Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Procureur aux ordres…..

Bettencourt : la guerre entre la juge et le procureur continue

Le parquet, représenté par Philippe de Courroye, refuse de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Deprez la retranscription des enregistrements pirates, selon Mediapart.

Philippe Courroye (AFP) Philippe Courroye (AFP)

La tension persiste au tribunal de Nanterre et prendrait même des allures de « guerre de tranchées » à l’occasion de l’affaire Bettencourt, selon le site Mediapart. En effet, ce dernier révèle, samedi 17 juillet, que le parquet, dirigé par Philippe Courroye, a refusé vendredi de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Desprez la retranscription des fameux enregistrements pirates réalisés par le majordome de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Or la juge, présidente de la XVe chambre du tribunal de Nanterre, avait obtenu l’autorisation légale d’y avoir accès : en début de semaine la cour d’appel de Versailles a statué en sa faveur pour qu’elle continue à enquêter sur l’affaire Bettencourt. Une décision à laquelle s’oppose le procureur Courroye, qui entend bien mener l’enquête de bout en bout.

De fait, Philippe Courroye passe outre la décision de la cour d’appel. La question de l’indépendance du procureur, soumis hiérarchiquement à la Chancellerie, et qui par ailleurs ne cache pas son amitié pour Nicolas Sarkozy, est posée depuis le début de l’affaire. 

Entre la juge et le procureur de la République, magistrat du ministère public, le bras de fer n’est pas prêt de s’achever.

(Nouvelobs.com)

 

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 18 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

A qui profite le crime…………….?

100.000 euros ont été retirés en espèces d’un compte de Bettencourt fin 2006

Ce retrait, effectué à quatre mois de la présidentielle, n’a pas été consigné dans les carnets de caisse de la comptable Claire Thibout.

Contacté par l’AFP, l’avocat de la comptable, Me Antoine Gillot, a confirmé l’existence de ce retrait, effectué à partir d’un chèque de la banque Dexia, tout en précisant ne pas connaître son affectation.

Selon Marianne, qui publie la copie de ce chèque de banque de 100.000 euros libellé à l’ordre de Liliane Bettencourt et le fac-similé d’une autorisation délivrée par la milliardaire à sa comptable afin qu’elle retire cet argent, la somme a été remise « en mains propres » à Liliane Bettencourt par son ex-employée.

A la différence des différents retraits que Claire Thibout a assuré avoir effectué à la BNP Paribas, durant plusieurs années, pour le compte de l’héritière de L’Oréal, cette sortie d’argent n’a pas été consignée dans les carnets de caisse dans lesquels la comptable notait ses mouvements financiers, précise l’hebdomadaire.

 

150.000 euros à Woerth pour Sarkozy

« A qui ces 100.000 euros étaient-ils destinés, à quatre mois seulement du premier tour de l’élection présidentielle? Pourquoi cette somme ne figure-t-elle pas dans les carnets de Liliane Bettencourt, contrairement à tous les autres retraits en liquide effectués au guichet de la BNP? », s’interroge ainsi Marianne.

Dans un entretien accordé la semaine dernière à Mediapart, Claire Thibout a évoqué un financement politique illégal de Liliane Bettencourt et son mari André Bettencourt, décédé en 2007, assurant notamment que le ministre du Travail Eric Woerth, trésorier de l’UMP, avait reçu 150.000 euros en espèces au printemps 2007 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Entendue par les policiers, Claire Thibout est revenue partiellement sur certaines de ses déclarations, mais a maintenu ses accusations sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, qualifiées de calomnieuses par Eric Woerth et l’Elysée.

Le parquet de Nanterre a ouvert jeudi dernier une enquête préliminaire à la suite des déclarations de l’ex-comptable.

 

(Nouvelobs.com)

 

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 16 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

L’édito de Paul Quinio….(15/07/2010)

Ubuesque

3 réactions

Par Paul Quinio

Il y a (encore) l’affaire Banier-Bettencourt. Il y a (toujours) l’affaire Woerth-Bettencourt. Mais il y a (aussi) l’affaire L’Oréal. C’est le troisième volet de ce feuilleton so frenchy.

Tout commence avec un possible «abus de faiblesse» d’une vieille milliardaire par un photographe mondain. L’histoire se poursuit avec un soupçon de conflit d’intérêts entre un ministre et son épouse, voire un éventuel financement illicite de campagne électorale. L’ultime épisode concerne la bagarre ô combien sensible pour s’assurer le contrôle du premier groupe de cosmétiques au monde, ses 17 milliards de chiffres d’affaires et ses milliers d’emplois que Nicolas Sarkozy ne veut pas voir partir à l’étranger.

Cette bagarre-là est en cours et il y a quelque chose d’ubuesque à imaginer qu’elle se joue dans un décor de boulevard, entre une maman sourde, une fille jalouse, un serviteur intrigant, avec, cachés derrière chaque porte, des responsables politiques soucieux d’éviter que ce fleuron national passe aux mains d’actionnaires étrangers.

