Archive pour la catégorie 'ACTUALITES'

La lmettre de Laurent Joffrin……………(14/07/2018)

Libération 16 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le 14 Juillet du ballon rond

Faut-il bouder son plaisir ? L’unanimisme est toujours suspect, certes. Mais tout de même : le patriotisme bon enfant de l’équipe de France déteint sur tout un peuple, qui emplit trois fois de suite les Champs-Elysées d’une France mélangée, fervente et unie, comme elle envahit les places de toutes les villes et de tous les villages. L’espace d’un instant, voilà qui fait chaud au cœur.

Illusion ? Non : symbole. Un symbole qui ne change pas grand-chose aux réalités cruelles de la société, mais qui agit sur les esprits, les mentalités et, peut-être un jour, sur les comportements. Unanimisme plus riche qu’on ne croit, puisqu’au bout du compte, à lire entre les lignes des hommages et des commentaires, il y en a plusieurs. Congédiée l’espace d’une Coupe du monde, la politique sourd malgré tout dans les interstices de la joie collective.

On laissera de côté l’extrême droite, décidément obsessionnelle. Dans ces cercles nationalistes incapables de communier avec la nation, on débat gravement d’une question essentielle : fallait-il soutenir une équipe de France «africaine», ou bien soutenir les Croates, «catholiques et slaves», Blancs quoi… Autrement dit, fallait-il être ouvertement «racines chrétiennes» ou bien mettre son racisme en veilleuse le temps d’un match ? Considération anecdotique, quoique inquiétante par le nombre des internautes qui fréquentent les sites en question.

La droite classique se tient mieux. Le Figaro, par exemple, contourne la question «multiculturelle» en mettant en exergue «le retour du patriotisme», qu’elle a tendance à confondre avec le nationalisme. Comme s’il était parti lors des coupes précédentes, comme si sous Chirac, Sarkozy ou Hollande nous étions sous le règne de l’anti-France. Comme si ces joueurs, dont les familles viennent souvent d’ailleurs – c’était déjà le cas en Suède en 1958, comme à chaque coupe – et qui jouent dans leur grande majorité ailleurs, dans cette Europe honnie par les souverainistes, avaient eux aussi le culte de l’identité étroite, fermée, culturellement homogène. Ils montrent, au contraire, qu’on peut être patriote et mélangé, être de Bondy par sa naissance et du Cameroun par son père, de Roissy-en-Brie et d’une famille guinéenne, sans que cela pose de faux problèmes de loyauté ou d’attachement à son pays. Comme si les enfants des cités qui ont afflué en masse au cœur des villes, et qu’on désigne trop souvent comme des mauvais Français, ne chantaient pas la Marseillaise comme les autres.

Le football professionnel, au demeurant, est un microcosme. Il est dominé par le culte de la réussite, sportive et financière. Comme le principe d’efficacité emporte tout, il laisse les considérations sociales, ethniques, religieuses, non pas au vestiaire, mais hors des stades. On devine la devise implicite des entraîneurs : qu’il soit noir, jaune ou bleu, musulman, catholique ou bouddhiste, celui qui marque des buts est notre homme. Voir Griezmann, Mbappé ou Pogba. Outre les convictions, qui jouent leur rôle, c’est la raison pour laquelle Deschamps et ses joueurs ont trouvé la parade : ce «vive la République !», qu’ils répètent à chaque apparition comme un mantra. République de l’égalité et du mérite, avec un reste de fraternité : la définition n’est pas si mauvaise. Le foot, sous cet angle, est supérieur à l’ENA et à Polytechnique, où les biais sociaux demeurent. Mais le plus rassurant, c’est la réaction du public, tout aussi divers que son équipe. Plus de «black-blanc-beur », qui sépare, mais un «bleu-banc-rouge» qui réunit, dans une révérence tranquille envers les valeurs républicaines. Plus «d’indigènes de la République» enfermés dans une idéologie victimaire, mais des républicains de partout, même des territoires qu’une certaine droite tient pour perdus. Un 14-Juillet du ballon rond, célébré le 15 et le 16, dont il faut rappeler qu’il ne commémore pas la prise de la Bastille, événement violent, mais la fête de la Fédération de 1790, autre moment d’unanimité.

