Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Un Sarko cerné et con…cerné….

Nicolas Sarkozy cerné

Par Sylvie Pierre-Brossolette

 

Le chef de l’État a dû faire des concessions à la mouvance RPR contre laquelle il s’était fait élire en 2007 © Witt / Sipa 

Officiellement, la majorité est en ordre de bataille derrière son chef, Nicolas Sarkozy. La réalité est bien différente. Le chef de l’État se retrouve cerné. L’opération remaniement, destinée à lui donner un nouvel élan, a fait « pschitt ». Le président est désormais en butte à de nouvelles forces prêtes à lui contester son pouvoir. Le maintien de François Fillon a acté l’absence de marge de manoeuvre de l’Élysée. Le ton du Premier ministre lors de son discours de politique générale, même s’il n’a pas soulevé d’enthousiasme sur la forme, a révélé un chef de gouvernement plus sûr de lui. Sans aller jusqu’à parler d’hyper-premier ministre, force est de constater qu’il ne se laissera plus marcher sur les pieds comme du temps où il n’était qu’un simple « collaborateur ». Il apparaît même comme un recours possible en cas d’empêchement de Nicolas Sarkozy si ses sondages le donnaient durablement battu dans les grandes largeurs par ses adversaires socialistes pour la prochaine présidentielle.

L’entrée en force des UMP issus du RPR – à commencer par la désignation des deux ministres d’État, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie, chiraquiens pur sucre – montre également les concessions que le chef de l’État a dû faire à la mouvance contre laquelle il s’était fait élire en 2007. La « rupture » n’est plus de rigueur. Ce dernier mot est en revanche devenu le leitmotiv d’un gouvernement, alors que Nicolas Sarkozy ne voulait encore récemment pas en entendre parler. Là aussi, il a dû plier.

Un président sous surveillance
Autre symptôme de son affaiblissement : la désignation de Jean-François Copé à la tête du parti présidentiel. Certes, le député-maire de Meaux jure ses grands dieux qu’il ne rêve que de la réélection du président. N’empêche qu’il s’est imposé, à l’occasion d’une OPA à laquelle l’hôte de l’Élysée n’a finalement pas pu s’opposer. Jusqu’au bout, il a été proposé à Copé d’entrer au gouvernement plutôt que de s’emparer d’un poste clef dans la République sarkozyste. Le président a dû se résoudre à la nomination d’un homme qui peut à tout moment peser contre ses choix. Il y aura, là aussi, au minimum un partage du pouvoir. D’autant que le test a été fait grandeur nature de l’influence du nouveau secrétaire général de l’UMP à l’Assemblée nationale : c’est son ami, Christian Jacob, qui a toujours refusé un ministère sous Nicolas Sarkozy, qui a été élu président du groupe, contre un radical soutenu en sous-main, en tout cas au départ, par l’Élysée. Certes, le chef de l’État peut espérer que François Fillon et Jean-François Copé ne se feront pas de cadeau, l’un et l’autre étant concurrents pour 2017, voire 2012 en cas d’accident. Il sera néanmoins obligé de compter avec eux. Sans oublier les états d’âme des centristes qui, même divisés, vont vouloir exprimer leur différence lors des votes des prochaines réformes au Parlement et peut-être avoir un représentant lors de la compétition de 2012.

Le président n’est pas seulement cerné par ses éventuels rivaux. Il l’est aussi par les affaires. À peine Éric Woerth était-il exfiltré du gouvernement qu’une procédure visant à le conduire en Haute Cour de justice était lancée. Et le dépaysement des dossiers Bettencourt à Bordeaux ne présage rien de bon, la juridiction de la ville d’Alain Juppé étant réputée très indépendante. Ne manquait plus que la bombe Karachi, qui éclate au nez du chef de l’État malgré l’absence de toute preuve de son implication dans les rétrocommissions. Ses réactions ulcérées ont donné le sentiment qu’il se défendait comme un coupable. Dominique de Villepin joue contre ses ennemis balladuriens, d’hier ou d’aujourd’hui. Et le juge Van Ruymbeke, qui a également un compte à régler avec Nicolas Sarkozy depuis l’affaire Clearstream, enquête avec une opiniâtreté qui ne peut qu’inquiéter le pouvoir. Ainsi, en moins d’un mois, le président se voit-il cerné de tous côtés. Seule consolation : les socialistes semblent renouer avec leurs vieux démons. Les sondages d’un jour ne seront pas forcément ceux du lendemain.

