Archive pour la catégorie 'ACTUALITES'

Et merci pour nous………………….(13/08/2019)

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Victimes, niveau de radiation, évacuations… Ces zones d’ombre qui persistent après l’explosion nucléaire dans une base russe
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Publié dans:ACTUALITES |on 14 août, 2019 |Pas de commentaires »

Canicule……………………(05/08/2019)

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Juillet 2019 est le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, selon le programme européen Copernicus
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Publié dans:ACTUALITES |on 5 août, 2019 |Pas de commentaires »

Nuit du 4 Août………………………(04/08/2019)

La nuit du 4 août 1789 , ou simplement nuit du 4 Août , est la séance de l’Assemblée nationale constituante au cours de laquelle fut votée la suppression des privilèges féodaux. Débutée le 4 août 1789 à sept heures du soir, elle se prolonge après minuit, jusqu’à deux heures du matin . C’est un événement fondamental de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l’Assemblée constituante met fin au système féodal. C’est l’abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l’initiative du Club breton

NDLR

 

Ces privilèges que Macron s’est empressé de rétablir (suppression de l’ISF, etc…)

Publié dans:ACTUALITES |on 4 août, 2019 |Pas de commentaires »

Bon à savoir………………………………….(31/07/2019)

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On vous explique le fonctionnement de l’Inspection générale de l’administration, qui va enquêter sur la mort de Steve Maia Caniço
Publié dans:ACTUALITES |on 31 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Belle invention………………………………….(30/07/2019)

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Le tribunal de Tours demande le retrait de compteurs Linky chez treize particuliers pour raisons médicales
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Publié dans:ACTUALITES |on 30 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………………….(12/07/2019)

Libération 12 juillet 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Affaire Rugy : la République et les ors

Ce Rugy est un maladroit, c’est entendu. Se faire servir du homard (qu’il n’aime pas, dit-il) à l’heure des téléphones mobiles qui sont autant d’yeux indiscrets et dont les images circulent par nature sur le Net, c’est une faute politique autant qu’une faute de goût. Une sole aurait suffi. De même, demander des travaux par définition dispendieux dans l’appartement privé du ministère, seraient-ils nécessaires, c’est s’exposer à la rumeur publique. Fautes très évitables, difficiles à comprendre quand la vie de la République est rythmée par les révoltes populaires, dans les urnes ou dans la rue. Et si les enquêtes en cours montrent qu’il a confondu argent public et argent privé, alors qu’il s’en défend, son sort est scellé.

Mais la question va plus loin que le sort d’un ministre vert pâle. Beaucoup de gens savent – les journalistes notamment – que l’hôtel de Lassay est un endroit marqué par le luxe, qu’il soit discret ou ostentatoire. Palais aristocratique bâti dans le goût italien, il offre au visiteur une cuisine raffinée et l’une des meilleures caves de France, constituée à l’origine par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, descendant par la main gauche de Talleyrand, ministre de l’Intérieur puis président du Corps législatif, spéculateur et jouisseur célèbre en son temps. L’édifice abrite depuis un siècle et demi la résidence du président de l’Assemblée, sans que la chose ait soulevé polémique. Ce président reçoit beaucoup : ses visiteurs sont bien traités.

Faut-il désormais s’en gendarmer ? Question plus complexe qu’il y paraît. Revenant au pouvoir après l’Empire, la République a considéré qu’elle ne pouvait se passer d’apparat. Tout pouvoir a besoin d’une mise en scène. Ainsi les thuriféraires de l’égalité ont investi sans mauvaise conscience les palais parisiens de l’ancienne aristocratie : l’Assemblée nationale au Palais-Bourbon, ancienne demeure de la famille de Condé, qui n’était guère républicaine ; le Président à l’Elysée, naguère propriété de la marquise de Pompadour puis du prince Murat ; les ministères dans les hôtels particuliers du Faubourg Saint-Germain ; le Sénat au Palais du Luxembourg, etc. Napoléon installa les préfets dans des demeures imposantes, considérant que le représentant de l’Etat dans les départements devait soutenir le train de vie des grandes familles locales. Ils y sont toujours.

Mœurs anciennes ? Pas tout à fait. François Mitterrand porté au pouvoir par l’Union de la Gauche conserva les rituels monarchiques de la Ve. Recevant les grands de ce monde, il écarta l’idée de les convier dans d’anciennes usines réhabilitées et choisit délibérément le château de Versailles pour son premier sommet international. La France socialiste, disait-il, doit impressionner autant que celle du Général ou de Giscard. Emmanuel Macron pense comme lui.

On dira que les démocraties scandinaves contraignent leurs gouvernements à un maintien sobre et à des demeures modestes. De même le Premier ministre britannique loge au 10 Downing Street dans un appartement cossu mais exigu. C’est oublier que ces pays sont des monarchies. Les gouvernants sont modestement traités. Mais le faste demeure, réservé aux familles royales qui règnent encore aujourd’hui sur ces nations qu’on dit austères.

Ayant coupé la tête du Roi, la République a hérité des deux fonctions du Prince : l’incarnation symbolique et l’exercice de la responsabilité. Elle a donc fusionné apparat et efficacité. On peut rêver d’un pouvoir sans faste, entièrement dédié à sa tâche, sans symboles ni dorures. Après tout, Robespierre habitait chez le menuisier Duplay. Mais l’Incorruptible a laissé dans la mémoire française un souvenir, disons, mélangé. Ni en Suède, ni au Danemark, ni en Grande-Bretagne, le peuple ne demande l’abolition de la monarchie, alors même que ces monarques, à la différence des ministres, ne font à peu près rien tout en vivant comme des nababs.

Mieux réguler l’usage des palais officiels par les élus, surveiller de plus près leurs dépenses ? A coup sûr. Mais exiger un régime de moines-soldats ? Hum… De la dénonciation générale et systématique des élus au poujadisme, il n’y a qu’un pas. Faut-il faire déménager l’Assemblée, transformer le Palais-Bourbon en musée et loger les députés dans un immeuble impersonnel et fonctionnel ? Mettre le président de la République dans un bureau de comptable ? Les Savonarole de la presse y seraient sans doute favorables. Constatons que personne ne le demande.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:ACTUALITES |on 12 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Pauvres Urgences, pauvres malades………………….(02/07/2019)

Personnels surchargés, lits insuffisants, malades réduits à attendre dans un couloir sur un brancard… Les urgences sont au bout du rouleau. Nous avons rencontré des soignantes de Lariboisière. Témoignages.

Par L’Obs

Publié le 11 juin 2019 à 10h40

Cet article a été initialement publié le 5 juin 2019, lors des arrêts maladie des soignantes urgentistes de Lariboisière. Nous le republions alors qu’a lieu ce mardi 3 juillet une mobilisation dans les hôpitaux publics à l’appel de plusieurs syndicats, sur fond de crise dans les services d’urgences.

C’est leur premier arrêt de travail. Un arrêt de quarante-huit heures. L’une pour une névralgie cervico-brachiale, l’autre pour une lombalgie. Elles sont si peu coutumières du fait qu’elles ne savaient ni comment remplir les papiers ni à qui les envoyer. Laetitia, 39 ans, infirmière de nuit aux urgences de l’hôpital Lariboisière depuis bientôt quatre ans, et Marine, aide-soignante de nuit dans le même service, vingt ans d’activité au compteur, font partie des soignants qui n’ont pas pris leur poste lundi 3 juin, à 21 heures, au sein de l’établissement parisien – au total, dix infirmiers sur douze se sont fait arrêter, trois aides-soignants sur dix.

Publié dans:ACTUALITES |on 2 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………………(27/06/2019)

Libération 27 juin 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Burkini, le retour

Cette grotesque et subalterne affaire du burkini refait une nouvelle fois surface, cette fois dans une piscine de Grenoble. Une escouade de naïades encapuchonnées ont défié les autorités locales en se jetant dans l’eau sans prévenir, au risque d’éclabousser les principes de la République. Aussitôt on s’arme de solennité fiévreuse. La droite crie au complot islamiste ; la gauche naïve, voyant que le maire maintient la prohibition du burkini dans ses piscines, dénonce une atteinte aux droits fondamentaux, parmi lesquels celui de nager tout habillé. Des farceurs aux arrière-pensées laïques ou antimusulmanes (on ne sait) annoncent qu’ils plongeront désormais en tenue non d’Eve mais d’Adam, ancêtre commun aux trois religions du livre, mais plongeon tout aussi contraire à la loi. Bref, cette affaire de maillots de bain à manches tourne à la pantalonnade.

A lire aussi Burkini à Grenoble : le maire saisit la ministre des Sports

On croit qu’on a touché le fond mais, pourtant, la querelle est plus complexe qu’on pourrait le croire. Quand on y regarde de près, on s’aperçoit que la réglementation des bains en piscine, sous les auspices d’un Etat par la force des choses hygiéniste, est extrêmement tatillonne. Il faut obéir, quand on veut offrir aux citoyens le plaisir de se baigner dans un bassin artificiel, à une foultitude de règles destinées à protéger la santé des baigneurs. Qualité de l’eau, innocuité des produits antimicrobiens, équipements de propreté et de sécurité, comportement des baigneurs, tout est soumis à des décrets minutieux, que les maires sont sommés d’appliquer avec exactitude. Il est ainsi prévu que les vêtements trop lâches (caleçons, bermudas, shorts, etc.) sont strictement interdits : on les soupçonne de receler dans leurs plis douteux toutes sortes de germes nocifs à la santé. Très logiquement, les vêtements du même genre portés par des femmes (et donc le burkini, caleçon géant), sont eux aussi proscrits.

On peut trouver cela ridicule, mais il semble bien que les piscines, si elles ne sont pas soumises à des règles d’hygiène draconiennes, se transforment vite en bouillons de culture. C’est la raison pour laquelle les piscines de Grenoble, objets de la controverse, sont réglementées de la même manière que tant d’autres. Par un maire xénophobe, islamophobe, intolérant ? Non, par Eric Piolle, édile écologiste qui gouverne la bonne ville de Grenoble avec une coalition de gauche et qu’on peut difficilement taxer de penchants racistes ou discriminatoires.

Imperméables à ces considérations, les sectatrices du burkini stigmatisent une discrimination scandaleuse, qui écarterait les musulmanes de ces bassins bienfaisants (alors que la grande majorité d’entre elles se baignent comme tout un chacun – ou chacune – en maillot de bain). N’ayant peur d’aucune outrance, ces dissidentes invoquent la mémoire de Rosa Parks, militante américaine antiségrégation à l’époque de Martin Luther King. Comparaison comique : on ne sache pas que les musulmans en France soient interdits d’université ou bien empêchés de voter par des lois iniques et encore moins soumis aux exactions du Ku Klux Klan avec la complicité des autorités locales, situation qui prévalait dans l’Amérique des années 50.

En fait, ces activistes exigent une dérogation aux règles d’hygiène au motif qu’elles heurtent leurs convictions religieuses. D’où la réticence d’Eric Piolle, qui a refusé de modifier les règlements des piscines grenobloises et n’entend pas reculer sous la pression de baigneuses qui se placent volontairement dans l’illégalité. Il demande seulement que la situation juridique des nageuses en burkini soit éclaircie sur le plan national avant de trancher. Ce qui n’a pas empêché Marlène Schiappa de fustiger son attitude, pourtant logique, dans la mesure où les lois nationales sont ambiguës. Le port de signes religieux est en effet légal dans l’espace public. Au nom de la laïcité, il est seulement interdit dans les administrations et à l’école, de manière à garantir la neutralité de l’Etat.

Nous avons donc affaire à un conflit de normes : l’hygiène doit-elle l’emporter sur la religion, ou bien faut-il y déroger pour respecter les croyances ? Telle est la question. De tempérament laïc, l’auteur de cette lettre préfère la première solution : la loi est la même pour tous et toutes, serait-elle hygiéniste. Mais si cette loi est modifiée pour tolérer le burkini (propre) dans les piscines, la République y survivra. On admettra surtout, dans cette optique, que ladite République a d’autres chats à fouetter.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:ACTUALITES |on 27 juin, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………………(21/06/2019)

Libération 21 juin 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Macronus humanum est

Qu’on se le dise, à la différence du Pirée, Emmanuel Macron est un homme. C’est son épouse Brigitte qui a diffusé la bonne nouvelle au long d’un entretien spontané longuement préparé et dispensé sur l’antenne de RTL jeudi soir. «Il est profondément humain.» «Ce n’est qu’un homme», a-t-elle dit, assortissant sa révélation d’exemples attestant la nature toute mortelle de son époux : «L’affaire Benalla, c’est de l’humain», «il a commis des erreurs ? Tout le monde en commet», «nous sommes un couple fusionnel», «nous nous sommes fait un resto», «il est plus proche des gens», etc.

