Archive pour la catégorie 'BREXIT'

Le Brexit ne fait pas que des heureux…(01/08/2018)

Les craintes des Britanniques sont confortées par les fuites d’un rapport sur l’état du royaume en cas de «no deal» avec l’UE d’ici mars, qui présage une hausse des prix de certaines denrées et des difficultés d’approvisionnement. En attendant, Theresa May s’enferre dans les négociations, avec son cabinet comme avec Bruxelles.

  • Avec le Brexit, «on peut penser qu’il y aura des pénuries»

Des avions de l’armée pour le ravitaillement en nourriture et médicaments, des pénuries d’essence, une ambiance de «guerre civile», voilà le scénario prévu par certains au Royaume-Uni en cas de «no deal»,d’absence d’accord sur le Brexit. Plus d’un an après le début des négociations et deux ans après le référendum, le gouvernement britannique n’arrive toujours pas à trouver une entente sur les conditions du Brexit. Un jour accusée d’être trop conciliante envers l’Union européenne puis le lendemain de proposer un Brexit trop dur, Theresa May n’entrevoit pas de sortie aux négociations au sein même de son cabinet.

Mais tandis que le Parlement est en pause estivale et la Première ministre britannique en vacances en Italie, les brexiters, eux, ne prennent pas de repos. Jacob Rees-Mogg, député ultraconservateur, estime que le gouvernement tente d’effrayer les électeurs afin qu’ils soient plus conciliants sur les termes du Brexit. Steve Baker, ancien secrétaire d’Etat au Brexit qui a démissionné début juillet, se ditlui «très préoccupé par la stratégie de communication du gouvernement autour du no deal».Il réclame également la publication d’un rapport, commandé lorsqu’il était en poste, sur les conséquences d’un no deal pour chaque membre de l’UE et pas seulement le Royaume-Uni.

Ces réactions surgissent alors que le gouvernement avait promis de publier pendant l’été des documents expliquant les conséquences d’un Brexit sans accord. Finalement, la publication aura lieu fin août ou début septembre. Mais des informations auraient déjà fuité préconisant le déploiement de l’armée comme l’une des solutions pour parer aux pénuries en Grande-Bretagne après le 29 mars 2019, date officielle de la sortie de l’Union européenne. Des propos démentis par un porte-parole du ministère en charge du Brexit : «Ces fuites concernant l’armée sont des spéculations infondées et ne font pas partie de nos plans.» En revanche, le gouvernement confirme bien se préparer à tous les scénarios : «Nous restons confiants et pensons que c’est dans l’intérêt du Royaume-Uni et de l’Union européenne de trouver un accord. Dans le même temps, nous faisons des préparatifs pour qu’en cas de scénario sans accord nous puissions réagir correctement», précise le porte-parole. L’absence d’accord annulerait la période de transition prévue jusqu’à décembre 2020 et sous-entend donc que le pays devrait se soumettre aux tarifs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), moins avantageux que ceux négociés au sein de l’UE.

Désastreuses

Selon une étude publiée par Food Foundation, un think tank spécialisé dans l’alimentaire, le budget pour une famille de quatre personnes qui mange – comme recommandé – cinq fruits et légumes par jour passerait de 37,58 à 39,76 livres sterling par semaine (42,12 euros à 44,57 euros) affectant ainsi les foyers les plus modestes. Si les ennemis de Theresa May parlent d’un «Project fear» ou «Projet peur» en référence à la campagne des pro-européens avant le référendum que les partisans du Brexit estimaient basée sur ce sentiment, certaines craintes semblent pourtant bien réelles.

Selon Erik Millstone, professeur à l’université du Sussex et expert en politique alimentaire, les conséquences d’un no deal pourraient bien être désastreuses : «Il y a vingt ou vingt-cinq ans, les revendeurs avaient environ une semaine ou dix jours de stocks, mais aujourd’hui ils n’ont qu’un jour et demi ou deux donc c’est tout à fait réaliste de penser qu’il y aura des pénuries.» Le problème vient surtout des produits périssables dont le Royaume-Uni est très dépendant comme les fruits et légumes ou encore les produits laitiers.