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 2 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

Woerth : affaire gênante….une de plus…..

Hippodrome de Compiègne : le cas Woerth devrait être examiné jeudi par la CJR

La Cour de Justice de la République doit se prononcer sur l’ouverture ou non d’une enquête dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne, que l’ancien ministre aurait bradé à une société de courses hippiques.

L'hippodrome de Compiègne  (AFP) L’hippodrome de Compiègne (AFP)

Le cas de l’ancien ministre du Budget Eric Woerth devrait être examiné jeudi 2 decembre, pour la première fois, par la Cour de Justice de la République (CJR), qui doit se prononcer sur l’ouverture ou non d’une enquête dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne.

Cet été, le Canard Enchaîné avait accusé Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise), d’avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d’euros à une société de courses hippiques, une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu’il était ministre du Budget. L’intéressé avait vivement contesté la version de l’hebdomadaire. Fin août, le journal satirique avait pourtant publié une lettre embarrassante signée d’Hervé Gaymard. Dans ce courrier daté de 2003, alors ministre de l’agriculture, Hervé Gaymard refusait la vente de l’ »Hippodrome du Putois », estimant qu’elle n’était « pas possible » du point de vue légal.

 

Procédure

Le 16 novembre, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a décidé de saisir la commission des requêtes de la CJR, qui doit dire si la procédure est recevable. Il estimait en effet qu’il existait des éléments justifiant l’ouverture d’une enquête pour favoritisme et prise illégale d’intérêts. Composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de deux magistrats de la Cour des comptes et de deux magistrats du Conseil d’Etat, la commission des requêtes se réunit une dizaine de fois par an.

Si le dossier Woerth ne figure pas à l’ordre du jour de la réunion de la commission jeudi, elle devrait tout de même examiner la requête et désigner un ou plusieurs rapporteurs, selon une source judiciaire. D’ici quelques semaines, probablement au mois de janvier, elle tranchera. Cette décision, motivée, n’est pas susceptible d’appel. Trois possibilités s’offrent à elle. La commission peut d’abord juger qu’il n’y a pas matière à ouvrir une instruction et classer sans suite. Elle peut ensuite décider de se faire communiquer des documents supplémentaires, avant de se prononcer. Enfin, troisième solution, elle peut rendre un avis favorable à la demande de Jean-Louis Nadal, qui devra alors saisir, dans la journée ou le lendemain, la commission d’instruction. Dans cette hypothèse, cette dernière, composée de trois magistrats de la Cour de cassation, débuterait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi d’Eric Woerth devant la formation de jugement de la CJR.

 

Plainte au pénal 

Des parlementaires socialistes également déposé une plainte au pénal à Compiègne concernant la vente du l’hippodrome. Selon Christian Bataille, « la plainte vise les complices et les bénéficiaires de la vente, qui est illégale, puisqu’il n’est pas possible de vendre une forêt domaniale sans que le Parlement délibère ». D’anciens ministres socialistes, comme Jean-Louis Bianco, Jean Glavany et Henri Emmanuelli, se sont joints à la procédure organisée par Christian Bataille.

Si comme le procureur général le demande, une instruction est menée devant la CJR, elle ne concernera qu’Eric Woerth. Le parquet de Compiègne serait de son côté compétent pour instruire les faits sur d’autres personnes, s’il juge que les députés socialistes ont qualité juridiquement à agir, ce qui devrait faire l’objet d’un débat technique. Christian Bataille estime que seule une condamnation pénale permettrait par ailleurs de faire annuler la vente et de restituer le terrain à l’Etat.

