Archive pour le 13 juin, 2019

Et félicitations aux tireurs………………………..(13/06/2019)

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« Gilets jaunes » : l’utilisation des LBD et des grenades de désencerclement a bondi de plus de 200% en 2018
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La lettre de Laurent Joffrin………………………(13/06/2019)

 

Laurent Joffrin – Libération <newsletter@liberation.cccampaigns.net>

17:27 (il y a 1 heure)

 
 
La lettre de Laurent Joffrin...........................(13/06/2019) dans Non classé cleardot
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Libération 13 juin 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Aéroports de Paris vaut bien une messe

L’appel démocratique est lancé : la plateforme destinée à recueillir des signatures favorables à la tenue d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris est ouverte. Si son mauvais fonctionnement est corrigé – on n’ose pas croire que le gouvernement ait volontairement négligé son devoir, qui est de faciliter ce mécanisme constitutionnel – les Français peuvent désormais se prononcer. Démocratie directe désordonnée et démagogique ? Certes non : le Conseil constitutionnel a validé la procédure et il faut plus de 4 millions de signataires pour que la consultation ait lieu, ce qui n’est pas de la tarte.

Pris par surprise, le gouvernement clame sur tous les tons qu’il s’agit d’une «opération politique» contre-nature, puisqu’elle réunit les députés RN, LR, PS, PC et LFI. L’assemblage est à coup sûr hétéroclite. Mais plutôt que de crier au complot de rencontre, le gouvernement devrait se demander pourquoi des forces politiques aussi diverses s’accordent sur la même démarche. Peut-être parce que l’enjeu dépasse les clivages habituels…

Le même gouvernement ajoute que cette privatisation est de toute nécessité. C’est là que le doute surgit. Laissons de côté l’argument de «la première frontière française». Il est outrancier. Les quelque 100 millions de passagers qui transitent par ADP ne seront pas contrôlés par des douaniers privés, ni par des agents de sécurité à leur compte, mais par les mêmes fonctionnaires d’Etat. On crie au loup, mais il n’y a pas de loup sur ce point.

Le plaidoyer économique, en revanche, est bien plus faible. Augustin de Romanet, président de la compagnie aujourd’hui contrôlée par la puissance publique, assure partout qu’elle est très bien gérée, ce qui justifie le prix de cession. De fait, ADP marche bien et fournit à l’Etat de confortables dividendes. Mais alors pourquoi en changer le statut ?

D’autant que la théorie libérale elle-même, qui soutient en principe la décision de privatiser (ce n’est pas l’affaire de l’Etat, dit-on, que de gérer un aéroport), ne s’applique pas en l’occurrence. Quand une activité détient un monopole de fait (c’est le cas d’ADP, seul sur son créneau), il est parfaitement légitime de la maintenir dans le giron de l’Etat. Bruno Le Maire, avocat de la vente, est donc plus royaliste que le roi (libéral). Aux Etats-Unis, par exemple, les plus grands aéroports restent propriété publique.

Pas sûr qu’on y gagne

Calcul de rentabilité ? Il est douteux. On touche un capital mais on se prive d’une rente. Pas sûr qu’on y gagne. Le précédent des autoroutes est à cet égard éloquent. Il a rempli les poches des concessionnaires et privé l’Etat d’autant de ressources. Et pourquoi abandonner aux appétits privés une emprise aussi étendue, qui représente en surface les deux tiers de la Ville de Paris ? D’autant que le bail consenti au futur acheteur est de soixante-dix ans. On précise qu’au terme de ce délai – énorme – l’Etat pourra renationaliser l’entreprise. Certes, mais au prix d’une indemnité correspondant à la valeur de marché. Qui infligera une telle dépense au budget de la nation ? En fait, si la décision est finalement prise, elle sera irréversible.

Autrement dit, la privatisation est l’effet, non d’un calcul rationnel, mais d’un dogme : en toutes circonstances, le privé doit l’emporter sur le public. C’est écrit dans le décalogue qui surplombe ce gouvernement. Circulez…

C’est tout l’intérêt de cette procédure référendaire, qui correspond de surcroît à la demande exprimée par le mouvement des gilets jaunes et de ceux – nombreux – qui ont soutenu, non ses méthodes, mais sa demande de démocratisation. Si elle avait lieu, la privatisation d’ADP serait la plus grande de l’histoire française. Aéroports de Paris vaut bien une messe référendaire. Alors pourquoi ne pas consulter le peuple, qu’on dit par ailleurs vouloir écouter ?

LAURENT JOFFRIN
 
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Une claque, une…………………………………(13/06/2019)

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Après avoir obtenu la confiance de l’Assemblée, Edouard Philippe échoue à convaincre le Sénat, qui s’abstient majoritairement
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On reprend Philippe et on recommence………………..(13/06/2019)

Loi bioéthique, baisses d’impôt, «urgence écologique»… Le Premier ministre a annoncé, mercredi devant l’Assemblée, des mesures dans une «logique de rassemblement». Sans grand changement sur le fond.

Un «acte II» pour prolonger l’«intense agenda de la transformation»lancé en 2017. Et cocher, d’ici aux municipales de mars 2020, une bonne dizaine d’engagements pris par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Conforté par les résultats de son camp aux élections européennes (22,4 %, juste derrière le Rassemblement national), Edouard Philippe a tenté mercredi, dans sa deuxième déclaration de politique générale du quinquennat, d’en revenir aux sources du macronisme, né il y a trois ans du «dépassement des postures et des vieux clivages». «Le vrai sujet, ce n’est pas de savoir comment ressusciter la gauche ou comment sauver la droite [mais comment] dépasser nos habitudes pour nous rassembler», a lancé le chef du gouvernement

Prenant acte des 3 millions de voix qui se sont portées sur la liste conduite par Yannick Jadot, Edouard Philippe a tenu – une première pour ce genre d’exercice – à mettre l’écologie en tête de chapitre. Pour faire face à l’«urgence écologique», a-t-il affirmé, «un nouvel « en même temps » est à construire». «Plus personne n’a le monopole du vert. […] Ces douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique», a promis le Premier ministre, espérant convaincre l’électorat écolo qui a voté Macron en 2017, mais Jadot en 2019. Le projet de loi énergie-climat et celui dit «antigaspillage» suffiront-ils à démontrer qu’Edouard Philippe n’est pas un «homme des effets d’annonces» mais le chef d’une «majorité des engagements tenus» ? Pas sûr… Dernier exemple en date : selon les infos de Libération, Bercy a tenté – en vain – de faire porter aux députés LREM un nouveau report d’un an (de 2020 à 2021) de l’interdiction des ustensiles plastiques à usage unique.

Siphonnage

La «logique de rassemblement» martelée par Edouard Philippe mercredi devant les députés, et ce jeudi matin devant les sénateurs, est une stratégie assumée de l’exécutif pour poursuivre lors des municipales de 2020 le fructueux travail de siphonnage effectué lors des européennes. Le Premier ministre a d’ailleurs lancé un appel non voilé aux édiles déjà en place : «[Ils] savent combien la logique de rassemblement est puissante, a déclaré l’ex-maire du Havre. Je salue tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui sont prêts à nous rejoindre dans le soutien au président de la République.» Dans la corbeille de la mariée pour se réconcilier avec des élus locaux échaudés par ce début de quinquennat, Philippe a confirmé un projet de loi spécifique pour «conforter» le rôle des maires «dès le mois de juillet», puis une «clarification du millefeuille territorial» avant un «nouvel acte de décentralisation».

A LIRE AUSSIEnfin une PMA en avant

«Rassemblement», enfin, d’une majorité LREM dont la partie la plus à gauche pouvait se sentir délaissée. Surtout après le constat fait aux européennes d’un électorat macroniste droitisé. Pour ces ex-socialistes, Philippe a rappelé les chantiers sociaux et sociétaux du gouvernement (poursuite du dédoublement des classes de CP et CE1 dans les zones prioritaires, reconnaissance des aidants familiaux, aides aux familles monoparentales, 30 000 places en crèche supplémentaires…). Il a surtout confirmé l’intention du gouvernement d’autoriser la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes dans le projet de loi bioéthique. «Le projet de loi est prêt […] et pourra être débattu au Parlement fin septembre», a-t-il promis, déclenchant des applaudissements nourris et une standing ovation des parlementaires de son camp. Quant au flanc droit de sa majorité, il sera ravi de la confirmation des baisses d’impôt, de la promesse – non détaillée – de faire des économies, de la mise en place prochaine d’un «âge d’équilibre» et de «la fin des régimes spéciaux» dans la future réforme des retraites, ou encore du retour d’un discours sur l’immigration avec, notamment, l’organisation d’un débat annuel au Parlement. Le premier aura lieu, a annoncé Philippe, «au mois de septembre». De quoi cimenter sa majorité mais pas l’élargir : le Premier ministre a reçu la confiance de 363 députés contre 163. En 2017, il en avait eu 370. Et parmi ceux qui s’étaient abstenus il y a deux ans, la plupart des LR et tous les PS ont cette fois voté contre.

 

Moqueries

Sans grands effets lyriques mais avec la rigueur institutionnelle d’un responsable citant Mendès France, Pompidou, Rocard et Juppé, Philippe a explicité le «changement de méthode» promis par l’exécutif depuis la crise des gilets jaunes. Emmanuel Macron avait donné la ligne mardi à Genève devant l’Organisation internationale du travail : «Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale.»Philippe a, lui, voulu assumer sa «juste part» des «erreurs» commises. Mais il a aussi demandé aux députés d’éviter toute «arrogance», «agressivité» ou «caricature» dans les débats politiques. De quoi déclencher des moqueries parmi l’opposition, trop contente de lui rappeler les «petites phrases» de Macron qui ont alimenté la colère des ronds-points. «Je reconnais que le gouvernement aussi doit dépasser des habitudes pour changer de méthode, a-t-il assuré. Changer de méthode, c’est aussi changer de ton.»Mais pas de politique.

Lilian Alemagna

Liberation.fr
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