Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Vies brisées…………………………….(09/08/2018)

France Télécom, à 28 ans en 2009. Photo Félix Ledru

L’affaire des employés morts par suicide il y a dix ans est renvoyée devant les tribunaux en 2019. Trois cadres poursuivis pour «harcèlement moral», dont l’ex-PDG, vont devoir s’expliquer.

  • France Télécom : justice pour des vies brisées

La décision est sans précédent. En juin, les juges d’instruction ont décidé de renvoyer pour «harcèlement moral» l’entreprise France Télécom (devenue Orange) comme personne morale, son PDG de l’époque, Didier Lombard, et ses deux ex-bras droits, Louis-Pierre Wenès (directeur exécutif adjoint) et Olivier Barberot (DRH). Ces derniers ont piloté dès 2006, la mise en œuvre des plans Next et Act visant «à déstabiliser les salariés et à créer un climat professionnel anxiogène» pour les pousser vers la sortie. En trois ans, la direction comptait sur 22 000 départs. «Le bon, la brute [Wenes] et le truand [Barberot]», comme le PDG d’alors les avait désignés, comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Paris. Contactés par Libération, les avocats de l’ex-patron et de son ancien numéro 2 n’ont pas souhaité réagir.

«Le message est très fort»

Seront également renvoyés, du chef de «complicité de harcèlement moral», quatre cadres «parfaitement informés», selon les magistrats, «au vu de leur place dans l’organisation». Une décision conforme aux réquisitions du parquet, formulées il y a deux ans. «C’est une première que des gens de ce niveau-là soient poursuivis dans une entreprise de cette taille. Le message est très fort, affirme Michel Ledoux, un des avocats de la partie civile. On se demande comment ces hauts responsables ont pu ne pas voir qu’ils allaient droit dans le mur avec cette politique d’entreprise, véritable caricature de management. Sous prétexte de l’urgence économique, on a marché sur la tête des gens.»

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Huit ans après le début de l’enquête lancée en avril 2010, les magistrats ont rendu leur colossale ordonnance de renvoi le 12 juin : 673 pages, des dizaines de salariés et de proches auditionnés, des milliers de documents épluchés pour 39 cas individuels examinés en détail, dont 19 suicides. Tout l’enjeu du travail était de déterminer si «les dirigeants d’une grande entreprise pouvaient se voir reprocher des faits de harcèlement moral résultant, non pas de leurs relations individuelles avec leurs salariés, mais de la politique d’entreprise qu’ils avaient conçue et mise en œuvre», notent les magistrats dans l’ordonnance que Libération a pu consulter. Le délit de harcèlement moral est défini comme «le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel». Pour étayer leur décision, les juges listent les mobilités géographiques ou fonctionnelles «forcées», «l’isolement» des fonctionnaires, les missions «dévalorisantes» ou encore les «incitations répétées au départ»… Les magistrats n’hésitent pas non plus à pointer le langage utilisé par Lombard et son équipe. Un registre qualifié de «très véhément», ne souffrant «d’aucune ambiguïté» et une «liberté de ton qui révèle crûment leurs intentions». A l’époque, Lombard avait évoqué «la mode des suicides» ou affirmé : «Je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte.» Néanmoins, s’ils taclent le comportement des hauts responsables de France Télécom, les juges précisent : «Les personnes mises en examen ne sont pas responsables des décès, des tentatives de suicide et des graves dépressions des salariés dont nous allons examiner la situation.»

Avocats «retors»

Pour certaines parties civiles, la qualification retenue est d’ailleurs «scandaleuse», plaide Frédéric Benoist, conseil d’une mère dont la fille, ingénieure de 42 ans, s’est suicidée en 2009. Autre déception : «Ceux qui ont exécuté ce management spécial sur le terrain sont toujours en place. Que sont-ils devenus ? Ont-ils pris conscience ?» s’inquiète Anne Dumas, avocate d’une partie civile. «Une majorité des cadres ont adhéré à ces méthodes qui renvoient à l’idéologie de la lâcheté collective», estime la spécialiste de la souffrance au travail Marie Pezé. Le procès devrait se tenir au deuxième semestre 2019. Déjà, le syndicat SUD PTT, à l’origine de la première plainte et partie civile, réfléchit «à préparer l’audience le mieux possible» et à «présenter des témoins» face à des avocats de la défense «redoutables» et «retors».

Chloé Pilorget-Rezzouk

Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 août, 2018 |Pas de commentaires »

Les abrutis sont partout………………(07/08/2018)

  12h55
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« Ça n’a rien à voir avec nous » : en Moselle, le désarroi des habitants face aux rassemblements néonazis
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 août, 2018 |Pas de commentaires »

Etat d’alerte chez les macroniens………….(31/07/2018)

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Affaire Benalla : le gouvernement face à deux motions de censure, regardez en direct les débats à l’Assemblée nationale
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Castaner, quel communicant !!! (31/07/2018)

Le délégué général de La République en Marche doit être auditionné ce mardi 31 juillet à 8 heures devant la commission d’enquête du Sénat.

Par L’Obs

Publié le 31 juillet 2018 à 07h09

Au tour de Christophe Castaner. Après les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, de la préfecture de police de Paris, de l’Elysée et du cabinet de la présidence de la République, c’est le délégué général de La République en Marche et secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement qui doit être auditionné ce mardi 31 juillet à 8 heures devant la commission d’enquête du Sénat.

Les parlementaires espèrent notamment obtenir des éclaircissements sur le rôle joué par Vincent Crase, qui avait participé à l’interpellation de plusieurs manifestants le 1er-Mai au côté d’Alexandre Benalla, au sein de La République en Marche, dont il est salarié.

 

 

Gendarme réserviste, présent place de la Contrescarpe comme « observateur », Vincent Crase intervenait aussi ponctuellement pour l’Elysée… Il a été mis en examen le 22 juillet pour  »immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » et « port prohibé d’une arme de catégorie B ».

Pour l’instant, c’est peu dire que l’image de Christophe Castaner sort écornée de la séquence Benalla. Alors que la majorité continue de dénoncer à l’unisson une « instrumentalisation politique » de l’affaire par l’opposition, invitant les Français et les médias à « passer à autre chose », les rares interventions du secrétaire d’Etat sur le sujet ont mis de l’huile sur le feu. Quand ce n’est pas sa discrétion qui a été taxée de lâcheté. Surtout, le parti La République en Marche est apparu bien inutile au plus fort de la crise, laissant les députés de la majorité puis l’exécutif prendre les coups.

« Bagages » encombrants

Il y a d’abord eu la boulette sur les bagages des Bleus. Le 19 juillet, Christophe Casterner avait en effet affirmé, sur CNews, qu’Alexandre Benalla n’avait plus de « fonction de sécurité » à l’Elysée : « Il a des fonctions logistiques. J’ai entendu dire l’Elysée qu’il était chargé des valises de l’équipe de France », lors du retour des Bleus à Paris le 16 juillet. Rebelote le 23 juillet sur BFMTV :

« J’ai entendu dire qu’il était en charge de la logistique des bagages. »De quoi brouiller un peu plus encore la communication catastrophée de l’Elysée, déjà accusé de vouloir enterrer l’affaire.

Car les ouï-dire de Christophe Castaner ont été démentis. Le 24 juillet d’abord, par le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, lequel avait détaillé les raisons de la présence du garde du corps dans le dispositif de sécurité autour de l’équipe de France le 16 juillet :

« Il me fallait un contact permanent pendant toute la progression du cortège pour savoir si la contrainte horaire était tenue. »Toujours le 24 juillet, Emmanuel Macron a également fait allusion à la boulette de son fidèle secrétaire d’Etat, lors de sa première prise de parole à la Maison de l’Amérique latine face à la majorité et son gouvernement :  »Alexandre Benalla n’a jamais détenu de codes nucléaires. Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l’Alma. Alexandre Benalla n’a jamais gagné 10.000 euros. Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant. Alexandre Benalla, quoique bagagiste d’un jour, n’a jamais eu ces fonctions dans la durée », avait taclé le président.

« Qu’ils soient parlementaires, commentateurs ou journalistes… ils ont dit des fadaises ! »

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

A quand les mafieux ? (31/07/2018)

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Violences du 1er-Mai : Christophe Castaner annonce le licenciement de Vincent Crase, salarié de LREM et mis en examen dans l’affaire Benalla. Suivez notre direct
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas se prépare au pire………..(30/07/2018)

Alors que la majorité En marche est en mode contre-attaque – après avoir subi pendant les premiers jours de l’affaire Benalla -, un arc LR-socialistes-LFI-communistes aurait été une cible facile : une opposition tutti frutti aisément caricaturable en alliance politicienne de circonstance dont le seul projet commun serait d’empêcher Macron. A LREM, les éléments de langage étaient déjà partis pour dénoncer ces «séditieux». Reste que la majorité se retrouve prise en tenaille entre LR et un bloc de gauche rassemblé – le Rassemblement national (ex-FN) a annoncé qu’il votera les deux motions, histoire de se revendiquer, comme LREM, au-delà du si vieux clivage gauche-droite…

Sur le terrain de l’opinion, où se joue une partie de la capacité de l’exécutif à réformer, les premières études portant sur le mois de juillet ne montrent pas de décrochage spectaculaire pour Macron. Chacun glosant, en fonction de son bord, sur deux points de hausse ou un point de baisse. Il est trop tôt pour mesurer l’impact durable de l’affaire Benalla sur la popularité mais surtout l’image d’Emmanuel Macron. Ce qui est notable, au moins dans l’étude de Harris Interactive publiée vendredi, c’est le net décrochage à droite. Dans l’équation politique de Macron, ce n’est pas rien. Jusqu’à présent, c’est sur ce champ de l’échiquier que le Président a assis sa popularité et une bonne part de son crédit réformateur, quand beaucoup des électeurs de gauche ayant voté pour lui ont déjà pris leur distance. Au gré des orientations économiques du «président des riches» et même des «très riches» selon le mot cruel de François Hollande, mais aussi face à la très rigide politique de Collomb à l’égard des migrants. Pour Macron, le vrai test sera à la rentrée. Quand il s’agira d’ouvrir pour de bon le dossier explosif des retraites et quand la réforme constitutionnelle, dont l’examen a été reporté au début de la tempête Benalla, fera son retour à l’Assemblée. Sans parler des lois agriculture et Pacte. Dans l’opinion publique, comme dans les oppositions parlementaires, que restera-t-il de cette folle semaine au sortir du mois d’août ? Car chacun l’imagine et beaucoup l’espèrent, l’intensité politico-médiatique du feuilleton va, sauf nouvelle révélation massue, aller decrescendo.

Révélateur

Quel sera l’impact politique de ce qui n’est ni un simple fait divers ni l’affaire des affaires, mais un révélateur de la gouvernance Macron, comme l’a souligné Julien Dray lundi dans Libération ? S’il s’agit d’une «tempête dans un verre d’eau», comme l’a affirmé Macron, elle a quand même fait de sacrés remous et conduit pas mal d’acteurs à tenter de surfer sur la vague. On peut surtout se demander si, comme l’espèrent les oppositions, le sentiment d’un deux poids deux mesures au profit de Benalla puis la gestion à la petite semaine du scandale, va altérer la présidentialité du chef de l’Etat et limiter sa capacité à demander des efforts aux Français. A fortiori dans une conjoncture économique où le miracle Macron ne saute pas aux yeux, d’autant plus que la scène européenne, otage des égoïsmes nationaux, ne lui permet pas de briller davantage.

Quant aux oppositions, difficile de dire si elles ont marqué des points. Légitime pugnacité ou navrante obstruction ? Autant de questions auxquelles les enquêtes du moment ne peuvent répondre. En l’état, la première force du macronisme reste en tout cas la faiblesse de ses adversaires. Avis aux oppositions.

Liberation.fr

Publié dans:"AFFAIRES" |on 30 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas n’a plus sa tête…………………(27/07/2018)

  13h33
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ENQUETE FRANCEINFO. Même Macron dément ses « infos » sur l’affaire Benalla : Nordpresse, le site « satirique » belge qui ne fait pas rire tout le monde
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 27 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Les « planques » macroniennes…………(27/07/2018)

A la tombée du jour, l’ombre de la tour Eiffel s’étire jusqu’au palais de l’Alma, enclave présidentielle de 5 000 m² sur la rive gauche où cohabitent petites et grandes mains de l’Elysée. Dessiné par l’architecte Grand Prix de Rome Jacques-Martin Tétaz en 1861, le bâtiment composé de deux carrés collés à un long rectangle a été pensé comme un mélange d’écuries, de bureaux et d’appartements de fonction. Pour 300 chevaux et 150 hommes. «De l’extérieur, l’ensemble est massif et uniforme, mais une fois à l’intérieur, ce qui frappe, c’est le mélange des logements et la vétusté ambiante», raconte un ancien locataire, époque Hollande. «Les parties rénovées sont confortables mais pas luxueuses», abonde un collaborateur de Nicolas Sarkozy. Dès 1881, le 11, quai Branly, que tout le petit monde de l’Elysée appelle «l’Alma», du nom du pont éponyme, devient l’un des palais de la présidence de la République. Presque un siècle avant le fort de Brégançon, récupéré en 1963, ou l’Hôtel Marigny, en face de l’Elysée, propriété de la famille Rothschild racheté sous Pompidou. Au début du XXe siècle, l’Alma accueille le bureau de la météorologie, puis le service de la statistique et, plus tard, le Conseil supérieur de la magistrature, aujourd’hui installé dans le IXe arrondissement de Paris. Depuis les années 70, une centaine de personnes y travaillent au sein du service du courrier de l’Elysée, non loin de la Galerie des cadeaux présidentiels . Au total, l’Alma compte 63 appartements, du studio au F10.

Mobilier hétéroclite

Dans cette copropriété pas comme les autres, il n’y a ni fête des voisins ni barbecue-pastaga. Mais un règlement intérieur et, forcément, des liens qui se tissent au fil des années. Ce sont des jeux pour enfants qu’on installe dans la petite cour de la maréchalerie. C’est l’épouse d’un salarié de l’Elysée qui propose des heures de baby-sitting aux autres familles ou des enfants de militaires qui jouent avec ceux des collaborateurs présidentiels. Costards-cravates et voitures officielles quittent le palais par grappes le matin, direction l’Elysée à six minutes de route. Un samedi de mars 2016, le peuple de l’Alma se masse dans la cour d’honneur pour observer les grues poser les bulbes argentés de la future cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité. L’édifice et son inauguration ont provoqué des envolées diplomatiques entre Paris et Moscou. Plus terre à terre, le chantier a été l’occasion d’un rappel constant aux règles de sécurité en matière de conversations téléphoniques pour les membres du cabinet Hollande. «A si peu de distance, la crainte d’écoutes indétectables était très grande», se souvient un locataire. Derrière les murs de la République respire une caserne de luxe. Une vie officielle en vase clos. Le piapiatage n’est pas de bon aloi mais tout se sait. «C’est un régime de liberté surveillée où vous croisez votre chef de service en rentrant d’un dîner arrosé le samedi», raconte un ancien habitant d’un 2 pièces.

L’Airbnb de l’Elysée voit défiler les locataires – parfois pour quelques mois, au gré des affectations – dans un mobilier hétéroclite. Grandes bibliothèques vierges de livres, mélange d’argenterie de la République et d’Ikea dans les tiroirs des cuisines équipées. Sauf dans les plus grands appartements – près de 300 m² – répartis autour de la cour d’honneur, qui sont, eux, décorés par le Mobilier national. Ce sont les logements d’apparat, où «Zaza», le surnom de Mazarine Pingeot, a grandi pendant près de douze ans, sous la surveillance de François de Grossouvre, ami et confident de Mitterrand logé à l’étage au-dessus. Au rez-de-chaussée, une équipe du GSPR, l’équipe de protection de l’Elysée, veille sur le secret du Président. «L’Alma, le temple du silence, le lieu de papa et maman où le dehors n’entre pas», écrira Mazarine Pingeot en 2005 (1). Pendant douze ans, Mitterrand passera une partie de ses nuits à l’Alma, quittant à bord de sa R25 bleu la rue du Faubourg-Saint-Honoré et son épouse officielle la nuit tombée, mettant policiers et gendarmes sur les dents. «Je me réjouis déjà de ton immobilité nécessaire et je me vois, avec toi, à l’Alma, dans mon beau fauteuil Charles Eames», écrit Mitterrand l’amoureux à une Anne convalescente le 8 juillet 1990 juste avant un voyage officiel à Houston.

A l’Alma, les immenses appartements sont réservés aux collaborateurs les plus proches du président : secrétaire général de l’Elysée, sherpa ou chef de l’état-major particulier du Président (CEMP). Claude Guéant et Jean-David Levitte y vivent pendant les années Sarkozy. Sous Hollande, les secrétaires généraux passeront leur tour mais le directeur adjoint du cabinet, Alain Zabulon, s’y installe, de même que le conseiller diplomatique Jacques Audibert. Nommé en 2010 par Sarkozy et resté au service de Hollande, le général Benoît Puga a résidé dans le pavillon central de l’Alma avec une partie de sa très grande famille de 11 enfants. Parmi la soixantaine de logements, certains ont été gagnés sous les combles – c’est là que le conseiller politique de Sarkozy Henri Guaino vivait avec sa famille – voire au-dessus des anciens boxes à chevaux. Pendant ses trois ans à l’Elysée, le conseiller politique de Hollande Vincent Feltesse dormira dans un studio de 14 m² donnant sur les jardins du musée voisin. Les moins chanceux ont leurs fenêtres sur le Quai Branly. «Aux yeux des Français, ce sont des avantages inexplicables ou difficiles à expliquer, mais c’est une nécessité pour une grande partie des gens qui travaillent avec le Président, souligne l’ancien chef de cabinet adjoint de François Hollande Christophe Pierrel, locataire de l’Alma pendant deux ans. Cela fait partie du bon fonctionnement de la République.» Surtout pendant un quinquennat marqué par les opérations extérieures et les attentats, qui ont souvent nécessité la convocation du cabinet présidentiel en pleine nuit.

