Archive pour la catégorie 'Chômage'

Et Jonas n’y est pour rien……………(15/02/2018)

Le taux de chômage est passé sous la barre des 9% fin 2017

Le taux de chômage est passé sous la barre des 9% fin 2017
Le taux de chômage au 2e trimestre s’est établi à 9,6% de la population active en métropole selon l’Insee (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Il s’agit de son « plus bas niveau depuis 2009″, précise l’Insee.

Par L’Obs

Publié le 15 février 2018 à 11h30

Est-ce la baisse tant attendue ? Le taux de chômage a reculé de 0,7 point au quatrième trimestre 2017 et passe sous la barre des 9%, à 8,6% en métropole et à 8,9% avec l’outre-mer, selon les chiffres provisoires de l’Insee publiés ce jeudi 15 février.

Il s’agit de son « plus bas niveau depuis 2009″, relève l’Insee. L’indicateur n’était pas passé sous la barre des 9% depuis le troisième trimestre 2011. Cette évolution se situe au-delà de la marge d’erreur de l’indicateur (+/-0,3 point).

Sur un an, l’indicateur enregistre une baisse de 1,1 point, soit « la plus forte baisse depuis le premier trimestre 2008″. Par ailleurs, l’Institut national de la statistique a révisé le chiffre du troisième trimestre, qui s’établit définitivement à 9,3% au lieu de 9,4%.

Au total, sur le dernier trimestre de l’année 2017, l’Insee a comptabilisé en moyenne 2,5 millions de chômeurs en métropole, soit 205.000 chômeurs de moins, et 2,66 millions en France entière.

Parmi les chômeurs, 1,1 million déclare rechercher un emploi depuis au moins un an, ce qui fait baisser le taux de chômage de longue durée de 0,6 point sur le trimestre pour s’établir à 3,6% de la population active. Sur un an, le taux de chômage de longue durée recule de 0,7 point.

Une baisse qui profite surtout aux jeunes

Ce recul du chômage bénéficie à toutes les classes d’âge et en particulier aux jeunes, dont le taux recule d’un point sur ce trimestre et de 2,8 points sur un an, mais reste à un niveau très élevé : 20,7%.

Le taux de chômage des seniors (50 ans et plus) s’inscrit aussi en retrait de 0,3 point (-0,5 sur un an) et s’établit à 6,1% pour ce dernier trimestre de l’année. Le taux de chômage des 25-49 ans est lui aussi en baisse, à 8% en recul de 0,9 point (-1,1 point sur un an).

En revanche, le « halo autour du chômage » qui avait diminué au troisième trimestre, est cette fois-ci en hausse de 77.000. Ces personnes qui souhaitent travailler, mais ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,5 million au quatrième trimestre.

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage comme par exemple des salariés à temps partiel, diminue (-0,5 point). Il s’établit à 5,6%.

« Merci François Hollande » ?

Stéphane Le Foll, ex-porte-parole du gouvernement, n’a pas mis longtemps a réagir aux chiffres de l’Insee :

« Merci aux décisions qui ont été prises sous le quinquennat de François Hollande » et qui permettent aujourd’hui de faire passer le chômage sous la barre des 9%, a-t-il déclaré ce jeudi sur Europe 1.« Le président de la République (Emmanuel Macron) l’a dit lui-même : il a dit que les mesures qu’il prenait aujourd’hui sur l’emploi, les fameuses ordonnances, auront un impact dans deux ans. Donc toutes celles qui ont été prises et qui donnent des résultats aujourd’hui, (ce sont) celles qui ont été prises sous le quinquennat de François Hollande. C’est simple. »

Celui qui est aujourd’hui candidat à la tête du PS a rappelé que « la dynamique des créations nettes d’emploi » dans le secteur marchand avait « commencé en 2016″, année où elles avaient « dépassé les 180.000″.

« On est à 250.000 aujourd’hui. Tant mieux pour la France, tant mieux pour les Français qui trouvent de l’emploi. Mais politiquement, c’est arrivé en 2016-2017, c’était à la fin du quinquennat. »2014, une année de décisions avec celles sur le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le pacte de responsabilité et la reprise à l’échelle européenne, a été « l’année charnière » qui « nous a manqué », a-t-il regretté.

