Archive pour avril, 2019

La risée de l’Europe……………………….(02/04/2019)

Brexit : les députés britanniques ne parviennent pas à s’accorder sur une alternative au plan de May

Après avoir rejeté trois fois déjà l’accord de la première ministre, les élus ont dit non aux nouvelles options qui leur étaient présentées et proposaient notamment de maintenir des liens étroits avec l’Union européenne.

Par Philippe Bernard Publié hier à 18h38, mis à jour à 04h59

Temps deLecture 4 min.

Devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril.
Devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril. JONATHAN BRADY / AP

A onze jours de la nouvelle échéance fixée au 12 avril, le jeu de massacre du Brexit continue. Le Parlement de Westminster se faisait fort de réussir là où Theresa May a échoué : sortir le processus de l’impasse en réunissant une majorité sur un plan alternatif à celui que la première ministre ne parvient pas à leur faire avaler. Mais les députés ont donné une nouvelle fois, lundi 1er avril au soir, le spectacle de leur désunion, de leur impuissance, voire de leur irresponsabilité, renforçant l’impression déjà forte de chaos.

Aucune des quatre motions soumises à leur vote – qui proposaient soit une rupture plus douce que celle voulue par Mme May, soit une remise en cause du Brexit – n’a recueilli de majorité. Il a manqué seulement trois voix (273 voix favorables contre 276) à la motion portée par l’ancien ministre conservateur Kenneth Clarke, doyen des Communes et proeuropéen de choc, pour passer. Celle-ci proposait le maintien du pays dans l’union douanière européenne. Le texte prônant l’organisation d’un second référendum, lui, a été défait à peine plus largement (280 voix favorables contre 292).

Brexit : des votes serrés à la Chambre des communes britannique

Résultats des votes indicatifs du Parlement britannique, le 1er avril.
050100150200250300350OuiNonUnion douanièreNouveau référendumMaintien dans le marché uniqueArrêt du Brexit (révocation del’article 50)

A première vue, l’échec des députés est une relativement bonne nouvelle pour Mme May, qui en a bien besoin. Aucune des propositions alternatives mises aux voix lundi n’a obtenu les 286 voix que l’accord de Brexit négocié par ses soins avec l’Union européenne a recueillies lors de son troisième passage devant les députés, le 29 mars. De quoi l’encourager à se lancer dans une quatrième tentative dans les jours qui viennent. Theresa May pourrait alors menacer les députés conservateurs, faute de voter son accord, d’aller vers un Brexit édulcoré, des élections anticipées, voire un nouveau référendum que son parti redoute. Sans garantie de succès, car cela suppose de convaincre une trentaine de députés supplémentaires, parmi les plus remontés contre elle, de soutenir l’accord.

Mardi 2 avril, le gouvernement devait tenir une longue réunion où la suite des opérations devait être décidée, y compris la mise en ordre de marche pour d’éventuelles législatives. De leur côté, les députés, peu habitués à la sorte d’autogestion qu’ils ont conquise face à un gouvernement déliquescent, se sont séparés lundi soir sans plan précis. Un créneau parlementaire est réservé pour une nouvelle séance, mercredi 3 avril, au cours de laquelle les propositions les plus populaires rejetées lundi soir pourraient fusionner pour être à nouveau soumises au vote.

Paysage dévasté

Dans ce paysage dévasté, les options de la première ministre sont limitées et toutes, hormis un vote miraculeux de son deal au quatrième tour, présentent des dangers politiquement mortels pour son gouvernement, pour elle-même ou pour le pays. Qu’elle soit tentée par la sortie sans accord (« no deal »), ce « saut de la falaise » décrit comme une catastrophe économique mais souhaité par les ministres ultras, et la faction modérée de son gouvernement démissionnera. Mme May serait alors fortement exposée à un vote de défiance et le pays à des élections législatives. Qu’elle tente au contraire un compromis autour d’un « Brexit doux », en maintenant la proximité avec l’Union européenne (UE), et les ultras pro-Brexit de son équipe s’éclipseront dans un mouvement fatal à son gouvernement.

Dans ces circonstances d’extrême instabilité, on voit mal comment Mme May, sauf choix suicidaire du « no deal », éviterait de solliciter de l’UE un deuxième report du Brexit, de longue durée cette fois. Un nouveau délai que les vingt-sept autres Etats de l’Union n’accorderaient qu’à deux conditions : que le Royaume-Uni accepte d’organiser les élections européennes le 23 mai et que le pays se soit accordé pour convoquer soit des élections législatives, soit un second référendum. Deux issues qui provoqueraient probablement le départ de Theresa May, mais dont personne n’est sûr qu’elles trancheraient définitivement la question du Brexit.