Depuis une dizaine d’années, entre exigence de transparence et rationalisation des finances publiques, le fonctionnement de la résidence a été remis à plat. Juste avant de quitter Matignon en 2012, François Fillon publie un décret révisant les conditions d’attribution des logements de fonction. Quand elle prend la tête du cabinet de Hollande, Sylvie Hubac s’attelle donc à un ripolinage du règlement de l’Alma. Le 30 avril 2014, elle établit pour la première fois un règlement définissant trois catégories d’occupation : la nécessité absolue de service (NAS) pour les collaborateurs mobilisables à toute heure. Soit les plus proches et les plus stratégiques ou encore le chef des cuisines de l’Elysée, Guillaume Gomez. Selon ses dires, Alexandre Benalla émarge dans cette catégorie des «NAS». Les deux autres correspondent aux collaborateurs ayant une astreinte de service moins importante et au personnel n’en ayant aucune.

Flou persistant

Pendant des dizaines d’années, tous les «affectataires» ne payaient rien, ni loyer ni charges, se contentant de déclarer leur logement comme avantage en nature dans leur déclaration d’impôts. Mais depuis le règlement de 2014, les locataires paient tous une redevance variant selon sa catégorie d’occupation. Pour un «NAS», comptez 15 % de la valeur locative, entre 30 % et 85 % pour les deux autres catégories. En 2014, cette valeur locative avait été fixée à 18 euros le mètre carré, bien en deçà du prix du marché dans le très cossu VIIe arrondissement. En appliquant les tarifs 2014 de l’Elysée, l’appartement de 80 m² de Benalla lui aurait donc coûté 216 euros par mois, hors charges. Autre recadrage à l’époque : les contrats d’occupation stipulent que l’affectation du logement s’interrompt quand le collaborateur quitte l’Elysée, histoire d’éviter que certains ne s’incrustent, comme l’ex-majordome personnel de Chirac resté jusqu’en 2016. Embauché à l’Elysée à la fin des années Mitterrand, José Pietroboni, lui, vit toujours à l’Alma. Depuis mai 2017, il est le chef du protocole de Brigitte Macron. «Les choses ont beaucoup évolué depuis Mitterrand où le palais de l’Alma était quasiment secret défense», se félicite l’ex-député René Dosière, spécialiste du budget de l’Elysée.

Pour obtenir un logement, il existe deux procédures : pour les NAS, c’est le directeur de cabinet qui propose un appartement dès qu’il y en a un de disponible, quand le reste du petit personnel (fleuriste, argentier ou maîtres d’hôtel) formule une demande classique. Benalla explique dans le Monde qu’il a sollicité Patrick Strzoda : «Il m’avait dit : « Bien sûr, vu les contraintes liées à vos fonctions, il y a un appartement qui est en train d’être rénové, je vous l’attribue. »» L’Elysée a précisé la semaine dernière que cette demande datait de mars. Le flou persiste sur la date à laquelle l’appartement lui a été accordé : avant ou après le 1er mai et sa suspension pour avoir frappé des manifestants ? Mercredi, le Canard enchaîné a reproduit un document officiel établissant au 9 juillet son changement d’adresse fiscale pour le 11, quai Branly. Interrogé par Libération, l’Elysée refuse de donner les noms des actuels locataires de l’Alma, installés depuis la victoire de Macron. Commentaire officiel et laconique : «Nous ne transmettons aucune information personnelle sur nos agents».

photo Cyril Zannettacci

(1) Bouche cousue, Julliard.

Liberation.fr

Publié dans:"AFFAIRES" |on 27 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Le Macron’circus en action………………(26/07/2018)

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Violences, avantages, rétropédalages… Retour sur une semaine de révélations dans l’affaire Benalla
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 26 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Dead or alive…………………….(25/07/2018)

 

 

 

 

  Dead or alive.........................(25/07/2018)     dans

Publié dans:"AFFAIRES" |on 25 juillet, 2018 |Pas de commentaires »
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