« Cette année 2014 est celle qui nous décale d’un an et qui fait que les résultats, c’est pour Emmanuel Macron aujourd’hui, pas pour François Hollande. Maintenant, les décisions, c’est François Hollande », a-t-il tranché.(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

Et Jonas n'y est pour rien...............(15/02/2018) dans Chômage oba-icon
Publié dans:Chômage |on 15 février, 2018 |Pas de commentaires »

Oh !!!! (24/01/2018)

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Chômage : le nombre de demandeurs d’emploi baisse très légèrement (-0,1%) au mois de décembreLe nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine continue sa légère baisse. Les chiffres communiqués mercredi 24 janvier par le ministère du Travail font état d’une baisse de 0,1% en décembre. Ainsi, fin décembre, en France métropolitaine, 3 451 400 personnes inscrites à Pôle Emploi étaient sans emploi (catégorie A), ce qui représente 2 700 chômeurs de moins par rapport au mois précédent.
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Publié dans:Chômage |on 24 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Assurance chômage……………..(11/01/2018)

Décryptage

Assurance chômage : Macron laisse un espace au dialogue social

Par Luc Peillon et Gurvan Kristanadjaja — 10 janvier 2018 à 20:46
Les partenaires sociaux au ministère du Travail le 13 décembre pour une réunion sur l’assurance chômage.Zoom
Les partenaires sociaux au ministère du Travail le 13 décembre pour une réunion sur l’assurance chômage. Photo Corentin Fohlen. Divergence

La négociation entre patronat et syndicats sur le projet de réforme voulue par l’Elysée débute ce jeudi. Plusieurs points irritent les centrales.

La balle est aux partenaires sociaux. Alors que le volet «flexibilité» de la réforme du marché du travail a été expédié en quelques mois sous forme d’ordonnances, le pilier «sécurisation», via l’assurance chômage, est pour l’heure aux mains du patronat et des syndicats. Ces derniers ouvrent, ce jeudi, la première des six séances de négociation (prévues jusqu’à mi-février) sur la refonte du système d’indemnisation. Seule contrainte : la feuille de route – assez vague – du gouvernement, transmise mi-décembre, et avec laquelle plusieurs syndicats disent déjà vouloir prendre quelques libertés. Reste à savoir ce que l’exécutif fera de cet éventuel accord. Tour d’horizon des points de concorde ou de discorde entre gouvernement et syndicats.

Le retour d’une cotisation chômage ?

Dans sa tuyauterie financière pour booster le pouvoir d’achat, le gouvernement a déjà suspendu (et non pas supprimé), la cotisation chômage salariale, en échange d’une hausse de CSG. Une hérésie pour les principaux syndicats, qui réclament la restauration d’une cotisation à proprement parler. «Il faut conserver le caractère assurentiel [de l’Unédic], insiste Véronique Descacq, de la CFDT, rejointe par la CGT. Pour cela, il faut garder une cotisation chômage, quitte à baisser une autre cotisation, comme la retraite.» Pour les syndicats, c’est aussi un moyen de conserver leur légitimité à gérer l’Unédic au nom des salariés.

Une indemnisation au rabais des démissionnaires ?

D’ores et déjà, une quinzaine de cas de démissions ouvrent droit à l’assurance chômage. L’idée de départ de Macron était de l’élargir à tous les démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Mais dans la feuille de route du gouvernement, il ne s’agit plus que d’«un nouveau droit» ouvert «sous certaines conditions», à ceux qui s’inscrivent dans «une évolution professionnelle». Et pour une durée plus courte (en échange d’une suppression de la période de carence), avec une «allocation plafonnée». Si les syndicats ne sont pas contre un élargissement de l’indemnisation à davantage de démissionnaires, pas question «d’un régime spécifique au rabais», tonne Véronique Descacq. «Instaurer une indemnité forfaitaire, c’est transformer un vrai revenu de remplacement en un minimum social», poursuit-elle. Et là encore, la CFDT peut compter sur la CGT : «Dans plusieurs pays européens, on voit arriver ces indemnités forfaitaires, qui deviennent de simples filets de sécurité, prévient Denis Gravouil. Au point, pour retrouver un bon niveau d’indemnisation, de devoir souscrire une assurance privée.»

Comment lutter contre les contrats courts ?

Dans sa feuille de route, le gouvernement dénonce l’essor des contrats courts pesant sur l’assurance chômage. Et demande aux partenaires sociaux de trouver une solution. Problème : les ordonnances Pénicaud pourraient potentiellement aggraver la situation, puisque les règles régissant les CDD seront désormais décidées dans chaque branche professionnelle, et non plus par le code du travail… A défaut de propositions, le gouvernement menace le patronat d’un bonus-malus sur les cotisations chômage.

Quels indépendants indemniser ?