Laurent Joffrin
Publié dans:ACTUALITES |on 16 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

On est les champions, on est les champions…(15/07/2018)

Logo Francetv info 22h17
Alerte info
VIDEO. « We are the Champions ! » : vingt ans après, les Bleus de 2018 reprennent à leur tour le tube de Queen dans les vestiaires
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 15 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Espèrons……………………(13/07/2018)

 

 

Diapositive 1 sur 15: U03

Publié dans:ACTUALITES |on 13 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Un effet secondaire du Brexit……………….(11/07/2018)

Logo Francetv info 23h02
Alerte info
Coupe du monde 2018 : du suspens (encore), de la bière (en l’air), un photographe (par terre)… Ce qu’il faut retenir de la victoire de la Croatie face à l’Angleterre
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 11 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Cocorico……………………(11/07/2018)

L’équipe de France s’est qualifiée mardi pour la finale de la Coupe du monde en venant à bout des Diables rouges 1-0 dans un match rude.

  • Tout Bleus tout flamme vers la finale

C’est un joueur blessé, aux soins tous les jours depuis qu’il a posé le pied en Russie, qui a ouvert les portes d’une finale mondiale à l’équipe de France mardi à Saint-Pétersbourg : vainqueurs 1-0 d’une très forte sélection belge grâce à un but du défenseur Samuel Umtiti sur corner, les Bleus iront quérir dimanche à Moscou une seconde étoile symbolisant un deuxième sacre mondial contre l’Angleterre ou la Croatie, qui apparaissent l’une et l’autre moins talentueuses et moins solides que les Tricolores. Si le score minimal face aux Belges dit l’âpreté du combat, il ne raconte pas la mainmise des Bleus passée la première demi-heure, l’avant-centre Olivier Giroud ayant manqué quatre occasions d’éviter des sueurs froides aux copains. Après, dans le jeu, ça ne paye pas de mine. C’est justement le danger.

Partie d’échecs

Les Bleus étaient confrontés à deux équations inédites à l’échelle du Mondial russe : un adversaire qui les vaut sur l’addition des talents individuels et le coach de l’équipe d’en face, Roberto Martínez, qui n’avait aucune chance de traverser la partie les yeux fermés, à l’image de sélections argentine (4-3 pour les Bleus en 8e) ou uruguayenne (2-0 en quart) venues faire leur truc (le jeu pour les premiers, la destruction pour les seconds) face à Paul Pogba et consorts sans un regard pour ce que le sélectionneur tricolore, Didier Deschamps, boutiquait avec ses joueurs.

Une heure avant le match, badaboum : Martínez abandonne sa défense habituelle à trois défenseurs axiaux pour passer à quatre derrière (joueurs de côté compris), comme face au Brésil lors du tour précédent. Coup d’envoi : les quatre premiers duels aériens pour les Bleus, une cavalcade de Kylian Mbappé, les Belges mettent lourdement la main sur le match à coups de redoublements de passes (sans aucun danger pour les Tricolores) sur leur base arrière. Et l’équipe de France s’y est résolue, la partie d’échecs pouvait commencer. Basée sur un principe simple : se gagner de l’espace offensif et de la verticalité en laissant le ballon à l’adversaire. Ce qui, a contrario, oblige l’équipe qui le maîtrise à ne prendre aucun risque – une interception peut être mortelle – quand elle contrôle la sphère.

Donc, on a avancé piano. Essentielle dans cette configuration, la sûreté technique est belge, sans même parler des moments où leur star, Eden Hazard, a eu le ballon : deux minutes après que Varane a sorti d’un réflexe de la tête une frappe de Hazard sous la barre tricolore, le gardien des Bleus, Hugo Lloris, a dû décoller comme un avion de chasse dans sa lucarne droite (son bon côté) pour sortir une frappe de Toby Alderweireld (21e), faute de quoi… Lancé par Mbappé, Benjamin Pavard s’est présenté seul devant Thibaut Courtois, le portier belge : extraordinaire parade de la jambe droite du double mètre de Chelsea (39e). 0-0 aux citrons. Les Bleus ont souffert.

Pour autant, au décompte des opportunités de marquer, et c’est bien la seule chose qu’il faille compter dans un contexte aussi fourbe et mensonger (prends le ballon, j’en veux pas), l’équipe de France est à touche-touche. Après six minutes de jeu en seconde période, elle n’en est plus là : Olivier Giroud et sa grosse caisse ont obtenu un corner qu’Antoine Griezmann a expédié sur la tête de Samuel Umtiti au premier poteau (1-0, 51e). Tout a basculé là : le score, la bataille des espaces (les Belges sont obligés d’aller vers l’avant, donc d’en laisser) et même le momentum, Mbappé ­alignant ensuite les talonnades comme s’il participait à un concours d’habileté sur la dalle du ­Trocadéro.

La croix et la bannière

Les Bleus avancent depuis trois semaines avec un truc en tête : pour leur mettre un pion alors qu’ils ont un but de plus, c’est la croix et la bannière. On s’est penché sur cet art délicat de la fermeture des espaces : tout le monde s’y colle, même Giroud, ils y mettent énormément de concentration et d’intensité quand l’adversaire passe par les airs et on cible minutieusement les éléments d’en face les plus dangereux sur leur qualité, le pied droit de Kevin De Bruyne quand celui-ci repique dans l’axe par exemple (trois joueurs lui sautent alors dessus), ou encore le jeu aérien de Marouane Fellaini (Paul Pogba à ses basques sur chaque action).

On ne dédaigne pas, aussi, passer plus de temps que nécessaire à se rouler dans le gazon russe, histoire d’entendre plus à son aise l’aiguille des secondes. A deux ou trois actions confuses près, le plus gros frisson tricolore aura été l’annonce des arrêts de jeu : six minutes. On s’est dit que ça allait être long. Même pas. Griezmann puis Corentin Tolisso se sont créé les deux plus belles opportunités. Des monstres.•

Grégory Schneider Envoyé spécial à Saint-Péterbourg

Publié dans:ACTUALITES |on 11 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Oral de rattrapage…………………….(09/07/2018)

Alors qu’il chute dans les sondages d’opinion, Emmanuel Macron a reproduit l’exercice de l’été dernier au château de Versailles.

Un oral de rattrapage ? C’est de saison : Emmanuel Macron a convoqué les 925 parlementaires français au château de Versailles, ce lundi 9 juillet, pour assister à son deuxième discours du Congrès. Alors que le chef de l’Etat traverse une passe difficile dans l’opinion, il a fait face à plus de sièges vides que l’an dernier : outre les députés « insoumis », qui boycottent une nouvelle fois l’événement, plusieurs figures de l’Assemblée nationale, dont le hamoniste Régis Juanico, la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, plusieurs députés LR et même un député LREM, le Morbihannais Paul Molac, ont décidé de passer leur tour.

Parmi les raisons souvent affichées : le coût de l’organisation, estimé à hauteur de 286.000 euros selon « le Parisien », mais aussi la dimension verticale voire « monarchique » de l’exercice.

Publié dans:ACTUALITES |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

COCORICO…………………………..(06/07/2018)

COCORICO................................(06/07/2018) dans ACTUALITES 47c3a9a0f693b9ca6a6a91d6caa408a1
FLASH INFO SPORT
Aujourd’hui 18:04
La France en demi-finale du mondial !!! Victoire 2-0 face à l’Uruguay grâce à des buts de Varane et Griezmann.
 
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 6 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Liberté, égalité,……………………..(06/07/2018)

Logo Francetv info 10h41
Alerte info
Migrants : le Conseil constitutionnel affirme qu’une aide désintéressée au « séjour irrégulier » ne peut être punie, au nom du « principe de fraternité »
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 6 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Mais si, mais si……………………(03/07/2018)

Logo Francetv info 08h44
Alerte info
« Je ne pense pas être un salaud » : Marc nous explique pourquoi il a abandonné son animal (comme 100 000 personnes par an)
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 3 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(21/06/2018)

Libération 21 juin 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Audace tunisienne

L’importance du débat lancé en Tunisie par la Colibe, la commission chargée par le président Béji Caïd Essebsi de proposer des mesures favorables aux libertés individuelles, ne saurait être sous-estimée. Rien n’est fait : «proposez, je choisirai», a dit en substance le Président, un homme qui tient à son autorité. Mais si la commission est suivie, c’est une révolution qui se prépare, qui placera la Tunisie en tête de la réforme des pays musulmans.

A l’aune de #MeToo, du combat féministe, de la juste émancipation des minorités sexuelles, ces mesures paraîtront élémentaires. Mais en comparaison des législations moyenâgeuses qui sévissent dans la plupart des pays islamiques, c’est une rupture décisive. La commission propose d’établir l’égalité hommes-femmes en matière d’héritage (la loi islamique prévoit que la femme reçoit la moitié de ce qui est réservé à l’homme dans cette circonstance), de dépénaliser l’homosexualité (punie de peines de prison), de supprimer le test anal toujours pratiqué sur les hommes soupçonnés d’homosexualité, d’abolir la peine de mort, entre autres réformes touchant à des tabous en terre musulmane.

Tout cela est prudemment formulé. En matière d’héritage, la femme pourra par exemple choisir de se soumettre à la tradition si sa volonté est librement exprimée ; pour la peine de mort, la commission propose de procéder par étapes, etc. Le Président, aussi bien, jugera le moment venu de ce qu’il retient ou non du rapport de la Colibe. On peut supposer que son estimation des rapports de force politiques et de l’effet électoral de ses décisions pèsera lourd dans la balance. Une coalition d’autorités islamiques a déjà critiqué le projet en expliquant qu’un gouvernement ne saurait aller à l’encontre de la lettre du Coran et que l’adoption de ces réformes porterait atteinte à «l’identité tunisienne». La position du parti Ennahdha, longtemps proche des Frères musulmans, qu’on soupçonne d’œuvrer discrètement contre tout changement, jouera un rôle essentiel. Curieusement, l’argument identitaire rejoint les thèses du nationalisme européen, pour qui la démocratie, en accroissant sans cesse les droits des uns et des autres, porte atteinte à l’identité des nations. Entre les islamistes et ceux qui les dénoncent avec le plus de virulence, il existe une paradoxale parenté…

Mais la présidente de la commission a bon espoir et promet qu’un projet de loi sera soumis au Parlement à l’été. La chose n’est pas impossible : le président Essebsi se réclame de la tradition bourguibiste, qui fait de l’amélioration de la condition féminine un de ses marqueurs historiques les plus puissants. Le débat, en tout cas, aura un retentissement qui dépassera de loin la seule sphère tunisienne. Dans le monde musulman, l’abandon de la lettre du Coran au profit d’une interprétation modernisée de l’islam encouragera tous ceux qui luttent dans ces pays pour l’émancipation des individus, celle des femmes et des homosexuels en particulier. Si le Président et le Parlement suivent la commission, la Tunisie se retrouvera en tête de la réforme islamique, de même qu’elle avait donné le signal des révolutions arabes. Elle contredira ainsi tous ceux qui essentialisent l’islam et jugent les pays musulmans incapables de s’adapter à la modernité. Universalisme des droits contre identitarisme religieux. On voit que l’affaire n’a rien de secondaire.

Laurent Joffrin
Publié dans:ACTUALITES |on 21 juin, 2018 |Pas de commentaires »
123

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente