Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

Le béton n’a pas d’odeur……………….(08/12/2017)

Logo Francetv info 22h52
Alerte info
Affaire Lafarge en Syrie : l’ancien PDG du cimentier est mis en examen pour « financement d’une entreprise terroriste »Eric Olsen, patron du groupe de 2015 à juillet 2017, a été mis en examen, a appris franceinfo de source judiciaire, jeudi. Il a également été placé sous contrôle judiciaire.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 8 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Marine ade en eau trouble………………….(07/12/2017)

L’accablant rapport de Tracfin sur le micro-parti de Marine Le Pen

1/24

Challenges

Il y a 34 minutes
Marine Le Pen, en juin 2017© Denis Charlet / AFP Marine Le Pen, en juin 2017 

EXCLUSIF La cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, a ausculté les comptes du micro-parti qui vend les tracts et affiches aux candidats frontistes. Les mouvements de fonds avec le FN avoisinent les 4 millions d’euros.

 

La tuyauterie financière des campagnes du Front national est plus que jamais dans le viseur de la justice. Le système de financement des campagnes législatives de 2012 vaudra au parti un procès pour complicité d’escroquerie en 2018. Le 25 septembre, le micro-parti Jeanne et son secrétaire général Jean-François Jalkh, également vice-président du Front national, ont encore été mis en examen pour escroqueries et recel d’abus de biens sociaux dans une nouvelle enquête sur le financement des campagnes municipales de 2014 et départementales de 2015.

La recette est connue : en centralisant la fourniture de tracts et affiches aux candidats via le micro-parti Jeanne, les caciques du FN ont maximisé les remboursements publics des frais de campagne accordés aux candidats récoltant plus de 5 % des voix. Une mécanique que Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, a minutieusement auscultée dans un rapport de juin 2016, que Challenges a pu consulter.

 

16,5 millions d’euros prêtés avec intérêts

 

Premier constat : les sommes brassées par Jeanne sont colossales. Entre 2014 et 2016, années où se sont succédé les élections municipales, européennes, départementales, sénatoriales et régionales, le micro-parti a prêté quelque 16,5 millions d’euros à des candidats frontistes, généralement à un taux d’intérêt de 6,5%. En retour, il a perçu pas moins de 22,4 millions d’euros de la part des candidats, eux-mêmes largement remboursés de leurs frais de campagne par l’Etat.

Début 2014, Marine Le Pen a ainsi bénéficié de 373.000 euros pour mener sa campagne des européennes, qu’elle a remboursés sept mois plus tard. Florian Philippot, ex-stratège du FN devenu leader des Patriotes, a, lui, reçu la coquette somme d’un million d’euros en deux ans pour ses campagnes municipales, européennes et régionales. « Ces prêts ont tous été remboursés », assure-t-il aujourd’hui.

Les mouvements de fonds entre le Front national et Jeanne sont fréquents. Entre janvier 2014 et avril 2016, le FN verse 3,9 millions d’euros au micro-parti et encaisse 3,4 millions. « Cela correspond simplement à des avances du Front à Jeanne pour l’aider à financer les campagnes de nos candidats, justifie Wallerand de Saint-Just, le trésorier du Front. Si les banques faisaient leur travail, ce ne serait pas nécessaire ».

 

Pas d’économies d’échelle

 

Les enquêteurs de Tracfin relèvent quelques bizarreries dans le financement des campagnes frontistes. Exemple : lors des départementales de 2015, certains candidats ont versé leur chèque à Jeanne pour l’achat de leurs tracts et affiches après les élections… Le tarif de la mise en forme des comptes de campagne par le cabinet de Nicolas Crochet, un expert-comptable très proche de Marine Le Pen, variait en outre du simple au triple d’un candidat à l’autre !

Comme lors des élections législatives de 2012, les experts de Tracfin soupçonnent un gonflement des frais de campagne des candidats FN pour augmenter les remboursements publics. Et s’étonnent que la centralisation des dépenses via le micro-parti Jeanne n’ait pas conduit à des économies d’échelle… Pis, ils évoquent une possible entente entre le micro-parti Jeanne et son sous-traitant, l’agence de communication Riwal, dirigée par un ami de vingt-cinq ans de Marine Le Pen, pour surévaluer le montant des factures.

 

Un étrange versement de 480.000 euros

 

Les limiers de la lutte anti-blanchiment s’étonnent aussi de versements à une société baptisée HMD Finance. Cette ancienne entreprise de sécurité, reconvertie dans le conseil pour les affaires en 2014, a touché la bagatelle de 480.000 euros du micro-parti Jeanne entre 2014 et 2016. Des opérations dont Tracfin se demande bien à quelles prestations elles correspondaient, dès lors que HMD Finance ne compte aucun salarié et a très peu de dépenses courantes.