La bagarre qui se joue pour le contrôle de L’Oréal obéit évidemment aux règles d’une économie mondialisée. La success story du groupe ne s’appuie en rien sur les méthodes idéalisées d’un capitalisme de grand-papa. Mais il n’empêche : il se dégage de cette saga familialo-politico-industrielle un parfum typiquement français. Et il ne sent pas toujours bon.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 15 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

L’intégrité de Woerth……

Exclusif: quand Woerth bradait le domaine pour faire plaisir aux copains

Daniel Bernard – Marianne | Mardi 13 Juillet 2010 à 17:21 | Lu 56383


Quelques jours avant son transfert au ministère du Travail en mars 2010, le ministre du Budget organisait la vente de l’hippodrome de Compiègne à des amis d’amis, au prix d’une acrobatie juridique.



(flickr - Medef - cc)

(flickr – Medef – cc)

Ce fut l’une des dernières décisions d’Eric Woerth, juste avant de quitter Bercy. Dans la semaine précédant le remaniement, l’encore ministre du Budget s’est assuré de la cession d’une parcelle sur laquelle est installé l’hippodrome de Compiègne, situé dans son cher département de l’Oise. Contre un chèque de 2,5 millions d’euros, France Domaine a reçu l’ordre de céder la soixantaine d’hectares à la Société des courses de Compiègne (SCC), l’association qui en était jusqu’à présent simple concessionnaire.

Or, cette transaction, même à l’heure où tout est bon pour renflouer les comptes publics, est tout sauf anodine. Elle a mis en émoi, à Compiègne et ailleurs, les spécialistes du droit forestier qui se demandent pourquoi Eric Woerth, par ailleurs maire de Chantilly et dont l’épouse possède une écurie de courses, a ainsi précipité une cession juridiquement hasardeuse. «Qu’un ministre intervienne personnellement dans une cession, je ne l’avais jamais vu, s’étonne un fonctionnaire de l’ONF. Il fallait que les choses soient tordues pour justifier une telle implication !».
Pourtant, Eric Woerth est bel et bien intervenu personnellement, comme le montre le document ci-dessous :


quand Woerth bradait le domaine pour faire plaisir aux copains

Après avoir, dans ce courrier du 29 octobre 2009, informé l’heureux acheteur que l’Etat était disposé à céder la parcelle, le ministre a veillé jusqu’au bout à ce que le trésorier payeur général de l’Oise procède bien à la vente. «Tout devait être bouclé avant son transfert au ministère du Travail», affirme une source, au ministère de l’Agriculture.

Pourquoi une telle diligence ? Clairement, il s’agissait de passer en force. S’appuyant sur l’Article L. 3211-5 du Code général de la propriété des personnes publiques, un juriste consulté par Marianne affirme que «l’hippodrome, dès lors qu’il a été bâti sur une forêt domaniale, est inaliénable». Une étude de l’ONF, sollicitée par Bercy, stipulait d’ailleurs qu’une cession nécessitait le vote préalable d’une loi. Une jurisprudence existe : en 1960, le conseil d’Etat avait annulé une vente dans le département des Alpes-Maritimes. Malgré cette mise en garde, Eric Woerth n’a pas voulu s’aventurer dans une procédure législative. Par souci de discrétion ?

La Société des courses de Compiègne (SCC), qui a obtenu la cession de gré à gré, est présidée par Antoine Gilibert*, bien connu dans l’Oise. Cet homme d’affaires est un supporter notoire du sénateur-maire Philippe Marini qui, sans être un ami de Woerth, est tout de même un membre éminent de l’UMP. Egalement propriétaire de chevaux, le même Gilibert participe aux commissions de l’organisateur des courses France galop —un point commun avec Florence Woerth, qui y siégeait également de 2004 à 2007. Bref, il fréquente un petit monde cimenté par la passion équestre, le sens des affaires et le goût de la politique —ce même petit monde qui est aussi celui des Woerth.
Désormais propriétaire, la Société des courses de Compiègne n’aura plus de comptes à rendre à personne pour transformer l’hippodrome. Jusqu’à présent, ses dirigeants devaient obtenir l’accord de l’ONF avant de réaliser le moindre aménagement. Désormais, plus rien ne s’oppose à la construction, envisagée, d’un restaurant panoramique. «On s’engage plus volontiers, quand on construit chez soi, plutôt que chez les autres», déclarait Antoine Gilibert à Paris Turf, peu après la vente. Merci qui ?

*Contactés par Marianne2, ni Antoine Gilibert ni la secrétaire générale de la SCC Corinne Dutrey Soyer n’ont pu être joints avant la mise en ligne.



Publié dans:"AFFAIRES" |on 14 juillet, 2010 |Pas de commentaires »
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