Archive pour la catégorie 'ACTUALITES'

La lettre de Laurent Joffrin………………(14/04/2018)

Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Johnny go home

Gel de certains biens mais droit de regard refusé à David et Laura sur l’album posthume : le tribunal de Nanterre a rendu une décision temporaire qui ressemble à un jugement de Salomon : Læticia Hallyday marque un point à court terme, mais sur le fond les juges tendent – croit-on – à remettre en question la validité du testament.

Il y a dans cette affaire un paradoxe désagréable, qu’on doit néanmoins souligner : il est tout sauf certain que Johnny Hallyday voulait vraiment se considérer comme français. Beaucoup de choses dans sa vie, en tout cas, attestent du contraire. Quoique français par sa mère, ou bien en vertu du droit du sol, puisqu’il est né à Paris, Johnny était de père belge. Ce père ayant disparu, il trouve un père de substitution en la personne de Lee Halliday, danseur américain et compagnon de sa mère. Débutant dans la chanson, Jean-Philippe Smet se fait appeler Johnny, selon la mode naissante, et choisit comme pseudonyme Hallyday avec un «y» à la place du «i», sans doute pour sonner plus anglo-saxon. Smet américanise donc un pseudonyme américain, double intention.

Lors de sa première émission télévisée, Line Renaud, une marraine qui a fait une partie de sa carrière à Las Vegas, le présente comme un Yankee pur sucre né en Oklahoma. C’est sur l’intervention de Charles Aznavour que Johnny renonce à cette fable. Ses premiers tubes, Souvenirs, souvenirs, l’Idole des jeunes, Dadou ron ron, le Pénitencier sont des titres américains traduits, tout autant que l’inoubliable Itsy bitsy petit bikini. Il continuera cette œuvre d’adaptateur tout au long de sa carrière. Et la musique qu’il aime, selon la chanson éponyme, c’est le blues. Johnny s’habillait américain. Il n’était pas en blouson mais en Perfecto, il ne portait pas de pantalon mais des jeans, pas de gilet mais des tee-shirts, pas de bottes mais des boots. Il roulait non en Motobécane mais en Harley-Davidson, et ne portait pas de lunettes mais des Ray-Ban.

Quant au citoyen Hallyday, il a tout fait pour échapper au premier devoir du citoyen français : payer des impôts. Il a essayé successivement la Belgique, Monaco, la Suisse et enfin la Californie. Il devait encore, à sa mort, quelque 900 000 euros, dit-on, au fisc français. Il s’est enfin fait enterrer en France, certes, mais à Saint-Martin, la portion du territoire français la plus proche des Etats-Unis, juste en face de la Floride. Autrement dit cette volonté de le franciser post-mortem est étrange, pour ne pas dire qu’elle confine au harcèlement, situation d’autant plus discutable que l’intéressé n’est plus là pour se défendre. Johnny go home ? Certes, but where is his home ?

Laurent Joffrin
Publié dans:ACTUALITES |on 14 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………….(05/03/2018)

Merci Nadine.........................(05/03/2018) dans ACTUALITES vd4aB0GIe9z Facebook
Nadine a publié dans #GROUPE LES TULIPES.
 dans ACTUALITES
Nadine 
5 mars, 06:52
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 5 mars au dimanche 11 mars 2018

8 Mars Journée internationale des femmes

Commençons par l’intitulé de cette journée. L’ONU parle de la journée internationale des femmes (c’est d’ailleurs l’intitulé officiel) alors que la France a plutôt tendance à privilégier la journée internationale des droits de la femme. Bien entendu la différence n’est pas anodine et nous laissons chacun (et chacune) se positionner selon ses préférences. Nous avons choisi de garder l’intitulé des Nations Unies mais nous n’en faisons ni une prise de position politique ni un casus belli avec les militantes les plus virulentes…

Une date unique dans le monde entier
La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année par des groupes de femmes dans le monde entier. Elle est également célébrée à l’ONU et, dans de nombreux pays, c’est un jour de fête nationale. Lorsque les femmes de tous les continents, souvent divisées par les frontières nationales et par des différences ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques, se réunissent pour célébrer leur Journée, elles peuvent voir, si elles jettent un regard en arrière, qu’il s’agit d’une tradition représentant au moins 90 ans de lutte pour l’égalité, la justice, la paix et le développement.

Des femmes qui ont fait l’histoire
La Journée internationale de la femme est l’histoire de femmes ordinaires qui ont fait l’histoire. Elle puise ses racines dans la lutte menée par les femmes depuis des siècles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes. Dans l’antiquité grecque, Lysistrata avait lancé une « grève sexuelle » contre les hommes pour mettre fin à la guerre. Pendant la révolution française, des Parisiennes demandant « liberté, égalité, fraternité » ont marché sur Versailles pour exiger le droit de vote des femmes.
L’idée d’une Journée internationale de la femme s’est fait jour au tournant des XIXe et XXe siècles, période caractérisée dans le monde industrialisé par l’expansion et l’effervescence, une croissance démographique explosive et l’émergence des idéologies radicales.

Repères chronologiques

1909 – Conformément à une déclaration du Parti Socialiste américain, la première Journée nationale de la femme a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis, le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

1910 – L’Internationale socialiste réunie à Copenhague a instauré une Journée de la femme, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

1911 – À la suite de la décision prise à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes ont assisté à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, et la cessation de la discrimination sur le lieu de travail.
Moins d’une semaine après, le 25 mars, le tragique incendie de l’atelier Triangle à New York a coûté la vie à plus de 140 ouvrières, pour la plupart des immigrantes italiennes et juives. Cet événement a eu une forte influence sur la législation du travail aux États-Unis, et l’on a évoqué les conditions de travail qui avaient amené cette catastrophe au cours des célébrations subséquentes de la Journée internationale de la femme.

1913-1914 – Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs soeurs.

1917 – Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève pour obtenir  » du pain et la paix « . Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes. Ce dimanche historique tombait le 23 février dans le calendrier julien qui était alors en usage en Russie, mais le 8 mars dans le calendrier géorgien utilisé ailleurs.
Depuis ces années, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique. De plus en plus, la Journée internationale de la femme est le moment idéal pour réfléchir sur les progrès réalisés, demander des changements et célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes.

Le rôle des Nations Unies
Rares sont les causes dont l’ONU assure la promotion qui aient suscité un appui plus intense et plus vaste que la campagne menée pour promouvoir et protéger l’égalité des droits des femmes. La Charte des Nations Unies, signée à San Francisco en 1945, était le premier instrument international à proclamer l’égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine. Depuis, l’Organisation a aidé à créer un patrimoine historique de stratégies, normes, programmes et objectifs convenus au plan international pour améliorer la condition de la femme dans le monde entier.
Au fil des ans, l’action menée par l’ONU en faveur de la promotion de la femme a pris quatre orientations précises : promotion de mesures juridiques; mobilisation de l’opinion publique et de l’action internationale; formation et recherche, y compris compilation de statistiques ventilées par sexe; et assistance directe aux groupes désavantagés. Aujourd’hui, l’un des principes d’organisation centraux des travaux de l’ONU est qu’aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques les plus pressants de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation, et la pleine autonomisation, des femmes du monde entier.

BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 5 mars au dimanche 11 mars 2018

8 Mars Journée internationale de…

Publié dans:ACTUALITES |on 5 mars, 2018 |Pas de commentaires »

A glagla……………………………….(21/02/2018)

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Jusqu’à -17°C ressentis en plaine et -25°C en montagne : préparez-vous, Météo France annonce un froid « glacial » dans les prochains jours
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Publié dans:ACTUALITES |on 21 février, 2018 |Pas de commentaires »

Tout le travail des résistants mis à la poubelle….(16/02/2018)

Récit

SNCF : le gouvernement sur la ligne droite

Par Franck Bouaziz — 15 février 2018 à 20:56
La SNCF va être confrontée à la concurrence à partir de 2019.
La SNCF va être confrontée à la concurrence à partir de 2019. Photo Jean Gaumy. Magnum Photos

Remis au gouvernement jeudi, le rapport de Jean-Cyril Spinetta prône une forte libéralisation de l’entreprise publique. Retour sur les points essentiels.

  • SNCF : le gouvernement sur la ligne droite

Il faut parfois se méfier des lettres de mission dont on pourrait penser qu’elles vont aboutir à un rapport destiné aux oubliettes de l’histoire. Le document de 120 pages commandé par le ministère des Transports sur l’avenir du secteur ferroviaire, et remis jeudi au gouvernement, est peut être le point de bascule qui va faire entrer l’entreprise publique dans une nouvelle ère. Celle où le client éclipse définitivement l’usager et où la maîtrise des coûts se substitue aux notions de service public et d’aménagement du territoire.

