Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Enfin, un moment d’honnêteté….

Mercredi 1 septembre – 11:10
Affaire Bettencourt : Woerth reconnaît avoir demandé la Légion d’honneur pour Patrice de Maistre

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Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE |on 2 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

Mensonge par omission, pieux mensonge ou mensonge tout court…?

Eric Woerth serait bien intervenu en faveur de Patrice de Maistre

 

Une lettre de mars 2007 adressée par le trésorier de l’UMP à Nicolas Sarkozy semble le prouver. Le ministre du Travail continue lui d’affirmer qu’il n’a « pas menti ».

Le journal L'Express maintient, preuve à l'appui, qu'Eric Woerth est intervenu pour obtenir la légion d'honneur à Patrice de Maistre (c) Reuters Le journal L’Express maintient, preuve à l’appui, qu’Eric Woerth est intervenu pour obtenir la légion d’honneur à Patrice de Maistre (c) Reuters

Alors que le ministre du Travail a toujours nié être intervenu dans l’octroi de la Légion d’honneur, en 2007, à Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, une lettre saisie lors d’une perquisition indique tout le contraire, révèle le site de l’Express mardi 31 août. Le courrier est envoyé en mars 2007 à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, par Eric Woerth, qui est à ce moment-là à la fois trésorier de l’UMP et du candidat à la présidentielle.

Sur Eric Woerth recommande que la décoration soit remise à Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, qui rassemble les principaux donateurs de Sarkozy, et collecteur de fonds légaux pour l’UMP. Interrogé par l’Express, Eric Woerth assure cette remise de décoration n’a donné lieu à « aucune contrepartie ».

La saisie du courrier pourrait donner lieu à une nouvelle audition d’Eric Woerth. 

 

Une « entreprise de démolition »

Eric Woerth a répondu mardi aux informations publiées par l’Express en réaffirmant qu’il n’avait « pas menti » et dénonçant une « entreprise de démolition » contre lui.

« On cherche à me salir, je n’ai rien à me reprocher. Je l’ai déjà dit, je le redis, je n’ai rien fait de mal, je n’ai mas menti. Je n’ai pas menti à la police, je n’ai pas menti aux Français », a déclaré Eric Woerth à la presse en marge du campus des jeunes de l’UMP réuni à Port-marly (Yvelines).

« Tous les jours on me dit autre chose, tous les jours ça se dégonfle et on repart sur autre chose », a également dénoncé le ministre. « C’est une vraie entreprise de démolition à une semaine du débat sur les retraites. Franchement, dans la Ve République, je suis probablement celui qui a été le plus sali, le plus visé, le plus ciblé, le plus démoli, moi et mes proches », a-t-il conclu.

Eric Woerth doit défendre à partir du 7 septembre devant les députés le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites.

(Nouvelobs.com)

 

Mensonge par omission, pieux mensonge ou mensonge tout court...? dans


Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZIE |on 1 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

On ne change pas une équipe qui gagne……du fric….

Du Télégramme…. 

UMP. Le nouveau trésorier pressenti est… un ancien de L’Oréal

30 août 2010 à 17h07 -  

La candidature de Dominique Dord, député UMP, au poste de trésorier du parti en remplacement d’Eric Woerth,  est soumise au vote aujourd’hui par Xavier Bertrand. L’homme a travaillé à L’Oréal dans les années 80.

On ne change pas une équipe qui gagne......du fric.... dans

Il a fallu trouver un remplaçant a Eric Woerth, qui a préféré démissionner de son poste de trésorier de l’UMP à cause des remous de l’Affaire Bettencourt. C’est à priori chose faite, en la personne du député de Savoie Dominique Dord, dont la candidature doit être soumise aujourd’hui au vote d’un bureau politique du parti. Cet élu a travaillé en tant que  »directeur de produits pour L’Oréal de 1985 à 1987″, entreprise dont l’héritière, Liliane Bettencourt, est au coeur de l’affaire qui bouleverse Eric Woerth.

« Mais qu’est-ce qu’il va faire dans cette galère ? »

« Je pense que ça ne devrait pas avoir d’impact, mais ça va faire tous les choux gras, évidemment », a expliqué une source à l’UMP.  Et d’ajouter : « Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un manque de prudence dans la séquence politique actuelle. [...] Mais, qu’est-ce qu’il (ndlr : Dominique Dord) va faire dans cette galère ? »

Le nom de ce potentiel successeur a été proposé par le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand. Il estime que Dominique Dord est « quelqu’un de particulièrement rigoureux et sérieux ». Interrogé sur cette candidature, le porte-parole du parti Frédéric Lefèbvre a questionné :  »Est-ce que, pour tous les Français qui travaillent chez L’Oréal, on peut considérer que c’est indigne de travailler chez L’Oréal ? »

 

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 août, 2010 |Pas de commentaires »

La cour du Roi Pétaud….

Comment la maison Bettencourt a manoeuvré au sommet de l’Etat

 

Mediapart publie de nouveaux enregistrements mettant en lumière comment l’entourage de la milliardaire a tenté d’influencer le procureur Courroye, par le biais de l’Elysée.

Philippe Courroye  (AFP) Philippe Courroye (AFP)

De l’Elysée  à la maison Bettencourt, il n’y a qu’un pas, si l’on en croit la série d’extraits sonores, pour certains inédits, provenant d’enregistrements clandestins réalisés au domicile de la milliardaire Liliane Bettencourt, et publiés par Mediapart ce lundi 30 août.

Dans une conversation datant du 12 juin 2009, on entend que Fabrice Goguel, l’avocat fiscaliste de l’héritière de l’Oréal, a soutenu auprès du procureur Philippe Courroye la position de sa cliente, qui refuse une expertise médicale. A cette époque, une enquête préliminaire est cours, après une plainte de Françoise Meyers-Bettencourt pour abus de faiblesse visant François-Marie Banier, le photographe ayant reçu près d’un milliard de dons de Liliane Bettencourt.

Le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre dit alors espérer que l’Elysée convaincra le procureur de rallier la position de Liliane Bettencourt. Patrice de Maistre assure que Nicolas Sarkozy « suit l’affaire ». « Ils font ce qu’ils peuvent », soutient-il.

 

« On connaît très, très bien le procureur »

Un enregistrement datant de 2009 met en évidence les relations entre Patrice de Maistre et Patrick Ouart, alors conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions judiciaires. Le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre croit ainsi savoir, grâce à lui, avec un mois et demi d’avance, que le procureur Courroye devrait refuser, le 3 septembre 2009, de donner suite à la plainte de Françoise Bettencourt.

Mais la manœuvre judiciaire échoue finalement. En dépit de la position en contre du procureur Courroye, la plainte de Françoise Bettencourt-Meyers va se traduire par un procès public, fixé au 1er juillet 2010, devant la chambre du tribunal de Nanterre présidée par Isabelle Prévost-Desprez.

Patrick Ouart, qui n’est plus conseiller de Nicolas Sarkozy à ce moment-là, ayant intégré LVMH en novembre 2009, demeure toutefois un informateur solide. Patrice de Maistre indique dans un enregistrement datant du 23 avril 2010 que selon Patrick Ouart, Nicolas Sarkozy continue de suivre cette affaire « de très près ». « On connaît très, très bien le procureur », soutient en outre Patrice de Maistre.

 

Florence Woerth, « une petite carriériste »

Le couple Woerth est largement évoqué. Si l’ancien ministre Eric Woerth apparaît comme « sympathique » aux yeux de Patrice de Maistre, son épouse Florence Woerth, qui travaille pour la maison Bettencourt, est en revanche décrite comme « une petite carriériste », « arriviste » dont il faut se débarrasser. »Elle se pousse un peu, elle me fatigue », insiste-t-il. « Je dois aller voir le ministre et lui dire qu’on ne pourra pas avoir sa femme », dit Patrice de Maistre le 23 avril 2010 à Liliane Bettencourt. Alors que le soupçon de conflit d’intérêts se fait pesant, Patrice de Maistre insiste sur la nécessité d’évincer Florence Woerth : « On lui donnera de l’argent, parce que c’est trop dangereux ». « Aujourd’hui, ça fait trop de bruit », s’inquiète-t-il.

Eric Woerth reste en revanche un ami. « C’est lui qui s’occupe de vos impôts », affirmait le 29 octobre 2009, Patrice de Maistre à la milliardaire.

Et, dans une conversation datant du 27 octobre 2009, le gestionnaire de fortune informe Liliane Bettencourt qu’Eric Woerth a manoeuvré pour que l’Institut de France soit doté d’un auditorium André Bettencourt, du nom de l’époux décédé en 2007.

(Nouvelobs.com)

 

La cour du Roi Pétaud.... dans


Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 août, 2010 |Pas de commentaires »

Woerth : suite, mais pas fin……

Le procureur général envisage de saisir la Cour de justice sur le cas Woerth

 

C’est l’ancienne ministre Corinne Lepage qui est à l’origine de cette nouvelle offensive judiciaire. La Cour de justice de la République pourrait être saisie à propos des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme du ministre du Travail.

  AFP AFP

Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal « envisage de saisir la Cour de justice de la République » à propos des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme du ministre du Travail Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, selon le Journal du Dimanche (JDD) daté du dimanche 29 août.

Selon l’hebdomadaire, un courrier du 11 août de l’ancienne ministre de l’Environnement et avocate Corinne Lepage (Cap21) est « à l’origine de ce nouveau front judiciaire ».

« J’estime, au regard de la Constitution, que le procureur Nadal a le droit d’actionner la Cour de justice. Je lui ai demandé de le faire, quitte d’ailleurs à ce qu’à l’arrivée, elle lave M. Woerth de tout soupçon », a expliqué la députée européenne à l’hebdomadaire.

 

Affaire Bettencourt mais aussi terrains de l’Oise en cause

Le JDD affirme que le procureur Jean-Louis Nadal a réclamé « la communication de tous les éléments du dossier pénal susceptibles de concerner une éventuelle prise illégale d’intérêt ou un délit de favoritisme » au procureur général de Versailles, supérieur hiérarchique du procureur Philippe Courroye à Nanterre, où est traité le tentaculaire dossier Bettencourt.

Le procureur général aurait, toujours selon le JDD, également réclamé « une copie du rapport de l’inspection générale des Finances » à l’actuel ministre du Budget François Baroin. Selon ce rapport, Eric Woerth ne serait pas intervenu dans le dossier Bettencourt lorsqu’il était ministre du Budget.

L’entourage de Jean-Louis Nadal indique dans le JDD attendre d’avoir évalué « la pertinence des documents » avant de voir « s’il y a lieu de saisir la commissions des requêtes ».

Interrogée sur la base qui permettrait au procureur général de saisir la Cour de justice, Corinne Lepage a dit avoir « visé les deux infractions supposées reprochées à M. Woerth » lorsqu’il était ministre du Budget : « son intervention éventuelle en matière fiscale pour un contribuable employeur de son épouse et aussi la vente des terrains de l’Oise« .

 

(Nouvelobs.com)

 

Woerth : suite, mais pas fin...... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 29 août, 2010 |Pas de commentaires »

Woerth : un ministre « bien entouré »……

Eric de Serigny, autre acteur de l’affaire Woerth ?

Alors qu’une enquête de France Inter s’interroge sur un possible conflit d’intérêt du conseiller d’Eric Woerth, celui-ci se défend de tout « problème déontologique ».

Le nom du conseiller pour les relations économiques d'Eric Woerth n'apparait pas dans l'organigramme officiel du cabinet du Ministère du budget.  AFP Le nom du conseiller pour les relations économiques d’Eric Woerth n’apparait pas dans l’organigramme officiel du cabinet du Ministère du budget. AFP

Dans une enquête publiée sur son site internet, France Inter revient sur le rôle du conseiller pour les relations économiques d’Eric Woerth, Eric de Serigny.

Son nom n’apparait pas dans l’organigramme officiel du cabinet du ministère du Travail. Et pour cause, Eric de Serigny se qualifie comme un simple « bénévole » au service d’Eric Woerth. Pourtant, ses multiples « casquettes » laissent planer le doute sur un possible conflit d’intérêt.

 

Un « ami » de Patrice de Maistre

Eric de Sérigny est un ami de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et l’un des fondateurs du Premier Cercle des donateurs de l’UMP. Le conseiller d’Eric Woerth est le président du directoire d’une société de gestion de portefeuilles, « Alternative Leaders France » dirigée par un proche de Patrice de Maistre, Bernard Lozé.

Il a avoué connaitre le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt « depuis 40 ans (…) par des amis communs » mais s’est défendu de tout « problème déontologique« . 

Interrogé par France-Inter, Eric de Sérigny a  reconnu avoir « soutenu » la candidature de Patrice de Maistre à la légion d’honneur « comme d’autres » car il la trouvait « justifiée ». Pour autant, il assure ne pas être à l’origine de la demande

 

Imérys et Athéma

Autre point soulevé par France Inter, Eric de Sérigny est membre du conseil de surveillance d’Imérys, une filiale du milliardaire belge Albert Frère où il côtoie entre autres Robert Peugeot, donateur de l’UMP, décoré lui aussi de la légion d’honneur par Eric Woerth. L’industriel aurait bénéficié des faveurs du ministre après avoir sous-estimé la valeur de ses biens dans ses déclarations fiscales.

Enfin, le conseiller d’Eric Woerth est intervenant dans la société Athéma qui a travaillé avec les avocats de l’usine Molex, dossier dans lequel Eric Woerth est intervenu en tant que ministre du Travail. Une vive polémique avait éclaté quand le ministre a donné son aval au licenciement des représentants légaux de l’usine malgré l’avis de l’inspection du travail. Eric de Sérigny assure qu’il n’a « jamais évoqué » ce sujet « avec le ministre ». 

Contacté ce vendredi, le ministère de Travail a affirmé que dans ce dossier, Eric Woerth s’en est tenu au « strict respect » de la procédure prévue par le code du travail. La direction générale du travail « a considéré que la cessation d’activité totale d’une entreprise constitue une cause économique de licenciement, ce qui était, en l’espèce, le cas de la SARL Molex », selon la même source.

 

Déontologie

Tout en étant le conseiller d’Eric Woerth « pour les relations avec le monde économique », Eric de Sérigny travaille aux côtés de multiples acteurs économiques en lien potentiel avec le ministre du Travail. 

Un conflit d’intérêt de plus dans l’affaire Woerth ? Le principal intéressé s’en défend. « Il n’y a strictement aucun problème de déontologie, bien sûr, avec mes activités professionnelles » a assuré le cadre de la haute finance. 

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

 

Woerth : un ministre


Publié dans:"AFFAIRES" |on 21 août, 2010 |Pas de commentaires »

Impayable……

[INFO OBS] Affaire Woerth : Bassères (IGF) avait été nommé par Woerth

 

En demandant au patron de l’IGF de rédiger un rapport sur l’affaire Woerth/Bettencourt, François Baroin assurait que l’institution était complètement indépendante du pouvoir politique. Et pourtant…

Jean Bassères (AFP) Jean Bassères (AFP)

Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur l’affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l’enquête réalisée par l’IGF a blanchi Eric Woerth. L’opposition, au contraire, a souligné que l’IGF, et donc son patron, était directement placée sous la tutelle de Bercy qui lui a d’ailleurs commandé ce rapport. Une proximité qui entacherait son indépendance. De fait, Eric Woerth et son cabinet entretiennent en effet une relation particulière avec l’IGF.

Le successeur d’Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l’IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n’a pas été relevé jusqu’alors, c’est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l’IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n’a pas été commandé à l’IGF en tant qu’institution comme cela se pratique d’habitude, mais à son chef, Jean Bassères. « L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF mais de son patron », expliquait-il.

Bassères a donc dû enquêter sur l’homme qui l’a conduit à occuper ce poste prestigieux. Sur le ministre mais aussi sur son cabinet, dont le directeur, Sébastien Proto, a commencé sa carrière… à l’IGF. Ajoutons que le prédécesseur de Sébastien Proto, Jean-Luc Tavernier, lorsqu’il a quitté le cabinet d’Eric Woerth a rejoint… l’IGF.

Enfin, la méthodologie utilisée pour rédiger ledit rapport est claire : « La mission a procédé à des investigations sur place et sur pièces et s’est attachée à corroborer les informations qui lui ont été communiquées ». Selon un bon connaisseur des procédures, les personnes ont été libres de témoigner ou pas et de livrer les pièces qu’ils voulaient bien fournir. Toutefois, le rapport stipule dès la première page que la mission « n’a pas rencontré d’obstacles dans le cadre du déroulement de ses investigations et a eu accès à des documents couverts par le secret fiscal ».

(François Sionneau – Nouvelobs.com)

 

Impayable...... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 4 août, 2010 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin (30/07/2010)….

La part du feu

3 réactions

Par laurent joffrin

Transparence ou trompe-l’œil ? Il y a deux manières d’interpréter l’enquête menée par le procureur Courroye sur l’affaire Woerth. Le nombre des interrogatoires et des perquisitions, la fréquence des fuites, l’activité de la police, tout cela pourrait relever d’un louable souci de sincérité pour éclairer l’opinion sur la réalité d’un imbroglio politico-financier trouble et romanesque. On l’a écrit ici plusieurs fois : l’affaire se caractérise par l’abondance des soupçons et la rareté des preuves formelles. Les fautes éthiques sont évidentes et Eric Woerth a reconnu tardivement la principale en démissionnant de son poste de trésorier de l’UMP. La première leçon de l’affaire, aujourd’hui, c’est la choquante proximité de fréquentation, de connivence et d’intérêt entre les milieux d’argent et la droite française, qui nous renvoie aux traditions sociologiques les mieux établies de l’histoire du pays. Le volet pénal du dossier reste mince et le ministre bénéficie, comme tout un chacun, de la présomption d’innocence.

Mais il y a une autre version du film qui se déroule sous nos yeux. En menant une enquête rapide et spectaculaire, on fait la part du feu et on satisfait en partie la curiosité du public. On évite surtout la nomination d’un juge d’instruction réclamée à cor et à cris par l’opposition. Doté de pouvoirs plus étendus, disposant d’une beaucoup plus grande autonomie de mouvements et par nature plus indépendant, un «petit juge» compétent et pugnace irait nettement plus loin dans les investigations. N’est-ce pas ce qu’on cherche précisément à éviter ?

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 30 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

Nous aussi…….

Audition d’Eric Woerth : l’opposition réclame un juge d’instruction

 

C’est pour elle la seule façon de faire toute la lumière sur l’affaire Woerth-Bettencourt.

Le ministre du Travail Eric Woerth (c) AFP Le ministre du Travail Eric Woerth (c) AFP

L’audition d’Eric Woerth par la police n’a rien réglé, estiment le PS et les Verts. « On assiste à une vaste opération de mise en scène pour ce qui concerne M. Woerth et surtout, avec M. Courroye [ndlr: procureur de Nanterre], à une opération qui consiste à gagner du temps pour que la vérité ne soit pas faite », a commenté le député Noël Mamère (Verts), interrogé jeudi 29 juillet sur LCI.

Noël Mamère a évoqué une « affaire d’Etat » concernant « le financement de la campagne présidentielle de M. Sarkozy. On est aussi dans une affaire Sarkozy ».

 

Pas de juge d’instruction

« On est dans un spectacle inimaginable et exceptionnel », a déclaré, également sur LCI, Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale PS à la Justice.

« Personne ne sait ce qu’a dit Eric Woerth. Il est resté huit heures avec les policiers de la brigade financière. Je n’ai rien entendu qui permette de répondre à la question du conflit d’intérêt », a-t-elle ajouté.

Noël Mamère et Marie-Pierre de la Gontrie ont répété qu’ils souhaitaient la nomination d’un juge d’instruction dans l’affaire Woerth/Bettencourt.

« Eva Joly avait raison de dire que tant que nous ne désignerons pas un juge d’instruction, tant qu’on n’ouvrira pas une information judicaire, il sera impossible de lancer par exemple des commissions rogatoires internationales pour savoir si le financement de la campagne de M. Sarkozy de la part de Mme Bettencourt a dépassé ce qui est légal », a déclaré Noël Mamère.

Marie-Pierre de la Gontrie a jugé que « continuer d’assumer des fonctions de ministre dans cette situation est assez particulier. Cela ne pose pas de problème ni à Nicolas Sarkozy, ni à François Fillon, ni à Eric Woerth ».

 

« Deux poids, deux mesures »

Pour sa part, le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, ex-UMP), a dénoncé sur son blog le fait qu’Eric Woerth ait été entendu à son ministère et non dans les locaux de la Brigade financière. « Si vous êtes milliardaire ou ministre, la police se déplace chez vous ou sur votre lieu de travail. Si vous êtes un simple citoyen, vous devez vous déplacer. Pourquoi? Mystère! » « Cette détestable impression de ‘deux poids, deux mesures’ n’est pas saine pour la démocratie car -que je sache- lorsque l’on est entendu dans les locaux de la police judiciaire, on ne risque pas sa vie », ironise-t-il.

« Décidément dans cette affaire, tout est fait pour discréditer notre justice et nos institutions. Ce sont en effet tous ces ‘petits rien’ purement symboliques qui témoignent du degré de maturité d’une démocratie », ajoute Nicolas Dupont-Aignan.

« Il y a donc deux justices. Mais ce n’est finalement pas étonnant puisque l’on savait déjà qu’il y avait deux systèmes fiscaux », conclut-il.

 

Une « curée médiatique »

A l’UMP, en revanche, on considère qu’Eric Woerth est victime d’une « curée médiatique » et d’une « chasse à l’homme ». Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, a déclaré sur LCI que l’affaire Bettencourt laisserait « une trace » pour le ministre. « Qu’elle laisse une trace, c’est une évidence, parce que vous connaissez l’adage ‘calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose’ ».

Eric Woerth « fait l’objet d’une chasse à l’homme absolument éhontée et à mes yeux tout à fait scandaleuse », a-t-il poursuivi. « J’espère que cette audition permettra à la justice de suivre son cours et à la curée médiatique dont il vient d’être l’objet de s’estomper définitivement », a ajouté Dominique Paillé.

« Je pense que le professionnalisme d’Eric Woerth, son sens de l’intérêt général, finiront avec le temps par effacer tout ce qui pourrait rester de cette dramatique affaire », a-t-il dit. « Il faut très vite passer à autre chose » pour « effacer cet épisode difficile ».

Interrogé sur un éventuel départ d’Eric Woerth du gouvernement, à la faveur du prochain remaniement, le porte-parole a rappelé que « le propre d’un remaniement, c’est que personne n’est jamais certain de rester au gouvernement. C’est la loi du genre ».

« Quels que soient ceux qui partiront et ceux qui rentreront (au gouvernement), il y aura de toute manière un excellent bilan à dresser » au terme du quinquennat, a-t-il encore déclaré.

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

 

 

Nous aussi....... dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

Un de plus à l’UMP..(Union des Micropartis)…..

Gérard Longuet est soupçonné de conflit d’intérêts

 

Le président du groupe UMP au Sénat a conseillé durant 15 mois l’entreprise GDF-Suez sur la question du nucléaire, révèle Mediapart.

Gérard Longuet, chef de file des sénateurs UMP  (AFP) Gérard Longuet, chef de file des sénateurs UMP (AFP)

Le président du groupe UMP au Sénat Gérard Longuet a été pendant 15 mois conseiller pour l’entreprise GDF-Suez, révèle Mediapart mercredi 28 juillet.

Le contrat de conseil, signé avec Sokrates group, la holding du sénateur de la Meuse, a couru de septembre 2008 à décembre 2009. Le montant n’est pas connu.

 Selon GDF-Suez, il était question de « mener une réflexion sur le déploiement du nucléaire en France et à l’international ».

 Le groupe d’énergie affirme que la mission de conseil de Gérard Longuet s’est soldée par des rapports, notamment « sur le nucléaire en Turquie ».

Le site d’information rappelle que le gouvernement fait voter plusieurs lois pour déréglementer le secteur de l’énergie. Gérard Longuet dément, lui, tout conflit d’intérêts, mettant en avant son silence quand les questions relatives à l’énergie étaient abordées au Sénat.

 

(Nouvelobs.com)

 

 

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 29 juillet, 2010 |Pas de commentaires »
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