Archive pour le 20 novembre, 2019

La lettre de Laurent Joffrin………..(20/11/2019)

Libération 20 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettrepolitique
de Laurent Joffrin

Interdire Polanski ?

Deux projections de J’accuse, le film de Roman Polanski sur l’affaire Dreyfus, ont été annulées, l’une à Bordeaux, l’autre à Rennes, à la suite de manifestations organisées par des groupes féministes. Hier mardi, la collectivité Est Ensemble, qui regroupe neuf communes de Seine-Saint-Denis, a voulu déprogrammer ce même film, qui devait être projeté dans ses six cinémas publics – avant de changer d’avis. Funestes initiatives.

On comprend la motivation des protestataires. Considérant que le cinéaste est un violeur, les militantes sont choquées de voir son film à l’affiche comme n’importe quel autre, tout comme elles sont indignées des hommages qu’on peut lui rendre ici et là. Argument choc : on ne peut pas séparer l’artiste et l’œuvre. Les turpitudes du créateur ne sauraient être excusées par ses créations, quelle que soit leur qualité, et même si J’accuse est généralement considéré comme un excellent film. Au premier abord, l’argument semble logique. Le cinéaste tourne le film : les deux sont intimement liés. Polanski, lui-même, a souligné cette continuité quand il a suggéré lourdement, dans un entretien, qu’il s’était identifié au personnage de Dreyfus, comme si le sort d’un innocent victime d’une machination à forte connotation raciste pouvait être comparé à sa propre situation. Rappelons que les faits de viol sur une mineure par lui perpétrés, quoique anciens, sont établis. Et qu’il est accusé par plusieurs femmes dont il est difficile, a priori, de penser qu’elles sont toutes des mythomanes. S’il n’y avait pas prescription, Roman Polanski aurait été mis en examen et sommé de s’expliquer devant des juges. Il bénéficie de la présomption d’innocence. Mais il est fortement soupçonné. L’ire féministe est pour le moins compréhensible.

Sauf que… l’artiste et l’œuvre sont liés. Sont-ilsconfondus ? C’est une tout autre affaire. On peut être un sale type et un grand artiste. Cela s’est vu. Imaginons qu’on généralise cette confusion (dans tous les sens du terme). Exeunt les autres œuvres de Polanski, tournées, qui plus est, à l’époque de ses méfaits réels ou supposés : Répulsion, Rosemary’s Baby, Chinatown, Tess, le Pianiste, The Ghost Writer, etc. Elargissons : censurés, tout autant, les films d’Alfred Hitchcock, dont le comportement à l’égard des femmes pose aussi des questions, ou encore ceux de Chaplin, qui n’était pas blanc-bleu. Ou encore, dans le domaine de la pop, les chansons de Michael Jackson, et en littérature la pléiade d’écrivains coupables de collaboration plus ou moins active pendant la guerre : Céline, Léautaud, Drieu La Rochelle, Brasillach et tant d’autres. Anastasie moralisatrice aurait du pain sur la planche…

C’est d’ailleurs le raisonnement tenu en Seine-Saint-Denis. Apprenant que J’accuse était déprogrammé, les directeurs des salles concernées ont répondu avec un certain esprit : «Nous demandons dès à présent à nos élus la liste des cinéastes dont nous n’aurons plus le droit de programmer les films et la définition de leurs critères», avant d’ajouter : «Un comité de vérification de la moralité des artistes programmés est-il prévu, puisque la liberté individuelle des spectateurs n’est pas suffisante ?» Questions pertinentes qui rejoignent l’attitude du public : J’accuse est en tête des entrées de la semaine. Faut-il désigner ces milliers de spectateurs comme des complices de viol ?

A vrai dire, ce n’est pas la censure qui peut édifier. C’est le surcroît d’information. Adèle Haenel avait demandé que la projection du film soit accompagnée d’un débat sur le viol, le machisme, et le sort réservé aux femmes par la domination masculine. Position autrementintelligente. Les élus d’Est Ensemble en ont d’ailleurs convenu. Après s’être entretenu avec les directeurs des cinémas concernés, le président socialiste de la collectivité, Gérard Cosme, est revenu sur sa décision. «Après avoir entendu chacun, en mon âme et conscience, je maintiens la programmation de J’accuse», a-t-il déclaré, tout en demandant que des débats accompagnent le film. «J’estime qu’en programmant le film, a expliqué Annie Thomas, directrice du Trianon à Romainville, je ne cautionne pas tous les violeurs de France.» On ne saurait mieux dire.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:ACTUALITES |on 20 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

Un « plan » de plus…..(20/11/2019)

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le Premier ministre, Edouard Philippe, présentent le \"plan d\'urgence\" pour l\'hôpital public, le 20 novembre 2019 à Paris. 
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le Premier ministre, Edouard Philippe, présentent le « plan d’urgence » pour l’hôpital public, le 20 novembre 2019 à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)
Ce qu’il faut savoirUn « plan d’urgence », huit mois après le début d’un mouvement social inédit. Le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ont dévoilé, mercredi 20 novembre dans la matinée, des mesures d’urgence face à la crise des hôpitaux publics. La ministre de la Santé a notamment annoncé une prime de 800 euros net pour 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et en petite couronne, et gagnant moins de 1 900 euros par mois. Quant au Premier ministre, il a proposé une hausse de 1,5 milliard d’euros du budget des hôpitaux, sur les trois prochaines années. Suivez notre direct.

Une hausse des salaires et des effectifs réclamée. Le mouvement de grève au sein de l’hôpital public est suivi par un quart des médecins hospitaliers, et par plus d’un paramédical sur dix. Les revendications de ce mouvement restent principalement une hausse des salaires (de l’ordre de 300 euros par mois) et des effectifs, ainsi qu’un arrêt des fermetures de lits.

De premières annonces jugées insuffisantes. Les annonces de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en juin et en septembre, n’ont pas suffi à mettre fin au mouvement de grève. La ministre a promis fin octobre un « plan de soutien » axé sur « l’attractivité de l’hôpital », avec « la revalorisation des salaires notamment en début de carrière ». 

« Investir plus fortement ». Emmanuel Macron assure avoir « entendu la colère et l’indignation » de l’hôpital. Il n’entend pourtant pas modifier son plan « Ma santé 2022″, présenté en septembre 2018, mais plutôt l’accélérer. Le chef de l’Etat a donc demandé au gouvernement d’« investir plus fortement »

 Plusieurs mesures annoncées. Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé une prime au mérite annuelle de 300 euros qui « pourra bénéficier à 600 000 professionnels de santé ». La prime d’engagement dans la carrière hospitalière sera également revalorisée. Concernant l’enveloppe supplémentaire de 1,5 milliard d’euros pour le budget des hôpitaux, 300 millions d’euros seront investis dès 2020. Le Premier ministre a également annoncé une reprise partielle de la dette des hôpitaux, à hauteur de dix milliards d’euros sur trois ans.

 

Le live

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Publié dans:SANTE |on 20 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

Sauvez nos hôpitaux…………(20/11/2019)

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Salaires des infirmiers, nombre de lits, niveau de la dette… Neuf graphiques pour comprendre la situation des hôpitaux, avant les annonces d’Edouard Philippe
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Publié dans:ACTUALITES |on 20 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

Bravo Macron…………………….(20/11/2019)

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Une famille sur deux ne peut pas financer le logement étudiant de son enfant en dehors de sa région, selon une étude
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Publié dans:Non classé |on 20 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

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