La capacité de stockage insuffisante du pays à l’heure actuelle est aussi problématique. «Si le gouvernement avait envisagé ce scénario dès le vote de 2016, il aurait pu s’organiser, mais maintenant c’est trop tard d’ici à mars 2019», explique Erik Millstone. En effet, pour éviter de voir des files interminables de camions bloqués aux frontières pour les contrôles, il faut des infrastructures plus importantes et du personnel supplémentaire. Une logistique quasi impossible à mettre en place dans les huit prochains mois. Même si le pays utilise déjà les règles de l’OMC pour ses échanges avec les Etats-Unis ou la Chine par exemple, plus de 30 % des produits alimentaires consommés au Royaume-Uni viennent de l’UE.

Le secteur alimentaire n’est pas le seul qui pourrait être touché par le no deal. En plus de la crainte de voir une pénurie d’infirmiers et de médecins issus de l’Union européenne, les approvisionnements en médicaments pourraient aussi être affectés.

Cité dans la revue The Pharmaceutical Journal, Michael Rawlins, président de l’Agence de réglementation de la médecine et des produits de santé (MHRA), alerte : «Prenez juste un exemple : on ne produit pas d’insuline au Royaume-Uni. On importe chaque goutte. Vous ne pouvez pas transporter l’insuline n’importe comment car elle doit être conservée à une température spécifique et 3,5 millions de gens ont besoin d’insuline, y compris la Première ministre». Il ajoute que le pays «ne peut pas soudainement»en produire.

Les conséquences économiques d’un no deal sont encore difficiles à évaluer, mais selon Georgina Wright, il s’agira certainement d’un «choc». La chercheuse spécialiste du Royaume-Uni et de l’Union européenne au think tank Chatham House à Londres décrit trois phases dans le processus de Brexit : le retrait, la période de transition et l’accord final. Selon elle un no deal est encore évitable à cause de la pression politique côté britannique et côté européen. Mais en cas de no deal, l’impact économique serait conséquent : «L’OMC ne couvre pas en détail le commerce et les services, qui représentent un secteur très important au Royaume-Uni. C’est difficile d’évaluer qui sera touché, les vendeurs, les consommateurs et aussi sur quelle période. Quoi qu’il en soit, l’incertitude n’est jamais bonne pour les marchés. Jusqu’ici, aucun pays ne s’est encore retrouvé dans ce genre de situation.»

L’autre risque est que des pays tiers attendent les accords commerciaux que le Royaume-Uni conclura avec l’UE avant de se lancer dans des négociations. L’une des solutions pour éviter ces scénarios catastrophes serait donc de rester dans l’union douanière ou le marché unique. Le hic, c’est que ce sont justement ces sujets qui bloquent auprès des partisans d’un Brexit «dur».

Depuis deux ans, le Brexit semble tourner à la crise politique à chaque occasion. La dernière, c’était début juillet, lorsque le gouvernement s’était mis d’accord sur le «plan de Chequers», délivrant enfin une proposition à donner à Bruxelles. Mais deux jours plus tard, le ministre en charge du Brexit, David Davis, puis le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, donnaient leur démission. Theresa May n’a pas lâché, faisant quelques concessions à ses collègues conservateurs les plus eurosceptiques. Dans ce plan, elle y proposait un accord douanier simplifié, rejeté par le négociateur européen en chef, Michel Barnier.

A la barre

C’est donc un retour à la case négociations qui devra s’engager à la fin de la pause estivale du gouvernement britannique. Cette fois-ci, il faudra trouver une solution viable, car le temps presse. Lors du sommet européen des 18 et 19 octobre, le Royaume-Uni devra présenter son accord de retrait avant la sortie définitive de l’UE.

En attendant, les Britanniques commencent à s’inquiéter et surtout à s’impatienter. Selon un récent sondage de Sky News, les trois quarts des personnes interrogées pensent que Theresa May et le gouvernement gèrent mal le Brexit, et la moitié d’entre elles estiment que ce dernier sera une mauvaise chose pour le pays. C’est pourtant, comme elle le répète souvent, à elle que le job de sortir le pays de l’Union européenne a été confié. Malgré la pression de ses collègues conservateurs qui la menacent à chaque montée de fièvre de provoquer un vote de défiance, c’est elle qui est à la barre du bateau Brexit. La question reste maintenant de savoir si elle arrivera à sauver le navire du pire, un Brexit sans accord, ou si le naufrage, dans ce contexte de politique interne, est inévitable.

Élodie Goulesque à Londres

Liberation.fr
Publié dans:BREXIT |on 1 août, 2018 |Pas de commentaires »

Brexiteurs en désordre……………….(09/07/2018)

Deux autres secrétaires d’Etat ont aussi jeté l’éponge dimanche soir, et d’autres pourraient suivre, dans ce qui est perçu comme un risque majeur de renversement de Theresa May par les plus ardents des Brexiteurs.

  • Royaume-Uni : David Davis, ministre chargé du Brexit, démissionne

Il avait menacé de jeter l’éponge à plusieurs reprises depuis deux ans. David Davis, ministre chargé du Brexit, a finalement mis sa menace à exécution dimanche soir, peu avant minuit. Dans une lettre cinglante à Theresa May, il a en gros accusé la Première ministre britannique de trahir ses idéaux d’un pur Brexit, d’une sortie radicale de l’Union européenne et «d’affaiblir ainsi la position de négociation du pays». Peu après, Steve Baker et Suella Braverman, deux des secrétaires d’Etat, sur cinq, du DexEu (Department for the Exit of the European Union), le ministère de David Davis, annonçaient aussi leurs démissions.

À lire aussi » Au Royaume-Uni, le Brexit délie la langue

Theresa May était pourtant apparue renforcée vendredi soir avec l’annonce d’un accord gouvernemental sur la forme du Brexit souhaitée pour le pays. Après avoir bouclé ses ministres une journée entière à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, sans accès à un téléphone portable, elle avait annoncé avoir rassemblé autour d’elle l’ensemble de son cabinet. Ce dernier venait de passer deux ans, depuis le référendum du 23 juin 2016, à se déchirer sur le Brexit. La date officielle de la sortie de l’UE du Royaume-Uni est fixée au 29 mars 2019.

Vote de défiance

Toute la journée de vendredi, les médias avaient guetté d’éventuelles démissions. Mais la réunion au sommet s’était achevée dans le calme et Theresa May avait affirmé que son cabinet était désormais uni derrière sa proposition de négociations avec l’UE. Elle devait présenter son plan – un accord de libre-échange avec une forme d’union douanière pour les biens et une fin de la libre-circulation des personnes mais avec éventuellement des aménagements pour la situation des Européens – dans un «white paper», un projet, dont la publication était prévue jeudi. Ce «white paper» devait servir de base aux futures négociations avec l’UE. Sachant que cette dernière doit encore produire sa réaction à cette nouvelle stratégie. En rassemblant son cabinet derrière une version d’un Brexit jugée la plus légère possible pour éviter une catastrophe économique, Theresa May avait signé pour certains la fin du Brexit dur espéré.

Finalement, le programme de la semaine de Theresa May risque d’être fortement chamboulé, voire totalement bouleversé. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, un autre ardent Brexiteur qui convoite avidement et depuis toujours le poste de Premier ministre, devait s’exprimer lundi matin pour préciser sa position. Par ailleurs, dans la nuit, des rumeurs couraient sur l’envoi massif de lettres au Comité 1922 du parti conservateur pour demander l’organisation d’un vote de défiance contre Theresa May. Le Comité 1922 regroupe les députés conservateurs qui siègent à la Chambre des communes. Pour organiser un vote de défiance, le président de ce groupe, Graham Brady, doit recueillir les demandes de 15% de ses membres, soit 48 députés. Dans la nuit de dimanche à lundi, le nombre des lettres des députés s’approchait dangereusement de ce seuil.

Programme bouleversé

Si un vote de défiance est organisé et que Theresa May perd, elle serait contrainte de démissionner pour ouvrir la voie à une course au leadership du parti conservateur. Au Royaume-Uni, le chef du parti doté d’une majorité au parlement devient automatiquement Premier ministre. L’élection d’un nouveau chef du parti tory se passe en deux temps. Les députés conservateurs se mettent d’abord d’accord pour désigner deux candidats, puis le vote est soumis à l’ensemble des membres du parti. La démission de David Davis confirme le sentiment que les Brexiteurs les plus virulents ont perdu.

Theresa May a en effet choisi de suivre les recommandations de la plupart des acteurs économiques qui ont mis en garde ces derniers jours contre les conséquences désastreuses d’une sortie trop radicale de l’UE. Theresa May doit, en principe, se rendre au sommet de l’OTAN à Bruxelles en milieu de semaine, avant d’accueillir jeudi soir à Londres pour une visite de deux jours le président américain Donald Trump. En ce lundi matin, rien ne dit que ce programme ne sera pas profondément bouleversé.

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

Liberation.fr
Publié dans:BREXIT |on 9 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Brexit pas aisé………………..(06/07/2018)

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Vu de Londres

Brexit : May se met au vert pour fédérer ses troupes

Theresa May avec son homolgue néerlandais, Mark Rutte, mardi à La Haye. Zoom
Theresa May avec son homolgue néerlandais, Mark Rutte, mardi à La Haye. Photo Koen Van Weel. AFP

La Première ministre britannique réunira ses ministres vendredi dans un manoir pour tenter, deux ans après le référendum sur la sortie de l’UE, de trouver un plan enfin cohérent et, enfin, de pouvoir gouverner. Pas gagné…

Démissions ? Explosions ? Duels dans le jardin ? La journée à la campagne organisée vendredi pour ses ministres par Theresa May promet d’être intéressante, sinon violente. A partir de 10 heures et jusque tard dans la soirée, la Première ministre britannique bouclera son cabinet dans la résidence de Chequers, un ravissant manoir du XVIe siècle dans le Buckinghamshire, au nord-ouest de Londres, avec un seul objectif : en sortir avec un accord sur le futur du Royaume-Uni post-Brexit. A priori, les parties de badminton et le gin tonic seront donc bannis.

Deux ans après le référendum sur la sortie de l’Union européenne, neuf mois avant la date officielle du Brexit, le 29 mars 2019, le Royaume-Uni n’a toujours pas de plan. Cette fois-ci, Theresa May en est pourtant sûre, une solution devrait émerger de ce sommet bucolique. On pourrait en douter tant les dissensions internes du gouvernement britannique sur le Brexit empoisonnent depuis des mois la politique au Royaume-Uni et éclipsent toute autre discussion sur des réformes, l’économie, les lois – bref, sur la politique normale d’un gouvernement en exercice.

Propositions fantaisistes

L’impatience monte en flèche depuis quelques mois au sein de l’Union européenne, qui ne cache plus son agacement face au manque de progrès dans les négociations et aux propositions avancées jusqu’ici par Londres, jugées au mieux irréalisables, au pire franchement fantaisistes. Elle grimpe aussi au sein des grands acteurs de l’économie britannique, qui mettent ouvertement en garde le gouvernement contre une catastrophe économique pour le pays. Après Airbus, BMW ou les représentants de l’industrie automobile britannique, c’est le patron de Jaguar Land Rover (JLR), le plus gros fabriquant de voitures au Royaume-Uni, qui a menacé jeudi de stopper tout investissement au Royaume-Uni – 90 millions d’euros sur cinq ans sont envisagés pour développer des véhicules électriques –, voire de retirer sa production, en cas d’absence de clarification urgente du gouvernement May.

«Si je suis forcé de nous retirer parce que nous n’avons pas d’accord correct, alors nous devrons fermer des usines au Royaume-Uni et cela sera très, très triste. C’est hypothétique et j’espère que c’est une option que nous n’aurons jamais à considérer», a prévenu le directeur général de JLR, Ralf Speth, qui emploie 40 000 personnes au Royaume-Uni. La compagnie a récemment transféré toute la production de son véhicule Discovery vers la Slovaquie, et même si elle appartient depuis une dizaine d’années à l’industriel indien Tata Motors, JLR reste dans les esprits au Royaume-Uni un symbole de ce qui fut longtemps l’excellence britannique automobile.

«Troisième voie»

Pourtant, à en croire Downing Street, Theresa May a désormais un plan sérieux, capable de rassembler tous les membres de son cabinet, voire de satisfaire l’UE. Ce plan, dont aucun ministre n’avait pris connaissance avant la réunion à Chequers – y compris David Davis, officiellement ministre en charge du Brexit – est baptisé «Troisième voie». Selon les quelques fuites distillées dans la presse britannique, Theresa May envisagerait de proposer «un arrangement douanier facilité». Les biens arrivant au Royaume-Uni se verraient appliquer des tarifs douaniers fixés par Londres. Mais pour les biens qui ne feraient que transiter par le Royaume-Uni et seraient destinés à l’UE, Londres se chargerait de récolter, pour l’UE, les tarifs douaniers européens et de les lui reverser ensuite.

Le Royaume-Uni jouerait ainsi pour l’UE le rôle de douanier en chef. Un système électronique, non encore testé, ni même vraiment existant, permettrait de retracer quels biens seraient destinés uniquement au marché britannique ou au marché européen. Ce système permettrait de régler la question de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande qui resterait donc absente. Mais rien ne dit que Bruxelles jugera ce plan applicable. Comment garantir le risque de fraude massive par certains qui pourraient choisir de payer des tarifs douaniers britanniques plus bas dans un port britannique avant de transférer la marchandise vers le marché européen ?

L’UE bousculée

Theresa May proposerait donc, selon ce plan, de maintenir la libre circulation des biens et des marchandises. En revanche, elle resterait ferme sur la fin de la libre circulation des personnes – même si elle pourrait proposer des aménagements préférentiels pour les citoyens européens –, des services et des capitaux. Le Royaume-Uni envisage une fois de plus de diviser les quatre libertés fondamentales de l’Union européenne, inscrites dans le traité fondateur de 1957.

Or jusqu’à présent, l’UE a opposé une fin de non-recevoir à tout traitement préférentiel pour le Royaume-Uni. Bousculée par la montée des populismes en Italie et en Europe de l’Est, comme par les difficultés d’Angela Merkel en Allemagne, l’Union européenne n’a pas intérêt à se fragiliser encore un peu plus en attaquant les fondements même de son existence. Ce point de vue n’est, semble-t-il, pas audible par le gouvernement britannique qui estime que la situation unique du Royaume-Uni – premier pays à quitter l’UE, poids économique et en matière de sécurité – appelle à une certaine souplesse de la part des Vingt-Sept.

Theresa May s’est rendue mercredi à La Haye rencontrer le Premier ministre Mark Rutte et jeudi à Berlin pour y voir la chancelière Angela Merkel. Ces deux dirigeants sont perçus par Londres comme les plus proches de leurs alliés européens et la Première ministre britannique espérera avoir obtenu au moins un «peut-être» à ses propositions, plutôt qu’un catégorique «non».

«Fuck business !»

Mais, aussi extraordinaire que cela paraisse, l’opinion des Vingt-Sept importe peu pour le moment. Theresa May doit d’abord rallier ses ministres derrière elle. Et c’est loin d’être acquis. Les ardents «brexiters», Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères (qui a élégamment déclaré, en réponse aux inquiétudes des entreprises, «fuck business !»), Michael Gove, ministre de l’Environnement ou même David Davis, seront sans doute les plus difficiles à convaincre. Une quarantaine de députés conservateurs, menés par Jacob Rees-Mogg, ont menacé de renverser Theresa May si elle divergeait du plan d’un Brexit total et envisageait finalement de rester, si ce n’est en nom mais au moins en actes, au sein de l’union douanière et du marché unique.

Menace ultime, l’ex-leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, a même menacé de revenir sur le devant de la politique. Ce n’est pas la première fois, sans doute pas la dernière. Pour Theresa May, l’heure est venue de choisir entre satisfaire ses troupes conservatrices et servir son pays. Les 51,9% de Britanniques qui ont voté pour sortir de l’Union européenne, lors d’un référendum alors uniquement consultatif, n’ont jamais signé pour le marasme économique.

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

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  • Theresa May avec son homolgue néerlandais, Mark Rutte, mardi à La Haye.
    Photo Koen Van Weel. AFP
Publié dans:BREXIT |on 6 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Brexit………………….(26/06/2018)

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Brexit : la loi sur le retrait de l’Union européenne a été promulguée au Royaume-Uni
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Publié dans:BREXIT |on 26 juin, 2018 |1 Commentaire »

Juste pour toucher les subventions ? (18/01/2018)

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Alerte info
« Nous n’abandonnerons pas l’Europe » : regardez l’interview de la Première ministre britannique Theresa May au « 20 Heures » de France 2« Nous quitterons l’Union européenne, mais nous n’abandonnerons pas l’Europe. » Theresa May a longuement évoqué le Brexit, jeudi 18 janvier, dans un entretien exclusif au « 20 Heures » de France 2. « Il n’y aura pas de deuxième référendum sur le Brexit, a martelé la Première ministre britannique. Nous avons posé la question [aux Britanniques], ils ont donné leur point de vue : ils veulent quitter l’Union européenne. »
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:BREXIT |on 18 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Le Brexit à qui perd gagne…………………(19/12/2017)

Analyse

Avec le Brexit, Paris n’oublie pas les petits souliers de la finance

Par Lilian Alemagna — 18 décembre 2017 à 20:26
A Londres, aux abords de la Banque d’Angleterre.<br />
A Londres, aux abords de la Banque d’Angleterre. Photo Martin ROEMERS. COSMOS

Hors de question de claironner à la veille de Noël que le gouvernement fait des cadeaux aux traders de la City pour les attirer en France. Pourtant, Emmanuel Macron est prêt à lâcher du lest pour happer les banquiers chassés de Londres par le Brexit. Mais Francfort a une longueur d’avance.

  • Avec le Brexit, Paris n’oublie pas les petits souliers de la finance

L e mot est passé inaperçu. Dimanche sur France 2, dans sa déambulation élyséenne avec Laurent Delahousse, Emmanuel Macron a déclaré entre deux portes sa grande ambition présidentielle : «Que la France devienne le leader de la révolution numérique, environnementale et de la finance.» On aurait aimé que Delahousse relance sur ce dernier mot. C’est en tout cas la première fois que le chef de l’Etat assume ouvertement l’ambition de faire de Paris la nouvelle capitale de la finance, sinon mondiale au moins européenne. Il faut dire que depuis plusieurs mois, le gouvernement s’active, discrètement, pour se montrer sous ses meilleurs atours afin d’attirer les sièges sociaux (et donc les emplois) des banques décidées à quitter Londres.

A lire aussi  Draguer un trader en quatre leçons

Repas de famille. Car selon nos informations, pour séduire la finance anglaise touchée par les conséquences du Brexit, le gouvernement réfléchit à exonérer les impatriés (c’est-à-dire les salariés et dirigeants venus exercer leur activité professionnelle en France depuis l’étranger) de cotisations vieillesse, pour rendre plus «compétitive» la place de Paris par rapport à ses concurrents Francfort, Dublin ou Luxembourg. L’annonce aurait même dû se faire la semaine dernière, Bruno Le Maire expliquant début décembre à quelques journalistes que le gouvernement était sur le point d’ouvrir un nouveau chapitre «coût du travail» sur les hauts salaires. Mais dévoiler une telle mesure avant les repas de famille de fin d’année, et alors que le gouvernement n’accorde aucun coup de pouce au Smic au 1er janvier, n’était pas vraiment idéal… Pas question de se payer une polémique sur «Macron, copain des banques» après avoir subi celle, cet automne, de «Macron, président des riches» avec la suppression de l’ISF dans le budget 2018.

A lire aussi: A Londres, le lobbying parisien fait son chemin

Le temps des fêtes, cette proposition a donc été rangée dans les placards de Bercy et reportée à janvier. «C’est à l’étude mais ce n’est pas abouti, rien n’est acté, insiste-t-on dans l’entourage de Bruno Le Maire. Cela va dépendre aussi de la situation des finances publiques.» L’idée restant, pour l’exécutif, de continuer à envoyer des signaux aux banques installées à Londres et qui hésiteraient encore sur leur lieu de déménagement une fois le Brexit devenu réalité. Car si elles choisissent de rester à Londres, elles perdront leur passeport financier européen et donc leur liberté d’établissement et de prestation de services dans toute l’UE.

«Guerre des nerfs». Pour rendre Paris plus «attractif», le Premier ministre Edouard Philippe a défini début juillet une liste de mesures, introduites depuis par petites touches, dans plusieurs textes débattus depuis cet automne au Parlement ou adoptées en conseil des ministres. Pour l’instant, les résultats sont mitigés et, selon plusieurs études, Francfort garde une bonne longueur d’avance sur la capitale française. Seule HSBC a annoncé le déménagement de son siège européen de Londres à Paris, avec 1 000 emplois à la clé. Les banques américaines, elles, répartissent leurs effectifs britanniques sur plusieurs sites européens : en France, 60 salariés de JP Morgan et 300 traders de Bank of America sont ainsi à la recherche de locaux dans le centre de la capitale française, comme quelques centaines de leurs collègues de Goldman Sachs…

De leur côté, les françaises BNP Paribas et Société générale rapatrient près d’un millier de salariés. Le géant américain de l’assurance Chubb a aussi choisi Paris pour en faire son «centre européen». Mais les banques japonaises et coréennes penchent plutôt pour Francfort et la proximité avec la Banque centrale européenne. «On commence à engranger, se défend-t-on à Bercy. Le Brexit est en cours mais pas acté. Beaucoup d’acteurs regardent et n’ont pas pris leur décision. C’est une guerre des nerfs.» «La dynamique est en faveur de Paris, encore plus depuis l’annonce du transfert de l’Agence bancaire européenne [ABE], veut croire Arnaud de Bresson, directeur général de Paris Europlace, organisation chargée de promouvoir et développer la place de la capitale française en Europe. Avec la présence de l’Autorité européenne des marchés financiers [AEMF], ça redonne du poids face à Francfort.» «Arrêtons avec ce cocorico ! tempère Christophe Nijdam, spécialiste du secteur bancaire et membre du collège de l’ABE. Il ne faut pas oublier que Paris a été sélectionné par tirage au sort face à Dublin. C’est surtout quand on raisonne en termes de qualité de vie que le système français est plus attractif…» «Paris a de vrais atouts avec ses 360 000 étudiants, ses écoles de commerce, d’ingénieurs et son offre culturelle», ajoute Jean-Louis Missika, adjoint de la maire de Paris, chargé du dossier «attractivité» de la capitale. «Mais, à court terme, la place de Paris a des progrès à faire au plan des charges sociales. Elles sont jugées encore trop lourdes par les investisseurs étrangers», insiste Bresson.

«Handicap». Les organisations patronales, représentantes des grandes entreprises, Medef et Afep, poussent depuis plusieurs mois le gouvernement à s’aligner sur l’Allemagne et instaurer un mécanisme de plafonnement des cotisations patronales. Auditionné par le Sénat en février, le directeur général de Morgan Stanley en France, René Proglio, faisait déjà le forcing : «Le vrai sujet, ce sont les charges sociales patronales […], la France a un gros handicap face à Francfort.» Le gouvernement a entendu la demande.

Lilian Alemagna

Liberation.fr
Publié dans:BREXIT |on 19 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Brexit………………………………(09/12/2017)

Brexit : expatriés, frontières… Ce que contient l’accord scellé par Londres et l’UE

Brexit : expatriés, frontières... Ce que contient l'accord scellé par Londres et l'UE
Theresa May et Jean-Claude Juncker. ((EMMANUEL DUNAND / AFP))

Les événements se sont accélérés ces derniers jours, jusqu’à une rencontre entre Theresa May et Jean-Claude Juncker.

Par L’Obs

Publié le 09 décembre 2017 à 09h10

Après des mois de discussions tendues, la Commission européenne et le Royaume-Uni ont fini par tomber d’accord vendredi sur les modalités de leur divorce, ouvrant la voie à des discussions commerciales pour l’avenir post-Brexit.

 

 

Les événements s’étaient accélérés ces derniers jours, jusqu’à une rencontre tôt vendredi matin à Bruxelles, annoncée au dernier moment, entre la Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Que contient cet accord ?

Feu vert le 15 décembre ?

Les deux dirigeants sont parvenus à un accord de principe pour clore la première phase de négociations entamées en juin, un an après le référendum historique par lequel les Britanniques ont décidé de quitter l’UE et de mettre fin à plus de 40 ans d’une relation mouvementée. Lors d’une conférence de presse avec Theresa May à l’issue d’une nuit d’ultimes tractations, le chef de l’exécutif européen s’est réjoui :

« Je crois que nous avons maintenant fait la percée dont nous avions besoin. »La Commission recommande désormais aux autres pays de l’UE de constater que des « progrès suffisants » ont été faits pour qu’ils acceptent de discuter avec Londres de leurs relations futures, notamment sur le plan commercial.

Cette décision devra être prise par les dirigeants des 27 lors d’un sommet européen à Bruxelles, programmé le 15 décembre. S’ils donnent leur feu vert, les deux parties pourront ainsi ouvrir cette deuxième phase, que Londres s’impatientait de pouvoir lancer.

Les trois priorités absolues que les Européens avaient posées comme préalables – le sort de la frontière irlandaise, la facture du divorce et les droits des citoyens – ont fait l’objet d’un compromis sous la forme d’un texte de 15 pages.

« Il faut encore le travailler, le consolider, le préciser », a averti le négociateur de l’UE Michel Barnier.

Pas de frontière « dure » avec l’Irlande

Il a notamment souligné que l’accord politique sur le dossier irlandais, qui avait fait capoter lundi une première version de l’accord, devrait maintenant faire l’objet de discussions techniques.

« En Irlande du Nord, nous garantirons qu’il n’y aura pas de frontière dure » avec l’Irlande, a assuré Theresa May, dont les engagements ont soulagé le gouvernement irlandais.

« Nous avons les assurances et les garanties dont nous avons besoin du Royaume-Uni », s’est félicité le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, qui s’inquiétait d’un retour d’une frontière « dure » avec l’Irlande du Nord, qui aurait affaibli ces deux économies imbriquées et fragilisé l’accord de paix de 1998.

Quel sort pour les expatriés ?

Sur le droits des ressortissants expatriés, la Commission a assuré que « les citoyens de l’Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l’UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE ».

Les expatriés « ont été prioritaires dans cette négociation », a également promis le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker :

« Leurs droits resteront les mêmes après le Brexit. » Imité par Theresa May, laquelle a assuré que les Européens installés au Royaume-Uni pourront « continuer leur vie comme avant », rappelle « le Monde« .

Pour autaut, une partie des Européens installés au Royaume-Uni et les Britanniques résidant dans le reste de l’Union européenne ont dénoncé une révision au rabais de leurs droits post-Brexit dans le compromis de divorce entre Bruxelles et Londres conclu vendredi.

Une des principales critiques porte sur le fait que les citoyens européens devront explicitement introduire une demande pour pouvoir demeurer au Royaume-Uni, qui sera jugée sur des critères encore flous.

Un autre reproche concerne le rôle plus limité de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), que les tribunaux britanniques « pourront » interroger pendant huit ans pour des questions d’interprétation de la législation concernant les droits des citoyens immigrés.

« Qui garantira leurs droits une fois ce délai dépassé ? », s’est interrogée Maike Bohn, porte-parole de The3Million, un groupe de défense des intérêts des quelque 3,7 millions d’Européens du Royaume-Uni

Une question d’autant plus centrale, selon elle, que les expatriés sont souvent confrontés à un climat « hostile », notamment de la part de l’administration, depuis une campagne sur le Brexit dominée par le thème d’une diminution de l’immigration.

Quelle facture pour le Brexit ?

Concernant la facture du Brexit, les deux camps se sont accordés comme prévu sur une « méthodologie » de calcul, et non sur un chiffre final.

L’accord prévoit que Londres continuera à verser ses contributions prévues dans le budget de l’UE en 2019 et 2020. Et restera ensuite redevable des engagements pris dans les budgets passés, mais pas encore payés.

« Nous ne pouvons pas calculer exactement les sommes en question, tous ces chiffres vont bouger », a assuré Michel Barnier, alors que les estimations officieuses de l’UE ces derniers mois tournaient autour de 60 milliards d’euros.Déjà sous le feu des critiques des europhobes britanniques, le gouvernement de Theresa May a de son côté donné publiquement une fourchette de 40 à 45 milliards d’euros.

Les progrès des négociations ont contribué à faire grimper les Bourses européennes vendredi. Ils ont aussi été salués par le patronat britannique, notamment le CBI, principale organisation patronale du pays. The3Million, un groupe de défense des intérêts des Européens vivant au Royaume-Uni, a de son côté regretté que l’accord laisse des « incertitudes » les concernant.

Accord final en 2019 ?

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a envoyé sans tarder vendredi aux dirigeants des 27 un projet de lignes directrices pour la seconde phase des négociations, pour préparer le sommet du 15 décembre.

« Le défi le plus difficile est devant nous », a-t-il averti, regrettant qu’ »autant de temps ait été consacré à la partie la plus simple » des négociations, et proposant de commencer au plus vite les discussions sur une période de transition post-Brexit. Pour Michel Barnier, celles-ci pourraient commencer « en début d’année », avant le lancement « un peu plus tard » de celles portant sur la future relation ».

Un accord commercial entre Londres et Bruxelles ne pourra être « finalisé et conclu qu’une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers », a rappelé l’UE. Mais un cadre doit être préparé et pourra faire l’objet d’une déclaration politique accompagnant l’accord final de retrait en 2019.

Etant donné les exigences actuelles du Royaume-Uni, comme la sortie du marché unique et de l’Union douanière, Michel Barnier a déjà prévenu : un accord de libre-échange « sur le modèle (de celui établi avec) le Canada » est la seule hypothèse de travail possible.

(avec AFP)

L'Obs
Publié dans:BREXIT |on 9 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Cocorico……………………………….(20/11/2017)

Publié dans:BREXIT |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Brexit…………………………..(09/06/2017)

figarofr: À plus long terme, s'il se confirme, cet échec personnel de Theresa May risque de signifier que ses jours à Downing Street sont comptés.

Publié dans:BREXIT |on 9 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Mauvaise pioche……………………(09/06/2017)

Publié dans:BREXIT |on 9 juin, 2017 |Pas de commentaires »
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