« Pas fins politiques »

Le Parlement « tente de faire en quelques jours ce que Theresa May aurait dû faire depuis deux ans et demi », a grincé Joanna Cherry, l’une des trente-cinq députés du Parti national écossais (SNP, indépendantiste). De fait, alors que les élections législatives de 2017 avaient reflété la préférence des électeurs pour un Brexit modéré, la première ministre n’a jamais cherché à constituer une majorité avec des élus du Labour, se cabrant au contraire sur ses « lignes rouges » radicales dont elle est aujourd’hui prisonnière. Après avoir tenté de court-circuiter les députés, elle tente aujourd’hui de leur mettre des bâtons dans les roues.

Mais les parlementaires, peu habitués à tant de liberté, « ne se sont pas montrés fins politiques », comme leur a lancé Kenneth Clarke à l’issue des quatre votes stériles. Certes, le Labour avait mis de l’eau dans son Brexit en soutenant la motion dudit conservateur Clarke. Mais les partisans du second référendum – LibDem, Parti national écossais (SNP) et indépendants, soit 57 députés au total – ont refusé toute concession et se sont interdit de voter en faveur d’un simple maintien dans l’union douanière.

Après l’annonce des résultats, le député tory Nick Boles, qui défendait une autre motion rejetée, favorable à un statut d’association à l’UE proche de celui de la Norvège, a demandé la parole et annoncé sa démission du Parti conservateur. « J’ai échoué parce que mon parti se refuse à tout compromis », a-t-il articulé d’une voix blanche.

Lire aussi  La brouille, le divorce, le chaos : « Le Monde » raconte la saga du Brexit en trois actes
Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit

Retrouvez tous nos articles sur le Brexit dans cette rubrique.

Philippe Bernard (Londres, correspondant)

Publié dans:Non classé |on 2 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Une balle dans le pied………………………..(01/04/2019)

RécitRéservé à nos abonnés

Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 06h31

« Le Monde » a voulu faire le récit de la saga du Brexit, son origine, ses acteurs, ses coulisses. Dans ce dernier volet, nous racontons comment, en votant en faveur du Brexit en juin 2016, le Royaume-Uni est entré dans une zone d’incroyables turbulences.

A partir de maintenant, l’histoire va balancer entre Shakespeare, les Monty Python et la série américaine House of Cards. Un tumulte effarant et tragique. Des scènes de comédie grotesques. Beaucoup de cynisme et d’illusions perdues.

Plongeons d’abord du côté britannique, où le résultat du référendum a saisi toute la population. Le premier ministre, David Cameron, jette l’éponge, la livre sterling dévisse. Les brexiters, eux, ont dessoûlé en quelques heures. Même Boris Johnson, l’un de leurs chefs de file, a perdu son sourire de trublion. Dès l’annonce des résultats, le vendredi 24 juin 2016, une centaine de personnes se sont rassemblées devant sa maison d’Islington en hurlant « Honte à vous ! », « Vous allez le payer ! » Depuis, on ne voit plus l’ex-maire de Londres, comme si l’ardent promoteur du « Take back control » (« Reprenez le contrôle ») ne contrôlait plus rien.

La logique voudrait pourtant qu’il succède à Cameron au 10 Downing Street. Le week-end, il a d’ailleurs reçu quelques députés dans sa propriété de l’Oxfordshire, entre deux parties de cricket disputées en costume blanc. Mais on le sent perdu. Dans sa chronique hebdomadaire au Telegraph, pour laquelle il perçoit près de 311 000 euros par an, n’assure-t-il pas contre toute évidence que « le Royaume-Uni fait partie de l’Europe » et qu’il continuera à avoir accès au marché unique ? Son entourage n’en fait pas mystère : la victoire inattendue du Brexit a été un choc pour lui, surtout lorsqu’il a réalisé qu’allait lui échoir la responsabilité d’orchestrer la sortie de l’Union européenne (UE)…

Publié dans:Non classé |on 1 avril, 2019 |Pas de commentaires »

La groupie de Jonas……………………………….(01/04/2019)

CASSEROLES – La nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye tient son premier point presse post-Conseil des ministres ce lundi. Nommée dimanche soir, elle essuie déjà de nombreuses critiques. D’anciennes déclarations, notamment, ne passent pas auprès des adversaires de la majorité.
01 avr. 13:24 – La rédaction de LCI

Le grand public l’a découverte dans le documentaire de Yann L’Hénoret, Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire. La jeune femme de 39 ans y est omniprésente, défend bec et ongles son candidat, et n’hésite pas à remonter les bretelles ou faire pression sur des journalistes dont elle n’apprécie pas le travail. « Faites votre boulot les gars aussi. Non mais là, ça me saoule. Franchement, là, je suis saoulée. C’est pas du travail de journaliste, c’est du travail de sagouin », l’entend-on d’ailleurs dire à un journaliste des Inrocks.

