Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Madame est trop bonne….et voudrait qu’on l’aime…….

Licenciée après un accrochage avec Nadine Morano

Publié le 31-05-11 à 06:20 Modifié à 06:20 58 réactions

La ministre, qui faisait du shopping, s’est sentie insultée par une mauvaise blague d’une vendeuse.

La ministre de l'Apprentissage Nadine Morano lors d'une table ronde sur l'emploi le 17 mai 2011 à Nancy (AFP)La ministre de l’Apprentissage Nadine Morano lors d’une table ronde sur l’emploi le 17 mai 2011 à Nancy (AFP)

Une vendeuse a affirmé lundi avoir été licenciée après un accrochage dans un grand magasin de Nancy avec la ministre de l’Apprentissage Nadine Morano, qui a dénoncé ses « propos déplacés » tout en soulignant être étrangère à son renvoi.

L’incident, dont s’est fait l’écho lundi le site d’informations Rue89, remonte au 9 avril dernier, alors que Mme Morano, accompagnée d’un garde du corps, effectuait des courses avec sa fille de 14 ans, dans une boutique de vêtements Kookaï au Printemps de Nancy, sa ville d’origine.

Dans un communiqué, la ministre raconte qu’au moment de prendre sa pause, la vendeuse aurait crié: « Il y a Nadine Morano dans le magasin, si quelqu’un veut aller lui casser la gueule ».

« Profondément choquée par cette interpellation menaçante, insultante et blessante », la ministre précise avoir « demandé des excuses à cette vendeuse en rappelant le droit au respect pour tout client, quel que soit son statut ».

Excuses présentées

Selon elle, l’employée a « reconnu la gravité de ses propos déplacés en présence de la directrice adjointe du Printemps et a fait part de ses excuses ».

« Les faits en sont restés là », insiste Mme Morano, en précisant que le licenciement de la vendeuse « relève de la seule appréciation et de la seule responsabilité de son employeur », avec lequel elle n’a eu « aucun contact ».

De son côté, la vendeuse, prénommée Albane, a indiqué qu’il ne s’agissait que d’une « plaisanterie » à propos du garde du corps de Mme Morano, et assure que cette dernière a tenu à signaler l’incident à la direction. « J’étais avec deux collègues, et nous avons trouvé que la présence d’un garde du corps avec Mme Morano était exagérée », a expliqué cette femme de 36 ans.

« L’un de mes collègues, de constitution frêle, a plaisanté en affirmant qu’il pouvait mettre le garde du corps par terre en deux minutes. Je lui ai dit que pour cela, il n’y avait qu’une seule solution: qu’il fallait casser la gueule à Mme Morano », a poursuivi la vendeuse.

« Je veux des suites »

Selon sa version, la ministre n’aurait entendu que la fin de sa phrase et se serait « énervée ». « Je lui ai dit que ça n’était pas contre elle personnellement et que je tenais à mon emploi. Elle m’a répondu: + J’en ai rien à foutre. J’en ai marre qu’à chaque fois que je me promène, on m’injurie+ », affirme encore l’employée.

« Mme Morano a ensuite demandé le numéro du directeur du magasin. Au départ, la responsable de secteur n’a pas voulu le faire. Elle a fini par l’obtenir en répétant: +Je veux des suites, je veux des suites+ », ajoute la vendeuse, qui a été convoquée deux jours plus tard par son employeur pour être licenciée.

Le Nouvel Observateur – AFP

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 mai, 2011 |Pas de commentaires »