Notons d’abord que le rédacteur de ce document, à la saveur passablement transgressive, n’est pas un perdreau de l’année. Jean-Cyril Spinetta a dirigé pendant plus d’une décennie Air France, dont il a piloté l’ouverture du capital puis la privatisation à l’occasion de la fusion avec la compagnie néerlandaise KLM. Il sait toutefois que le modèle économique d’une compagnie aérienne comme celui d’un opérateur ferroviaire est fragile.

Ce rapport intervient également à un moment où le gouvernement a décidé de prendre le sujet SNCF à bras-le-corps, et dans sa globalité. Par le passé, l’entreprise publique, dont les personnels ont la capacité de bloquer la France, pour les voyageurs comme pour les marchandises, n’a été réformée que par petites touches successives. Un jour les retraites, un autre la riposte face aux transporteurs low-cost…

Tête de gondole

Cette fois-ci, toutes les forces et faiblesses de la SNCF sont passées en revue, avant la formulation de 43 propositions extrêmement concrètes. Et certains (gros) tabous n’ont pas été évités, aussi bien sur la transformation juridique de l’entreprise que sur le statut des nouveaux embauchés. Mais aussi côté voyageurs. Pour les 200 lignes régionales sur lesquelles circulent moins de 13 trains par jour, et à bord desquels on compte moins de 30 voyageurs, le verdict est sans appel : ces liaisons secondaires coûtent 1,2 milliard par an à la SNCF, pour 2 % des passagers transportés. Le rapport propose carrément de les fermer, ou de les transférer aux régions si celles-ci en font la demande.

En sortant du bureau du Premier ministre, premier destinataire de ce rapport, Jean-Cyril Spinetta a tenu un discours de gestionnaire : «Les concours de l’Etat et des collectivités locales à la SNCF sont de 10,5 milliards par an et, malgré tout, la dette augmente de 3 milliards par an. Dès lors, il faut se demander si chaque euro dépensé crée de la valeur.»

Force est de constater que les notions d’aménagement du territoire et de service public ne figurent plus vraiment en tête de gondole. Un changement d’ère qui passe difficilement auprès des élus. «Comment Jean-Cyril Spinetta peut-il dire que le réseau à grande vitesse est abouti, alors que la quatrième ville de France n’est pas raccordée au TGV ? Je l’invite à venir en train à Toulouse et à Perpignan pour qu’il puisse en prendre la mesure», s’emporte la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, qui s’inquiète d’un mouvement vers «une République profondément injuste».

Big bang

Son positionnement n’est finalement pas très loin de celui des organisations syndicales : «L’entreprise est viable avec le statut de la SNCF, les derniers résultats, qui ont frisé le milliard de bénéfice [avant impôts et dividendes, ndlr] le démontrent», estime Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail.

Soucieux d’apaiser les représentants des salariés et les élus régionaux, le ministère des Transports a déjà programmé une série de discussions avec eux, afin de leur «vendre» les principales mesures du rapport. Foin des résistances et des inquiétudes des adeptes de la SNCF «canal historique», les partisans de la réforme semblent décidés à lancer la mutation de l’entreprise. Face à la concurrence programmée à partir de 2019, ils militent pour une SNCF en ordre de bataille, débarrassée de sa dette, aux coûts de production réduits et au réseau sensiblement allégé.

Une mutation qui aura été orchestrée en trois temps. D’abord, par quelques petites phrases d’Emmanuel Macron, aux premiers jours de juillet, lors d’un échange avec des cheminots. Dans cette discussion dûment retranscrite par le magazine interne de la SNCF, le chef de l’Etat évoquait déjà une reprise de la dette de la SNCF par l’Etat, mais demandait en retour un effort de l’entreprise, notamment sur le statut des cheminots. Bref, les termes du deal étaient posés.