 

Des méthodes de travail musclées traduisant la volonté de celle qui vient d’être nommée porte-parole du gouvernement en remplacement de Benjamin Griveaux de tenir la presse loin d’un chef de l’Etat encore « jupitérien », illustrant son tempérament et son franc-parler.

Quelques mois plus tard, alors qu’elle gère le service communication de l’Elysée, elle fait à nouveau parler d’elle lorsqu’un journaliste lui demandant confirmation de la mort de Simone Veil révèle qu’elle lui aurait répondu : « Yes, la meuf est dead. » Si elle assure à LCI que « le SMS est totalement faux », le mal est La groupie de Jonas.....................................(01/04/2019) dans Non classé

En juillet 2017, un article de L’Express assure que cette proche du président de la République, à ses côtés depuis ses débuts, assume de ne pas dire la vérité pour le défendre. « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président », aurait-elle déclaré au journaliste de l’hebdomadaire, même si elle avait là-aussi démenti avoir tenu de tel propos. Des propos qui, aujourd’hui, refont inévitablement surface.

Du pain béni pour l’opposition

Un photomontage reprenant la phrase citée par L’Express à côté de la nouvelle porte-parole du gouvernement est d’ailleurs largement relayé sur les réseaux sociaux, notamment par les membres du Rassemblement national et sa tête de liste pour les élections européennes Jordan Bardella. Sur Twitter, il a accompagné le photomontage de cette légende : « Les donneurs de leçons macroniens, autoproclamés pourfendeurs de #FakeNews, viennent donc de nommer comme porte-parole du gouvernement une menteuse professionnelle : ça doit être ça le en même temps. »

 

Du côté de La France insoumise, cette nomination passe mal également. La tête de liste aux européennes Manon Aubry a ironisé sur Europe 1 : « Je me souviens de sa déclaration qui disait qu’elle assume mentir pour protéger le président de la République (…) elle est plutôt bien adaptée à la fonction qu’on lui demande, je pense qu’elle trouvera toute sa place dans ce gouvernement ».

Sous un tweet posté dimanche après sa nomination et dans lequel Sibeth Ndiaye explique que son « nouveau job » consiste en « vous informer et expliquer ce que fait le gouvernement pour votre quotidien », de nombreux commentaires font allusion à ces « casseroles », et doutent de sa parole avant même qu’elle ait commencé à exercer sa mission.

Quel rôle a-t-elle joué pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ?

Rappelons également que Sibeth Ndiaye est celle qui avait posté sur Twitter la vidéo d’Emmanuel Macron évoquant le « pognon de dingue » que coûtent les aides sociales. Elle est également citée dans l’article du Monde expliquant « comment l’Elysée a fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ».

En vidéo

Tweet de Sibeth Ndiaye : les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales font polémique

 dans Non classé

Si elle n’a pas elle-même organisé la diffusion de la vidéo censée dédouaner en partie Alexandre Benalla via des comptes militants, elle a pris en main, avec Ismaël Emelien, ancien conseiller du président de la République, la cellule « riposte ». C’est elle également qui une fois la vidéo mise en ligne, oriente certains journalistes vers le compte sur laquelle elle est diffusée. « Va voir un compte qui s’appelle @FrenchPolitic. Tu verras que Benalla n’est pas celui qu’on dit », lance-t-elle aux reporters présents à Périgueux pour couvrir un déplacement d’Emmanuel Macron. Ces derniers lui demanderont-ils des comptes, maintenant qu’ils l’auront face à elle tous les mercredis ? Rien n’est moins sûr.

La rédaction de LCI

Mis à jour : Aujourd’hui à 13:25
Créé : Aujourd’hui à 13:32

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Publié dans:Non classé |on 1 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Eh!oui…………………………………………….(01/04/2019)

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Publié dans:Non classé |on 1 avril, 2019 |Pas de commentaires »
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