Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Avec toutes nos félicitations……………………………(02/01/2018)

Réforme de l’ISF: chez les ministres, le bingo pour Pénicaud

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Cédric Mathiot Il y a 2 heures
 

Muriel Pénicaud, le 31 août à Matignon.© ALAIN JOCARD Muriel Pénicaud, le 31 août à Matignon.

Des internautes nous ont demandé, d’après les déclarations de patrimoine des ministres, si ces derniers allaient profiter de la réforme de l’ISF.

Beaucoup d’internautes nous ont posé, sur Checknews.fr, la même question. Alors que les déclarations de patrimoine des ministres ont été rendues publiques à la fin de l’année, et qu’on compte un certain nombre de ministres «millionnaires», ces derniers vont-ils profiter (un peu, beaucoup?) de la réforme de l’ISF?

Pour rappel, l’ISF va se transformer en IFI (Impôt sur la fortune immobilière): si les seuils et le barème demeurent identiques, l’IFI ne taxera plus les biens mobiliers (actions, liquidités, placements financiers divers, etc.) se limitant comme son nom l’indique au seul patrimoine immobilier.

Avec toutes nos félicitations.................................(02/01/2018) dans © Fournis par Libération

Muriel Pénicaud: 62 000 euros d’économie grâce à la réforme de l’ISF

Pour répondre à vos questions, nous avons demandé à Marc Uzan, avocat fiscaliste à Paris, d’évaluer l’impact de cette réforme sur l’impôt des membres du gouvernement, à partir des déclarations de patrimoines publiées sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Il ressort de ces simulations (qui se basent sur les masses des déclarations, et peuvent donc présenter quelques petites approximations) que c’est la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui est la plus grande bénéficiaire de la réforme, réalisant une économie de 62 000 euros par an par rapport à ce qu’elle payerait sur son patrimoine déclaré avec l’ISF ancienne formule.

Au sein du gouvernement, la ministre du Travail affiche le plus gros patrimoine, avec quelque 7,7 millions d’euros. Mais c’est surtout la structure de ce dernier qui lui fait profiter à plein de la réforme. Outre ses propriétés immobilières (qui ne pèsent que «marginalement» dans son patrimoine), elle possède surtout d’importants contrats d’assurance vie et liquidités, pour un total de près de 5,9 millions d’euros. Or, ce sont précisément là les exemples de produits mobiliers qui étaient taxés au titre de l’ISF, et qui cesseront de l’être au titre de l’IFI.

Muriel Pénicaud (après abattement de 30% sur la valeur de sa résidence principale) déclare un patrimoine qui aurait été imposable à hauteur de 7 112 000 euros au titre de l’ISF. Par la grâce de la réforme, ce n’est plus que 18% de son patrimoine net (uniquement l’immobilier, donc) qui se retrouve imposable au titre de l’IFI. Soit 1 250 000 euros, une somme inférieure au seuil de déclenchement de l’impôt (1,3 million d’euros). Muriel Pénicaud devient non imposable à l’IFI.

En valeur absolue, son imposition sur la fortune passe donc de 62 000 euros… à 0.

 dans © Fournis par Libération

Nicolas Hulot, 50% d’économie grâce à la réforme (un peu plus de 10 000 euros)

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, affiche un patrimoine proche de celui de la ministre du Travail en valeur absolue (plus de 7 millions d’euros). Mais il est très différent de par sa structure (ce qui explique que l’effet de la réforme de l’ISF a bien moins d’impact). Il est d’abord composé de biens immobiliers (qui continueront à être taxés au titre de l’IFI) pour près de 3 millions d’euros: il s’agit de ses maisons en Corse, Bretagne et Savoie. Il est également composé pour quelque 3 millions d’euros des titres de sa société, Éole. Des actions qui ne seront pas taxées par l’IFI… mais qui n’étaient pas taxées non plus au titre de l’ISF, étant des biens professionnels. En fait, seule une petite part du patrimoine de Nicolas Hulot est concerné directement par la réforme, il s’agit de ses placements financiers non immobiliers (970 000 €) et de ses liquidités (203 000 euros) et autres biens mobiliers (ses six véhicules).

Résultat : environ la moitié (52%) du patrimoine déclaré de Nicolas Hulot entrerait dans le calcul de l’ISF ancienne version. Avec l’IFI, cette part n’est plus que de 33%.

© Fournis par LibérationEn valeur absolue, l’imposition passe de 20 000 euros à 8 500 euros.

Françoise Nyssen cesse d’être imposable… mais ne gagne que 3 000 euros

La situation de la ministre de la Culture est assez proche de celle de Nicolas Hulot, en ce sens que si elle affiche un patrimoine confortable (supérieur à 5 millions d’euros), celui-ci est en très grande partie constitué de biens professionnels (4 millions d’euros d’actions), qui n’étaient donc pas taxables au titre de l’ISF (et ne le seront pas non plus au titre de l’IFI). Le patrimoine déclaré de François Nyssen ne serait ainsi taxé (au titre de l’ISF ancienne formule) qu’à hauteur de 26% (immobilier, placements financiers et liquidités). Avec la réforme, elle cesse d’être imposable au titre de l’IFI, puisque son patrimoine taxable (l’immobilier) se trouve désormais en deçà du seuil de l’impôt. En valeur absolue, l’économie est toutefois faible: à peine plus de 3 000 euros (ce qu’elle aurait payé au titre de l’ISF).

© Fournis par Libération

Aucune économie pour Bruno Le Maire et Edouard Philippe, qui n’étaient pas imposables au titre de l’ISF.

Parmi les ministres millionnaires figurait aussi le nom d’Edouard Philippe. Le Premier ministre déclare un appartement parisien évalué à 1,25 million d’euros et un appartement d’une valeur de 400 000 euros. Le total de ses placements et liquidités atteint environ 55 000 euros, et il doit également rembourser un emprunt immobilier de 336 000 euros. Mais ce patrimoine ne le rendait pas imposable à l’ISF (se situant en deçà du seuil de déclenchement de l’impôt). Il ne sera pas non plus taxé au titre de l’IFI. Son économie est donc nulle.

© Fournis par LibérationMême chose pour Bruno Le Maire, «maître de Bercy», qui n’était pas non plus imposable au titre de l’ISF et ne le sera donc pas non plus au titre de l’IFI.

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 2 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Quelques vérités………………….(31/12/2017)

Macron, Mélenchon, Wauquiez… Les 7 péchés capitaux des politiques en 2017

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L’Obs

Baptiste Legrand Il y a 2 minutes
Avarice, luxure, colère, paresse… Retour sur une sacrée année politique.

Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à Angers© Copyright 2017, L’Obs Emmanuel Macron en campagne, le 28 février 2017 à AngersPardonnez-moi, électeurs, parce que j’ai péché ! Morale et politique ne vont pas toujours de pair, l’année 2017 nous l’a rappelé. Orgueil, colère, luxure… Nos élus sont humains, trop humains ; ils fautent assurément, le confessent moins souvent. Les chrétiens distinguent sept péchés majeurs. On les qualifie de « capitaux » car ils se rapportent à la tête (capita en latin). Mais il peut s’agir de simples péchés véniels, gardons-nous bien de prononcer toute excommunication définitive !

 

Avarice : François Fillon

 

« Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » François Fillon s’est érigé en père la morale pour mieux écarter ses rivaux de la primaire de la droite. Il est pourtant rattrapé en janvier par des histoires de gros sous. On peut être proche des milieux conservateurs catholiques et être soupçonné du péché d’avarice : des emplois présumés fictifs pour son épouse et ses enfants, des soupçons de conflits d’intérêt autour de sa société « 2F Conseil », des chèques remis par le groupe LR du Sénat, sans oublier quelques cadeaux, montres et costumes sur mesure du tailleur Arnys.