Le rapport de Jean-Cyril Spinetta constitue la deuxième étape et se situe en ligne avec les propos présidentiels. Le troisième temps pourrait être le dépôt d’un projet de loi reprenant au moins une partie des propositions Spinetta. La transposition de la directive européenne sur l’ouverture du transport ferroviaire à la concurrence impose en effet un passage devant le Parlement. Mais le texte présenté aux élus pourrait être bien plus vaste. Une réforme big bang qui aura aussi valeur de nouveau test pour Emmanuel Macron sur la vigueur du mouvement syndical.

Franck Bouaziz

Liberation.fr
Publié dans:ACTUALITES |on 16 février, 2018 |Pas de commentaires »

Adieu l’artiste…………………..(07/01/2018)

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La chanteuse France Gall est morte à l’âge de 70 ansLa chanteuse française France Gall est morte à Paris à l’âge de 70 ans, annonce sa chargée de communication, dimanche 7 janvier. Fin décembre, l’artiste avait été hospitalisée pour une infection sévère. L’interprète de Babacar avait également été hospitalisée pendant plusieurs jours en 2016, à la suite d’une intolérance médicamenteuse.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:ACTUALITES |on 7 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………..(05/01/2018)

Libération 05 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’islam, encore et toujours

Emmanuel Macron veut dépassionner le débat sur l’islam. Il l’a dit dans un long discours sur la laïcité prononcé devant les autorités religieuses de France et il a évidemment raison. L’hystérie qui s’empare du débat public autour de cette question atteint parfois les sommets du grotesque. Non qu’elle soit secondaire. Mais elle met en jeu beaucoup d’affects et peu de réalités. Dès qu’on y jette un regard froid, dès qu’on s’attache au réel, elle révèle un accord bien plus large qu’on ne croit. Citons quelques pommes de discorde.

- Sur le voile islamique, objet de tant d’envolées sonores, il est en fait entendu – et accepté – par une nette majorité de Français que les signes religieux ostentatoires doivent être prohibés dans l’administration et les salles de classe, autorisés ailleurs, même sur les plages. Certains demandent leur réintroduction dans les écoles ; d’autres, à l’inverse, voudraient étendre l’interdiction du voile à l’université : ils sont ultraminoritaires dans les deux cas et personne ou presque parmi les leaders politiques du pays ne songe sérieusement à imposer l’une ou l’autre mesure.

- La construction de mosquées suscite parfois des polémiques. Elles sont circonscrites et personne ou presque ne propose de les interdire. A l’inverse, les musulmans évitent en général, par souci d’apaisement, l’érection de minarets très visibles.

- L’immense majorité de l’opinion refuse l’ingérence de la religion dans les programmes d’enseignement, y compris parmi les musulmans. A la différence de ce qui existe aux Etats-Unis, aucune force organisée, notable, ne demande que le créationnisme, par exemple, soit enseigné à l’école, encore moins à égalité avec la théorie de l’évolution. Le corps enseignant maintient avec courage l’intégrité des programmes établis par l’autorité républicaine.

- La viande halal – ou casher – a droit de cité. Le débat se réduit en fait à une discussion sur les conditions d’abattage, par souci de limiter la souffrance animale. Beaucoup de responsables religieux sont ouverts au compromis sur ce point. De même, les menus de cantine scolaire sont progressivement adaptés pour tenir compte des traditions culturelles en matière d’interdits alimentaires (l’école avait déjà admis ce principe en servant du poisson le vendredi pour tenir compte de la tradition catholique).

- Les religions sont consultées systématiquement lors de la préparation de lois de bioéthique. Mais personne ou presque n’exige que leurs demandes soient acceptées par principe. Les élus sont libres de légiférer comme ils l’entendent.

- La grande majorité de l’opinion s’accorde pour refuser les exigences intégristes à l’hôpital ou en matière de sport à l’école. Les conflits se résolvent la plupart du temps par la discussion. Evidente, la poussée fondamentaliste est largement contenue, sinon rejetée la plupart du temps.

- Protecteurs des religions et de la liberté de culte, les principes laïques sont en fait massivement approuvés par l’opinion et chez une majorité de musulmans.

- Les indices de tolérance entre communautés, mesurés par les sondeurs ou les sociologues, sont orientés à la hausse malgré les attentats ; les agressions contre les musulmans ont nettement baissé entre 2015 et 2016.

- Deux points noirs persistent ou s’étendent : l’emprise intégriste sur certaines cités, celle que décrivent par exemple Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué dans leur livre sur Trappes ; l’antisémitisme, qui connaît un regain alarmant. Ce n’est pas rien… Mais la puissance publique et les municipalités s’efforcent de les combattre. C’est une lutte nécessaire et constante. Personne ne peut dire qu’elle est perdue d’avance.

Irénisme ? On le dira. Mais les Cassandre doivent, pour réfuter ce constat, y opposer des faits tangibles et non des fantasmes. Les difficultés sont réelles, parfois inextricables ; encore faut-il, pour les résoudre, les évaluer à leur juste proportion.

Et aussi

Faire revenir les «revenants», ces jihadistes français, femmes ou hommes, prisonniers en Irak et en Syrie ? Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a posé un critère utile : ils peuvent être jugés sur place si les garanties de droit en vigueur dans les démocraties leur sont appliquées. Aujourd’hui, nous n’y sommes guère. Des procès tenus en France, aussi bien, auraient la vertu pédagogique et informative qui est propres à la bonne administration de la justice.

On oublie, en tout cas, de relever un paradoxe. Ainsi ces terroristes qui n’avaient que haine et mépris envers la République française, jusqu’à prendre les armes contre elle, jusqu’à à se faire les complices d’attentats ignobles perpétrés contre leurs compatriotes, découvrent soudain ses vertus. Vaincus, ils ont changé d’idée. On aurait pu penser, avec une pointe d’ironie, qu’ils auraient préféré comparaître devant un tribunal islamique… Bizarrement, ils s’en remettent maintenant à l’état de droit laïque et républicain qu’ils vouaient aux gémonies, à des tribunaux composés de mécréants, à un Etat français par ailleurs qualifié de raciste et de post-colonial. Cela tend à prouver que le courage des fanatiques a ses limites. Ou que la défaite est parfois mère de sagesse.

Publié dans:ACTUALITES |on 5 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Curieux…………………………(22/11/2017)

Publié dans:ACTUALITES |on 22 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(20/11/2017)

Libération 20 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Clope à l’écran : Agnès Buzyn allume le cinéma français

Les ministres de la Santé successifs – ou successives – devraient poser une limite à leurs bienfaisantes campagnes contre la maladie : la limite du ridicule. Agnès Buzyn, fort bonne ministre au demeurant, suivant la comique proposition d’une sénatrice socialiste, envisage d’interdire la cigarette dans les films produits par le cinéma français. Comme dirait le Canard Enchaîné corrigé par une écriture inclusive, le «mur du çon·ne» n’est pas loin d’être franchi. Outre qu’il existe en France une institution, désagréable aux pouvoirs mais indispensable au citoyen, la liberté de création, on doit remarquer que les scénaristes, les producteurs, les metteurs en scène ont aussi pour fonction de donner de la réalité sociale ou humaine une représentation certes stylisée mais aussi crédible. A la différence des professeurs, des moralistes ou des prêtres, ils ne sont pas chargés de l’édification du public. Il se trouve que beaucoup de gens fument. C’est éminemment regrettable mais c’est un fait. Interdire de le montrer, c’est confondre esthétique et morale, c’est ériger le politiquement correct, ou le sanitairement correct, en règle de narration.

Imaginons que l’on poursuive dans cette voie : il faudrait dans ce cas le faire avec une certaine cohérence. La cigarette tue à petit feu, nous en sommes d’accord ; sa représentation à l’écran pourrait influer sur les comportements, admettons. Mais que dire dans ce cas de la torture, du massacre à la tronçonneuse, des meurtres de la mafia, des tueries diverses et variées complaisamment mises à l’écran par tant de producteurs et dont on peut penser qu’ils influent tout autant sur le comportement des spectateurs ? Si l’on interdit les cigarettes à l’écran, faut-il autoriser la description, souvent obsessionnelle et minutieuse, de l’assassinat, de la folie guerrière, du meurtre en série, du massacre de masse et même du génocide ? Faut-il, en somme, ressusciter le défunt code Hays qui réglementait naguère à Hollywood, de manière pointilleuse, la représentation du sexe et de la violence ? Non que tout soit permis : le cinéma, comme toute expression publique, doit se garder de l’incitation au meurtre ou du racisme. Mais la cigarette ? Que deviendront Bogart, Bacall, le Samouraï de Melville, Gainsbourg et ses gauloises, Sherlock Holmes ou Maigret et leur pipe légendaire, qui tous fumaient comme des pompiers, comme des cheminées, comme des bolcheviks ? Au placard ? Il est un moment où l’excès de vertu se retourne contre la vertu elle-même. Rousseau, pour des raisons analogues, considérait que le théâtre était par essence immoral, parce qu’il faisait, même involontairement, l’apologie des passions mauvaises. Fort heureusement, il n’a pas été suivi. Alors Agnès Buzyn…

Et aussi

• Jean-François Copé, dont les infortunes ont aiguisé la liberté de parole, a trouvé une bonne formule : le parti LR, a-t-il dit ce lundi dans Libération, ne doit pas devenir «un Tea Party rabougri». Dans son viseur : Laurent Wauquiez, dont il redoute la «camarilla». Copé sait de quoi il parle : il a naguère tenu le rôle du droitiste un peu sectaire aujourd’hui dévolu à Wauquiez.

• François Kalfon, membre de la direction collégiale du PS, déplore hautement le «vide abyssal» des propositions formulées au sein de son parti, qui contraste avec le nombre vertigineux des candidats au poste de premier secrétaire. Reprenons la vieille maxime de François Mitterrand : pour faire de la politique, il faut des hommes (ou des femmes, ajouterait-on aujourd’hui), de l’argent et des idées. Les hommes et les femmes sont là, mais l’argent manque et les idées ont disparu. Angoisse…

Laurent Joffrin
Publié dans:ACTUALITES |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

En bref……………………………..(18/11/2017)

Logo Francetv info L’actu à 7h30 | Samedi 18 novembre
icon 'Les titres'Les titres
Saad Hariri a près de 13 millions d'euros de dettes envers d'anciens employés français qui travaillaient en Arabie saoudite
Saad Hariri a près de 13 millions d’euros de dettes envers d’anciens employés français qui travaillaient en Arabie saoudite
Alors que le Premier ministre libanais démissionnaire est attendu en France samedi, franceinfo vous révèle la dette de cinq millions d’euros de son groupe de BTP, Saudi Oger, auprès d’organismes sociaux français. Cette ardoise s’ajoute aux impayés dus à ses employés, parmi lesquels 214 expatriés français. 
COP23 : « On ne peut pas dire que c’était une COP pour rien, mais c’est clairement une COP décevante »
Armelle Lecompte, chargée de campagne Climat à Oxfam, a confié sa déception, vendredi sur franceinfo, à l’issue de la COP23. Selon elle, la Conférence internationale climat  »a fait l’impasse sur le soutien financier à apporter aux populations les plus vulnérables ».
Harcèlement sexuel à l’hôpital : « Seuls 0,15% des cas ont donné lieu à une suite judiciaire », pointe le syndicat des internes
EN IMAGES. Visons, lapins de garenne, chauves-souris… Ces espèces menacées en France
Un juge américain, agacé par le débat sur le harcèlement, se vante d’avoir couché avec « 50 femmes »
VIDEO. Le ciel de Laponie illuminé en pleine nuit par une boule de feu
Sécurité routière : une ceinture mal ou pas attachée est à l’origine de 20 % des « personnes tuées dans un véhicule » en 2016
Venezuela : le maire de Caracas, en fuite, va partir en Espagne
Toto Riina : « Cette mort est symbolique, mais elle n’indique pas du tout la fin de la mafia »
Verdun : deux musulmans poursuivis pour avoir exhorté des religieuses catholiques à se convertir à l’islam
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VIDEO. "Entre nous, on se dit que ça ne sert à rien" : le blues d'un soldat de l'opération Sentinelle
VIDEO. « Entre nous, on se dit que ça ne sert à rien » : le blues d’un soldat de l’opération Sentinelle
VIDEO. Ces jeunes recrues dégoûtées par l'opération Sentinelle qui désertent l'armée
VIDEO. Ces jeunes recrues dégoûtées par l’opération Sentinelle qui désertent l’armée
VIDEO. Mon maire, ce héros !
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Nature : il faut sauver les haies !
Nature : il faut sauver les haies !
La République en marche : inquiétude des militants et démissions à la veille du congrès
La République en marche : inquiétude des militants et démissions à la veille du congrès
Armée : l'épargne des Français mobilisée
Armée : l’épargne des Français mobilisée
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Publié dans:ACTUALITES |on 18 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

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