L’édito de Nicolas Demorand (30/05/11)…………

Lumière crue

14 réactions

Par NICOLAS DEMORAND

    Georges Tron a donc démissionné du gouvernement. La justice doit maintenant suivre son cours et les garanties d’une enquête équitable profiter à toutes les parties. Quelques jours après l’affaire DSK, les Français voient une nouvelle fois se déchirer le voile pudique qui recouvrait la sexualité et la vie intime des personnes publiques. Finies, les pressions en coulisse, la chape d’ombre et de silence. Désormais, des plaintes sont déposées et jugées recevables. Même en France. Elles jettent une lumière crue sur des situations naguère jugées équivoques ou sans intérêt. Elles remettent les mots en face des choses : non pas libertinage mais harcèlement ; non pas gaillarde gauloiserie mais agression sexuelle ; non pas virilité débordante mais abus d’autorité sur des femmes. L’exception française en la matière aura donc vécu jusqu’en 2011 et le pays se dirige désormais vers des standards démocratiques normaux. De tout cela, il faut se réjouir. Et attendre sereinement la suite : dès lors que la parole est libérée, qu’un plafond de verre et de honte se trouve enfoncé, d’autres affaires risquent d’apparaître. A gauche comme à droite. Car le machisme ordinaire, la domination masculine, la phallocratie plus ou moins revendiquée caractérisent encore ce monde de vieux hommes blancs qu’est la politique française. Et ce ne serait pas le moindre des paradoxes que ces affaires explosives fassent évoluer des pratiques, des mentalités, des entendements que la loi sur la parité n’aura pas réussi à réformer. De l’utilité des scandales.

    Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 mai, 2011 |Pas de commentaires »

    C’est pas encore le FMI…………..

    Christine Lagarde a fait «échec à la loi», dénonce le procureur Nadal

    Michel Deléan

    Mediapart publie des extraits du document par lequel le procureur général près la Cour de cassation a saisi la Cour de justice de la République du cas de Christine Lagarde dans le dossier Tapie. La ministre «a pris des mesures destinées à faire échec à la loi», écrit le procureur. Elle «a constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie». Son homologue de la Cour des comptes vient d’adresser deux réquisitoires à la Cour de discipline budgétaire et financière visant deux hauts fonctionnaires.

    Publié dans:"AFFAIRES" |on 26 mai, 2011 |Pas de commentaires »

    L’édito de Vincent Giret (25/0/2011)….

    Spectre

    3 réactions

    Par VINCENT GIRET

      Pour se donner toutes les chances de refermer l’an prochain la parenthèse navrante du sarkozysme, il faudrait pouvoir tourner au plus vite la page nauséabonde de l’affaire DSK. Revenir sur le terrain des idées et des projets, jouer le jeu d’une compétition loyale lors de la primaire socialiste, faire émerger une personnalité au-dessus du lot pour gagner et en finir enfin avec cette malédiction qui maintient la gauche à l’écart du pouvoir depuis près d’une décennie. Mais dix jours après le début du scandale, cette perspective semble incertaine, pour ne pas dire totalement illusoire. Il va falloir faire avec le drame DSK et ses effets dévastateurs, semaine après semaine, et sans doute pendant de longs mois encore. Les révélations sordides, pas toujours étayées ni vérifiables, égrainées par les tabloïds new-yorkais. Le calvaire d’une femme de chambre prise dans l’engrenage fatal d’une machine judiciaire et médiatique qui tourne déjà au jeu de massacre. Le cynisme d’une défense prête à changer de thèse au gré de ses intérêts ou sous la contrainte des expertises ou des témoignages dérangeants. Il en va jusqu’au calendrier judiciaire qui, en cas de procès, pourrait entrer en collision avec celui de la primaire socialiste, voire de l’élection présidentielle… Un spectre new-yorkais projette son ombre délétère de l’autre côté de l’Atlantique. Voilà chacun des candidats, à gauche, mais aussi à droite, mis au défi d’en limiter les effets ravageurs. C’est aussi à cette aune-là que les Français jaugeront celui ou celle qu’ils voudront voir occuper la charge présidentielle.

      Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 25 mai, 2011 |Pas de commentaires »

      Lagarde : toute dernière………….(9:59)

      Lundi 23 mai – 23:14

       

      Affaire Tapie: une enquête sur Christine Lagarde pourrait être décidée le 10 juin

      Toute l’actualité sur www.nouvelobs.com

      Publié dans:"AFFAIRES" |on 24 mai, 2011 |Pas de commentaires »

      Une enquête de Médiapart…………(21/05/2011)

      Affaire Tapie : le rapport secret qui accable Christine Lagarde

       

       

       

      Laurent Mauduit

       

       

       

       

      Un scandale d’Etat ! Depuis qu’un tribunal d’arbitres privés a alloué, le 7 juillet 2008, la somme de 403 millions d’euros à Bernard Tapie, dont près de 230 millions sont tombés, en net, dans sa poche, Mediapart a souvent usé de la formule pour qualifier l’affaire. C’est le même constat qui transparaît du rapport confidentiel que la Cour des comptes vient d’y consacrer et que nous révélons aujourd’hui dans une version quasi intégrale.

      Les magistrats financiers n’usent certes pas de la formule, mais cela revient au même : validant toutes nos informations, ils fournissent de nouvelles preuves accablantes des protections dont a profité Bernard Tapie, et des violations des règles de l’Etat de droit qui ont été organisées à son profit, mettant tout particulièrement en cause la ministre des finances, Christine Lagarde, et un haut fonctionnaire, Jean-François Rocchi, qui présidait le Consortium de réalisations (CDR), la structure publique de défaisance où ont été cantonnés depuis 1995 les actifs douteux de l’ex-Crédit lyonnais.

      Aperçu de l'une des pages du rapport

      Aperçu de l’une des pages du rapport

      Pour la ministre des finances, Christine Lagarde, ce rapport arrive au plus mauvais moment. Présentée comme l’une des favorites des Européens pour succéder à Dominique Strauss-Kahn comme directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), elle est mise en cause par ce document confidentiel qui retrace les investigations des magistrats financiers sur l’affaire Tapie. Les accusations de la Cour des comptes risquent donc de peser dans la procédure qui vise dès à présent la ministre.Saisi par le Parti socialiste, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a en effet demandé mardi 10 mai à la Cour de justice de la République (CJR) d’ouvrir une enquête contre elle pour abus d’autorité dans l’arbitrage favorable à Bernard Tapie (lire Affaire Tapie: Lagarde visée par une enquête). Une instance de trois magistrats, la commission des requêtes de la CJR, doit trancher prochainement. A la lecture de ce rapport, on comprend mieux les raisons de cette procédure qui vise la ministre des finances.

      Juridiction financière, la Cour des comptes n’a pas le pouvoir de dire si des infractions pénales ont été éventuellement commises dans ce dossier. Mais elle a le pouvoir de pointer les irrégularités financières ou de procédure. Or, à lire le rapport, on comprend vite que les irrégularités ont été innombrables, imputables à la ministre ou à différents acteurs du dossier. Voici, en bref, les principaux faits relevés par les magistrats financiers, dont nous présentons un décryptage plus détaillé au cours des pages suivantes :

      • Le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE), Bruno Bezard, a adressé de nombreuses notes aux ministres des finances successifs, les mettant en garde contre un éventuel recours à un arbitrage dans l’affaire Tapie. «J’ai formellement déconseillé à l’anté-prédécesseur du ministre (…) d’autoriser le CDR, s’il saisissait de cette proposition l’EPFR, à s’engager dans cette voie qui serait contraire aux intérêts du CDR et de l’Etat», écrit-il ainsi à Christine Lagarde, le 1er août 2007. «L’APE a fait part au Ministre et à ses prédécesseurs (…) des risques substantiels pour le CDR et à travers lui pour les finances publiques d’une telle procédure, en particulier dans le contexte de la décision favorable de la Cour de cassation», insiste-t-il le 17 septembre suivant. La ministre n’a tenu aucun compte de ces avertissements.
      • Dans une autre note en date du 22 juillet, le même haut fonctionnaire fait cette mise en garde: «On pourrait toutefois considérer que l’ampleur exceptionnelle de la condamnation proche des montants maximums des demandes formulées par les parties opposées au CDR dans le cadre des arbitrages justifie en tout état de cause de former un recours en annulation, même si celui-ci a de faibles chances d’aboutir.» Christine Lagarde n’a pas plus suivi cette recommandation.
      • La Cour des comptes estime qu’il n’entre pas dans ses prérogatives de dire si le recours à l’arbitrage était légal, mais elle considère qu’une faute a été commise: «Compte tenu de ces incertitudes, il était nécessaire de s’assurer par toutes les voies appropriées, y compris la consultation du Conseil d’Etat, que le CDR était habilité à recourir à l’arbitrage pour le compte d’un établissement public.»
      • Malgré les polémiques suscitées dans le pays par les indemnités allouées à Bernard Tapie, Christine Lagarde annonce le 28 juillet 2008 qu’elle a donné des instructions écrites pour que le CDR n’introduise pas un recours contre la sentence des arbitres. Pour justifier sa décision, elle dit avoir «pris connaissance des analyses produites par les conseils du CDR» et que ceux-ci «estimaient que les chances d’un recours étaient faibles».La Cour des comptes établit qu’il s’agit d’une contre-vérité. Comme l’avait révélé Mediapart, deux avocats sur quatre avaient recommandé à l’Etat d’introduire un recours.
      • La Cour des comptes indique qu’un «un éventuel motif de récusation» de l’un des trois arbitres a été découvert à l’automne 2008, mais le fait n’a jamais été publiquement révélé. Les magistrats financiers ont en effet mis la main sur un «mémoire d’honoraires», suggérant que l’un des trois arbitres, Pierre Estoup, aurait pu recevoir une rémunération en 1999 après un rendez-vous avec Me Maurice Lantourne, l’avocat de Bernard Tapie. L’arbitre en question ne l’a pas signalé au début de l’arbitrage, bien qu’il ait signé un engagement de «révélation étendue».
      • La Cour des comptes relève que la version du compromis d’arbitrage signé le 16 novembre 2007 «est différente du texte et des modifications qui ont été approuvées par le conseil d’administration du CDR le 2 octobre 2007 sur un point important concernant la qualification de préjudice moral pour l’intégralité de la demande d’indemnisation de 50 millions d’euros au titre des époux Tapie».
      • «Les comptes du CDR pour 2007 ne sont pas conformes au principe de prudence et ceux pour 2008 ne sont pas conformes aux textes régissant les relations financières entre le CDR et l’EPFR au sein de la défaisance du Crédit Lyonnais», résume la Cour.
      • Les magistrats révèlent que Jean-Louis Borloo, éphémère ministre des finances en mai-juin 2007, et ancien avocat de Bernard Tapie, a donné des instructions à son directeur de cabinet, sitôt installé à Bercy, pour lancer l’arbitrage que souhaitait son ami.

      Adressé aux deux présidents des commissions des finances de l’Assemblée et du Sénat, ce rapport a circulé entre quelques mains au Parlement, au ministère des finances comme à Matignon et l’Elysée. Mediapart est parvenu à en obtenir une copie. Dans le souci que notre source ne puisse pas être identifiée (lire la « boîte noire » ci-dessous), nous avons apporté des modifications de forme à ce rapport, mais sans rien changer à son contenu.

       

      Une version en langue anglaise de cet article sera mise en ligne dans les prochaines heures.

      Publié dans:"AFFAIRES" |on 21 mai, 2011 |Pas de commentaires »

      Le billet de Jean Daniel………….(21/05/11)

      « Cet humour qu’on appelle américain », par Jean Daniel

      20/05/11 à 17:33

      Le fondateur du Nouvel Observateur répond à la polémique née outre-Atlantique autour de la supposée intouchabilité des puissants en France.

      Jean Daniel (Sipa)Jean Daniel (Sipa)

      Depuis la mise en liberté, si surveillée soit-elle de Dominique Strauss-Kahn, que restera-t-il des polémiques qui nous ont séparé de nos confrères américains ? C’est un fait que cette remise en liberté provoque un soulagement général. On ne sache pas qu’il y ait eu à Paris où à New York des partisans acharnés du maintien en détention de l’accusé – et désormais « inculpé » – qui a choisi de passer désormais sa vie entière à défendre son innocence.

      Chacun a salué, en France, la rapidité de la procédure de la mise en liberté pratiquée par la justice américaine. On attend avec impatience le dossier de la défense et l’on voudrait en savoir davantage sur la victime qui est la première à réclamer que justice lui soit rendue. Et qui a évidemment droit au plus total respect, à une compassion indiscutable, et d’ailleurs indiscutée depuis le début. Mais personne ne peut s’étonner que la chute qui précipite un homme du Capitole à la Roche Tarpéïenne, constitue un évènement plus spectaculaire que l’inexcusable blessure faite à un innocent.

      Cela dit la polémique initiée par beaucoup de nos confrères américains les plus éminents contre la presse mais aussi contre la mentalité française connaît des rebondissements aussi réjouissants que révélateurs. On peut lire dans l’ »International Herald Tribune » du 19 mai que le spectacle d’un grand commis de l’establishment français, lorsqu’il est traité comme un criminel ordinaire, est aussi rare à nos yeux qu’une photo de la reine d’Angleterre en bikini.

      « Ministre de l’égalité des sexes, peut-être? « 

      Et l’auteur de ce réquisitoire, M. Stephen Clarke, imagine très bien un Dominique Strauss-Kahn condamné, ayant purgé sa peine au bout de quelques années, puis revenant en France pour y publier son autobiographie, laquelle serait « évidemment » adaptée au cinéma par Polanski et, après le succès du film, et retrouvant un poste de ministre dans un gouvernement. « Ministre de l’égalité des sexes, peut-être?  »

      Que révèle cette dérision méprisante ? D’abord, que nous sommes supposés ne pas supporter le principe de l’égalité, avoir un respect viscéral sinon vicieux pour la hiérarchie et, donc, ne pas admettre que l’on puisse maltraiter de manière humiliante les puissants, alors que nous nous résignerions facilement à ce le soient que les citoyens ordinaires.

      Cette révolution était celle de l’égalité

      Et c’est là le tour de passe-passe. Quelle que soit la situation actuelle de la justice française, et Dieu sait qu’elle a bien des choses à se faire pardonner, il y a quand même eu en France une Révolution. Deux ans après l’américaine, sans doute, mais d’une importance plus universelle. Cette révolution était celle de l’égalité. C’est le moment où l’on a réclamé non pas seulement que le Tiers-Etat fût aussi bien considéré que la noblesse et le clergé, mais que chacun de ses membres soit considéré avec le respect que l’on doit à tous les hommes, puissants ou misérables. Tous les hommes et bien sûr, chère Gisèle Halimi, toutes les femmes !

      Ce qui nous a indignés dans la mise en scène du sort infligé à Dominique Strauss-Kahn, ce n’est pas qu’il ait été traité comme n’importe qui, c’est que tous les présumés innocents soient traités, aux Etats-Unis, comme des coupables.

      La différence entre M. Stephane Clarke et moi, c’est que ses prédictions ironiques ne m’indignent nullement. Je ne vais pas jusqu’à réclamer la promotion des anciens bagnards, mais si Jean Valjean avait fini sa vie dans la peau d’un gouvernant – et il a été Monsieur Madeleine – cela n’aurait fait qu’ajouter, selon moi, au caractère justicier des « Misérables » de Victor Hugo.

      Le règne de l’image

      Non, ce qui me sépare de M. Clarke c’est que je crois à la prescription qui est la forme laïque du pardon. Quand le coupable aura purgé sa peine, il aura payé sa dette à la société et il aura le droit de redevenir un homme comme les autres. Je comprends pourquoi tant d’Américains sont opposés à la peine de mort et je rejoins les arguments de Robert Badinter : c’est parce qu’au fond ils ne croient pas à la prescription, et restent imprégnés de la violence qui a présidé à la naissance de la Nation.

      Maintenant, je vais en venir à l’essentiel dont il me semble que personne ne parle, ce qui est d’autant plus curieux que cela excuserait tout le monde : c’est pour moi l’apparition, le développement et aujourd’hui le règne de l’image. Tout a changé depuis que l’on peut tout voir en temps réel, à tout moment et cela parce que les idées que l’on peut se faire des choses que l’on lit ou que l’on apprend sur quelqu’un d’autre n’ont rien à voir avec les sentiments qui naissent des images et qui ne sont, en fait, que des émotions.

      Adapter notre morale judiciaire et notre déontologie professionnelle

      Supposons que nous n’ayons eu, de la façon dont a été traité Strauss-Kahn, qu’un récit, même le plus cruellement détaillé, même le plus complaisamment provoquant, nous aurions ressenti une émotion soit compassionnelle soit vindicative mais jamais révoltée. Entre la lecture des chefs d’accusation dont un accusé peut s’être rendu coupable et l’image d’un homme traité comme s’il était déjà un criminel avéré, il y a un gouffre. Et c’est pourquoi la loi française interdit, à juste titre, que soient publiées les images d’un homme menotté où en jugement devant un tribunal.

      La vérité, c’est qu’il faut adapter notre morale judiciaire et notre déontologie professionnelle à cette nouvelle ère de l’image. Nous ne pouvons pas faire comme si elle n’existait pas.

      Jean Daniel – Le Nouvel Observateur

      Publié dans:"AFFAIRES", Médias, Politique |on 21 mai, 2011 |Pas de commentaires »

      DSK : la femme sans visage…………….

      Nafissatou Diallo, la femme aux quatre (faux) visages

       

      La presse n’a publié aucune photo de la plaignante dans l’affaire DSK. Pourtant, Google Images en est rempli.Sélectionné et édité par Tristan Berteloot

       

      Nafissatou Diallo, la plaignante de l’affaire DSK, est la femme la plus recherchée par la presse française depuis quelques jours. Si les témoignages de son entourage se multiplient, aucune photo d’elle ne circule dans les médias, à part une image où elle apparaît, sortant du commissariat de Harlem, cachée par un drap blanc.

      La tempête médiatique a horreur du vide. En attendant que soient éventuellement publiées de vraies photos de Nafissatou Diallo, les fakes se multiplient sur Internet, sur les blogs ou sur les sites de médias africains, peu regardant sur l’origine des photos. Panorama des quatre images principales qui circulent.

      Nafissatou Diallo, la New-Yorkaise malchanceuse

      nafissatou diallo

      Pas de chance pour cet agent immobilier, elle est la seule Nafissatou Diallo à indiquer qu’elle habite New York sur son Facebook. De nombreux internautes sont ainsi tombés sur cette photo. Depuis, elle a changé d’image de profil et publié un message public: « Je ne suis pas la dame agressée par DSK« :

      « Bjr a tous. Ma photo de FB profile est entrain de circuler sur le net et dans les journaux comme la victime de #DSK; bien que j’ai le mm nom et prenom que cette pauvre dame, je ne suis pas elle. Hier, tout cela etait amusant mais, aujourd’hui c’est plutot enniuyant. Si qq1 ici connait 1 journal qui continue d’utiliser ma photo, priere de leur faire savoir qu’ils ont la mauvaise photo et de cesser de l’utiliser parceque je me reserve le droit de porter plainte.

      Merci. »

      Ophelia, le fake Facebook

      nafisatou diallo 2

      La première photo apparue sur le Net se trouvait sur un faux profil facebook au nom de celle qui s’appelait encore « Ophelia », ce qui est apparemment son surnom au Sofitel. L’origine de cette photo est non identifiée, mais elle est sans doute volée sur un réseau social quelconque. Le faux profil, plutôt bien fait, avec comme employeur « Sofitel New York », piègera le journal La Provence, qui publiera la photo. Un scoop complètement foireux repris dans la revue de presse de France Inter.

      Le faux profil a été supprimé, mais remplacé par un autre, avec un nom plus d’actualité, Nafi Satou Diallo.

      La jolie Nafissatou

      nafisatou diallo 3

      C’est incontestablement l’image qui a le plus de succès. La jeune fille y est rayonnante, tantôt présentée comme Nafissatou Diallo ou sa fille de 15 ans, elle circule beaucoup dans les médias africains. Il est difficile de retracer son parcours mais il faut noter qu’elle apparaît visiblement le soir où France 2 donne le nom de Nafissatou Diallo lundi 16 mai. Ce qui pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un homonyme sur Facebook qui aurait depuis supprimé sa photo ou passé son profil en privé.

      À ma connaissance, la première occurrence de la photo a été publiée sur un blog anonyme baptisé « Dominique Strauss-Kahn », dont le sérieux apparaît contestable. Il est précisé qu’il s’agit d’une photo de sa fille. Elle apparaît ensuite sur le blog (aux relents antisémites) issaki.com qui prétend, cette fois-ci, qu’il s’agit de Nafissatou Diallo… mais il y a 3, 4 ans. Elle sera par la suite relayée partout, notamment sur Entrevue.fr, toujours sans aucune vérification de la source.

      Nafissatou Niang Diallo, l’écrivain sénégalaise

      nafisatou diallo

      Nafissatou Diallo est un nom relativement commun au Sénégal et en Guinée. La protagoniste de l’affaire DSK a une homonyme célèbre, la femme de lettres Nafissatou Niang Diallo. Une photo de l’écrivain et son mari prise le 31 décembre 1975 à Teranga est parfois utilisée pour montrer une supposée photo de Nafissatou Diallo avec son ancien mari. Wikipedia a dû mettre à jour la fiche de l’écrivain en précisant bien : « Attention : Nafissatou Niang Diallo n’a aucun lien avec Nafissatou Diallo, présumée victime d’une agression sexuelle par Dominique Strauss-Kahn. »

      Auteur parrainé par Tristan Berteloot

      Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 mai, 2011 |Pas de commentaires »

      L’édito de Nicolas Demorand (20/05/11)…………

      Réaction

      Par NICOLAS DEMORAND

        L’audience suivie en direct sur Twitter, via les journalistes français présents sur place. Dont Libération. Messages courts. Faits bruts. L’arrivée d’Anne Sinclair. L’entrée de DSK, rasé, costume gris anthracite, sans menottes. Le sourire qu’il échange avec sa famille. Puis les interventions de la défense, la première pour demander qu’il n’y ait pas d’images alors qu’une caméra est déjà en place dans la salle du tribunal. Refusé. Audience planétaire. Suspension des débats. Pendant l’interruption, les premières images arrivent en léger différé sur les chaînes d’information en continu. Folie que cette boucle multimédia et ce flux d’informations qui se consomment sur tous les écrans à la fois, ordinateur, téléphone, télévision. Sidération intacte devant cette affaire qui garde, plusieurs jours après, la même force captivante. Et sentiment de voir à l’œuvre, sur tous ces canaux, un système judiciaire qui fonctionne et une démocratie exemplaire. Si la justice américaine peut, à juste titre, être critiquée pour la punition médiatique qu’elle inflige aux prévenus, l’obscénité vengeresse de la mise en scène de sa propre puissance, il faut aussi lui reconnaître sa capacité de réaction rapide, son recours extrêmement modéré à la détention préventive. Si un inculpé n’a pas à être en prison en attendant son procès, il en sort. Et vite. Quitte même à se déjuger et à revenir sur une décision prise l’avant-veille par un autre magistrat. Sur tous ces points, la France, qui a été prompte cette semaine à critiquer le système judiciaire américain, a encore beaucoup de chemin à faire.

        Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 mai, 2011 |Pas de commentaires »

        DSK : un « faux frère »……………

        Le « frère » de la victime présumée de DSK admet n’être qu’un ami

        Un homme qui s’était présenté comme « le frère » de l’accusatrice de l’ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a reconnu jeudi n’être en fait qu’un ami de cette femme de chambre de l’hôtel Sofitel de New York.

        partagez   

        Le café de Harlem où l'homme, présenté faussement comme le frère, travaille, le 18 mai 2011 photo : AFP

        Un restaurateur du quartier de Harlem avait été cité dans plusieurs médias, y compris l’AFP, comme étant le frère de la jeune femme. Il avait affirmé que la jeune femme l’avait appelé après le crime sexuel présumément commis dans une chambre du Sofitel de Manhattan.

        « Elle ne savait pas qui était Dominique Strauss-Kahn au moment des faits. C’est moi qui lui ai expliqué qui il était quand elle m’a appelé », avait-il dit à l’AFP. « Les médias européens qui doutent de cette affaire, ça m’énerve ».

        Contacté jeudi par l’AFP après des informations de la presse new-yorkaise selon lesquelles il n’était pas le frère de la présumée victime, il a déclaré: « Je ne suis pas un menteur. Je n’ai jamais dit qu’elle était ma soeur de sang, je n’ai pas de soeur de sang aux Etats-Unis. C’est une bonne amie, une cliente régulière du restaurant ».

        Selon des journalistes l’ayant interrogé en début de semaine, l’homme s’était néanmoins présenté comme le frère de la victime présumée.

         

        Il porte le même nom de famille que cette dernière, que les médias américains ont choisi de ne pas identifier conformément à leur politique de protection des victimes.

        Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 mai, 2011 |Pas de commentaires »
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