(Nouvelobs.com)

 

Woerth : affaire gênante....une de plus..... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 2 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : où l’on retrouve de vieilles connaissances……

Karachi : un proche de Léotard désigne Donnedieu de Vabres

 

Patrice Molle, ancien membre de cabinet de François Léotard, affirme que l’ex-conseiller spécial du ministre de la défense était en relation directe avec les intermédiaires libanais.

Renaud Donnedieu de Vabres (AFP) Renaud Donnedieu de Vabres (AFP)

Un ancien membre du cabinet de François Léotard au ministère de la Défense, Patrice Molle, affirme que Renaud Donnedieu de Vabres s’était occupé des intermédiaires libanais dans un contrat d’armement lié au dossier Karachi, évoquant des « rétrocommissions », dans un entretien au journal Le Monde daté du 28 novembre. « Tout Paris sait qui a imposé les intermédiaires libanais dans le dossier Agosta, Renaud Donnedieu de Vabres traitait tout cela directement, il référait en personne au ministre. Les rétrocommissions, ça ne passe pas par le cabinet officiel, ça s’est joué dans les circuits parallèles », a affirme le préfet Molle, ex-chef du cabinet civil de François Léotard au ministère de la Défense et ancien de la DGSE.

A l’époque, Renaud Donnedieu de Vabres était conseiller spécial du ministre de la Défense François Léotard, en poste de 1993 à 1995.

Deux hommes d’affaires libanais, Ziad Takieddine et Abdulrahman El Assir, auraient été imposés par le pouvoir politique, notamment le cabinet de François Léotard, peu avant la conclusion du contrat de vente de sous-marins Agosta conclu entre le France et la Pakistan le 21 septembre 1994, selon des témoignages versés au dossier.

 

« On avait le sentiment d’une guerre politique »

Devant le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur un volet financier de l’affaire, Renaud Donnedieu de Vabres a reconnu avoir rencontré les deux hommes au ministère de la Défense mais a affirmé ne pas avoir participé à la négociation du contrat, selon le compte-rendu de son audition consulté par l’AFP.

A son arrivée à l’Elysée en 1995, Jacques Chirac avait ordonné la révision des contrats d’armement ayant pu donner lieu à des rétrocommissions.

Interrogé sur les soupçons de corruption qu’avaient fait naître ces vérifications, Dominique de Villepin a déclaré jeudi au juge que « le suivi des commissions, tel qu’il avait été opéré par la DGSE, faisait ressortir de forts soupçons de rétrocommissions », selon des extraits de son audition publiés par Lemonde.fr et Médiapart.

Sur les décisions prises après la présidentielle, Renaud Donnedieu de Vabres a dit au juge : « on avait le sentiment, avec M. Léotard, d’une guerre politique », précisant n’avoir « aucune idée » du lien entre cette « guerre » et les commissions.

 

(Nouvelobs.com)

 

Karachi : où l'on retrouve de vieilles connaissances...... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 28 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : Médiapart publie des documents…..

Karachi: des documents saisis par les juges contredisent Nicolas Sarkozy

Fabrice Lhomme

Fabrice Arfi

 

Karachi : Médiapart publie des documents..... dans

Contrairement à ce qu’il a affirmé à Lisbonne, le 19 novembre, Nicolas Sarkozy a bien eu connaissance, en tant que ministre du budget entre 1993 et 1995, des aspects financiers du contrat des sous-marins de la DCN vendus au Pakistan, aujourd’hui au cœur du volet politico-financier de l’affaire de Karachi. Mediapart publie les documents.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 24 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : Médiapart publie des documents…..

Karachi: des documents saisis par les juges contredisent Nicolas Sarkozy

Fabrice Lhomme

Fabrice Arfi

 

Karachi : Médiapart publie des documents..... dans

Contrairement à ce qu’il a affirmé à Lisbonne, le 19 novembre, Nicolas Sarkozy a bien eu connaissance, en tant que ministre du budget entre 1993 et 1995, des aspects financiers du contrat des sous-marins de la DCN vendus au Pakistan, aujourd’hui au cœur du volet politico-financier de l’affaire de Karachi. Mediapart publie les documents.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 24 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : perquisition chez Lagarde….

