Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Adolf n’avait pas visiter à ses admirateurs ?……….(17/11/2017)

  1. L’Obs
  2.  > Politique
  3. Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France

Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France
L’élu FN Wallerand de Saint-Just, le 8 octobre 2016, à Forges-les-Bains. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le président du groupe FN Wallerand de Saint-Just dénonce une décision « scandaleuse » et annonce qu’il va porter plainte pour « discrimination ».

Par L’Obs

Publié le 17 novembre 2017 à 09h58

Les élus FN du conseil régional d’Ile-de-France ont annoncé jeudi 16 novembre qu’ils portaient plainte pour « discrimination à raison des idées politiques » après s’être vu refuser par la région un déplacement avec des lycéens franciliens à Auschwitz.

Dans un communiqué, le président du groupe FN d’Ile-de-France Wallerand de Saint Just indique que son groupe a reçu, comme les autres groupes du conseil régional, « l’annonce par la direction des politiques éducatives du conseil régional d’Ile-de-France de la possibilité, pour ceux le souhaitant, de se joindre aux voyages à Auschwitz, organisés, comme tous les ans, au profit des lycéens franciliens ».

Mais alors que deux élus FN s’étaient inscrits, le conseil régional a informé M. de Saint Just jeudi « que, puisque deux élus du Front national sont inscrits, le conseil régional a décidé qu’aucun élu ne pourra finalement participer à ce voyage », a-t-il dénoncé, évoquant une décision « scandaleuse et honteuse ».

« Un trouble »

« La demande d’élus du Front national de participer au déplacement à Auschwitz pouvait légitimement susciter le trouble », a expliqué la région.

« Afin de préserver la sérénité de ce déplacement réservé aux lycéens, il a été décidé, en lieu avec la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qu’aucun élu ou collaborateur de quelque groupe politique que ce soit, n’y participerait plus », a précisé la région.

« A partir de maintenant, seul un représentant de l’exécutif accompagnera les lycéens », a précisé la même source, indiquant qu’aucun élu FN n’avait jusqu’à présent participé à ce déplacement.

Chaque année depuis 2000, la région Ile-de-France, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, permet à environ 500 lycéens et apprentis de se rendre au camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne, où furent tuées 1,3 million de personnes, la plupart juives, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour le groupe FN, Valérie Pécresse s’est « aplatie devant l’opinion. »

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Seulement ?? (17/11/2017)

INFO FRANCEINFO. Pas de procès mais une amende de 300 millions d’euros pour HSBC : la procureure du Parquet national financier justifie sa décision

Eliane Houlette, la procureure du Parquet national financier, a expliqué, vendredi sur franceinfo, que  »si on était allé au procès », l’amende de 300 millions d’euros infligée à HSBC aurait été  »infiniment inférieure ».

La procureure du Parquet national financier, Eliane Houlette, le 14 janvier 2016, près de Munich (Allemagne).
La procureure du Parquet national financier, Eliane Houlette, le 14 janvier 2016, près de Munich (Allemagne). (LUKAS BARTH / AFP)
avatar

franceinfoRadio France

Mis à jour le 17/11/2017 | 07:08
publié le 17/11/2017 | 06:07

La procureure du Parquet national financier (PNF), Eliane Houlette, a justifié, vendredi 17 novembre, en exclusivité à la cellule Investigation de Radio France, sa décision d’infliger à HSBC Private Bank, filiale du groupe, une amende de 300 millions d’euros, en échange de quoi il n’y aura pas de procès pour « blanchiment de fraude fiscale ». C’était une première en France. Le PNF a ainsi mis en application ce qu’on appelle une « convention judiciaire d’intérêt public ». Une nouvelle disposition prévue dans la loi Sapin 2.

Certaines voix se sont émues d’une telle sanction, regrettant un procès qui aurait pu rapporter plus aux caisses de l’État. La procureure du PNF assure que « si les jugements qui étaient prononcés étaient plus exemplaires, peut-être que cette ‘convention judiciaire d’intérêt publique’ n’aurait jamais été instituée par la loi. C’est aussi le constat d’une inefficacité du système », a poursuivi la procureure, Eliane Houlette.

300 millions, c’est plus que la totalité des amendes correctionnelles qui ont été prononcées en France en 2015

Eliane Houlette
procureure du PNF
à la cellule Investigation de Radio France

Un procès n’aurait pas permis de récolter une telle somme : « En 2015, la totalité des amendes correctionnelles en France, c’est 227 millions d’euros. Là, pour une amende, nous obtenons 300 millions d’euros », insiste Eliane Houlette, avant de poursuivre : « Et j’ai pu lire qu’on était très en-deçà des amendes prononcées aux Etats-Unis. C’est faux. HSBC, pour les mêmes faits, aux Etats-Unis a été condamnée à 13 millions de dollars. En Allemagne, pour les mêmes faits, elle a été condamnée à 12 millions d’euros. »

La procureure du Parquet national financier est persuadée que « si on était allé au procès », l’amende aurait été « infiniment inférieure ». Eliane Houlette, procureure du PNF, qui s’exprime très rarement, sera l’invitée de Secrets d’info samedi, à 13h20, sur France 2.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(10/11/2017)

Libération 10 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Charlie, Ramadan, Plenel

Il y a évidemment un sous-texte à la guéguerre que se livrent Charlie et Mediapart autour de l’affaire Ramadan. Le gourou de l’islamisme chic, qui détestait Charlie, est un Tartuffe tombé de son piédestal : comme disait Eddy Mitchell, «bye bye prêcheur». Plenel a eu le tort de soutenir Ramadan dans tous les studios et sur toutes les tribunes – alors que c’est un islamo-droitiste – accusant de racisme ceux et celles qui le récusaient comme musulman moderniste, au premier rang desquels Caroline Fourest, la Louise Michel de la laïcité.

Charlie, qui sait ce qu’islamisme veut dire, s’est toujours méfié des deux compères, Tarik et Edwy. D’où la couverture anti-Plenel de cette semaine dans Charlie – passablement injuste – où les moustaches de l’investigateur en chef, qui valent celles de Plekszy-Gladz, servent à son aveuglement, réel ou supposé.

Nouvel épisode, en fait, du schisme des deux gauches autour de l’islam. Les uns, qualifiés à tort ou à raison «d’islamo-gauchistes», ne voient dans la laïcité qu’un moyen oblique de stigmatiser les musulmans ; les autres estiment que la même laïcité est un glaive qui arrêtera les menées de l’islam politique contre la République. Les deux courants se fondent sur des idées sommaires. La «laïcité ouverte» professée par les premiers est un pléonasme inutile, qui en corrompt le sens : la laïcité n’a pas besoin d’adjectif. Elle tient les dévots à distance mais garantit la liberté religieuse, elle est par définition ouverte. La «laïcité pure et dure», défendue par les seconds, est un oxymore. La laïcité est un art du compromis comme l’ont voulu Jaurès et Briand à l’origine : elle ne saurait être ni pure ni dure mais tolérante.

La vraie laïcité protège les musulmans, comme les autres croyants ; elle interdit en même temps toute tentative d’accaparement de l’espace public par les intégristes de tous bords. Elle est donc doublement précieuse. Les laïques militants à la Valls négligent le fait que les intolérants usent du concept – dévoyé – pour discriminer les musulmans ; les contempteurs de cette laïcité soi-disant intolérante oublient qu’elle prévient utilement les réflexes identitaires, avec lesquels ils sont complaisants quand ils viennent de minorités dominées. Ils pensent que les victimes ont toujours raison, ce qui est un enfantillage. Les laïcs «purs et durs» ne voient pas que la droite impure et dure les instrumentalise. Les «laïcs ouverts» ne voient pas que les islamistes fermés les instrumentalisent. Alors qu’une gauche de la Raison – il n’y en a pas d’autre – devrait se retrouver sur les mêmes principes universalistes, qui protègent les minorités et combattent les communautarismes. Il faut craindre, en fait, que la Raison ait déserté depuis longtemps ce débat amer et suicidaire pour la gauche.

Et aussi

Xavier Bertrand est «choqué» par «l’inertie des Etats» face à l’optimisation fiscale, qui exonère d’impôts ceux qui devraient en payer le plus. Enfin une parole claire sur ce scandale légal qui alimente l’injustice et favorise tous les populismes.

La France, avec l’Espagne, est le pays le plus déficitaire de la zone euro. Les comptes se redressent pourtant, mais lentement. Une remarque, sur laquelle la gauche dépensière devrait méditer : elle croit que la prodigalité publique favorise l’emploi. Problème : la France et l’Espagne ont aussi un taux de chômage record. Ce sont souvent les pays les plus rigoureux dans leur gestion budgétaire qui ont, en proportion, le moins de chômeurs.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 10 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Jofffrin……………………..’10/11/2017)

Facebook Twitter

Vigilance

ÉditoIl ne leur manque que la parole : nous la leur avons donnée. Dans ce numéro exceptionnel, le Libé des animaux, l’humanité est remise à sa place : numériquement seconde, temporellement récente, écologiquement nuisible. Place aux animaux, donc, cette autre moitié du monde vivant, sans qui la première ne saurait survivre. Chaque jour, pendant que les chefs d’Etat rugissent, que les journalistes jacassent, que les chanteurs zinzinulent, que les machos barrissent, que les dictateurs beuglent, que Trump glapit et que les milliardaires roucoulent aux Bahamas, toute une vie fascinante suit son cours, à notre insu, qui agit néanmoins sur la nôtre.

Un jour dans la vie des bêtes : il y a de quoi remplir un livre… ou un journal. La sensibilité contemporaine s’en soucie un peu plus, ce qui a rendu possible cette édition hors norme. Cette vigilance plus aiguë vient de la marche continue des hommes et des femmes vers plus de droits et d’égalité, qui s’étend progressivement aux premiers occupants de la planète. Car si les animaux ont des droits réduits par rapport aux nôtres, ils n’en sont plus dénués, à commencer par celui de ne pas souffrir inutilement, dont les militants de la cause animale usent comme d’un levier pour changer leur condition. C’est le sens de notre démarche de bipèdes, solidaires des quadrupèdes : mieux faire comprendre, à rebours des conceptions de Descartes ou d’Aristote, que l’animal n’est pas une machine animée, mais un être doué de sensibilité, sinon d’intelligence, qui certes obéit aux instincts mais, du coup, ignore la haine si commune à notre espèce. Le droit des gens et celui des animaux ne sont pas contradictoires mais complémentaires. Ils avancent ensemble comme un long vol de migrateurs. Un jour, peut-être, les êtres vivants de la planète vivront en bonne intelligence. Se soucier du monde sauvage, c’est faire progresser la civilisation.

Laurent Joffrin

Liberation.fr

Publié dans:"AFFAIRES" |on 10 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

EN MARCHE ..de travers……………………(09/11/2017)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Paradise Papers…………………..(09/11/2017)

L’optimisation fiscale : un business à l’échelle industrielle

Par Franck Bouaziz — 8 novembre 2017 à 20:56
«Symphony», le yacht de Bernard Arnault, mouillant dans le port de Saint-Tropez, le 2 août. L’industriel affirme que le navire, incriminé dans les Paradise Papers, est la propriété de son groupe, LVMH, et qu’il ne l’utilise qu’occasionnellement à titre personnel.Zoom
«Symphony», le yacht de Bernard Arnault, mouillant dans le port de Saint-Tropez, le 2 août. L’industriel affirme que le navire, incriminé dans les Paradise Papers, est la propriété de son groupe, LVMH, et qu’il ne l’utilise qu’occasionnellement à titre personnel. Photo ABACAPress

Des grands cabinets internationaux d’audit aux avocats «fiscalistes», le contournement de l’impôt fait vivre toute une armée de l’ombre, prête à élaborer des montages opaques au bénéfice de grands groupes et de personnalités.

  • L’optimisation fiscale : un business à l’échelle industrielle

Le contournement de l’impôt se joue en version XXL. Selon les documents révélés par les «Paradise Papers», Bernard Arnault, deuxième fortune française et dirigeant du groupe de luxe LVMH, aurait fait appel à huit cabinets de conseil et utilisé six paradis fiscaux pour une partie de son patrimoine – une luxueuse résidence au Nord de Londres et un yacht. Plus simple, Xavier Niel, le fondateur du groupe Iliad et principal actionnaire de Free, s’est lui, contenté d’une société immatriculée à Malte pour devenir copropriétaire d’un voilier de 72 mètres, le Phocéa. En réaction à la publication de ces informations, Bernard Arnault a tenu à préciser mercredi qu’aucun de ces montages n’était illégal ni destiné à le soustraire au paiement de l’impôt. En revanche, le recours à plusieurs sociétés écrans lui permet de diminuer sensiblement la facture. Ainsi, détenir indirectement une propriété à Londres permet de diminuer les droits de mutation en cas de revente de ce bien. Quant à l’immatriculation à Malte, elle permet de réduire le montant de la TVA qui atteindrait 20 % si le navire était enregistré en France.

Bernard Arnault comme Xavier Niel ne sont néanmoins que les dernières personnalités françaises révélées par cette enquête. Une longue liste existe déjà : Maurice Ricci (Akka Technologie), Olivier Bertrand (PDG du groupe de restauration du même nom) ou encore l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière ont utilisé ces stratégies pour baisser leur facture d’impôts, à la manière de ce que beaucoup de groupes du CAC 40 pratiquent à l’échelle industrielle.

Impossible, cependant, pour les bénéficiaires de ces petits et grands arrangements avec l’impôt, d’organiser leurs affaires en solo. Ils recourent pour cela à une véritable industrie de l’optimisation fiscale, qui prospère généralement dans l’ombre. Même si les cabinets d’avocats Mossack Fonseca et Appleby, basés l’un au Panama et l’autre aux Bermudes, ont gagné une célébrité certaine depuis les révélations des «Panama Papers» et des «Paradise Papers». Ils n’ont cependant pas le monopole de la créativité, dès lors qu’il s’agit de payer moins d’impôts. Le business de l’optimisation fiscale a ses grandes maisons et ses artisans, l’un comme l’autre cheminant de façon permanente aux frontières de la légalité.

Clauses pare-balles

En haut de l’édifice : les cabinets internationaux d’audit et de conseil. Un avocat fiscaliste et un inspecteur des impôts, pour une fois d’accord, désignent Price Waterhouse (PCW) et EY (ex-Ernst & Young) comme les plus agressifs dans les montages juridiques destinés à faire payer le moins d’impôts aux grandes entreprises. Le premier réalise 33,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial. En France, il compte près de 500 avocats et conseillers juridiques qui ont facturé l’an dernier 144 millions d’honoraires. EY affiche, lui, 31,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde, dont 156 millions uniquement sur son activité juridique en France.

La présence de ces cabinets partout dans le monde et leurs bataillons de consultants sont un argument de poids pour leurs clients, moyennant des honoraires compris entre 300 et 500 euros de l’heure. En outre, ces cabinets sont présents sur toute la chaîne du conseil aux entreprises. Un département certifie que les comptes de l’entreprise sont «sincères et véritables», pendant que le bureau d’à côté imagine la meilleure formule pour alléger la facture fiscale. Même si, juridiquement, les deux activités sont séparées. Sollicités par Libération, aucun des deux cabinets n’a souhaité répondre à nos questions.

De manière plus «artisanale», en France, 1 500 avocats «fiscalistes» proposent leurs services. Le président de leur association professionnelle, Marc Bornhauser, d’habitude prolixe sur tout ce qui touche à l’impôt, est devenu silencieux depuis la première salve de publication des «Paradise Papers». Mais un de ses collègues installé dans le triangle d’or de Paris, sous couvert d’anonymat, rue dans les brancards : «Les grands cabinets jouent les vierges effarouchées, mais ce sont eux qui sont à l’origine de ces montages. Quant aux avocats qui officient dans de plus petites structures, j’en connais peu qui refusent du travail…»

Sauf que le métier est de moins en moins exempt de risques. Et ce, malgré les clauses insérées systématiquement dans les schémas d’optimisation fiscale et censées faire office de pare-balles en cas de pépin. Signées de la main d’un avocat, elles stipulent que le montage proposé au client est susceptible d’être qualifié d’abus de droit par l’administration fiscale, et donc d’entraîner un redressement.

En clair, l’entreprise qui suit ce type de conseils le fait de manière éclairée et consciente des risques encourus. Dans certains cas pourtant, la justice n’en a cure et poursuit aussi bien les entreprises fraudeuses que leurs conseils. Le 30 novembre 2016, les juges d’instruction Serge Tournaire et Guillaume Daïeff ont ainsi décidé de renvoyer Ernest-Antoine Seillière, ainsi que treize cadres de sa société Wendel, devant un tribunal correctionnel. Tous sont mis en cause pour avoir réalisé 300 millions d’euros de plus-value lors d’une prise de participation dans le capital de l’entreprise électrique Legrand. Sur cette somme, l’administration fiscale leur reproche de ne pas avoir payé près de 100 millions d’euros d’impôt sur les plus-values, grâce à un astucieux système de cascades de sociétés.

Bras de fer

Mais les bénéficiaires de cette culbute financière ne sont pas les seuls à être mis en cause : la banque d’affaires JPMorgan et l’avocat qui ont organisé l’opération sont également poursuivis. Il y a quelques jours, la mise en examen de l’établissement financier a été annulée par la Cour de cassation mais l’avocat poursuivi devra s’expliquer devant le tribunal. Un de ses confrères fiscalistes, lui, a déjà été condamné en première instance à un an de prison avec sursis. La justice lui reproche d’avoir aidé l’héritière des parfums Nina Ricci à soustraire au fisc français une partie de son patrimoine immobilier. L’avocat a cependant décidé de faire appel. Enfin, dans le procès du marchand d’art Guy Wildenstein, poursuivi pour non déclaration de 616 millions d’euros au fisc, le procureur a requis deux ans d’emprisonnement dont un avec sursis contre l’avocat, par ailleurs ancien inspecteur des impôts, qui conseillait la famille Wildenstein. Au mois de janvier, le tribunal a prononcé une relaxe générale mais le parquet a fait appel. Le marchand d’art, son avocat et son notaire seront donc jugés de nouveau pour les mêmes faits.

Dans ce bras de fer entre conseillers fiscaux et administration fiscale, cette dernière a décidé, il y a deux ans, de dégainer une arme préventive avec la mise en ligne par la Direction générale des finances publiques d’une «carte des pratiques et montages abusifs». Il s’agit d’un vade-mecum, dont le but est d’informer les contribuables «des risques qu’ils prendraient en mettant en place ou en conservant des montages destinés à réduire indûment l’impôt». Au départ, cette liste comportait une dizaine de schémas d’optimisation. Elle en compte désormais 24. De quoi doper l’imagination des avocats fiscalistes et leurs factures d’honoraires.

Franck Bouaziz

Liberation.fr
Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Oh Oh………………………………..(08/11/2017)

« La liberté d’expression est morte », s’est offusquée Marine Le Pen. Le bureau de l’Assemblée nationale a décidé mercredi 8 novembre de lever l’immunité parlementaire de la présidente du Front national, a appris l’AFP de source parlementaire. Une décision réclamée par le tribunal de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de l’enquête ouverte pour « diffusion d’images violentes » contre la patronne du Front national et le député FN Gilbert Collard.

En décembre 2015, ils avaient partagé sur Twitter des photos d’exactions du groupe Etat islamique, entendant protester contre le « parallèle ignoble » entre le groupe terroriste et leur parti, dressé selon eux par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

L’OBS

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Petits arrangements entre amis…………..(058/11/2017)

L’ObsPublié le 08 novembre 2017 à 10h17

 
Une contradiction ? Quelle contradiction ? Plusieurs députés En Marche ! ayant pourtant voté l’interdiction des emplois familiaux à l’Assemblée nationale n’hésitent pas à mettre en place des « embauches croisées » pour faire travailler les enfants de leurs camarades, révèle StreetPress.
Cette astuce leur permet de contourner la loi de moralisation de la vie politique, adoptée au mois d’août, qui rend passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende l’emploi par un ministre, parlementaire ou élu local, d’un conjoint, parent, enfant ou enfant de conjoint comme collaborateur.
Concrètement, l’embauche croisée consiste donc à faire travailler le membre de sa famille… par un voisin de banc.
Emplois familiaux : ces sénateurs qui votent contre l’interdiction (et pour cause)
Ainsi, Christophe Arend, député LREM de Moselle, – par ailleurs accusé d’agression sexuelle – a pour attachée parlementaire la fille d’une autre députée LREM de Moselle, Nicole Trisse, décrit StreetPress, qui a épluché les déclarations transmises à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Abonnez-vous pour 1 € par mois
Bertrand Sorre, élu LREM dans la Manche, est l’employeur de la fille de Patrick Vignal, député macroniste de l’Hérault.
Le parti du président n’est pas le seul concerné par ces petits arrangements entre amis. Chez Les Républicains, l’élue de l’Aube Valérie Bazin-Malgras emploie la fille et la belle-fille de Jean-Claude Mathis, député sortant devenu son suppléant.
D’autres ne se compliquent pas la vie avec les montages et profitent de pouvoir faire travailler un membre de leur famille jusqu’au dernier instant, le 15 décembre : Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Yves Jégo (« constructif »), Jérôme Lambert (PS), Jean-Luc Retizer (LR) et François-Michel Lambert (LREM) rémunèrent tous (encore) leur moitié.

L’Obs
Journaliste

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

« Paradise papers »……………………(08/11/2017)

Des célébrités telles que le chanteur Bono ou Lewis Hamilton, mais aussi des multinationales comme Apple ou Nike sont impliquées. (Montage Obs – Photos Sipa)
Sportif, politiciens ou hommes d’affaires… De nombreuses personnalités et entreprises sont visées par l’enquête des « Paradise Papers ».
L’ObsPublié le 08 novembre 2017 à 06h33

 
C’est un séisme. Les « Paradise Papers » révèlent avec force, cette semaine, l’ampleur de l’optimisation fiscale, ces pratiques à la limite de la légalité employées par certains individus ou certaines entreprises afin d’échapper à l’impôt.
Depuis dimanche 5 novembre, la liste des multinationales comme des personnalités visées par cette enquête ne cesse de s’allonger. Petit tour d’horizon des groupes et individus égratignés par ces premières révélations.
« Paradise Papers » : « Nous préparons des révélations sur les Français »
Des personnalités symboliques
La reine d’Angleterre

 

 
Elisabeth II a déposé, via le portefeuille d’investissement du duché de Lancaster, 10 millions de livres (11,3 millions d’euros) dans un fonds situé aux îles Caïman et aux Bermudes. Deux territoires d’outre-mer du Royaume-Uni bien connus pour leur fiscalité avantageuse.
Le pilote de F1, Lewis Hamilton

Le Britannique, quadruple champion du monde de Formule 1 aurait utilisé une société-écran sur l’île de Man pour économiser la TVA lors de l’achat d’un nouveau jet privé.
Bono, chanteur de U2

Le rockeur irlandais serait actionnaire d’une entreprise maltaise qui aurait elle même investi dans un centre commercial en Lituanie. Un investissement qui aurait été permis grâce à une holding lituanienne accusée d’avoir recouru à des techniques d’optimisation fiscale illégales.
Wilbur Ross, secrétaire américain au Commerce

Ce proche de Donald Trump possède 31% des parts de Navigator Holdings. Cette société de transport maritime fait des affaires avec le géant russe du gaz et du pétrole, Sibur, contrôlé par des proches de Poutine.
« Elle lui permet notamment de gagner plusieurs millions de dollars chaque année et vient directement concurrencer des entreprises de transport américaines, ce qui place Wilbur Ross en situation de possible conflit d’intérêts », souligne  »le Monde ».
Stephen Bronfman, proche de Justin Trudeau

L’ex trésorier de la campagne de Justin Trudeau, à la tête de l’ex-société de vins et spiritueux Seagram, a placé 60 millions de dollars américains (52 millions d’euros) dans une société offshore aux Iles Caïmans. Son parrain, Leo Kolber a également participé à cet investissement.
Des sociétés mastodontes
Nike et Uber

L’équipementier sportif est accusé d’avoir créé des sociétés offshore aux Bermudes, auxquelles ses filiales ont versé des centaines de millions d’euros pour utiliser les droits sur la marque. Une combine qui lui aurait permis de passer de 24% à 16% d’imposition mondiale en trois ans. La société de VTC Uber, ou encore le fabricant du Botox, le groupe Allergan, auraient eu recours à des montages semblables.
Apple

De son côté, le géant de la tech aurait utilisé le paradis fiscal britannique de Jersey pour continuer à ne pas payer d’impôts, ou très peu, après avoir dû mettre fin à des pratiques similaires en Irlande. Le groupe aurait ainsi « accumulé plus de 128 milliards de dollars de profits offshore [...] qui ne sont pas imposés aux Etats-Unis et à peine dans d’autres pays ».
Dassault Aviation

Le groupe français aurait aurait pris part à un vaste système de fraude à la TVA sur les jets privés, mis en place par les cabinets Appleby et Ernst & Young, sur l’île de Man, la petite île britannique bien connue pour son régime fiscal alléchant.
« En enregistrant leurs jets privés sur l’île de Man, riches oligarques internationaux, sportifs et hommes d’affaires échappent en toute insouciance à la taxe sur la consommation de 20% », explique « Le Monde ».

