Archive pour le 28 février, 2020

Coronavirus………..(28/02/2020)

FP, publié le vendredi 28 février 2020 à 14h08

Le gouvernement a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour aider les entreprises et les salariés à un moment où le coronavirus se développe en France avec 38 cas recensés.

Pour les entreprises, le coronavirus sera « considéré comme un cas de force majeure », a annoncé le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux au ministère du Travail.

Cela signifie notamment que, « pour tous les marchés publics de l’État, si jamais il y a un retard de livraison de la part des PME ou des entreprises, nous n’appliquerons pas de pénalité », a précisé le ministre.

Il a a également annoncé des « possibilités de recours à l’activité partielle » et « l’étalement des charges sociales et fiscales pour les entreprises qui en auront besoin ».

De son côté, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé la mise en ligne d’un questions/réponses sur les règles à suivre pour les entreprises et les salariés (sur www.travail-emploi.gouv.fr). Il souligne notamment que l’employeur peut mettre en place le télétravail sans l’accord du salarié, contrairement à la pratique habituelle.

Elle a notamment confirmé que les parents d’enfants confinés pourront être « mis en arrêt maladie » sans jour de carence et avec une prise en charge au titre des indemnités journalières de Sécurité sociale.

Se disant « plutôt satisfait », Michel Beaugas, qui représentait le syndicat FO à la réunion, a salué des « consignes assez claires, notamment la décision de supprimer le délai de carence dans le paiement des indemnités. « Ca permet aux salariés d’être en arrêt sans perdre de l’argent », a-t-il estimé.

« Les questions-réponses nous paraissent pour l’instant relativement claires », a abondé François Asselin, le président de la CPME, également présent à la réunion.

De son côté, Olivier Véran (Santé) a tenu à rappeler qu’il « n’est pas utile de porter un masque quand on n’est pas et lorsqu’on n’a pas été en contact direct avec une personne malade ».   »Les personnes qui doivent porter un masque sont aujourd’hui informées de cela », a-t-il résumé.

- 2.000 élèves chez eux -

Moins touchée que l’Italie voisine, la France a vu le bilan s’accélérer jeudi, avec un total de 38 cas confirmés, contre 18 la veille.

Concernant l’impact économique du coronavirus, « nous allons échanger nos informations au niveau de la zone euro et au niveau européen, et coordonner nos réponses, et nous sommes prêts à prendre toutes les décisions nécessaires au niveau européen le moment venu pour soutenir l’activité économique et pour protéger nos entreprises », a assuré M. Le Maire.

« Il y a un impact économique, mais la priorité, c’est la santé des employés », a ajouté Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. Interrogé sur la chute de la Bourse – de plus de 11% depuis lundi -, il a relativisé : « ce qui compte, c’est la croissance sous-jacente, pas le côté éphémère de la Bourse ».

Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé qu’ »autour de 2.000 élèves » restaient actuellement chez eux au lieu d’aller à l’école, car rentrés d’une zone touchée par le coronavirus.

Puisque seul un tiers des élèves français est revenu des vacances de février – l’Île-de-France et l’Occitanie – « bien entendu, ce chiffre va augmenter la semaine prochaine, quand un deuxième tiers va revenir de vacances et quand on aura fait les nouvelles évaluations de l’évolution de la maladie », a poursuivi le ministre sur Europe 1.

Il a rappelé qu’un dispositif d’enseignement à distance pourrait être déployé à grande échelle si nécessaire, « de la grande section de maternelle jusqu’à la Terminale ». Mais il a écarté la fermeture des écoles dans l’immédiat.

Sur le pont depuis plusieurs semaines, le personnel médical s’est également inquiété. Christophe Prudhomme, président de l’Association des médecins urgentistes (Amuf) a souligné qu’ »avec un système sous tension, la moindre surchauffe risque d’entraîner une rupture ».

Publié dans:ACTUALITES |on 28 février, 2020 |Pas de commentaires »

Ave Césars…………………….(28/02/2020)

Chaque hiver, ça recommence : tandis que l’on décerne les médailles du Salon de l’agriculture aux vaches charolaises et fromages de brebis les plus particulièrement méritants, le cinéma français repasse au stade du miroir. Et la glace tendue au secteur par la 45e cérémonie des césars vendredi soir, déjà traditionnellement discutable en son reflet télévisuel au rabais, lui apparaîtra sans doute plus fêlée que jamais. La cérémonie intervient à l’issue d’une campagne de grande lessive dégagiste, à coups de tribunes et de médiation du Centre national de la cinématographie (CNC), qui a abouti mi-février à la démission collective du conseil d’administration des césars et, plus expressément, la destitution de son président très contesté, le producteur Alain Terzian.

Ménage bien engagé

Le cinéma français n’aime guère afficher en pleine lumière les désunions susceptibles de déroger à la fiction d’une chouette et grande famille aimante, quand bien même en coulisses, derrière les sourires de façade, tout le monde peu ou prou se déteste ou jalouse le succès du voisin de table d’un soir au Fouquet’s – où se déroule l’after.

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L’opportunité à saisir d’un front de quasi-unanimité s’est présentée rapidement alors même que l’on pouvait imaginer que la cérémonie serait sinistre, désertée ou à couteaux tirés, du fait du climat de controverses et d’incompatibilités éthiques qui n’a cessé de parasiter les préparatifs – on y revient. D’où la curée express contre un omnipotent patron des césars en place depuis 2003, notoirement peu apprécié et dont la gouvernance opaque autant que l’immobilisme stratégique paraissaient à bout de souffle, notamment après une édition 2019 jugée plus accablante de ringardise (sur scène) et d’embarras (dans la salle) que jamais.

