril, 2019 |Pas de commentaires »
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