Archive pour le 27 août, 2019

La lettre de Laurent Joffrin……………………….(27/08/2019)

 
 
 
 
Libération 27 août 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’arroseur populiste arrosé

C’est entendu, les nationaux-populistes ont le vent en poupe depuis une décennie, portés par le désarroi des classes populaires. Pourtant une vérité émerge depuis quelques mois qui finira bien, on peut l’espérer, par arriver jusqu’au cerveau de leurs électeurs : leur remarquable capacité à se tirer des balles dans le pied et, selon une loi balistique oblique mais vérifiée, dans le dos de leur peuple. Quelques exemples.

En Italie, Matteo Salvini, matamore triomphant il y a encore quelques jours, champion de la rhétorique xénophobe, veut provoquer des élections qui lui permettraient de consacrer dans les urnes sa percée fulgurante dans les sondages. Du coup, les autres partis se ressaisissent. Nécessité faisant loi, voyant que la politique de la Ligue handicape l’économie de la péninsule, que les réquisitoires contre l’Europe tournent à vide, que l’indifférence du gouvernement italien envers les noyades de migrants dans la Méditerranée finit par entacher l’honneur même d’un pays qui a accueilli un nombre considérable de réfugiés, les anciens ennemis du Parti démocrate et de Cinq Etoiles se rabibochent et menacent de se coaliser. Dans ce cas, Salvini se retrouverait hors les murs pour quelques années alors qu’il pensait toucher au but, tandis que d’autres essaieront tant bien que mal de redresser une économie en déroute.

Donald Trump, après avoir déclaré une guerre mondiale du commerce, se rend compte qu’il a peut-être déclenché au passage une récession planétaire. Auquel cas son argument principal de campagne, la bonne santé de l’économie américaine, risque de tomber à l’eau. Par la même occasion, la relative prospérité des ouvriers yankees qu’il est censé défendre pourrait se faner comme une mèche blonde sans teinture.

Boris Johnson, jouant son va-tout sur le «hard Brexit», découvre que les négociations avec l’Europe toujours unie sont plus ardues qu’il ne le pensait. Du coup, la sortie de l’Union sans accord pourrait bien se retourner contre la Grande-Bretagne, qui court le risque d’un chaos aux frontières, d’une paralysie économique et d’un éclatement du royaume. A terme, les Britanniques, peuple résilient, surmonteront à coup sûr l’épreuve. Ce sera au prix d’une libéralisation brutale de l’économie et d’une ouverture encore plus grande à la mondialisation, vieux projet de Johnson et des conservateurs les plus radicaux. Mais perspective qui se situe à l’opposé exact des espoirs des électeurs brexiters, qui voulaient quitter l’Union pour se protéger des tempêtes du grand large et qui se retrouveront encore plus exposés aux vents mauvais de la désindustrialisation et de la concurrence salariale des pays émergents. Ainsi agissent les démagogues : ils s’intitulent hérauts du peuple et ne font que son malheur.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:"AFFAIRES" |on 27 août, 2019 |Pas de commentaires »

On peut rêver……………………..(27/08/2019)

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Publié dans:Education |on 27 août, 2019 |Pas de commentaires »

Folamour se radoucit……………..(27/08/2019)

Donald Trump avait quitté Washington pour le sommet du G7, en France, le 23 août, en laissant derrière lui une capitale fédérale médusée. Il venait de relancer spectaculairement sa guerre commerciale avec la Chine après un incident diplomatique avec le Danemark, qui avait répondu par une fin de non-recevoir à l’hypothèse d’un achat du territoire autonome du Groenland. Ce tumulte avait ravivé le souvenir du G7 précédent, au Canada, marqué par le refus brutal de Donald Trump de soutenir le communiqué final, et fait craindre de nouveaux dérapages.

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Il n’en a rien été. A Biarritz, sans rien retrancher de ses divergences avec ses pairs sur le climat, le commerce international ou la place de la Russie, le président des Etats-Unis s’est gardé du moindre coup d’éclat. Sa proposition de réintégrer la Russie dans ce club s’est heurtée à un mur, alors qu’il met cette éviction liée à l’annexion de la Crimée, en 2014, sur le compte de son prédécesseur Barack Obama, furieux, selon lui, que le président russe, Vladimir Poutine, se soit montré « plus malin que lui » lors de cette crise.

Rien à gagner à mettre en évidence son isolement

Après avoir enregistré également les rebuffades courtoises du premier ministre japonais, Shinzo Abe, et du Britannique, Boris Johnson, sur le commerce international, ou encore le refus du premier ministre indien, Narendra Modi, également présent, d’une médiation américaine dans la crise avec le Pakistan sur le Cachemire, Donald Trump a manifestement considéré qu’il n’avait rien à gagner à mettre en évidence son isolement.

La seule manifestation ostensible de ses désaccords a été son absence à la session consacrée à l’environnement. La Maison Blanche l’a justifiée par des rencontres concomitantes avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre indien. Les chaînes de télévision américaines n’ont pas manqué de diffuser des photos attestant pourtant de la présence de ces deux responsables à cette même réunion. Donald Trump a assumé sa désinvolture en vantant les énergies fossiles lors de la conférence de presse tenue au terme du G7. « Les Etats-Unis ont une richesse énorme. La richesse est sous nos pieds », a-t-il dit. « Je ne vais pas perdre cette richesse dans des rêves, dans des moulins à vent », a-t-il insisté.

Publié dans:Politique |on 27 août, 2019 |Pas de commentaires »

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