Total, près d’un million d’euros. Éliminé au premier tour de la présidentielle avec 20,0% des voix, François Fillon plonge son camp dans les abîmes et se retire de la vie politique.

 

Orgueil : Emmanuel Macron

 

Il a voulu conquérir les champs élyséens, la partie des enfers que les Grecs réservaient aux héros et aux âmes vertueuses, excusez du peu. Emmanuel Macron n’est pas caractérisé par sa modestie, si bien qu’il se lance dans la campagne présidentielle sans parti politique et presque sans troupes, mais fort d’une foi inébranlable en ses capacités et en sa bonne étoile. Et le miracle arriva.

Une fois élu, le voici qui autorise ses lieutenants à le comparer à Jupiter. Du haut de son Olympe, il tance ses « fainéants » de prédécesseurs et croise parfois dans un hall de gare « des gens qui ne sont rien ». D’aucuns y voient les signes d’un mépris de classe de la part de cet énarque-philosophe, que l’on découvre par ailleurs en spécialiste de la pêche au kwassa-kwassa.

 

Luxure : Laurent Wauquiez

On s’abstiendra ici de toute allusion à la vie sexuelle de Laurent Wauquiez, qui ne nous regarde pas, pour manier plutôt la métaphore. Le parcours politique du nouveau leader de la droite démontre son peu d’appétence pour la fidélité. Au contraire, il préfère varier ses partenaires.

Quelques vérités......................(31/12/2017) dans © Fournis par Le Nouvel ObsAprès s’être implanté en Haute-Loire grâce au parrainage du centriste europhile Jacques Barrot, l’ex-ministre des Affaires européennes goûte aux délices de l’euroscepticisme. Il soutient François Fillon dans la bataille de l’UMP, puis rejoint Nicolas Sarkozy. Il s’allie au Modem pour conquérir la région Auvergne-Rhône-Alpes tout en mettant le cap très à droite, au point d’être accusé par ses opposants internes de flirter avec le Front national. Qu’importe : il débauche la juppéiste Virginie Calmels pour mieux conquérir le cœur des adhérents Républicains. En politique, il faut embrasser large.

 

Envie : Jean-Luc Mélenchon

 

Il le voulait, son duel de second tour face à Emmanuel Macron. Raté, « à 600.000 voix près », comme Jean-Luc Mélenchon se plaît à le souligner. Le coupable désigné ? Benoît Hamon. « S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui Premier ministre et moi président de la République », veut croire Jean-Luc Mélenchon, qui refait le match en semblant oublier qu’il n’était jamais qu’en quatrième position, derrière Marine Le Pen et François Fillon.

 

À 600 000 voix près nous aurions été présents au second tour. La leçon que nous en tirons, c’est de continuer à être conquérants. #Marseille

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 11, 2017

 

« Ce fut une grande calamité pour le peuple que d’avoir été privé » de ce duel décisif, écrit-il encore sur son blog fin décembre. Une déception qui s’explique par l’envie de recomposer l’offre politique, « insoumis » contre libéraux, ce qui hisserait le nouveau député de Marseille au niveau de ses illustres prédécesseurs à gauche, de Jaurès à Mitterrand. Mais l’envie peut mener au ressentiment. À l’égard de ses anciens amis du PS et du PC, que Jean-Luc Mélenchon veut supplanter. Cela ne contribue pas au rassemblement, au point que députés Insoumis et communistes font groupes à part à l’Assemblée.

 

Gourmandise : Richard Ferrand

 

Il est l’un des premiers à avoir goûté au macronisme et aspire donc légitimement à une des plus grosses parts du gâteau. Le député socialiste Richard Ferrand devient dès 2016 le secrétaire général du parti En Marche, un rôle-clé qui lui vaut d’être récompensé par le ministère de la Cohésion des territoires.

Une ascension coupée net par son excès d’appétit il y a une dizaine d’années, lorsqu’il était président des Mutuelles de Bretagne. Mis en examen pour des soupçons de conflit d’intérêts dans la location de locaux appartenant à son épouse, Richard Ferrand doit quitter le gouvernement. L’affaire est toutefois classée sans suite après quelques mois d’enquête. Désormais président du groupe des députés LREM, l’élu du Finistère garde un œil gourmand sur la présidence de l’Assemblée nationale, qui devrait être remise en jeu à mi-mandat.

Colère : Marine Le Pen

 

« Je suis la voix de la colère sociale », affirmait Marine Le Pen dans l’entre-deux tours de la présidentielle. Mais c’est surtout le duel télévisé face à Emmanuel Macron qui sert de révélateur. Pensant que son rival était prêt à quitter le plateau, la candidate d’extrême droite a multiplié les provocations pour tenter de le faire sortir de ses gonds. Invectives, insinuations, insultes… en vain. C’est finalement elle qui a montré son énervement – la colère venant avec l’impuissance.

Un débat complètement raté qui l’affaiblit considérablement. Bien qu’elle parvienne à être élue députée, elle se replie sur l’appareil frontiste et tranche les conflits internes en mettant dehors son vice-président Florian Philippot. Sans doute pour ne pas montrer qu’elle est d’abord en colère contre elle-même.

 

Paresse : Jean-Christophe Cambadélis

 

Terminons par la paresse, mère de tous les vices. C’est celle des socialistes incarnés par leur premier secrétaire de 2014 à 2017, Jean-Christophe Cambadélis. Incapables de trancher en leur sein le débat entre politique de la demande et politique de l’offre, entre social-démocratie et social-libéralisme, et donc d’assumer la politique conduite par François Hollande, ils étalent leurs divisions à l’Assemblée.

Cela se traduit par un fait sans précédent : le renoncement du président sortant, puis la très large victoire à la primaire de la gauche du frondeur Benoît Hamon (qui, lui, produit quelques idées nouvelles comme le revenu universel). Le PS fait campagne à reculons, obtient son pire score (6,8%) et perd 90% de ses députés – dont Jean-Christophe Cambadélis lui-même, balayé dans le nord-est parisien. Chez Thomas d’Aquin, le péché de paresse renvoie surtout à un manque d’appétence pour la vie spirituelle, pour la prière. Les socialistes auraient-ils perdu toute foi en des lendemains qui chantent .

Baptiste Legrand

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Faites confiance!!!!! (28/12/2017)

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Obsolescence programmée : le parquet de Nanterre ouvre une enquête préliminaire à l’encontre de la marque EpsonUne enquête a été ouverte en novembre pour « obsolescence programmée » et « tromperie » contre le fabricant japonais d’imprimantes après une plainte de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP).
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 28 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ca commence mal…………………….(26/12/2017)

Mounir Mahjoubi sous le feu des critiques

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leJDD

David Revault d’Allonnes Il y a 6 heures
La controverse autour du Conseil national du numérique atteint le secrétaire d’État Mounir Mahjoubi, déjà confronté à une tâche compliquée. © Reuters La controverse autour du Conseil national du numérique atteint le secrétaire d’État Mounir Mahjoubi, déjà confronté à une tâche compliquée.La controverse autour du Conseil national du numérique atteint le secrétaire d’État Mounir Mahjoubi, déjà confronté à une tâche compliquée.

En quelques jours, le secrétaire d’État chargé du Numérique, ­Mounir ­Mahjoubi, qui était depuis quelques mois l’une des incarnations du macronisme triomphant, s’est retrouvé englué dans une vive controverse autour de la composition du Conseil national du numérique (CNNum). Après la nomination de la militante féministe Rokhaya Diallo, la polémique qui a suivi, notamment alimentée par l’opposition, et la démission de tous les membres – sauf un – de cet organe consultatif, Mahjoubi a annoncé la nomination d’un nouveau CNNum « début 2018″. Mais l’affaire, pour lui, fait mauvais genre. Diagnostic d’un connaisseur du dossier : « Dans la communauté du numérique, ça fait un peu guignol… »

 

Deux départs de directeurs de cabinet en six mois

 

L’épisode tombe d’autant plus mal qu’il est survenu alors que le ministre venait de se séparer de son deuxième directeur de cabinet en six mois, Grégoire Tirot, après le départ d’Hélène Brisset en septembre. Si Aymeril Hoang, directeur de l’innovation du groupe Société Générale, est pressenti pour le remplacer, Mounir ­Mahjoubi n’était donc pas secondé sur ce coup.

Il est vrai qu’il n’a pas la partie facile. Parce qu’ayant échappé à la tutelle du ministère de l’Économie pour être rattaché à Matignon, son secrétariat d’État se trouve sollicité de toutes parts : « À Bercy, c’était très cadré. Mais là, il bosse pour tous les autres ministères. À l’arrivée, c’est une énorme pression pour lui », glisse un conseiller. Parce que son cabinet – cinq membres – est très réduit pour faire face à ces demandes. Ou encore parce que son collègue Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, apparaît en pointe sur certains dossiers, comme le très haut débit. Bref, bad buzz pour le ministre, comme le résume un ancien membre du CNNum : « La séquence n’est pas à son avantage. »

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 26 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(21/12/2017)

Libération 21 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Croquignolesque arbitrage

Jolie carabistouille, en vérité, si l’on en croit les juges d’instruction. On ne cherche pas ici à accabler Bernard Tapie, atteint par une cruelle maladie. Mais à clarifier une entourloupe spectaculaire (toujours selon les juges) qui met en cause, outre l’homme d’affaires, une brochette d’importants, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, la présidente du FMI Christine Lagarde, déjà jugée, Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur, Maurice Lantourne, avocat, Pierre Estoup, ancien magistrat de haut vol et, par ricochet, Nicolas Sarkozy. Résumons la thèse des juges, qui demande à être confirmée par le tribunal correctionnel, mais qui est soutenue par plusieurs éléments très troublants. Ce qui en fait une histoire particulièrement croquignolesque, comme dirait Emmanuel Macron (qui n’y est pour rien).

Tapie donne mandat au Crédit Lyonnais de vendre ses parts dans Adidas, ce qui lui permet de toucher 440 millions d’euros. Toujours ça de pris. Tapie s’aperçoit ensuite que la banque a réalisé sur Adidas, sans qu’il le sache, une confortable plus-value. «Ma cassette !» crie-t-il partout. Un premier tribunal lui donne raison mais un deuxième casse le jugement. Chou-blanc. Plutôt que de retourner devant les juges, Tapie convainc l’exécutif d’accepter un arbirage privé, qui lui donne raison. Tapie touche alors un supplément de 405 millions d’euros. Une paille. Bercy s’étrangle, on ouvre une enquête. Il apparaît, toujours selon les magistrats instructeurs, que l’un des arbitres a partie liée avec Tapie par l’intermédiaire de son avocat Lantourne et que l’opération se ramène à une «escroquerie en bande organisée». Désagréable… Résumons le résumé (sachant qu’il faut un jugement pour l’attester) : en échange du soutien de Tapie à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy impose l’arbitrage privé à l’administration, par le truchement de Guéant, Lagarde et Richard. Lequel arbitrage est truqué depuis le départ grâce à la diligence de Lantourne et Estoup. Si tout cela est validé devant le tribunal correctionnel (le camp Tapie pousse les hauts cris et promet de détruire l’accusation), voilà un joli renvoi d’ascenseur et, au passage, un scandale majeur dans la République.

Et aussi

• Une bonne lecture pour Noël : en prélude à un forum organisé conjointement par Libération et Radio France, notre journal publie un hors-série riche et vivant consacré à l’intelligence artificielle, ce secdteur en plein développement qui va chambouler nos vies et celle de la planète. Tout y est, raconté par la rédaction et illustré par les dessins d’Enki Bilal…

La lettre de Laurent Joffrin................(21/12/2017) dans

 

 

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES" |on 21 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

On en reparle…………………………(20/12/2017)

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Affaire Crédit lyonnais-Adidas : Bernard Tapie et cinq autres personnes renvoyés devant le tribunal correctionnelBernard Tapie a été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans l’affaire Crédit-lyonnais Adidas, ont annoncé des sources proches du dossier et des sources judiciaires, mercredi 20 décembre. Cet arbitrage controversé lui avait permis de recevoir 404 millions d’euros pour solder son litige. L’ancien ministre doit être jugé pour « escroquerie » et « détournement de fonds publics ». Il doit comparaître en compagnie de cinq autres protagonistes, dont Stéphane Richard, l’actuel patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de la ministre de l’Economie de l’époque, Christine Lagarde.
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Et qui nous revient ?? (20/12/2017)

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy veut saisir le Conseil constitutionnel

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy veut saisir le Conseil constitutionnel
Nicolas Sarkozy, le 8 décembre, à Lyon. (JEFF PACHOUD / AFP)

La chambre de l’instruction examine les appels de l’ex-président contre son renvoi devant le tribunal correctionnel. Son avocat Thierry Herzog va plaider une QPC.

Par L’Obs

Publié le 20 décembre 2017 à 10h52

« Nul ne peut répondre deux fois des mêmes faits ». La défense de l’ancien président Nicolas Sarkozy entend soulever ce mercredi 20 décembre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devant la cour d’appel au moment où celle-ci doit examiner son recours contre son renvoi devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion.

L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog va plaider cette QPC lors de cette audience à huis clos devant la chambre de l’instruction consacrée à l’examen des appels de l’ancien candidat à la présidentielle et des treize autres protagonistes contre leur renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Renvoyé en février pour « financement illégal » de sa campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy se voit reprocher d’avoir dépassé le plafond légal des dépenses électorales – alors fixé à 22,5 millions d’euros – en ayant engagé des frais pour au moins 42,8 millions d’euros, malgré les alertes des experts-comptables de sa campagne.

A l’appui de sa QPC, Nicolas Sarkozy fait valoir qu’il a déjà été sanctionné définitivement en 2013 par le Conseil constitutionnel pour le dépassement du plafond autorisé.

« Non bis in idem »

Cette décision, confirmant celle de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politique qui avait invalidé ses comptes en 2012, avait été prise avant la révélation de l’affaire et portait sur un dépassement, bien moindre, de 363.615 euros.

L’avocat de l’ancien candidat, aujourd’hui retraité politique depuis sa défaite à la primaire de la droite en novembre 2016, soutient que ses poursuites devant le tribunal violent le principe du « non bis in idem » selon lequel nul ne peut répondre deux fois des mêmes faits.

L’argument n’est pas nouveau : l’avocat l’avait notamment soutenu lors du renvoi et au moment de la mise en examen de Nicolas Sarkozy le 16 février 2016. Il évoquait alors une décision qui « s’impose à toutes les juridictions ».

L’affaire, révélée en 2014, a mis au jour une fraude à grande échelle pour masquer le dépassement du plafond. Et ce, en imputant à l’UMP (devenue LR), via des fausses factures de la société Bygmalion, plus de 16 millions d’euros de dépenses qui auraient dû figurer au compte de campagne du candidat.

La chambre de l’instruction devra décider, probablement à une autre date, si elle transmet ou non cette QPC à la Cour de cassation, qui devra à son tour se prononcer sur une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Il peut « assumer », c’est nous qui payons !!! (20/12/2017)

Vol à 350.000 euros: Philippe « assume complètement » le recours à un avion privé

AFP

Modifié le 20/12/2017 à 08:34 – Publié le 20/12/2017 à 08:03 | AFP

Vol à 350.000 euros: Philippe
Vol à 350.000 euros: Philippe « assume complètement » le recours à un avion privé © AFP/Archives / Philippe LOPEZ

Edouard Philippe « assume complètement » le recours à un vol privé à 350.000 euros entre Tokyo et Paris pour le ramener, lui et sa délégation, de Nouvelle-Calédonie, a-t-il affirmé mercredi matin, reconnaissant qu’il est « compliqué » et « cher » de déplacer un Premier ministre.

« C’est compliqué de déplacer le Premier ministre, et c’est cher. Je comprends parfaitement à la fois la surprise et les interrogations que se posent les Français », a-t-il déclaré sur RTL, justifiant notamment le vol par le besoin d’être de retour en métropole avant le départ d’Emmanuel Macron en Algérie le 6 décembre au matin.

Interrogé sur le fait de savoir si l’affrètement par ses services d’un vol privé entre Tokyo et Paris était une erreur, le Premier ministre a répondu par la négative: « Je l’assume complètement cette décision, je l’assume tellement que je veux l’expliquer ».

« On savait qu’il n’y avait pas de vol commercial à l’heure où on allait rentrer. Et on savait qu’il fallait rentrer pour un élément impératif qui est que le président partait le mercredi matin de notre retour », s’est-il défendu.

« La règle, c’est que dans toute la mesure du possible on essaie de faire en sorte que le Premier ministre ou le président de la République soit sur le territoire national », a plaidé M. Philippe.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, lors d’une escale technique à Tokyo d’un A340 de l’armée de l’air qui le ramenait avec plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en métropole, le Premier ministre et une large partie des passagers ont embarqué dans un autre A340 aux sièges de première classe, loué par Matignon à une entreprise privée pour 350.000 euros.

Cet avion s’est posé à Paris à 07H30 deux heures avant l’autre A340 de l’armée, arrivé quasiment à vide.

« Si vous aviez invité Edouard Philippe, je serais venu en métro, ça m’aurait coûté 1,90 ou 2 euros. Mais (…) je suis arrivé avec quatre véhicules, des motards, 15 personnes, avec un médecin et un transmetteur qui me suivent en permanence, parce que c’est le régime donné à un Premier ministre d’être systématiquement en mesure de réagir », a plaidé M. Philippe sur RTL.

« Ca coûte redoutablement cher et j’en suis parfaitement conscient, j’en suis tellement conscient que j’essaie de faire en sorte, contrairement à ce que peut donner le sentiment de cette photographie sur le Tokyo-Paris, de limiter les frais », selon lui.

Le Premier ministre en veut pour preuve que son voyage en Nouvelle-Calédonie a coûté 30 % moins cher que le voyage similaire réalisé par Manuel Valls en 2016, selon Matignon.

20/12/2017 08:33:35 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 20 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Encore un pote à Naboléon……………….(19/12/2017)

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L’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux visé par une enquête préliminaire pour « détournement de biens publics »L’enquête devra déterminer s’il a eu recours à des fonctionnaires du Service de la protection pour des déplacements privés.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 19 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Macron rétablit la censure……………….(18/12/2017)

Chaque midi, sur France 2 le comique TEX présente une émission relativement stupide : les AMOURS, ce depuis une bonne vingtaine d’années.

Pendant une trentaine de minutes, des questions plus cucul les unes que les autres, sont posées à 3 couples de candidats qui tentent d’y répondre le moins possible : ne cherchez pas le mot culture, il n’y en a pas.

TEX tente d’apporter un peu d’humour à cette débilité programmée avec des historiettes, des vannes parfois douteuses.

Mais ne voila- t-il pas que sur une autre chaîne TEX ose une blague douteuse sur les femmes.

Cela lui vaut d’être viré de la chaîne de moins en moins publique, sans autre forme de procès.

Faudra-t-il maintenant que les humoristes soumettent leurs sketchs au cultissime Macron avant de les jouer en public ?

Et pendant ce temps, Elise Lucet est sur la sellette pour ces excellents reportages qui dérangent les grands de la macronie !

A quand le rétablissement de la taille et de la gabelle sir Président…..des riches ??

 

Publié dans:"AFFAIRES", Médias |on 18 décembre, 2017 |Pas de commentaires »
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