Archive pour le 9 juillet, 2019

La lettre de Laurent Joffrin……………………..(09/07/2019)

Libération 09 juillet 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le faux triomphe de Tapie

La vox mediatica pensait qu’il serait condamné : il est relaxé. Bernard Tapie a été blanchi par le tribunal pénal des accusations d’escroquerie portées à son encontre par le ministère public, de même que les prévenus qui comparaissaient avec lui. On peut penser ce qu’on veut de ce jugement mais il démontre, en tout cas, l’inanité des déplorations qu’on entend si souvent à propos de la justice française : acharnée, dépendante, politisée, coalisée contre les puissants des affaires ou de la politique. Tu parles… Tout dans l’atmosphère ambiante devait conduire à la condamnation de l’homme d’affaires. On pouvait penser, au vu des charges pesant contre lui, que cette affaire de tribunal arbitral avait été montée frauduleusement avec des magistrats circonvenus, au terme d’un lobbying compulsif mené par l’intéressé auprès du gouvernement et du président de l’époque. Le tribunal a dit le contraire. Pour condamner, les doutes, les soupçons, les déductions ne suffisent pas. Il faut des preuves. De toute évidence, elles n’étaient pas suffisantes : voilà une décision rendue en toute indépendance, hors de toute pression du pouvoir ou de l’opinion, sur des bases strictement juridiques.

Triomphe pour l’aventurier du business qui a occupé l’imaginaire français pendant de longues années ? Pas exactement. Celui qui se bat désormais contre un adversaire autrement cruel que la justice, dont les attaques malignes relativisent ses ennuis judiciaires, outre qu’il a été plusieurs fois condamné dans d’autres affaires, doit toujours rembourser les quelque 400 millions que lui avait attribués le tribunal arbitral. Certes, ses avocats vont tenter de s’appuyer sur sa relaxe pour obtenir un renversement du jugement précédent. Pour l’instant, il est blanchi au pénal mais reste ruiné au civil.

Cette ambiguïté reflète le personnage. Symbole des années fric, Tapie a souvent mordu la ligne. Mais il a réussi à limiter la casse sur le plan judiciaire grâce à son énergie procédurière et à fasciner une partie du public par son insigne talent de bateleur et de débatteur. Drôle de parcours, au fond : ses qualités oratoires et son habileté auraient autrement brillé s’il les avait mises au service d’une idée, d’une cause, d’une ambition républicaine. Il a préféré le rôle de corsaire des affaires et de leader populiste avant la lettre. L’argent et la chicane étaient ses mantras, tous deux ont gâché au moins vingt ans de sa vie, passés à défendre un magot et à combattre les juges. Il a été puni par où il avait péché, le fric qu’il n’a plus, les procès à répétition qui l’ont tout entier absorbé.

Les défenses immunitaires de la société française, somme toute, existent encore. Précurseur, cynique assumé, en piste pour la mairie de Marseille après avoir été député et ministre, Tapie aurait pu être un Berlusconi français, un Trump plus précoce et moins droitier. Mais après en avoir usé, la classe politique a fini par le rejeter, sentant qu’elle avait favorisé une créature qui menaçait de lui échapper. Quant aux juges et aux hauts fonctionnaires, ils ont opposé à sa résistible ascension des obstacles répétés qui ont fini par l’épuiser. Amère revanche, au bout du compte, que cet ultime jugement.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Et une de plus, une……………………..(09/07/2019)

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Publié dans:Impôts |on 9 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Sans commentaire……………………………..(09/07/2019)

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Bac 2019 : « Toutes les copies manquantes ont été rapportées dans les différents centres d’examen », annonce le ministère de l’Education nationale
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Publié dans:Non classé |on 9 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

La droite éclatée………………………..(09/07/2019)

Sondage : le grand écart des électeurs de droite

Par Jonathan Bouchet-Petersen — 8 juillet 2019 à 21:26
Sondage Viavoice sur l'avenir de la droite
Sondage Viavoice sur l’avenir de la droite Infographie par Julien Guillot

Après l’échec de LR aux européennes, l’électorat conservateur apparaît, d’après le baromètre Viavoice-«Libé», plus éclaté que jamais. Deux personnalités émergent pour illustrer ces options stratégiques opposées : Xavier Bertrand et Marion Maréchal.

  • Sondage : le grand écart des électeurs de droite

Traumatisée par la dernière présidentielle, lessivée par les récentes européennes, la droite ou ce qu’il en reste après deux ans de macronisme apparaît écartelée. A un moment charnière. Selon notre sondage Viavoice, deux personnalités incarnent ce grand écart au sein des sympathisants de droite : l’ancien ministre Xavier Bertrand, qui revendique un gaullisme social de terrain, et Marion Maréchal, à l’extrême droite très libérale et très identitaire.

Invités à désigner la personnalité qui, selon eux, «représente» bien «l’avenir de la droite», les Français interrogés par Viavoice citent ainsi Marion Maréchal en troisième position (31 %), devant Emmanuel Macron (30 %) et… Marine Le Pen (26 %). Mais c’est Xavier Bertrand qui fait la course en tête (34 %) devant Nicolas Sarkozy, qui garde évidemment une place à part. La présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, n’apparaît, pour sa part, qu’en septième position (25 %).

Chez les sympathisants de droite, un vivier rétréci mais fort convoité, le score de la petite-fille Le Pen monte à 40 %, contre 61 % pour le président des Hauts-de-France. Maréchal récolte dans le même temps 86 % auprès des sympathisants RN, qui lui sont acquis si elle devait être en situation. Le leadership de Bertrand auprès de l’ensemble des Français, lui, s’explique en bonne partie par son crédit chez les sympathisants de la majorité (60 %), autant d’électeurs qui in fine ne voteront pas pour lui tant qu’Emmanuel Macron sera en lice. Un autre chiffre en dit long sur la brèche ouverte à droite par la nièce de Marine Le Pen : 46 % des sympathisants de droite jugent qu’un retour de Marion Maréchal en politique serait une bonne chose pour la droite.

Bercail ou inconnu

Après le départ de Laurent Wauquiez de la présidence de LR et alors que l’ombre de Sarkozy – dont le passage devant un tribunal n’a plus rien d’hypothétique – apparaît moins envahissante, la droite semble dans un temps de clarification. Alors que Macron a conquis une bonne part de l’électorat juppéiste (et même un peu plus) grâce à ses choix, notamment économiques, depuis 2017, la triangulation avec les thèses frontistes semble appartenir à l’ancien monde. L’électorat se revendiquant de droite se partage entre une forme de retour au bercail à la sauce Bertrand et un saut dans l’inconnu version Maréchal. Dans ce contexte, le probable futur patron de LR – le non-présidentiable Christian Jacob – s’efforce, à l’ancienne, de démontrer qu’un espace politique existe encore bel et bien pour son parti entre LREM et le RN. Un chemin de croix qui l’a conduit dimanche dans le Bas-Rhin au contact des militants.

Dans ce contexte, confirme le président de Viavoice François Miquet-Marty, «un nouveau duopole se dessine à droite, opposant d’une part Marion Maréchal, préférée sur plusieurs critères à Marine Le Pen, et d’autre part Xavier Bertrand, chacun reposant de manière compréhensible sur des socles politiques et idéologiques distincts, mais ayant pour point commun d’avoir contourné leurs formations par un « retour sur les territoires »». S’ils ne partagent rien sur le plan des idées, Bertrand et Maréchal font en effet l’un comme l’autre leur vie hors d’un appareil politique. A l’instar de Macron lorsqu’il s’est mis sur orbite pour la présidentielle, se lançant sans le soutien d’un parti avant de créer le sien.

A la tête des Hauts-de-France, Bertrand a rompu depuis décembre 2017 avec un parti LR dont il a dénoncé l’extrême droitisation. Il trace depuis son sillon loin de Paris et de ses jeux d’appareils, son laboratoire régional en étendard. Maréchal, elle, a officiellement quitté la vie politique élective avec la fin de son mandat de députée du Vaucluse. A la tête de son «école» lyonnaise, elle mène depuis une bataille culturelle en prônant «l’union des droites» au-delà du Rassemblement national, sur un credo ultra «conservateur». Une démarche éminemment politique.

Rubicon

Pour la droite, absente du second tour de la dernière présidentielle pour cause d’affaire Fillon et au plus bas de son histoire lors du premier scrutin intermédiaire du quinquennat Macron, la question de la survie risque de se poser de façon criante en 2022. Et les municipales de mars, qui s’annoncent comme un sacré ressac par rapport à la «vague bleue» de 2014, vont être marquées par de nouveaux ralliements à la majorité présidentielle, grâce aux passerelles entretenues par Edouard Philippe et ses amis, et probablement par quelques franchissements de Rubicon en direction du Rassemblement national.

Vécu comme un soulagement par tous ceux qui voyaient l’ex-UMP se rabougrir jusqu’au seuil critique, le départ de Laurent Wauquiez n’a toutefois rien réglé. Et si, dans notre étude Viavoice, la droite bénéficie aux yeux des Français d’un plus fort crédit que l’extrême droite pour s’occuper des questions économiques et internationales, le parti de Marine Le Pen la domine sur les thèmes de l’immigration illégale, de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme – l’un comme l’autre ne suscitant aucune attente en matière de lutte contre le réchauffement climatique ou sur la réduction de la pauvreté. Dans les mois qui viennent, tenir la barre rue de Vaugirard risque de virer au calvaire. Et l’avenir de la droite de se jouer loin du siège du parti.

Jonathan Bouchet-Petersen

Liberation.fr
Publié dans:Politique |on 9 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

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