Whirlpool

Pour optimiser ses bénéfices, la multinationale américaine aurait multiplié les délocalisations et les flux financiers complexes. Elle dispose ainsi de trois filiales implantées aux Bermudes.
Total

Le groupe ne paierait pas d’impôts sur une partie de ses sociétés. L’enquête cite à titre d’exemple les activités non extractives implantées aux Emirats arabes unis. Ces bénéfices seraient alors acheminés vers une filiale de Total aux Bermudes, avant d’arriver en France.
Le groupe Louis-Dreyfus
Le groupe aurait monté une structure jusqu’ici secrète, une filiale aux îles Caïman où le taux d’imposition sur les sociétés est de 0%, contre 23% dans l’Union européenne.
M.C.

L’Obs
Journaliste

Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(07/11/2017)

Libération 07 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Evasion fiscale : la fausse fatalité

C’est le lamento de l’impuissance. La publication des «Paradise Papers» est à la fois précieuse et accablante. On savait l’évasion fiscale massive, insaisissable et notoirement incivique. En révélant les noms, les lieux, des mécanismes concrets, les médias alliés dans un consortium d’investigation donnent chair et nerfs à ce scandale mondial. Ainsi, par le jeu de lois insuffisantes et d’une pernicieuse concurrence entre Etats, ce sont les pauvres et les classes moyennes laborieuses qui paient l’impôt en lieu et place des plus prospères, privant la collectivité de ressources essentielles au profit du capital. Ainsi toute la logique de l’impôt instaurée depuis un siècle dans les démocraties est inversée. On est revenus, mutatis mutandis, aux coutumes de l’Ancien Régime, quand les plus privilégiés payaient le moins, laissant la charge des dépenses communes aux roturiers.

Pourtant les remèdes existent. Après les affaires retentissantes révélées par les lanceurs d’alerte de la finance, la commission de Bruxelles a pris des mesures utiles, efficaces, réalistes, qui rendent plus difficile la vie de cette noblesse d’argent mondialisée. Comme il est vain d’attendre une autre nuit du 4 août, qui verrait, à l’instar du vicomte de Noailles et du duc d’Aiguillon, les PDG des multinationales et les milliardaires s’assembler dans l’enthousiasme pour renoncer à leurs prébendes, il n’est d’autre recours que l’autorité politique poussée l’épée dans le dos par la masse citoyenne, éclairée par la presse et les ONG. Les ministres des Finances de l’UE sont réunis aujourd’hui à cet effet. Ils peuvent faire beaucoup s’ils le veulent. Certes il n’y a plus de sans-culottes pour les pousser à l’action. Seulement la montée des populismes européens. C’est-à-dire une urgence tout aussi pressante.

Et aussi

• Le déficit budgétaire se réduit. Economies ? Hausses d’impôt ? Pas du tout : le regain d’activité économique, comme toujours, produit une hausse des ressources de TVA qui soulage les finances de l’Etat. Ainsi le gouvernement Macron-Philippe engrange des succès limités mais réels sans rien faire ou presque. C’est parce que le gouvernement précédent a, somme toute, beaucoup fait. Il a mangé son pain noir. Le pain blanc arrive.

• Danièle Obono, députée insoumise, s’est encore illustrée. Elle a qualifié de «camarade» Houria Bouteldja, animatrice du Parti des indigènes de la République (PIR). Vocable embarrassant : la militante du PIR est accusée d’antisémitisme par plusieurs observateurs en raison du livre qu’elle a écrit et de plusieurs déclarations tonitruantes sur le sujet. Qui l’accuse ? Thomas Guénolé, notamment, politologue qui a ferraillé contre elle à la télévision. Or Thomas Guénolé a récemment rallié… la France insoumise.

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
12345...103

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente