Archive pour la catégorie '« AFFAIRES »'

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Publié dans:"AFFAIRES", AGRICULTURE |on 11 août, 2018 |Pas de commentaires »

C’est beau le bénévolat…………rétribué…(10/08/2018)

Mediapart révèle que Sophia Chikirou a facturé des prestations de conseil au Média.

Par L’Obs

Publié le 10 août 2018 à 12h14

Situation toujours aussi « explosive » au « Média », détaille ce vendredi Mediapart, qui révèle que Sophia Chikirou, laquelle avait abandonné en juillet sa double casquette à la tête de l’entreprise de presse et de sa société de production, était rémunérée comme prestataire via sa société Mediascop. « En résumé : via sa société Mediascop, dont elle est l’unique actionnaire, la consultante Sophia Chikirou donnait des conseils à la présidente Sophia Chikirou », écrit Mediapart, qui évoque deux virements pour un total de 130.000 euros [et non pas deux virements de 130.000 euros chacun, NDLR] dont des  »prestations de direction conseil et stratégique » à 400 euros la journée entre janvier et juillet 2018. Une révélation qui intervient dans un contexte de guerre intestine entre l’ancienne et la nouvelle équipe de direction, au sujet, entre autres, de la sincérité des comptes de l’entreprise présentés en juin dernier.

Sophia Chikirou assure que « tout le monde au ‘Média’ était informé de ces prestations, surtout les fondateurs puisque les trois sociétés des fondateurs fournissaient des prestations de communication et audiovisuelles pour lesquelles le Média n’avait pas les compétences en interne ». Ce que la nouvelle direction conteste. Par ailleurs, Sophia Chikirou avait toujours expliqué qu’elle exerçait sa mission à la tête du Média de façon bénévole.

« Volonté de tuer le Média »

Le 27 juillet dernier, alors que l’ancienne spin doctor de Jean-Luc Mélenchon était censée laisser les rennes à la nouvelle direction du Media, « Sophia Chikirou a demandé au Crédit du Nord de faire trois virements : les deux premiers à deux des six autoentrepreneurs ayant travaillé pour le Média, le troisième à sa propre société, Mediascop, d’un montant de 67.146 euros »Le virement a été bloqué par la banque mais deux jours plus tôt, un chèque de 64.119 euros  avait été débité du compte du Média au profit de la société Mediascop. Les documents publiés par Mediapart montrent que dès le 13 juillet, Sophia Chikirou avait présenté par courrier la facture à la direction du Média et exigé un paiement à réception.

« J’ignorais que la société de Sophia Chikirou était prestataire du Média », explique la journaliste Aude Lancelin, nouvelle directrice du Média, qui dit considérer « cette facture comme une volonté de tuer le Média, par dépit, alors même que Sophia m’avait personnellement demandé de prendre sa succession et avait tenu à se féliciter publiquement de mon élection ».

« Si la banque n’avait pas bloqué le virement, nous aurions été en grande difficulté financière et les salaires n’auraient vraisemblablement pas pu être versés cet été. »

« Calomnie pure »

Sophia Chikirou, elle, souligne « l’étanchéité totale », note Mediapart, entre son rôle à la tête de la société de production et celui de patronne de Mediascop : « Cette prestation correspond au travail fourni par Mediascop et qui ne relève pas du mandat social de présidente de la SDPLM. Il s’agit de l’élaboration de la stratégie marketing et communication sur le web, de la communication extérieure et de la supervision quotidienne de sa mise en œuvre », insiste-elle, évoquant l’existence d’une convention détaillant les relations entre sa société et le Média – ce que ne confirme pas la nouvelle direction.

« Elle était bénévole en tant que présidente mais rémunérée comme conseil en stratégie. En interne, c’est ainsi qu’elle le justifie. Cela me semble problématique de se revendiquer bénévole et de se rémunérer par ailleurs », indique Henri Poulain, co-fondateur du Média.Sophia Chikirou, a annoncé son intention de saisir la justice face aux accusations de ses anciens collègues. Elle souhaite obtenir un audit externe des comptes du Media que Gérard Miller, co-fondateur, lui aurait refusé. « On a atteint le stade de la calomnie pure », ajoute-t-elle, auprès de « l’Obs ».

L. B.

L'Obsdesirdavenir77500
Publié dans:"AFFAIRES" |on 10 août, 2018 |Pas de commentaires »

Benalla………………………(10/08/2018)

Commission nationale de l’informatique et libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée en ligne, a confirmé, jeudi 9 août, qu’elle allait instruire les plaintes qui lui avaient été transmises ces derniers jours à propos d’un fichier, constitué courant juillet, listant des comptes Twitter particulièrement actifs durant l’affaire Benalla. Ce fichier, compilé par une ONG belge, EU Disinfo Lab, avait servi de base à une étude, en juillet, analysant la diffusion des informations sur l’affaire Benalla.

L’étude en question concluait, entre autres, que des comptes militants, pour certains qualifiés de russophiles dans des extraits publiés avant la finalisation de l’étude, avaient largement contribué à la diffusion des informations. EU Disinfo Lab estimait également qu’une partie de ces comptes étaient probablement automatisés.

Lire aussi :   L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla

Violation de la vie privée, voire « fichage politique »

La méthodologie de l’étude avait été contestée sur certains points par des militants et des médias, et EU Disinfo Lab a publié, cette semaine, les fichiers qui ont servi à la mener pour clarifier la manière dont elle a travaillé. Mais de nombreux internautes se sont agacés de découvrir leur compte Twitter dans le fichier, et ont saisi la CNIL pour ce qu’ils estiment être une violation de leur vie privée, voire un « fichage politique ». Depuis jeudi, des militants de La France insoumise affichent également, de manière ironique, un « numéro de matricule » dans leur profil Twitter ou en signature de leurs messages, correspondant à la ligne dans laquelle leur compte apparaît dans le fichier.

Le message de la CNIL ne préjuge pas d’une éventuelle sanction – l’instruction par la Commission est la procédure standard lorsqu’elle est saisie par des citoyens. Dans un message publié vendredi, EU Disinfo Lab précise que « la publication des données brutes de l’étude a été réalisée afin de répondre aux nombreuses demandes publiques de transparence », et que « l’étude publiée repose sur une base légale. Elle est fondée sur l’exercice du droit à la liberté d’information et du droit du public à l’information, ce qui constitue un intérêt légitime au regard du [règlement européen adopté cette année] RGPD et ne nécessite donc pas de recueillir le consentement des personnes concernées ». Les travaux de recherche disposent, en Europe, d’un certain nombre de dérogations à la réglementation sur la collecte de données personnelles.

Questions sur la publication du fichier

Pour certains spécialistes, dont l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du Net, c’est surtout la publication du fichier de données brutes qui pose problème, en vertu de l’article 6 du règlement européen : « Cette publication n’était nécessaire à la poursuite d’aucun objectif. Or, publier des données perso[nnelles] sans consentement est toujours illicite si ce n’est nécessaire à aucun objectif », analyse l’organisation. EU Disinfo Lab a, depuis, supprimé le fichier qu’il avait mis en ligne sur un service de partage de documents.

EU Disinfo Lab étant une organisation de droit belge, la CNIL a annoncé qu’elle coopérerait avec son homologue belge pour l’instruction des plaintes. Ce mécanisme de collaboration européenne est notamment prévu par le RGPD.

Le Monde

desirdavenir77500

Publié dans:"AFFAIRES" |on 10 août, 2018 |Pas de commentaires »

Encore une patate chaude pour Jonas………………(10/08/2018)

Pourquoi les accusations contre Alexis Kohler peuvent avoir un impact plus grave que l’affaire Benalla.

POLITIQUE – Une affaire chasse l’autre à l’Elysée? L’association Anticor a déposé mercredi 8 août une plainte pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé deux jours auparavant qu’il avait approuvé, comme haut-fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.

Si elles sont confirmées, ces accusations pourraient une nouvelle fois ébranler la présidence de la République, déjà au cœur du scandale dans l’affaire Alexandre Benalla. Mais selon plusieurs spécialistes, si de nouvelles révélations concernant le secrétaire général de l’Elysée continuent de sortir dans la presse, l’affaire Alexis Kohler pourrait avoir un impact plus grave que celle qui porte le nom de l’ancien collaborateur et garde du corps d’Emmanuel Macron.

La justice a en effet ouvert une enquête fin mai après la première plainte de l’association anticorruption auprès du parquet national financier. Déposée pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive », la plainte s’appuyait sur les premières révélations de Médiapart.

Kohler, « le pivot de la République » ébranlé

Cette enquête, si elle accouchait d’une mise en examen, pourrait faire vaciller l’Elysée. « A mon sens, si les faits sont avérés pour Alexis Kohler, je pense que sur le plan politique, l’affaire est plus grave que celle d’Alexandre Benalla », estime l’historien Jean Garrigues auprès de Franceinfo.

Même son de cloche pour Jérôme Fouquet de l’Ifop. « C’est politiquement et institutionnellement bien plus grave », tranche le sondeur sur France 5, rappelant qu’Alexis Kohler est le bras droit du président, son homme de confiance fidèle parmi les fidèles. « C’est le pivot de la République. D’autant plus qu’Emmanuel Macron a manifestement une très fort proximité avec lui. Une toute confiance en lui. C’était le cas sous les précédents quinquennats mais là c’est très fort », explique-t-il.

« Alexis #Kohler est le secrétaire général de l’#Élysée, c’est le pivot de la République. D’autant plus qu’Emmanuel #Macron a manifestement toute confiance en lui. Politiquement, l’impact peut être bien plus grave que l’#AffaireBenalla. » Jérôme Fourquet #cdanslair pic.twitter.com/WcvEu2BawY

— C dans l’air (@Cdanslair) 9 août 2018

Et Jérôme Fouquet d’estimer qu’on est « très loin d’un collaborateur qui a joué les policiers et est allé mettre un coup de poing a des manifestants. » Il s’agit ici d’une affaire qui touche l’ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron quand il était ministre, principale cheville ouvrière de la création d’En marche! en 2015 et grand artisan de sa campagne présidentielle.

L’opposition commence d’ailleurs à se saisir du dossier, ne manquant pas de rappeler l’affaire Benalla. « Nous sommes face à un phénomène oligarchique », fustige le député Insoumis Ugo Bernalicis auprès du Figaro, quand Sébastien Chenu du Rassemblement national parle d’un pouvoir « bâti sur le mensonge et la dissimulation. » Du côté des Républicains, on dénonce « l’hypocrisie de la majorité » sur la moralisation de la vie publique, sujet fort de la présidence d’Emmanuel Macron.

De quoi Alexis Kohler est-il accusé?

Anticor et ces responsables politiques reprochent à Alexis Kohler d’avoir approuvé en 2010 et 2011 des contrats entre l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, et le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, selon des documents révélés par Médiapart. Le site d’informations avait déjà accusé le numéro 2 de l’Elysée de conflit d’intérêts au motif qu’il avait siégé à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France -les chantiers navals de Saint-Nazaire-, dont MSC était le principal client, et qu’il avait rejoint l’armateur quelques années après.

Le bras droit du président de la République était devenu après août 2016 directeur financier de la filiale croisières de MSC, grâce au feu vert de la commission de déontologie de la fonction publique. Cette dernière s’était opposée en 2014 à une première tentative du haut fonctionnaire de travailler pour l’armateur. Marianne croit d’ailleurs savoir que pour cette deuxième demande, fructueuse cette fois-ci, Alexis Kohler a pu bénéficier du soutien d’Emmanuel Macron alors ministre de l’Economie, qui se serait alors « porté garant de l’intégrité de l’énarque. »

Le problème est que le numéro deux de l’Elysée a affirmé s’être toujours écarté des débats quand il a eu à connaître comme haut-fonctionnaire des dossiers concernant MSC. Seulement, Mediapart a ouvert un nouveau front en publiant deux procès-verbaux du conseil de surveillance du « Grand Port maritime du Havre » qui affirment le contraire.

Des allers-retours dans le privé qui alimentent les soupçons

Selon les documents, Alexis Kohler y siégeait, de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat aux côtés du maire du Havre, l’actuel Premier ministre Edouard Philippe. Lors de deux réunions, en septembre 2010 et 2011, il a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre le port du Havre et Terminal Normandie MSC, filiale française de l’armateur et acteur majeur de l’extension du port alors en cours.

Plusieurs ex-membres du conseil ont d’ailleurs affirmé au site d’informations « qu’ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC », l’un des plus gros transporteurs maritimes de conteneurs au monde.

Membre actif de la campagne présidentielle pour le candidat Macron, Alexis Kohler avait rejoint l’Elysée en mai 2017 après moins de neuf mois passés chez MSC. Dans l’intervalle, il était revenu à Bercy en mars 2017 pour participer, comme cadre de l’armateur, à une réunion sur la reprise de STX France alors en faillite, alimentant les soupçons de conflit d’intérêts.

« Passer de la haute fonction publique au privé est insupportable, il faut couper toute relation entre le pouvoir politique et économique », s’indigne le député communiste Stéphane Peu à ce sujet, avant de s’étonner auprès de Franceinfo, que son amendement interdisant ces pratiques ait été refusé par la majorité. De son côté, l’Elysée n’a pas souhaité commenter ces accusations, évoquant « une affaire judiciaire en cours. »

 

 Le HuffPost:

desirdavenir77500

Publié dans:"AFFAIRES" |on 10 août, 2018 |Pas de commentaires »

Le « Palais » tremble………………..(09/08/2018)

Anticor a déposé une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée.

Par L’Obs

Publié le 09 août 2018 à 08h54

L’association Anticor a déposé une plainte complémentaire pour « prise illégale d’intérêt » contre le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, dont Mediapart a révélé lundi qu’il avait approuvé, comme haut fonctionnaire, des contrats concernant l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère.

 

 

L’association anticorruption avait déposé fin mai une plainte initiale auprès du PNF (parquet national financier) contre le bras droit d’Emmanuel Macron pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive » après des premières révélations du site d’information. Ces révélations avaient déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Conflits d’intérêts

Anticor dénonçait alors la présence d’Alexis Kohler comme représentant de l’Etat à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire), dont MSC était le principal client, sans faire état de ses liens familiaux avec l’armateur, dont il était devenu, en octobre 2017, directeur financier de la filiale croisières.

Le PNF avait alors révélé enquêter sur les conditions dans lesquelles la commission de déontologie de la fonction publique avait donné son feu vert à ce départ dans le privé, après un premier refus en 2014.

Dans sa nouvelle plainte, Anticor s’appuie sur des procès-verbaux du conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre (GPMH) où Alexis Kohler siégait de 2010 à 2012, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat (APE) aux côtés du maire du Havre, l’actuel Premier ministre Edouard Philippe.

Ces comptes-rendus de 2010 et 2011, publiés par Mediapart, révèlent qu’Alexis Kohler a pris la parole et voté en faveur de contrats à venir entre GPMH et Terminal Normandie MSC (TNMSC), filiale française de l’armateur italo-suisse et acteur majeur de l’extension considérable du port alors engagée.

« Probité exemplaire »

Anticor souligne notamment que, le 30 septembre 2011, Alexis Kohler vote, « contre l’avis du commissaire du gouvernement », en faveur de l’extension de la présence de TNMSC dans le nouveau terminal Port 2000.

« A défaut de preuve contraire, et notamment de la communication de sa déclaration d’intérêt dont il conviendrait d’obtenir communication », ce lien familial « a toujours été dissimulé par monsieur Alexis Kohler jusqu’à sa révélation par le journal Mediapart », concluent les avocats d’Anticor, Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo.

Interrogé en mai par Mediapart, le numéro deux de l’Elysée a affirmé s’être « toujours déporté » [s'être écarté des débats, NDLR] quand il a eu à connaître comme haut fonctionnaire des dossiers concernant MSC.

Interrogé mardi, l’Elysée n’a souhaité faire « aucun commentaire » compte tenu de l’enquête en cours. En juin, aux lendemains de la révélation de l’enquête du PNF, Emmanuel Macron avait loué la « probité exemplaire » de son secrétaire général.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

desirdavenir77500

Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 août, 2018 |Pas de commentaires »

Vies brisées…………………………….(09/08/2018)

France Télécom, à 28 ans en 2009. Photo Félix Ledru

L’affaire des employés morts par suicide il y a dix ans est renvoyée devant les tribunaux en 2019. Trois cadres poursuivis pour «harcèlement moral», dont l’ex-PDG, vont devoir s’expliquer.

  • France Télécom : justice pour des vies brisées

La décision est sans précédent. En juin, les juges d’instruction ont décidé de renvoyer pour «harcèlement moral» l’entreprise France Télécom (devenue Orange) comme personne morale, son PDG de l’époque, Didier Lombard, et ses deux ex-bras droits, Louis-Pierre Wenès (directeur exécutif adjoint) et Olivier Barberot (DRH). Ces derniers ont piloté dès 2006, la mise en œuvre des plans Next et Act visant «à déstabiliser les salariés et à créer un climat professionnel anxiogène» pour les pousser vers la sortie. En trois ans, la direction comptait sur 22 000 départs. «Le bon, la brute [Wenes] et le truand [Barberot]», comme le PDG d’alors les avait désignés, comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Paris. Contactés par Libération, les avocats de l’ex-patron et de son ancien numéro 2 n’ont pas souhaité réagir.

«Le message est très fort»

Seront également renvoyés, du chef de «complicité de harcèlement moral», quatre cadres «parfaitement informés», selon les magistrats, «au vu de leur place dans l’organisation». Une décision conforme aux réquisitions du parquet, formulées il y a deux ans. «C’est une première que des gens de ce niveau-là soient poursuivis dans une entreprise de cette taille. Le message est très fort, affirme Michel Ledoux, un des avocats de la partie civile. On se demande comment ces hauts responsables ont pu ne pas voir qu’ils allaient droit dans le mur avec cette politique d’entreprise, véritable caricature de management. Sous prétexte de l’urgence économique, on a marché sur la tête des gens.»

A lire aussi «On appuie sur ce que vous avez de plus sensible»

Huit ans après le début de l’enquête lancée en avril 2010, les magistrats ont rendu leur colossale ordonnance de renvoi le 12 juin : 673 pages, des dizaines de salariés et de proches auditionnés, des milliers de documents épluchés pour 39 cas individuels examinés en détail, dont 19 suicides. Tout l’enjeu du travail était de déterminer si «les dirigeants d’une grande entreprise pouvaient se voir reprocher des faits de harcèlement moral résultant, non pas de leurs relations individuelles avec leurs salariés, mais de la politique d’entreprise qu’ils avaient conçue et mise en œuvre», notent les magistrats dans l’ordonnance que Libération a pu consulter. Le délit de harcèlement moral est défini comme «le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel». Pour étayer leur décision, les juges listent les mobilités géographiques ou fonctionnelles «forcées», «l’isolement» des fonctionnaires, les missions «dévalorisantes» ou encore les «incitations répétées au départ»… Les magistrats n’hésitent pas non plus à pointer le langage utilisé par Lombard et son équipe. Un registre qualifié de «très véhément», ne souffrant «d’aucune ambiguïté» et une «liberté de ton qui révèle crûment leurs intentions». A l’époque, Lombard avait évoqué «la mode des suicides» ou affirmé : «Je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte.» Néanmoins, s’ils taclent le comportement des hauts responsables de France Télécom, les juges précisent : «Les personnes mises en examen ne sont pas responsables des décès, des tentatives de suicide et des graves dépressions des salariés dont nous allons examiner la situation.»

Avocats «retors»

Pour certaines parties civiles, la qualification retenue est d’ailleurs «scandaleuse», plaide Frédéric Benoist, conseil d’une mère dont la fille, ingénieure de 42 ans, s’est suicidée en 2009. Autre déception : «Ceux qui ont exécuté ce management spécial sur le terrain sont toujours en place. Que sont-ils devenus ? Ont-ils pris conscience ?» s’inquiète Anne Dumas, avocate d’une partie civile. «Une majorité des cadres ont adhéré à ces méthodes qui renvoient à l’idéologie de la lâcheté collective», estime la spécialiste de la souffrance au travail Marie Pezé. Le procès devrait se tenir au deuxième semestre 2019. Déjà, le syndicat SUD PTT, à l’origine de la première plainte et partie civile, réfléchit «à préparer l’audience le mieux possible» et à «présenter des témoins» face à des avocats de la défense «redoutables» et «retors».

Chloé Pilorget-Rezzouk

Publié dans:"AFFAIRES" |on 9 août, 2018 |Pas de commentaires »

Les abrutis sont partout………………(07/08/2018)

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 7 août, 2018 |Pas de commentaires »

Etat d’alerte chez les macroniens………….(31/07/2018)

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Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Castaner, quel communicant !!! (31/07/2018)

Le délégué général de La République en Marche doit être auditionné ce mardi 31 juillet à 8 heures devant la commission d’enquête du Sénat.

Par L’Obs

Publié le 31 juillet 2018 à 07h09

Au tour de Christophe Castaner. Après les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, de la préfecture de police de Paris, de l’Elysée et du cabinet de la présidence de la République, c’est le délégué général de La République en Marche et secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement qui doit être auditionné ce mardi 31 juillet à 8 heures devant la commission d’enquête du Sénat.

Les parlementaires espèrent notamment obtenir des éclaircissements sur le rôle joué par Vincent Crase, qui avait participé à l’interpellation de plusieurs manifestants le 1er-Mai au côté d’Alexandre Benalla, au sein de La République en Marche, dont il est salarié.

 

 

Gendarme réserviste, présent place de la Contrescarpe comme « observateur », Vincent Crase intervenait aussi ponctuellement pour l’Elysée… Il a été mis en examen le 22 juillet pour  »immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » et « port prohibé d’une arme de catégorie B ».

Pour l’instant, c’est peu dire que l’image de Christophe Castaner sort écornée de la séquence Benalla. Alors que la majorité continue de dénoncer à l’unisson une « instrumentalisation politique » de l’affaire par l’opposition, invitant les Français et les médias à « passer à autre chose », les rares interventions du secrétaire d’Etat sur le sujet ont mis de l’huile sur le feu. Quand ce n’est pas sa discrétion qui a été taxée de lâcheté. Surtout, le parti La République en Marche est apparu bien inutile au plus fort de la crise, laissant les députés de la majorité puis l’exécutif prendre les coups.

« Bagages » encombrants

Il y a d’abord eu la boulette sur les bagages des Bleus. Le 19 juillet, Christophe Casterner avait en effet affirmé, sur CNews, qu’Alexandre Benalla n’avait plus de « fonction de sécurité » à l’Elysée : « Il a des fonctions logistiques. J’ai entendu dire l’Elysée qu’il était chargé des valises de l’équipe de France », lors du retour des Bleus à Paris le 16 juillet. Rebelote le 23 juillet sur BFMTV :

« J’ai entendu dire qu’il était en charge de la logistique des bagages. »De quoi brouiller un peu plus encore la communication catastrophée de l’Elysée, déjà accusé de vouloir enterrer l’affaire.

Car les ouï-dire de Christophe Castaner ont été démentis. Le 24 juillet d’abord, par le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, lequel avait détaillé les raisons de la présence du garde du corps dans le dispositif de sécurité autour de l’équipe de France le 16 juillet :

« Il me fallait un contact permanent pendant toute la progression du cortège pour savoir si la contrainte horaire était tenue. »Toujours le 24 juillet, Emmanuel Macron a également fait allusion à la boulette de son fidèle secrétaire d’Etat, lors de sa première prise de parole à la Maison de l’Amérique latine face à la majorité et son gouvernement :  »Alexandre Benalla n’a jamais détenu de codes nucléaires. Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l’Alma. Alexandre Benalla n’a jamais gagné 10.000 euros. Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant. Alexandre Benalla, quoique bagagiste d’un jour, n’a jamais eu ces fonctions dans la durée », avait taclé le président.

« Qu’ils soient parlementaires, commentateurs ou journalistes… ils ont dit des fadaises ! »

Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

A quand les mafieux ? (31/07/2018)

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Violences du 1er-Mai : Christophe Castaner annonce le licenciement de Vincent Crase, salarié de LREM et mis en examen dans l’affaire Benalla. Suivez notre direct
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Publié dans:"AFFAIRES" |on 31 juillet, 2018 |Pas de commentaires »
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