Archive pour le 16 juin, 2019

Les agités du local……………………………(16/06/2019)

Réuni à La Rochelle lors du lancement de sa campagne municipale pour 2020, le parti de Marine Le Pen a affiché ses objectifs : renforcer ses places fortes et développer un maximum d’alliances, principalement avec des élus LR, affaiblis depuis les élections européennes, pour s’implanter durablement.

  • Rassemblement national : les agités du local

ALa Rochelle dimanche après-midi, un habitant en tee-shirt bleu avec des piranhas est passé devant l’hôtel Mercure du vieux port, l’air pressé. Avant de s’arrêter net devant une scène inhabituelle pour la ville de Charente-Maritime : David Rachline, maire Rassemblement national de Fréjus, en train de répondre à une journaliste. Personne d’autre à la ronde sauf quelques malabars du «DPS», le service d’ordre du parti d’extrême droite. «Nous discutons avec tout le monde, évidemment. Et même s’il y a des gens de la gauche républicaine qui veulent travailler avec nous…» a dit Rachline, insistant sur le mot «gauche». Le RN organisait dimanche son conseil national dans la ville qui a accueilli pendant des années les socialistes en université d’été. L’image est purement symbolique : le parti de Marine Le Pen n’a aucune chance de faire élire un maire à La Rochelle en mars. Mais à la différence du PS, il est arrivé en tête aux européennes. Dans certaines villes, son score a dépassé les 40 %. Alors il peut tout se permettre.

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«Pas de figuration»

En Charente, le RN a lancé sa stratégie pour les prochains scrutins : municipales, départementales, régionales, avec la présidentielle de 2022 en ligne de mire. En fin de journée, encadrée par Steeve Briois et Jordan Bardella – nommé vice-président du parti dimanche -, Marine Le Pen a tenu une conférence de presse, expliquant vouloir réunir les droites et «les anti-Macron», ce qui va à ses yeux jusqu’à La France insoumise. Mais la cible privilégiée reste Les Républicains. «Je lance un appel à tous ceux qui se sentent embrigadés par LR. Nous sommes prêts à constituer des alliances, à mettre en place une plateforme commune, de bon sens», a-t-elle dit. Elle se sait en position de force et entend capitaliser sur «le délitement de LR, qui n’existe plus», selon les mots d’un cadre frontiste. Hors Hauts-de-France, Moselle, Gard, Vaucluse et Côte d’Azur, «Perpignan est notre plus belle chance de victoire» dans neuf mois, a souligné la présidente. Mais la partie sera rude pour Louis Aliot (lire page 4). «Ils vont tous s’y mettre avec leur front républicain»,souffle une élue RN.

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«Indépendamment des villes gagnables, l’objectif de ces municipales 2020 est d’être présent partout, le plus possible, explique un dirigeant du RN. C’est la clé, mais on ne va pas faire de la figuration dans des communes où on a peu de chances d’être élus.» En 2014, le parti l’avait joué solo (pas d’autre choix), multipliant les listes (près de 600) quitte à investir n’importe qui. Le RN avait finalement remporté dix villes et obtenu 1 500 conseillers municipaux, ce qui constituait une première, mais 30 % de ces derniers avaient vite fait défection. «Notre difficulté, c’est que nous, nous prenons des vrais citoyens. Pas des professionnels de la politique. La problématique de la formation est beaucoup plus exigeante», explique un dirigeant. Consigne a été donnée aux référents départementaux, qui proposent les investitures au siège (une grande partie seront validées en juillet), de faire des listes «à chaque fois que cela est cohérent et possible».

Label satellite

Un conseiller de la présidente du RN précise : «Il y a deux différences essentielles avec 2014 : nous allons accompagner chaque tête de liste, avec des stratégies locales adaptées et conquérantes ; et il y a des possibilités d’alliances de second tour.» Et pour ça, le parti a tout prévu : des listes d’ouverture ; un label satellite, celui de la «Droite populaire» du transfuge LR Thierry Mariani, destiné à ceux qui n’assumeraient pas l’étiquette du RN ; et même… de perdre. «Notre stratégie est à long terme, a souligné Marine Le Pen dimanche. Dans les villes où nous avons peu de chance d’être en tête, nous allons faire en sorte d’avoir la meilleure opposition possible. Les victoires d’après-demain, sont les oppositions de demain.» 

Tristan Berteloot Envoyé spécial à La Rochelle, Photo Théophile Trossat

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Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2019 |Pas de commentaires »

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