Le principal associé d’HMD Finance, Olivier Duguet, qui n’est autre que l’ancien trésorier de Jeanne, a effectué plusieurs virements vers des sociétés qui ressemblent fort à des coquilles vides, dont une située au Bénin. Une autre, spécialisée dans le commerce de véhicules, semblait assumer des dépenses d’ordre privé n’ayant rien à voir avec son activité : séjours au Futuroscope, à Arcachon et dans le pays basque, achats chez Foot Locker, Toys R Us ou Castorama.

Contactés, les dirigeants du micro-parti Jeanne n’ont pas souhaité répondre à Challenges et Olivier Duguet n’a pu être joint le 7 décembre.

Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Cocorico Jonas………………………….(07/12/2017)

Logo Francetv info 10h23
Alerte info
Le Qatar achète 12 Rafale et 50 Airbus A321 à l’occasion de la visite d’Emmanuel MacronEmmanuel Macron a conclu plusieurs gros contrats dans le secteur de l’armement et de l’aviation, jeudi 7 décembre, lors de sa visite au Qatar. L’Emirat a signé des accords pour l’achat de 12 avions de combat Rafale de l’avionneur Dassault, 50 Airbus A321 et 490 véhicules blindés type VBCI du français Nexter. Le Qatar a aussi confié à la RATP et à la SNCF l’exploitation et la maintenance d’un tramway et du métro de Doha.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Ducky…………………………………(07/12/2017)

Logo Francetv info 00h09
Alerte info
Jérusalem : le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald TrumpLe Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald Trump de reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël », a annoncé la présidence japonaise de l’instance, dans la nuit du mercredi 6 décembre au jeudi 7 décembre.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ducky est le roi…………………..(06/12/2017)

Logo Francetv info 19h13
Alerte info
Donald Trump reconnaît officiellement « Jérusalem comme la capitale d’Israël », une décision qui aura des « conséquences dangereuses » selon les Palestiniens« Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël », a déclaré Donald Trump, mercredi 6 décembre, depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). Une décision qui aura des « conséquences dangereuses », avait mis en garde l’Autorité palestinienne à la veille de cette officialisation.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 6 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Et pour cause……………….(06/12/2017)

Logo Francetv info 19h47
Alerte info
« La France n’approuve pas » la décision « regrettable » de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, réagit Emmanuel Macron. Suivez notre directEmmanuel Macron juge « regrettable » la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. « La France [ne l'] approuve pas », a déclaré le président français lors d’une conférence de presse en Algérie, mercredi 6 décembre.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 6 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Espion ? (05/12/2017)

Logo Francetv info 13h00
Alerte info
« C’est un objet espion au coeur de votre foyer » : on a testé les jouets connectés épinglés par la CnilLa Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a épinglé, lundi 4 décembre, un fabricant chinois de deux jouets connectés et l’a mis en demeure de procéder à la sécurisation de la poupée « Mon amie Cayla » et du robot « I-Que ». Equipés d’un micro et d’un haut-parleur, ils fonctionnent en tandem avec un mobile ou une tablette, par connexion Bluetooth. Mais la Cnil leur reproche notamment de pouvoir servir éventuellement pour espionner les enfants et ce qui les entoure. « L’OEil du 20 heures » a fait le test.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Nos « chers » députés………………(02/12/2017)

Qu’a fait votre ancien député de sa permanence parlementaire ? Vérifiez-le avec notre moteur de recherche

Franceinfo a enquêté sur les permanences parlementaires de 250 anciens députés, pour savoir s’ils en étaient locataires ou propriétaires et, le cas échéant, s’ils avaient « pioché » dans l’enveloppe de leur indemnité représentative de frais de mandat pour cet investissement.

avatar

Yann ThompsonThomas BaïettoFrance Télévisions

Mis à jour le 28/11/2017 | 18:05
publié le 23/11/2017 | 11:58

PartagerTwitterPartagerEnvoyer
LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

Qu’est devenue la permanence parlementaire de votre ancien député ? Alors que Jean-Jacques Urvoas fait l’objet d’une plainte pour « détournement de bien public » après l’achat de son bureau avec son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), franceinfo a interrogé un grand nombre d’anciens députés, qui ont quitté l’Assemblée nationale ce printemps, pour savoir s’ils avaient fait de même. Une pratique courante, mais interdite depuis 2015.

Cette enquête, dont vous trouverez les principaux enseignements dans cet article, n’est pas exhaustive. Pour des raisons pratiques, nous nous sommes concentrés sur les 250 élus sortants en 2017 qui avaient effectué au moins deux mandats. Sur cet échantillon, une centaine n’ont pas répondu à nos sollicitations.

>> ENQUETE FRANCEINFO. Les bonnes affaires d’anciens députés qui ont acheté leur permanence avec des fonds publics

Notre travail repose principalement sur les entretiens réalisés avec ceux qui ont bien voulu répondre et sur la sincérité de leurs propos, qui a parfois fait défaut. Pour une cinquantaine d’entre eux, nous avons en outre procédé à des vérifications auprès du Service de la publicité foncière (SPF). Une méthode précise mais pas infaillible : le député a pu acheter ce bien sous le nom d’un proche, ou via une société civile immobilière. Au total, 32 parlementaires sur les 150 interrogés ont reconnu avoir été propriétaires de leur permanence grâce à leur indemnité de frais de mandat. En revanche, 18 propriétaires ont pour leur part refusé de répondre à cette question de l’utilisation de l’IRFM.

>> Qu’a fait votre ancien député de sa permanence ? Etait-il propriétaire ou locataire ? Pour le savoir, il vous suffit de choisir un département et/ou de rechercher votre député en tapant son prénom puis son nom. Si vous ne trouvez pas votre ex-parlementaire dans cette liste, c’est qu’il n’a siégé que cinq ans au Palais-Bourbon.

 

 

 

Publié dans:"AFFAIRES" |on 2 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Le ciment n’a pas d’odeur…………………(01/12/2017)

Logo Francetv info 19h29
Alerte info
Syrie : trois cadres du cimentier Lafarge mis en examen pour « financement d’une entreprise terroriste »La filiale syrienne du leader mondial des matériaux de construction est soupçonnée d’avoir versé de l’argent à des organisations terroristes comme l’Etat islamique pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie en Syrie malgré la guerre.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:"AFFAIRES" |on 1 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Adressez vos commùentaires au « p’tit Nicolas »…(27/11/2018)

Comment Monsanto a financé des scientifiques en Europe pour défendre le glyphosate 6/13

logo de Liberation Liberation

Aude MassiotIl y a 5 heures
Un ours blanc encarté à l'Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.© EMMANUEL DUNAND Un ours blanc encarté à l’Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.Une fraude à grande échelle. L’étendue des manœuvres du géant des pesticides pour manipuler l’opinion sur le glyphosate, dévoilées dans les documents confidentiels de Monsanto rendus publics dans le cadre d’un procès aux Etats-Unis contre la firme américaine, est tentaculaire.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rattaché à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publie une étude qui déclare le glyphosate, principe actif herbicide le plus utilisé au monde, comme «cancérigène probable» pour l’homme et «cancérigène» pour les animaux.

Immédiatement, la multinationale, qui craignait un tel résultat et voit son chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) menacé, met en place une stratégie d’instillation du doute pour décrédibiliser cette étude internationale indépendante. Dans une présentation confidentielle consultée par Libération, datée du 11 mai 2015 et intitulée «Proposition pour des projets scientifiques post-CIRC», un employé de Monsanto décrit leurs tactiques de contre-attaque : «Aaron Blair [scientifique émérite de l’Institut national américain du cancer, ndlr] continue de défendre les travaux [assurant le non-danger du glyphosate] et exagère [leur] nombre». Plus loin, la firme annonce vouloir «publier une évaluation complète sur le potentiel cancérogène du produit par des scientifiques crédibles». Suit une liste de ces «scientifiques crédibles», dont un ancien directeur du CIRC, et le montant de ce que cela coûterait à Monsanto : pas moins de 200 000 à 250 000 dollars, un chiffre qui dépendrait «de ce qui peut être écrit par les scientifiques de Monsanto». Une stratégie «qui pourrait être importante en cas de futur procès», prévoit la firme qui a apparemment des raisons de craindre une attaque en justice.

«Un challenge difficile»

Ce n’est pas tout : la multinationale veut créer un «groupe de conseil sur la protection des plantes» (c’est ainsi que l’industrie appelle les pesticides) qui comprendrait «des nutritionnistes, des médecins avec des groupes scientifiques traditionnels» et des chercheurs internes à Monsanto. «Inclure une ONG ?» interroge même l’auteur du rapport.

Ce groupe de lobbying international a bien été créé. Il a notamment été implanté en Europe. Dans un mail confidentiel de mars 2016, Daniel Goldstein, du département Sciences principales et médicales et sensibilisation de la multinationale américaine, explique à Allister Vale, toxicologue du National Poisons Information Service britannique, que Monsanto «voudrait ouvrir une discussion avec un certain nombre de toxicologues médicaux en Europe» sur le glyphosate. «C’est, bien sûr, un challenge difficile (comme nous en avons discuté par le passé) étant donné la réticence des chercheurs européens à être associés à des industriels, d’une manière ou d’une autre, développe Daniel Goldstein. Vous semblez le choix le plus logique pour mener cela à bien, étant donné votre stature dans la communauté universitaire médicale des toxicologues en Europe, ainsi que votre connaissance de long terme sur les produits au glyphosate.»

Un travail que Vale mènerait contre rémunération. «Les coûts (y compris les honoraires) seront pris en charge par Monsanto via un mécanisme d’attribution qui permet un degré correct d’indépendance scientifique, et nous pouvons fournir de l’assistance logistique pour que cela ne devienne pas une charge trop importante pour votre temps et celle de Sir Colin», un autre scientifique intéressé par l’initiative. D’après cette série de mails, Sir Colin Berry serait déjà à la tête d’un tel panel financé par Monsanto de chercheurs spécialistes de la toxicologie sur les animaux.

«Ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto»

Pour que les scientifiques ne voient pas leurs liens avec la firme affichés publiquement, des mécanismes de financement dérivés sont mis en place. «Il sera important que ce groupe s’adresse au grand public car ces questions sont devenues beaucoup plus politiques que techniques, poursuit Daniel Goldstein. Les financements peuvent venir du Glyphosate Consortium qui mène la réautorisation européenne [du produit] ou via ECETOX ou CEFIC [deux associations d’industriels, ndlr], par exemple, et pourraient être transmis via la Society of Toxicology ou une ou plusieurs institutions universitaires».

Un arrangement qui ne semble pas déranger Vale : «Faire passer les financements via le Glyphosate Consortium serait un moyen de faire avancer ce type de regroupement, assure le chercheur. Etant donné l’arrangement que vous proposez, je suis confiant qu’il sera possible de mettre en place une équipe de toxicologues médicaux et cliniques […]. Cependant, pour que cela marche, ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto ou du Glyphosate Consortium.» La Society of Toxicology, une organisation scientifique internationale, servirait donc de façade à des chercheurs européens pour soutenir la non-dangerosité du glyphosate, tout cela financé par Monsanto. «Cela pourrait avoir une très grande influence en Europe et dans le monde, se félicite ainsi Daniel Goldstein dans un mail interne à des collègues. Allister Vale et Sally Bradberry ont écrit les deux dernières grandes études sur le glyphosate […] au Royaume-Uni.» Pour sa défenqe, Vale a déclaré à Libération «Je peux assurer que ni moi ni mon département n’avons reçu des financements d’aucune sorte de la part de Monsanto (ou d’autre entreprise de pesticides).»

«Gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada»

Le Canada n’a pas été épargné par les efforts de la firme de Saint-Louis. Dans un mail daté du 6 juin 2016, John Lynch, chef des Affaires de régulations à Monsanto Canada, explique comment la firme compte «rassembler pour mener des actions au Canada, et s’assurer qu’elles sont alignées avec des plans similaires aux Etats-Unis et possiblement ailleurs». Des actions «contre le CIRC», précise l’objet du mail. «Actuellement, nous avons huit associations d’industriels, plus Crop Life Canada [le principal lobby des pesticides, ndlr] qui ont exprimé leur volonté de s’engager dans des discussions sur la manière de collaborer de manière plus cohérente, représentant un part significative du PIB du Canada et de l’investissement dans l’innovation, pour capter l’attention du gouvernement fédéral.» Une des possibilités évoquées : demander au Canada de «retirer son adhésion et ses financements» au CIRC.

L’employé de Monsanto explique aussi avoir discuté avec deux scientifiques canadiens, Keith Solomon et Len Ritter, «tous deux professeurs émérites à l’université de Guelph», en quête de suggestions pour «gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada». Bien que Len Ritter a refusé de travailler «directement» avec Monsanto, «il semble qu’il délivre les interprétations et les messages que nous voulons mettre en avant sur le sujet», précise John Lynch, de Monsanto, dans un autre mail.

Publicité

Len Ritter est pourtant toujours considéré comme un expert indépendant en toxicologie spécialiste des herbicides. Fin août, il a notamment été interviewé par CBCNews Canada, alors que de nouveaux épandages massifs de glyphosate inquiétaient la population au Nouveau Brunswick (Est). Sans surprise, le scientifique a assuré qu’il n’y avait pas de crainte à avoir. De même pour Keith Solomon. Dans un article d’une publication professionnelle d’avril 2015, il qualifie le classement en «cancérogène probable» par le CIRC d’«erreur scientifique critique». Pourtant, il suffit de quelques recherches pour découvrir un CV de Keith Solomon sur le site de Monsanto, où sont énumérées les publications du chercheur sur les effets du glyphosate. Ni Keith Solomon ni Len Ritter n’ont répondu à nos sollicitations.

 

Publié dans:"AFFAIRES", Ecologie |on 28 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
1...34567...109

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente