Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Karachi : la réponse du « Nouvel Observateur » à Brice Hortefeux….

Publié le 23-09-11 à 16:08 Modifié à 17:31 par Le Nouvel Observateur 16 réactions

L’ex-ministre de l’Intérieur dit avoir pris connaissance dans notre journal des déclarations de l’épouse de Thierry Gaubert aux policiers. Désolé M. Hortefeux, mais c’est totalement faux. Par Michel Labro.

Comment Brice Hortefeux a-t-il pris connaissance des déclarations de l’épouse de Thierry Gaubert aux policiers ? Par par « Le Nouvel Observateur ».
On ne saurait trop féliciter Brice Hortefeux d’être attentif à ce qu’écrit « Le Nouvel Observateur ». Mais comment ne pas être impressionné lorsque notre ex-ministre de l’Intérieur trouve le moyen de faire référence à un papier qui n’a pas encore été écrit. Ses déclarations à l’AFP à propos de ses communications téléphoniques avec Thierry Gaubert revêtent de ce point de vue un caractère assez surréaliste. Voilà en effet un ancien ministre de l’Intérieur qui appelle ce proche de Nicolas Sarkozy en délicatesse avec la justice pour l’avertir que sa femme, entendue par la police, « balance beaucoup » et que cela va finir par devenir préoccupant… Motif : l’épouse de Thierry Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, avec laquelle celui-ci est en instance de divorce, se serait répandue pendant de longues heures devant les policiers sur les voyages en Suisse qu’aurait fait son époux, fin 1994-début 1995, en compagnie de Ziad Takkiedine et de Nicolas Bazire, autre proche de Nicolas Sarkozy, alors directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon. Selon elle, les trois hommes seraient revenus du pays de l’argent invisible avec de volumineuses valises de billets. Une information qui fait tilt au moment où les juges travaillent d’arrache pied sur le volet financier de l’affaire Karachi.

Seulement voilà : comment Brice Hortefeux peut-il être au courant des déclarations de l’épouse de Thierry Gaubert aux policiers au moment où il appelle son ami le 14 septembre ? « Il s’agissait juste d’une conversation entre amis après avoir eu vent de ces rumeurs », a-t-il précisé à l’AFP après que lemonde.fr a publié une partie de leur conversation téléphonique. « Je n’ai jamais eu accès au moindre élément sur cette enquête, a-t-il encore déclaré, en ajoutant que « Le Nouvel Observateur » avait déjà affirmé avant cet appel téléphonique que Hélène Gaubert avait raconté beaucoup de choses aux enquêteurs ». Or, on en est désolé pour M. Hortefeux, mais tout cela est totalement faux. « Le Nouvel Observateur » a effectivement annoncé, avec un temps d’avance sur le reste de la presse, que la belle Hélène, entendue par les policiers à la fin de l’été, leur avait confié que son mari avait joué aux porteurs de valise et que le juge Renaud Van Ruymbeke s’apprêtait à l’entendre, mais c’était, sous la plume de Serge Raffy, dans le numéro du jeudi 22 septembre que vous pouvez trouver en kiosque encore aujourd’hui.

Avant, nous avions bien entendu dire, comme certains de nos confrères, qu’un témoin clé s’apprêtait à faire des déclarations gênantes pour certains proches de Nicolas Sarkozy mais, jusqu’au début de la semaine, nous ne savions pas qu’il s’agissait de l’épouse de Thierry Gaubert. Bref il faudra que Brice Hortefeux trouve une autre explication pour justifier comment il a pu avoir accès à des informations qui n’auraient pas dû se trouver en sa possession.

Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE, Politique |on 23 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

La sarkozye a peur……….

L’affaire Karachi atteint Brice Hortefeux
Par LEXPRESS.fr, publié le 23/09/2011 à 10:18

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REUTERS/Philippe Wojazer
L’ex ministre de l’Intérieur a appelé Thierry Gaubert, mis en examen dans l’affaire Karachi, pour lui dire que sa femme « balance beaucoup ». Suivez les derniers déroulements de l’affaire en direct.
11h30: Europe 1, encore… Magali Drouet, fille d’une des victimes de l’attentat de Karachiy exprime sans fard ses interrogations sur l’implication de Nicolas Sarkozy dans l’affaire. « Nous ne sommes les marionnettes de personne », affirme-t-elle notamment. Ecoutez l’intégralité de l’interview ci-dessous.

11h20: Toujours sur Europe 1, l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi, Me Olivier Morice, indique qu’il a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « violation du secret de l’instruction et entrave à la justice », à la suite des dernières révélations.
10h25: Interrogé par Europe 1, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, rappelle que la loi interdit de publier les délibérations de cette institution. Certains demandent que ce soit le cas pour la validation des comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1995, au coeur du scandale Karachi.
10h20: La Commission consultative du secret de la défense nationale vient d’émettre trois avis favorables à la déclassification de documents réclamés par les juges qui instruisent les dossiers Karachi. Un avis défavorable a aussi été publié, au JOurnal officiel. C’est maintenant aux ministères concernés, c’est à dire l’Intérieur, la Défense et le Budget de décider de suivre, ou non, ces avis. C’est en général le cas. D’ailleurs, le ministère du Budget l’a fait, en début de semaine,au sujet d’un courrier de l’ex-Direction générale des impôts.
9h12: RTL donne la parole à un ancien employé du QG de campagne d’Edouard Balladur. Alexandre Galdin, entendu comme témoin, raconte notamment qu’il a porté à la banque une vingtaine de valises remplies d’argent liquide, allant jusqu’à 500 000 francs, soit 76 000 euros. Il pensait qu’il s’agissait des fonds secrets.
9h: Le Monde publie une véritable bombe. Le journal a eu accès à des écoutes téléphoniques qui mettent en cause Brice Hortefeux. Ce dernier a appelé le 14 septembre Thierry Gaubert pour le prévenir que sa femme, Hélène, « balançait beaucoup » devant le juge chargé de l’enquête sur l’affaire Karachi. Brice Hortefeux confirme avoir eu Thierry Gaubert au téléphone. Pour lire l’intégralité de l’article du Monde, c’est ici.

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE, Politique |on 23 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

L’édito de Paul Quinio…………..(22/09/2011)

GROS PLOMBS
19 commentaires
Par PAUL QUINIO

Il faut, pour comprendre la tectonique des affaires qui secouent la majorité, avec deux très proches amis du président de la République dans le viseur de la justice, se souvenir de la guerre sans merci à laquelle s’est livrée la droite au début des années 90. C’est cette violence politique, entre chiraquiens et balladuriens, qui remonte aujourd’hui à la surface judiciaire et qui ébranle la présidence. Nicolas Sarkozy appartient de plain-pied à cette histoire. Avec ses bas (sa traversée du désert après 1995) et ses hauts (son élection en 2007). Son arrivée à l’Elysée a souvent été interprétée comme le signe d’une rupture avec ces années de gros plombs. Et son sacre comme le début d’une nouvelle ère à droite. Et si son élection n’était en réalité que le prolongement de cette période ? Et son quinquennat le dernier épisode d’un règne entamé en 1995 par Jacques Chirac, avec un Nicolas Sarkozy davantage héritier que successeur ? A la veille de 2012, l’UMP en tout cas se craquelle. La division menace. Surtout, les affaires de gros sous, qui pleuvent comme à Gravelotte et risquent d’éclabousser l’Elysée, prouvent que l’union n’était qu’un pansement mis sur des plaies trop profondes. Elles se rouvrent aujourd’hui. Et suintent. De la même manière que la gauche a été emportée par les affaires de la fin des années Mitterrand, et privée de victoire présidentielle depuis, l’actuelle majorité le sera-t-elle aujourd’hui ? Trop tôt sans doute pour l’assurer. Mais les affaires ressemblent bel et bien, après la crise économique, à la deuxième mâchoire d’un étau dont il sera difficile pour Sarkozy de se défaire.

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 22 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

Sarkozy, au carrefour des affaires politico-financières…….

Par Matthieu Deprieck, publié le 21/09/2011 à 17:27

Le nom de Nicolas Sarkozy est revenu dans plusieurs dossiers judiciaires ces dernières semaines. Pas de bon augure à neuf mois de la présidentielle.

REUTERS/Bertrand Guay/Pool

Bettencourt, Françafrique, Takieddine. A neuf mois de la présidentielle, le nom du chef de l’Etat revient dans plusieurs dossiers, sans qu’il soit directement inquiété pour le moment. Pourra-t-il traverser la tempête sans encombre?

Il y a eu, comme première lame, l’affaire Bettencourt. Comme deuxième, les confidences de Michel de Bonnecorse, le Monsieur Afrique du président Chirac. Et aujourd’hui, les accusations portées dans le dossier « Takieddine ». Nicolas Sarkozy, l’homme qui pensait à l’Elysée, et pas seulement en se rasant, est dans une position délicate.

Au centre des attentions, le financement de la campagne de son champion de 1995, Edouard Balladur, et la sienne en 2007.

Première source supposée des fonds: la milliardaire Liliane Bettencourt. Selon la juge Isabelle Prévost-Desprez, l’ancienne infirmière de la femme d’affaires lui aurait assuré avoir assisté à la remise d’enveloppes pour le candidat Sarkozy. L’intéressée a rapidement démenti.

Autre source, la Françafrique. Lorsque l’avocat franco-libanais Robert Bourgi balance sur toute la classe politique, concentrant ses tirs sur le duo Chirac-Villepin, il prend bien soin de tenir Nicolas Sarkozy à l’écart. Pourtant, dans la foulée, Michel de Bonnecorse, le M. Afrique de Jacques Chirac, affirme que l’actuel chef de l’Etat, a bien profité de ces circuits occultes.

Dans ces deux affaires, c’est pour l’instant « parole contre parole ». Une chance pour l’hôte de l’Elysée que la situation se tasse et que l’opinion publique finisse par s’en désintéresser.

Dans le dossier « Takieddine », la situation est différente. L’enquête est déjà bien avancée. Elle a démontré la présence d’importantes sommes d’argent à l’origine douteuse dans les comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1995. Campagne dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

Sarkozy convoqué par la justice?

Les témoignages à charge pour les balladuriens se multiplient. Selon Le Nouvel Obs, la princesse Hélène de Yougoslavie a confié aux enquêteurs que son ex-mari, Thierry Gaubert, ami de trente ans de Nicolas Sarkozy, s’était rendu en Suisse, en compagnie de Ziad Takieddine, pour récupérer des valises de billets, ensuite confiées à Nicolas Bazire, directeur de campagne d’Edouard Balladur. Bazire, Gaubert, Takieddine, tous sont passés par la case garde-à-vue. Ce dernier est même mis en examen.

A neuf mois de la présidentielle, ces affaires tombent excessivement mal pour Nicolas Sarkozy. Il pourra toujours arguer qu’il n’était que porte-parole de Balladur en 1995. Il aura en revanche du mal à nier les liens très forts qui l’unissent aux gardés-à-vue. Pour exemple, Nicolas Bazire fut le témoin de son mariage avec Carla Bruni. En 2008, dans L’Expansion, Brice Hortefeux disait même de lui: « Sarkozy est très attentif à ses jugements sur les hommes, car ils sont toujours très fins. »

Sa première garde est tombée. Qui lui reste-t-il? Le trésorier de campagne de l’époque, René Galy-Dejean? Il a lui-aussi été entendu en février dernier. Devant le juge Renaud van Ruymbeke, il n’a pas su expliquer l’origine d’un versement de sept millions de francs. Un témoin a même affirmé que Galy-Dejean l’accompagnait lors du dépôt des mallettes de cash à la banque.

Brice Hortefeux? Lui a évité les enquêteurs, mais Dominique de Villepin l’a mouillé d’une allusion lourde de sens. Dans Le Contrat, ouvrage de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, l’ancien Premier ministre se souvient: « Il y avait beaucoup de déplacements qui nous semblaient suspects, notamment de Hortefeux et Bazire. Mais qu’est-ce qu’ils allaient faire en Arabie saoudite ?! Et ces visites d’Edouard Balladur, en Arabie saoudite également… »

Nicolas Sarkozy lui aussi pourrait-il être convoqué? Evidemment, le chef de l’Etat est protégé par son immunité. Il ne peut même pas être entendu comme témoin. Mais un juge peut le convoquer quand même, quitte à essuyer un refus. C’est la voie qu’avait choisi Eric Halphen en mars 2001. Jacques Chirac n’avait alors pas répondu à la convocation.

Cette option serait catastrophique pour l’image du candidat Sarkozy. D’autant que face à lui se présentera un candidat socialiste, vierge de toute affaire politico-financière, que ce soit François Hollande, Martine Aubry ou Ségolène Royal.

Van Ruymbeke-Sarkozy à couteaux tirés

Ce scénario a-t-il une chance de s’écrire? Pourquoi pas, si l’on considère le profil du juge d’instruction. Renaud van Ruymbeke et Nicolas Sarkozy sont à couteaux tirés depuis des années. Dans leur livre Sarko m’a tuer, Fabrice Lhomme et Gérard Davet entament ainsi leur chapitre consacré au magistrat: « Nicolas Sarkozy le déteste. Plus que tout autre. Une véritable haine. Il symbolise tout ce qu’il exècre. »

La réactivation d’une procédure disciplinaire par le Conseil supérieur de la magistrature à son encontre, alors qu’il explore justement la piste de rétro-commissions dans l’affaire Karachi, illustre tout autant les relations extrêmement difficiles qu’entretiennent les deux hommes. Renaud van Ruymbeke ne se fait d’ailleurs aucune illusion: « La procédure disciplinaire ranimée devant le CSM par le ministre de la Justice, pour moi, c’est une attaque de plus. »

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE, Politique |on 21 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

La vie en Sarkozye…………

Bettencourt : l’ex-comptable entendue, son avocat pointe l’Elysée

Publié le 14-09-11 à 11:19 Modifié à 16:31 par Le Nouvel Observateur avec AFP 23 réactions

Claire Thibout devait répéter au juge qu’elle préparait des enveloppes d’argent en espèces que les Bettencourt remettaient à des personnalités politiques.

L'ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, le 1er octobre 2010 à Paris (AFP)L’ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, le 1er octobre 2010 à Paris (AFP)

L’ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, était toujours au palais de justice de Bordeaux, mercredi 14 septembre en fin de matinée, en réponse à une convocation du juge d’instruction Jean-Michel Gentil, chargé d’instruire les affaires Bettencourt.

Claire Thibout, apparemment détendue, est arrivée à 9h20 accompagnée de son avocat Me Antoine Gillot, pour cette audition qui pourrait durer toute la journée.

Un peu plus tard, celui-ci, qui n’assistait pas à l’audition de sa cliente, a déclaré devant la presse qu’elle « avait l’intention de répéter ce qu’elle a déjà déclaré devant les services de police », sur les fortes sommes en espèces qui circulaient au domicile des Bettencourt pour être en partie remises à d’autres personnes, notamment des hommes politiques.

Il s’est aussi « réjoui » que Claire Thibout « soit enfin entendue par un juge d’instruction, c’est à dire un juge indépendant, et que l’affaire « soit sortie des griffes du parquet de Nanterre ».

Bettencourt reçue par Sarkozy

Il a noté « l’implication de l’Elysée dans cette affaire depuis le départ », assurant que le président Nicolas Sarkozy « avait en cours d’enquête reçu à l’Elysée à deux reprises Liliane Bettencourt », « venue le voir pour lui demander d’arrêter cette affaire », en l’occurrence la guerre judiciaire menée contre le photographe François-Marie Banier par sa fille Françoise.

« Il s’est impliqué dans un litige qui à l’époque était strictement privé », a souligné Me Gillot, et « à partir de ce moment, comme par hasard, le procureur (de Nanterre, Philippe) Courroye, a décidé que cette affaire devait être classée ».

L’avocat a remarqué aussi que les enregistrements réalisés chez les Bettencourt par le majordome Pascal Bonnefoy, son autre client dans cette affaire, « ont également révélé que Liliane Bettencourt et son entourage étaient informés quasiment en direct de la position qu’allait prendre le parquet de Nanterre à l’époque, c’est-à-dire le classement sans suite de cette affaire ».

50.000 euros pour Woerth ?

Concernant le financement d’hommes politiques, il a rappelé que sa cliente dit avoir assisté pendant la campagne présidentielle de 2007 à la remise par l’intermédiaire de Liliane Bettencourt de 50.000 euros en espèces au gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, qui le lendemain rencontrait Eric Woerth, l’ancien ministre et ancien trésorier de l’UMP.

Il a qualifié « d’élément important » les propos récents de la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez selon lesquels des témoins ont assisté à des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt. Il a rappelé que « d’autres membres du personnel ont été entendus par la police et ont confirmé ces enveloppes qui circulaient, notamment au profit de politiques »

Le Nouvel Observateur – AFP

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE |on 15 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

L’édito de Paul Quinio…..(3/09/2011)…..

Instructions

13 commentaires Par PAUL QUINIO

«Je ne l’imagine pas, je ne le crois pas, et cela ne servirait à rien parce que tout se sait.» Ainsi s’exprimait Nicolas Sarkozy en septembre 2010 quand on l’interrogeait sur une possible violation par la police de la loi sur la protection des sources des journalistes. Le Président avait raison : tout se sait et un an après les faits, son ministre de l’Intérieur, alors secrétaire général de l’Elysée, et deux des plus hauts responsables de la police, se retrouvent comme des gamins pris les mains dans le grand pot à confiture des mensonges d’Etat. Claude Guéant a écrit vendredi à Libération (lire ci-dessous) pour nier avoir donné des instructions d’espionnage de notre confrère du Monde. Et démentir avoir animé une cellule, un «cabinet noir», pour protéger le chef de l’Etat en pleine tourmente Bettencourt. Nous maintenons bien évidemment nos informations sur la constitution de ce cabinet noir, dont Libération avait déjà parlé il y a un an sans que le moindre démenti nous soit opposé. Quant aux instructions qu’il n’aurait pas données aux services de police, il est permis d’en douter. Comme il est permis de douter, malgré ce ton d’évidence très sarkozien, que le chef de l’Etat «n’imagine pas» que de telles pratiques délictueuses puissent exister. L’histoire de la République prouve qu’elles ont existé. Pour ne plus douter de la parole d’Etat, il suffit maintenant de laisser la justice avancer, sans l’obliger à s’arrêter aux portes des palais.

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 3 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

Le Roi de la magouille et du mensonge………….

Affaire Bettencourt : une juge met directement en cause Nicolas Sarkozy

Publié le 31-08-11 à 07:38 Modifié à 09:20 par Le Nouvel Observateur 14 réactions

Isabelle Prévost-Desprez affirme qu’un témoin a vu des remises d’espèces à l’actuel chef de l’Etat au domicile de la milliardaire. L’Elysée dément.

Nicolas Sarkozy  (AFP/ERIC FEFERBERG)Nicolas Sarkozy (AFP/ERIC FEFERBERG)

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, aujourd’hui dessaisie de l’affaire Bettencourt, affirme qu’un témoin a vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire, écrit Libération mercredi 31 août.

Le quotidien se fonde sur un livre à paraître, écrit par deux journalistes du Monde, qui ont pu rencontrer et entendre la vice-présidente du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Cette version est démentie par l’Elysée. « Ce sont des allégations scandaleuses, infondées et mensongères », a-t-on déclaré à Reuters.

Pour Libération, les accusations d’Isabelle Prévost-Desprez semblent répondre à « l’extrême défiance » que le chef de l’Etat a alimenté à l’égard de l’institution judiciaire.

La « peur » des témoins

Interrogée par les auteurs du livre, Isabelle Prévost-Desprez dit avoir été frappée par la peur des témoins lors de ses investigations sur un volet du dossier Bettencourt.

Priée de dire de quoi ces témoins avaient peur, la magistrate répond : « Peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy ».

Puis elle ajoute : « L’un d’eux m’a dit qu’il avait vu des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy. »

L’infirmière après la comptable

Isabelle Prévost-Desprez précise qu’il s’agit de l’infirmière de la milliardaire, laquelle ne se serait toutefois pas exprimée sur procès-verbal, précise Libération.

La comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, avait déjà évoqué des remises d’espèces mais d’une façon vague.

Dans le livre « Sarko m’a tuer », dont le quotidien publie des extraits, la magistrate ajoute: « Il fallait me dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer ».

Isabelle Prévost-Desprez a été dessaisie à l’automne 2010 au profit du tribunal correctionnel de Bordeaux, qui a hérité de l’ensemble du dossier.

Le Nouvel Observateur – Reuters

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 août, 2011 |Pas de commentaires »

L’édito de Vincent Giret (31/08/2011)….

Réplique

33 commentaires Par Vincent Giret

C’est un coup de tonnerre politique sans précédent dans l’histoire de la République. Voilà une juge au sommet de l’institution judiciaire qui met gravement en cause un président en exercice. Dans le secret de son cabinet, celle-ci affirme que l’infirmière de Liliane Bettencourt a dit avoir vu Nicolas Sarkozy recevoir de l’argent liquide avant l’élection présidentielle de 2007. Des propos stupéfiants, rapportés par nos deux confrères, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, dans un livre choc. On imagine volontiers que la vice-présidente du tribunal de Nanterre a pesé au trébuchet chaque mot de son accusation dévastatrice. Magistrate expérimentée, aussi tenace qu’obstinée, Isabelle Prévost-Desprez n’est pas une farfelue. Cette révélation soudaine, plus d’un an après l’audition de ce témoin clé, ne doit sans doute rien au hasard. Au-delà des faits supposés, sur lesquels il n’y a pas d’autre option que d’ouvrir une enquête, cette nouvelle affaire semble répondre à l’extrême défiance que le président de la République n’a cessé d’alimenter à l’égard de l’institution judiciaire. Avocat et «modernisateur» autoproclamé de la République, Nicolas Sarkozy avait l’opportunité d’initier enfin la grande réforme de la justice que mérite une démocratie digne de ce nom : une authentique séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. Mais comme ses prédécesseurs, il a préféré crier haro sur les juges. Cette nouvelle passe d’armes sonne comme la réplique au canon d’une institution blessée.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 août, 2011 |Pas de commentaires »

L’édito de Sylvain Bourmeau………………(25/08/2011)

Vérités

134 commentaires

Par SYLVAIN BOURMEAU

Nous ne saurons donc jamais toute la vérité. Aurions-nous un jour vraiment pu la connaître ? Une vérité judiciaire à coup sûr, si un procès pénal s’était tenu. Une autre, tout aussi judiciaire, si au civil l’affaire venait à être enfin jugée. Mais au cas où une transaction interviendrait entre les deux parties pour permettre d’éviter cet autre procès, quelle vérité cela viendrait-t-il, in fine, livrer sur ce qu’il s’est passé dans la suite 2 806 de l’hôtel Sofitel le 14 mai ? Depuis ce jour fatidique pour la carrière politique de celui qui se préparait à devenir notre prochain président de la République, nous cherchons tous à savoir. Certains plus que d’autres – ceux dont c’est le métier : policiers et magistrats new-yorkais, mais aussi journalistes du monde entier. On pourrait y ajouter les romanciers ou scénaristes qui ne manqueront pas de s’emparer de l’histoire. La journée d’hier offre l’occasion de dire clairement combien ces registres de vérité doivent demeurer distincts. Et d’affirmer qu’au plan primordial des libertés publiques et individuelles seule désormais compte une décision judiciaire qu’il convient d’écrire noir sur blanc : s’il n’est pas à proprement parler innocenté, DSK n’est plus poursuivi par la justice américaine. Nous aurions tort, cependant, de résumer l’ensemble à cette seule vérité judiciaire. Il en est d’autres, autrement importantes pour la société, et qui relèvent davantage de notre pratique journalistique. Ainsi cet événement nous aura permis d’éclairer d’une lumière plus crue la réalité jusque-là largement occultée de l’asymétrie des relations de pouvoir sexuées et parfois sexuelles dans l’univers politique. Fin d’un tabou ?

Publié dans:"AFFAIRES" |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

Ah! bon…………….!!!

Les avocats de Nafissatou Diallo démentent avoir cherché un arrangement financier

Selon deux journaux américains, le procureur cherche à savoir si la femme de chambre avait cherché un tel arrangement, ce qui porterait un nouveau coup à sa crédibilité.

495 commentaires

Ah! bon................!!! dans

Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo. (REUTERS)

Les avocats de Nafissatou Diallo, qui accuse Dominique Strauss-Kahn d’agression sexuelle, ont démenti vendredi avoir cherché un arrangement financier avec les avocats de l’ancien patron du FMI, contre le classement de l’affaire.

«Cette histoire est fausse. C’est une nouvelle attaque sans fondement contre Mme Diallo et ses avocats, pour faire oublier aux gens que M. Strauss-Kahn a attaqué et agressé sexuellement une femme innocente à l’intérieur du Sofitel», a déclaré l’un de ses avocats, Douglas Wigdor.

Vendredi, deux journaux américains ont affirmé que le procureur cherchait à savoir si la femme de chambre avait cherché un tel arrangement, lors de discussions secrètes avec les avocats de DSK tenues fin juin.

Le procureur Cyrus Vance veut savoir si l’avocat de la jeune femme a, lors de ces discussions, proposé de ne plus coopérer avec l’enquête, en échange d’un règlement financier, selon le site The Daily Beast, version internet du magazine Newsweek.

Le procureur a demandé à Kenneth Thompson, l’avocat de Mme Diallo, de lui fournir toute information sur ces éventuelles tractations, selon le Wall Street journal, citant lui aussi des sources proches du dossier.

Le bureau du procureur s’est refusé à tout commentaire.

De telles tractations, si elles sont confirmées, porteraient un nouveau coup à la crédibilité de Mme Diallo.

Ces nouvelles révélations interviennent alors qu’une nouvelle audience est prévue mardi à New York.

Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable le 6 juin de sept chefs d’accusation, dont tentative de viol (pénétration), acte sexuel illégal (fellation forcée) et séquestration.

(Source AFP)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 22 août, 2011 |Pas de commentaires »
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