Un homme pas tout à fait comme les autres, toutefois. Décrivant la lourdeur de la charge présidentielle (autre révélation), Brigitte Macron a comparé le chef de l’Etat à Atlas, protagoniste vaincu de la guerre des dieux et des titans qui, dans la mythologie grecque, est condamné par Zeus à porter le globe terrestre sur son dos. Excès de modestie, donc : Emmanuel Macron tenait le rôle de Jupiter. Il est rétrogradé : il n’est plus un dieu, mais un titan. Le voici sévèrement remis à sa place…

La longue dissertation de la première dame sur l’humanité du premier homme de la République est une nouveauté : jusqu’à maintenant, elle était d’une très humaine discrétion, vaquant à ses occupations et gardant ses opinions pour son mari. Comme Emmanuel Macron, depuis son entrée en politique, verrouille sa communication comme un coffre-fort entouré de chaînes – ce qui n’empêche pas les boulettes, errrare humanum est – impossible de penser que ces soudains épanchements soient le fruit du hasard. Il s’agit bien plus d’une mise en scène monarchique où la reine compatissante fait pour les manants un portrait du roi à la fois flatteur et très humain. Ceux qui connaissent Brigitte Macron la jugent avisée, franche et directe, en plus d’être sympathique. C’est donc elle que les Mercure de la communication élyséenne ont chargée de porter la bonne parole : non, le Président n’est pas le gaffeur arrogant que les Français ont vu à l’oeuvre avant crise des gilets jaunes. Il est redescendu sur terre et se mélange désormais de bonne grâce avec le vulgum pecus. L’enjeu n’est pas mince : quelles qu’étaient leur intelligence et leur compétence, Valéry Giscard d’Estaing et Edouard Balladur, parmi les plus doués de leur génération, ont payé cher la réputation hautaine qu’ils avaient acquise à leur corps défendant, sans que leurs épouses respectives, modèles de retenue ectoplasmique, aient pu voler à leur secours. Prof en humanités, Brigitte Macron s’est chargée de la mission. Offensive logique.

Offensive efficace ? Pour les gogos, à coup sûr. Mais les mauvais esprits remarqueront que deux jours avant la prestation de la première dame, le gouvernement d’Emmanuel Macron a annoncé vouloir retirer des droits importants aux plus fragiles des chômeurs, au nom d’un raisonnement strictement comptable. Humain mais pas trop.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:ACTUALITES |on 21 juin, 2019 |Pas de commentaires »

Air France ou Air Canada ? (18/08/2018)

La défiance affichée de l’intersyndicale de la compagnie aérienne vis-à-vis de leur nouveau directeur général, au prétexte qu’il est canadien, défie l’entendement.

Surréaliste ! A écouter les réactions – d’emblée hostiles – de l’intersyndicale d’Air France-KLM vis-à-vis du nouveau directeur général du groupe, le Canadien Benjamin Smith, on se pince. Et on se dit que notre compagnie aérienne nationale n’est décidément pas près de sortir de la crise…

 

 

Relisons son communiqué du 16 août :

Nomination de Mr Smith à la tête du groupe AF-KLM, l’Intersyndicale donne sa position @FeetsFO @FGliszczynski @BrunoTrevidic @V_Collet @afpfr @Elisabeth_Borne @DeplacementsPro @tourmagtravel @mirak_ta @airjournal @FeetsFO pic.twitter.com/p482tDMDoJ

— FO Air France (@FO_AF) 16 août 2018

 

  • L’intersyndicale appelle Air France « NOTRE entreprise »

C’est oublier un peu vite que la compagnie n’est en rien la propriété de ses syndicats. Elle appartient à ses actionnaires : c’est-à-dire ses employés (et pas exclusivement les encartés !), mais seulement à hauteur de 3,9% de son capital. Viennent ensuite l’Etat français (14,3%), les compagnies aériennes partenaires Delta (8,8%) et China Eastern (8,8%), tandis que les investisseurs en bourse (qui sont en général pour une bonne moitié des fonds anglo-saxons) possèdent 63% du capital.

Par ailleurs, cette intersyndicale représente-t-elle tous les employés d’Air France ? Certains ne sont pas a priori hostiles à l’arrivée de Ben Smith, ex-numéro deux d’Air Canada et expert reconnu du low cost et des négociations salariales. En témoigne le tweet du pilote d’Air France Julien Bottenmuller, qui a monté le collectif @TousAirFrance, pour donner un nouvel élan collectif à la compagnie.

« Pensons le futur ensemble, au lieu d’écouter la poignée d’extrémistes qui défendent leur territoire. »

Pilote Air France, je ne suis pas opposé à la candidature de Benjamin Smith si celle-ci permet de donner un nouvel élan à la compagnie. Pensons le futur ensemble au lieu d’écouter la poignée d’extrémistes qui défendent leur territoire @TVigoureux @TousAirFrance https://t.co/lYj9Buy2qu

— Julien Bottenmuller (@CommentCaVole) 9 août 2018

 

  •  L’intersyndicale juge « inconcevable » que la compagnie tricolore « tombe dans les mains d’un dirigeant étranger »

Là encore, absurde ! Depuis quand la nationalité d’un dirigeant définit-elle la nationalité d’une entreprise cotée ? Ce sont plutôt la localisation de son siège et de ses effectifs, la nature des contrats de travail, et la nationalité de ses actionnaires qui influent sur cette question. Le dirigeant lui, se contente de proposer une stratégie qui doit être validée par le conseil d’administration. C’est-à-dire qu’il agit dans l’intérêt de la société. Comme hier l’Espagnol Jose-Luis Duran chez Carrefour (2005-2008), ou aujourd’hui l’Allemand Thomas Buberl chez Axa… Ne voir en Smith qu’un agent infiltré de Delta Airlines tient de la pure théorie du complot.

  • L’intersyndicale appelle à la « défense des intérêts de notre compagnie nationale »

Mais en se mettant en grève au printemps – occasionnant au passage plus de 300 millions d’euros de pertes – les syndicats ont-ils eux-mêmes joué l’intérêt de la société… ou leurs propres intérêts de boutique ? Ont-ils vraiment pensé à la pérennité d’Air France, en jouant la surenchère sur les négociations salariales ?

Certes, tous les torts ne sont pas de leur côté. L’impasse actuelle d’Air France résulte d’erreurs stratégiques d’ex-dirigeants, qui ont réagi trop tard à la menace du low cost, et de l’incurie de l’Etat actionnaire, qui a notamment lâché l’avant-dernier DG Alexandre de Juniac en rase campagne…

Mais le manque de réalisme de ses personnels précipite la chute d’Air France. Ils semblent ne pas avoir compris que si la compagnie n’organisait pas sa propre offre low cost (Transavia, Joon, Hop !), elle se ferait manger par Easyjet et consorts. Et finirait rayée de la carte comme Sabena ou Swissair !

« Nous avons besoin d’un réseau européen concurrentiel pour garder ces clients. Sinon, tous les emplois iront chez Easyjet, aux conditions Easyjet. Le choix n’était pas entre Air France et Joon mais entre Air France et Easyjet », confiait dans une interview à « l’Obs » le précédent directeur général Jean-Marc Janaillac, au lendemain de sa démission, suite à l’échec de son référendum sur la hausse des salaires.

 

 

  •  L’intersyndicale explique qu’elle va se réunir le 27 août pour « déterminer les actions qu’elle mènera dès la rentrée » 

Elle laisse ainsi planer la menace d’une nouvelle grève, qui ne pourra que saper davantage encore la confiance des clients ! Les usagers semblent en effet les grands oubliés de sa réflexion. Car eux ne se soucient guère du caractère français ou non de la compagnie sur laquelle ils volent. Ni de l’âge du sexe, de la nationalité ou de la religion de l’équipage… Et encore moins de celles de leurs dirigeants.

Les clients veulent un service fiable et compétitif ; des avions qui volent bien et arrivent à l’heure. Air France a encore tous les atouts pour assurer cette offre de qualité… si le dialogue social s’y normalise et que chacun se retrousse les manches.

Janaillac nous confiait avant l’été:

« Si ma démission ne sert pas à ramener la raison chez Air France, alors j’aurai échoué. »Pas sûr qu’il ne perde pas une deuxième fois son pari.

Dominique Nora

L’OBS

desirdavenir77500

Publié dans:ACTUALITES |on 18 août, 2018 |Pas de commentaires »
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