Le combat du vieux monde assis sur des prérogatives peu partageuses et d’un nouveau réclamant plus de transparence, de démocratie, de parité, de diversité, et certainement aussi sa part du pouvoir, permet à l’aube de la cérémonie d’esquisser un horizon plus aéré à l’institution césars, sans doute un brin plus conforme à la pluralité d’économies, d’esthétiques et d’identités qui irriguent le cinéma français. Mais cette tempête dans un gobelet de champagne aura aussi permis de rassembler large, d’offrir le beau rôle à un président du CNC (Dominique Boutonnat) pourtant nommé l’été dernier par l’Elysée sous une averse de désapprobations défiantes, et enfin d’éclipser un temps les autres foyers de discorde agitant la tribu. Lesquels, à présent que le ménage semble bien engagé dans l’arrière-boutique, refrappent avec insistance aux portes de la salle Pleyel, où doit se tenir la cérémonie vendredi soir, toutes fractures apparentes.

Paysageviolemment divisé

Une fois n’est pas coutume, le diffuseur historique Canal + s’est cantonné à une communication préalable a minima sur la confection du show, respectivement présidé et présenté par les pauvres Sandrine Kiberlain et Florence Foresti, et l’on devine non sans frémir le supplice des auteurs massés dans leur bunker sur sables mouvants, sommés de rédiger sketchs, discours œcuméniques et autres bons mots insolents à destination d’une salle chauffée à blanc en mode Festen tardif.

Dès l’annonce des nominations fin janvier, à la suite des suffrages de quelque 4 300 membres de l’académie, le paysage était apparu violemment divisé. Entre, d’une part, le contingent forcément non négligeable de votants ayant permis à J’accuse de Roman Polanski de moissonner douze nominations, en dépit des accusations de viol dont le cinéaste a fait l’objet à plusieurs reprises (sans jamais être jugé), et de l’autre, tous ceux et celles que cela dérange – voire indigne franchement – au sein de l’industrie comme au dehors.

Les divers clans du cinéma français sont alors apparus d’autant plus clivés par la présence, juste derrière, parmi les films les mieux dotés en nominations, du Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, porté notamment par Adèle Haenel. Soit l’autre figure qui en France aura le plus intensément cristallisé les enjeux de l’ère post-#MeToo – à la suite de son témoignage dénonçant les agressions sexuelles que lui aurait fait subir le réalisateur de son premier film, dès l’âge de 12 ans. La comédienne sera bien présente vendredi soir salle Pleyel, à l’inverse de Polanski.

Au terme d’une longue indécision très scrutée, le cinéaste a transmis jeudi à l’AFP un communiqué fulminant et non dénué d’emphase, où il se dit menacé «d’un lynchage public» et affirme prendre «avec regret» la décision «de ne pas affronter un tribunal d’opinion autoproclamé prêt à fouler aux pieds les principes de l’Etat de droit». Est-ce l’augure de se frotter depuis le tapis rouge à la virulence d’un comité d’accueil composé de collectifs féministes et de la CGT spectacle qui aura eu raison de toute volonté d’occuper le terrain ? Dans la nuit de mardi à mercredi, les parages de la salle Pleyel affichaient déjà les slogans placardés par le collectif Collages féminicides : «Violanski, les César de la honte», «Public complice, cinéma complice», etc.

Gala mal emmanché

Dans un monde idéalement non binaire, on serait quand même tenté de ne pas résumer les enjeux de la soirée à une lutte sans merci entre bons et méchants, anciens et modernes et, surtout, entre une horde de sexistes pro-pédocriminels qui auraient voté pour que J’accuse ait le césar des meilleurs décors afin de faire la nique aux féministes (notamment) et, en face, une armée d’odieux censeurs. Que certains aient donné leur suffrage au film de Polanski et ses collaborateurs comme une forme de bras d’honneur à un supposé retour de l’ordre moral, de la «bien-pensance» ou de quelqu’autre genre d’épouvantail à réac n’est évidemment pas à exclure. Pas plus que l’on ne peut écarter tout à fait que J’accuse doive aussi son avalanche de nominations à des votants à qui la figure du cinéaste franco-polonais pose problème, mais désireux de consacrer un film et ses mérites techniques ou esthétiques de grande fresque à sujet, comme objet autonome, produit d’un effort collectif et agrégat d’expertises et talents spécifiques.

Faute de boule de cristal à facettes, et sans vouloir absolument parler de désastre (tous les prix à la Belle Epoque de Nicolas Bedos, onze nominations quand même), on se risquera tout juste à rappeler qu’un film comme les Misérables de Ladj Ly – onze nominations, primé à Cannes, émissaire national aux oscars et couronné d’un tonitruant carton en salles – apparaît susceptible de mettre tout le monde d’accord, et de repeindre un gala mal emmanché aux couleurs d’une success story édifiante et faite à la main. Ce ne serait pas la moindre ironie du soir – mais ça dirait certainement aussi quelque chose de l’inflammabilité du fond de l’air – qu’un brûlot sur la dose de violence à déchaîner en réponse aux abus policiers fasse office d’ultime baume réconciliateur.

Didier Péron Julien Gester

Libneration.fr
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