Attentat/Karachi : le juge Van Ruymbeke a perquisitionné Bercy

 

Lors de cette perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents « extrêmement intéressants », notamment « des notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006″.

.Le juge van Ruymbeke. AFP Le juge van Ruymbeke. AFP

Le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné récemment au ministère du Budget à Bercy où il aurait saisi des notes sur les « montages financiers opaques » mis en place autour du contrat de vente de sous-marins Agosta au Pakistan, affirme mardi 23 novembre  Le Parisien/Aujourd’hui en France.

« Il y a une dizaine de jours, dans la plus grande discrétion, le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné la Direction générale des Impôts, au ministère du Budget à Bercy », affirme le quotidien.
« Lors de sa perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents « extrêmement intéressants »", écrit Le Parisien qui précise qu’il « s’agirait de notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006″.
Ces notes « confirmeraient et détailleraient les montages financiers opaques mis en place autour du contrat Agosta notamment les circuits empruntés par l’argent à l’aller (vers le Pakistan) comme au retour (en direction de la France) », ajoute le quotidien.
Le contrat de la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan en septembre 1994 est au cœur d’une affaire de commissions et de possibles rétrocommissions qui secoue actuellement la vie politique française. 

 

Adressées à Sarkozy ?

Dans ces notes, il « serait question de plusieurs pays (…) dans lesquels les fonds transitent », ajoute Le Parisien.
Le journal cite une « source proche du dossier » selon laquelle « ces notes manuscrites (…) étaient adressées à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac et en pleine campagne pour l’élection présidentielle de 2007″.
Cette information, assure le Parisien, « a tout d’une bombe à retardement ».
La justice cherche notamment à établir s’il y a un lien entre l’arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre du contrat d’armement avec le Pakistan et l’attentat de Karachi en 2002 qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français.
Elle enquête également sur le versement de rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995.

 

« Cela poserait une vraie question républicaine »

De son côté, Hervé Morin, a estimé lundi que tous les documents classifiés susceptibles d’intéresser la justice ont été transmis au juge chargé d’instruire le dossier Karachi. L’ex-ministre de la Défense s’est exprimé alors que le Premier ministre François Fillon a refusé lundi au juge Renaud Van Ruymbeke l’autorisation de perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris.
« Le juge Trévidic m’a saisi une première fois d’un certain nombre de documents qui lui ont été transmis sur l’avis de la Commission consultative du secret défense », a expliqué à l’AFP Hervé Morin.
« Puis le magistrat nous a fait une deuxième demande. Et je lui ai répondu par courrier que nous avions d’autres documents en notre possession, notamment le contrat portant sur la vente des sous-marins et les avenants à ce contrat et un certain nombre de rapports de la gendarmerie », a-t-il précisé.
Selon Hervé Morin, « ce qui n’a pas été déclassifié, ce sont, par exemple, les spécificités techniques du sous-marin parce qu’il s’agit de secrets qui n’ont rien à voir avec l’instruction en cours ».
« Si tous les documents pouvant intéresser la justice ne lui ont pas été transmis, c’est que l’on m’aurait menti et cela poserait une vraie question républicaine », a-t-il ajouté en se disant toutefois persuadé que cela n’a pas été le cas.
« Ce n’est pas dans des documents militaires liés à la livraison de sous-marins que se trouveront des éléments susceptibles d’apprécier l’éventuelle existence de rétrocommissions, cela n’a rien à voir », a-t-il ajouté

(Nouvelobs.com avec AFP)

Publié dans:"AFFAIRES" |on 23 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : la pression s’accentue…..

Karachi : la pression sur le pouvoir s’accentue

 

Après le juge d’instruction Marc Trévidic, c’est au tour du porte-parole du PS Benoît Hamon de réclamer de nouveau la déclassification de documents sur l’affaire.

Le juge Marc Trévidic réclame la déclassification des documents depuis des mois (AFP) Le juge Marc Trévidic réclame la déclassification des documents depuis des mois (AFP)

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a réitéré lundi 22 novembre sa demande de déclassification de documents et la réouverture de la mission d’enquête parlementaire dans l’affaire de Karachi.
« L’Etat doit la vérité aux familles » des 11 Français tués le 8 mai 2002 dans l’attentat contre les salariés de la Direction de la Construction navale (DCN), qui a fait 15 morts au total, a déclaré Benoît Hamon lors du point de presse hebdomadaire du PS.
« Le pouvoir n’a pas facilité le travail des enquêteurs », et le gouvernement « ne manifeste pas un grand empressement à ce qu’éclate la vérité », a déploré Benoît Hamon, en renouvelant les demandes de son parti: déclassification et transmission de tous les documents au juge Marc Trévidic, réouverture de la commission d’enquête parlementaire sur cette affaire, audition de tous les acteurs de l’époque.

Pas de « règlement de comptes politique »
« Il y a deux volets dans cette affaire, un acte terroriste qui a coûté la vie à 15 personnes, et un autre dossier qui pourrait concerner l’existence de rétrocommissions illégales. Existe-t-il un lien entre ces deux affaires? Les familles posent la question, nous posons la question », a déclaré Benoît Hamon, en soulignant que le PS ne se situait pas « dans le cadre d’un règlement de comptes politique ».

Plus tôt, on apprenait par France Info que le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic, avait écrit au ministre de la Défense Alain Juppé, pour demander à nouveau la déclassification de certains documents, après une première requête le 5 mai restée vaine.

La justice cherche à établir s’il y a un lien entre l’arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre d’un contrat d’armement avec le Pakistan et l’attentat de Karachi en 2002.
Elle enquête également sur le versement de rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne d’Edouard Balladur.

(Nouvelobs.com)

 

Karachi : la pression s'accentue..... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Karachi : comment enterrer l’affaire….

Lundi 22 novembre – 15:55
Karachi: Fillon refuse au juge Van Ruymbeke une perquisition à la DGSE (proche dossier)


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Publié dans:"AFFAIRES" |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Il a bien fait de revenir égayer nos journées….

Karachi: Alain Juppé à son tour dans le collimateur

60 réactions

Alain Juppé quitte l'Elysée, le 17 novembre 2010 à Paris.

Alain Juppé quitte l’Elysée, le 17 novembre 2010 à Paris. (© AFP Lionel Bonaventure)

Toute la belle famille de l’Etat RPR se trouve réunie, et unie, pour jouer le traditionnel « c’est pas moi, c’est l’autre »….Il serait temps que la vérité éclate au grand jour pour que les victimes de cet attentat reposent en paix.

Des familles des victimes de l’attentat de Karachi en 2002 comptent demander dès ce lundi l’audition comme témoin du ministre de la Défense Alain Juppé, qui a affirmé dimanche ne pas avoir souvenir de rétrocommissions vers la France dans un contrat d’armement avec le Pakistan.

Après avoir tour à tour mis en cause ces derniers jours le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, et Dominique de Villepin, ces familles attendent de M. Juppé qu’il dise au juge Renaud Van Ruymbeke ce qu’il sait de l’interruption de commissions sur certains contrats d’armements décidée en 1995 par Jacques Chirac.

Elles comptent déposer «dès lundi» une demande d’audition comme témoin de M. Juppé, qui était Premier ministre en 1995.

Elles n’ont en effet pas été convaincues par les déclarations du nouveau ministre de la Défense qui a assuré dimanche qu’il n’avait pas lui-même entendu parler de «rétrocommissions» quand il était Premier ministre, sur des contrats de ventes d’armes au Pakistan.

Il a bien confirmé qu’à son arrivée à Matignon en 1995, Jacques Chirac lui avait dit qu’il avait «donné instruction au ministre de la Défense (Charles Millon, ndlr) de suspendre le versement de certaines commissions liées à des ventes d’armes», parce que tout ça n’était «pas clair». Cette instruction «a été appliquée, je n’en sais rien de plus», a-t-il précisé.

Quant à l’existence de faits de corruption («rétrocommissions»), il a expliqué qu’il n’avait «aujourd’hui aucune preuve qui permette de le penser». «Les retrocommissions pour moi ne sont jamais apparues», a ajouté M. Juppé.

M. Millon a pourtant révélé lundi devant le juge que des vérifications menées par les services sur certains contrats à cette époque avaient fait naître «l’intime conviction» de l’existence de rétrocommissions.

«M. Juppé a la mémoire courte depuis qu’il est entré au gouvernement, c’est pour cette raison que nous demandons son audition», a commenté Me Morice.

«Son audition nous intéresse également car c’est lui qui, depuis Matignon en 1995, a autorisé les écoutes téléphoniques réalisées sur des membres du cabinet de François Léotard», ministre de la Défense du gouvernement Balladur quand ces contrats ont été signés.

M. Millon avait précisé lors de son audition que ces écoutes avaient été réalisées sur des membres du cabinet ayant reçu des menaces de mort et qu’elles n’avaient «rien» donné.

M. de Villepin, alors secrétaire général de l’Elysée, a redit dimanche qu’il y avait des «soupçons» sur d’éventuelles faits de corruption, même s’il n’y avait pas, selon lui, de «preuve formelle».

M. de Villepin a en tout cas assuré sur TV5 qu’«à (sa) connaissance, il n’y a aucun lien» entre l’arrêt de certaines commissions et l’attentat qui a coûté la vie à quinze personnes dont onze salariés français de la Direction des Constructions navales (DCN).

Nommé à Matignon la veille de l’attentat, Jean-Pierre Raffarin s’est de son côté dit «pas informé» de l’existence de rétrocommissions. «Il n’y a aucune preuve des rétrocommissions et aucune preuve non plus que ces rétrocommissions auraient pu servir à un financement politique» de la campagne d’Edouard Balladur, a-t-il ajouté.

Dans l’opposition, plusieurs responsables socialistes ont saisi au bond dimanche la promesse faite la veille par le chef de l’Etat de «communiquer tous les documents» dans cette affaire et réclamé que le pouvoir lève les obstacles que rencontre l’enquête.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin (22/11/2010)….

Politiques 22/11/2010 à 00h00

Progrès

34 réactions

Par laurent joffrin

On a toujours tort d’aller plus vite que la musique. L’affaire dite «de l’attentat de Karachi» a progressé de manière nette la semaine dernière. Le témoin clé que nous avons interrogé confirme bien qu’un circuit d’argent noir branché sur un contrat d’armement a bénéficié à des responsables politiques français, sans doute balladuriens. Pour la première fois, l’existence de «rétrocommissions», dont on parlait jusque-là beaucoup sans en avoir établi la véracité, est attestée par des protagonistes crédibles. Mais les conclusions sensationnelles qu’on agite ici et là ne sont pas pour autant démontrées. Aucune preuve ne vient ainsi étayer, comme nous l’avons écrit plusieurs fois, l’implication de Nicolas Sarkozy dans l’affaire. L’actuel président était à l’époque porte-parole d’Édouard Balladur. Il est tout à fait possible qu’il ait ignoré la nature exacte des financements dont son candidat a pu bénéficier : en matière d’argent noir, le cloisonnement est une précaution élémentaire. La seule mise en cause éventuelle de Nicolas Sarkozy porte sur une période très postérieure – l’année 2006, onze ans plus tard – et elle reste à éclaircir. De même le lien entre les rétrocommissions et l’attentat, il faut le répéter, n’est l’objet que d’hypothèses et de déductions. La preuve manque tout autant. L’enquête doit se développer à son rythme. Brûler les étapes, c’est l’affaiblir. L’acte de corruption politique émerge en pleine lumière. C’est déjà beaucoup.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »
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