Le programme de Macron candidat était, là aussi, ambitieux : «tous les travailleurs», dont les indépendants, auront «droit à l’assurance chômage», promettait-il. La feuille de route, elle, ne mentionne plus – sous certaines conditions – que les indépendants en liquidation judiciaire ou le développement des assurances optionnelles. Mais p atronat et syndicats sont d’accord pour étudier le cas des travailleurs «économiquement dépendants» d’une plateforme. Chauffeurs VTC et coursiers pourraient donc bénéficier de l’assurance chômage, possiblement financée par les plateformes elles-mêmes et par la hausse de la CSG de 1,7 %. Reste à savoir si les plateformes accepteront de cotiser pour les travailleurs indépendants. «On est en pleine discussion pour trouver un compromis avec les plateformes, mais ça risque d’être difficile de trouver un accord», explique Felix Cao, de l’association Actif VTC. Un porte-parole d’Uber précise que «les chauffeurs VTC sont des travailleurs indépendants comme les autres», et qu’un effort a déjà été fait avec la proposition d’«une assurance accident gratuite». Pas gagné.

Une gouvernance à trois ?

Ce point n’est pas soumis à la négociation des partenaires sociaux, mais il les concerne directement. Dans sa feuille de route, le gouvernement précise juste que l’assurance chômage étant désormais financée en partie par la CSG – un impôt -, il devient légitime pour gérer, lui aussi, la boutique. Sans aller plus loin pour l’instant. «Soit il nous pique la place comme à l’assurance maladie, en nous laissant un strapontin, soit on continue à gérer avec le patronat, mais dans le cadre d’une lettre de cadrage», résume Denis Gravouil.

Luc Peillon , Gurvan Kristanadjaja

Liberation.fr
Publié dans:Chômage |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

L’effet Macron………………….(09/01/2018)

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La direction de PSA veut supprimer 2 200 emplois dont 1 300 en rupture conventionnelle collectiveLa direction de PSA veut supprimer 2 200 emplois, dont 1 300 en rupture conventionnelle collective, a appris franceinfo auprès de plusieurs sources syndicales, mardi 9 janvier. Cette nouvelle disposition, prévue par les ordonnances qui réforment le Code du travail, permet à l’entreprise, contrairement aux plans sociaux ou aux départs volontaires, de ne pas avoir à invoquer de difficultés économiques.
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Publié dans:Chômage, Economie |on 9 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Politique-sanction……………………(04/01/2018)

 

 

La ministre du Travail veut « remettre de l’ordre » dans les sanctions contre les chômeurs qui ne chercheraient pas de travail, et a demandé à ce que « la main ne tremble pas ».

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a confirmé jeudi sur France Inter que le gouvernement, comme Macron l’avait prévu pendant sa campagne, comptait « renforcer les sanctions » à l’encontre des chômeurs « fraudeurs » et « remettre de l’ordre dans tout ça ».

 

Un accompagnement plutôt qu’une sanction ? « La très grande majorité des demandeurs d’emploi n’ont qu’un but, c’est de retrouver un emploi et d’avoir la dignité et la fierté de vivre de son travail », a expliqué la ministre. « Quand on fait un contrôle, on découvre au passage qu’il y avait des gens qui étaient découragés (…), cela amène parfois à plus d’accompagnement et pas forcément une sanction ». Mais, « il y a une petite minorité de fraudeurs qui nuit à l’image des autres et crée un sentiment d’injustice chez les demandeurs d’emploi », a-t-elle ajouté.  »Le contrôle doit être bien fait », a-t-elle poursuivi.

Europe 1

Publié dans:Chômage |on 4 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas aura-t-il le triomphe modeste ? (27/12/2017)

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Chômage : le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 0,8% au mois de novembreAprès une légère hausse en octobre, le nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine repart à la baisse en novembre. Les chiffres communiqués, mercredi 27 décembre, par le ministère du Travail font état d’une baisse de 0,8% en novembre. Ainsi, fin novembre, en France métropolitaine, 3 454 100 personnes inscrites à Pôle Emploi étaient sans emploi (catégorie A), ce qui représente 29 500 chômeurs de moins par rapport au mois précédent.
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Publié dans:Chômage |on 27 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Sal….ds de pauvres………………………………….(27/12/2017)

Durcissement du contrôle des chômeurs : les pistes envisagées par le gouvernement

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L’Obs Il y a 10 heures
Sal....ds de pauvres........................................(27/12/2017) dans Chômage

 

Selon « le Canard enchaîné », chaque demandeur d’emploi devra remplir « un rapport d’activité mensuel ».

Le gouvernement envisage de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l’assurance chômage, assure « le Canard enchaîné » daté du 27 décembre, citant une note confidentielle du ministère du Travail.

Actuellement, en cas de recherche d’emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de manquement répété, l’allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, voire est supprimée définitivement. En cas de refus à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi, l’allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.

Selon la note citée par l’hebdomadaire satirique, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois.

En outre, chaque demandeur d’emploi devra remplir un « rapport d’activité mensuel », listant l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l’emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef.

Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle « journalier », « hebdomadaire » ou « mensuel » des demandeurs d’emploi, suscitant un tollé.

Une agence Pôle Emploi à Lille. © Copyright 2017, L’Obs Une agence Pôle Emploi à Lille.

Négociations en début d’année

La négociation sur la réforme de l’assurance chômage doit débuter le 11 janvier et s’achever mi-février. Les partenaires sociaux prévoient de négocier, entre autres, du contrôle des chômeurs, un sujet sur lequel le gouvernement souhaitait initialement garder la main.

Dans le document d’orientation envoyé mi-décembre aux syndicats et au patronat pour cadrer la négociation, le ministère du Travail explique qu’il « proposera » une réforme « du barème et des modalités de sanctions dans les semaines qui viennent ».

 

« Cette réforme permettra de moderniser les règles relatives à la proposition d’une offre raisonnable d’emploi. Elle sera génératrice d’une meilleure application des règles et d’un accompagnement plus efficace des demandeurs d’emploi ».

 

Le 22 novembre, Pôle Emploi a dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs, entamé fin 2015 : 269.000 contrôles ont abouti à 14% de sanctions.

 

Publié dans:Chômage |on 27 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Réforme de l’assurance chômage……………..(13/12/2017)

Démissionnaires, indépendants… Tout comprendre à la réforme de l’assurance chômage

Démissionnaires, indépendants... Tout comprendre à la réforme de l'assurance chômage
Muriel Pénicaud, ministre de Travail. ((ALAIN JOCARD / AFP))

Les discussions sur la réforme de l’assurance chômage débutent. Emmanuel Macron veut l’ouvrir aux indépendants et à davantage de démissionnaires.

Par L’Obs

Publié le 13 décembre 2017 à 11h04

Après la réforme du Code du Travail, Emmanuel Macron s’attaque à l’assurance-chômage. Le chantier est techniquement complexe. Il est aussi éminemment politique : le chef de l’Etat veut, conformément à une promesse de campagne, l’ouvrir aux indépendants et à davantage de démissionnaires.

Syndicats et patronat sont attendus mercredi 13 décembre à 11h30 au ministère du Travail pour une première réunion multilatérale. Leurs représentants seront reçus ensemble par Antoine Foucher, le directeur de cabinet de la ministre Muriel Pénicaud.

Signe que le dossier est délicat, la réunion, initialement prévue pendant la deuxième quinzaine de novembre, avait dû être repoussée. La réforme de l’assurance chômage est menée parallèlement à celles de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Ces trois dossiers doivent faire l’objet d’un seul projet de loi transmis au printemps au Parlement pour une adoption avant la fin de l’été.

 

Pour la réforme de l’assurance chômage, le gouvernement, lui, poursuit plusieurs objectifs. 

1L’extension aux indépendants

Le premier objectif du gouvernement est d’ouvrir les droits au chômage des indépendants. La catégorie est très diverse allant du dentiste au chauffeur de VTC, en passant par l’agriculteur.

Un rapport commandé par le gouvernement, publié jeudi 7 décembre, proposait 10 scénarios pour cette extension aux indépendants, tout en incitant, l’exécutif à avancer « avec prudence » pour concrétiser cette promesse de campagne du président Emmanuel Macron.

Les indépendants sont une « population difficile à assurer contre le risque de chômage », préviennent d’emblée les Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dans ce rapport qu’elles présentent comme une « boîte à outils ». Les deux inspections avaient été missionnées par le gouvernement pour préparer le terrain en amont de la concertation avec les partenaires sociaux.

L’Igas et l’IGF dressent donc un éventail de 10 scénarios, combinant différents paramètres : régime public ou privé, facultatif ou obligatoire, indemnisation forfaitaire ou proportionnelle aux revenus perdus, assurance mobilisable seulement en cas de liquidation judiciaire ou quel que soit le motif de cessation d’activité, indemnisation ou non des travailleurs indépendants « économiquement dépendants » en cas de forte baisse de revenu…

Selon les « faits générateurs » retenus pour accorder une allocation-chômage aux indépendants, le nombre de personnes à indemniser chaque année pourrait aller de 50.000 à 360.000, sachant que la France compte « environ 3,3 millions » d’indépendants, évaluent les inspections.

L’une des principales difficultés réside dans le fait que l’indemnisation chômage couvre, en principe, la perte « involontaire » d’emploi. Or si celle-ci se définit facilement pour un salarié (licenciement, fin de contrat…), elle est « délicate à caractériser » pour un indépendant qui, « par définition », contrôle, plus qu’un salarié, sa propre activité.

Par conséquent, les « faits générateurs » de l’indemnisation chômage des indépendants risquent d’être « plus facilement ‘manipulables’ que ceux des salariés ».

Autre problème soulevé par les deux inspections : « les revenus des travailleurs indépendants peuvent être difficiles à déterminer », ce qui pourrait être problématique pour calculer le montant d’une éventuelle indemnisation.

L’Igas et l’IGF observent, par ailleurs, une grande hétérogénéité chez les indépendants, notamment de fortes « inégalités de revenus » et des « degrés d’exposition au risque de chômage très variables ». Elles notent, en outre, des « opinions contrastées » au sein de cette population « sur l’intérêt d’une assurance-chômage ».

2Etendre les droits des démissionnaires

Le gouvernement entend aussi indemniser davantage de démissionnaires. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il souhaitait que les démissionnaires puissent bénéficier de l’assurance chômage une fois tous les cinq ans. En octobre, le président de la République avait ébauché des critères plus restrictifs, évoquant « l’existence d’un projet » pour le demandeur d’emploi.

Certains cas de démissions donnent déjà droit à indemnisation, comme lorsqu’un salarié déménage pour suivre un conjoint muté. Chaque année, 70.000 demandeurs d’emploi sont indemnisés après une démission, selon des chiffres communiqués par l’Unedic, le gestionnaire de l’assurance chômage.

Les démissions sont au nombre d’environ un million par an en France et, ces dernières années, entre 150.000 et 200.000 par an ont donné lieu à une inscription à Pôle Emploi.

Les cas où une personne démissionnaire peut prétendre à l’assurance-chômage sont listés aux nombres de 15 par l’Unedic sur son site et ont été revus à l’occasion de la dernière convention d’assurance conclue en avril 2017.

Dans quels cas l’indemnisation est-elle possible ?

  • Un salarié harcelé au travail, s’il a déposé plainte, peut être indemnisé.
  • De même si un salarié victime de violences conjugales est contraint de démissionner.
  • Un salarié qui doit déménager et donc démissionner pour suivre son enfant handicapé accueilli dans une nouvelle structure fait aussi partie des possibilités.
  • Autre cas prévu : si après un licenciement, une rupture conventionnelle ou une fin de CDD, un salarié retrouve un emploi sans s’être inscrit à Pôle Emploi ni avoir bénéficié d’indemnisation, puis démissionne dans un délai de 65 jours, il peut prétendre à une allocation.

3La gouvernance et le financement

L’extension de l’assurance-chômage au-delà des seuls salariés involontairement privés d’emploi doit s’accompagner d’une réforme de son financement et de sa gouvernance.

Aujourd’hui, le régime est financé par les cotisations salariales (2,4% du salaire brut) et patronales (4,05%). Emmanuel Macron a supprimé les cotisations salariales en les compensant par une hausse de 1,7% de la CSG, dont l’assiette est plus large.

Le gouvernement souhaite aussi introduire un bonus-malus sur les cotisations patronales, pour pénaliser les entreprises qui, par un excès de contrats courts, coûtent cher à l’assurance-chômage, une perspective qui hérisse le patronat.

Le régime, géré paritairement par les syndicats et le patronat depuis 1958, basculerait en outre vers une gestion tripartite avec un pilotage de l’Etat. Motif de ce changement : le président veut reprendre en main la gestion financière de l’indemnisation des chômeurs. De leur côté, les représentants des salariés, comme des entreprises, préféreraient le maintien de l’actuelle gouvernance du régime, paritaire.

« Tout ce qui ressemble à un ménage à trois ou à une dilution des responsabilités est susceptible d’affecter négativement le bon fonctionnement du dispositif », mettait ainsi en garde Alexandre Saubot, président (Medef) de l’Unédic, début octobre.

Le régime affiche un déficit chronique depuis 2009 et qui a atteint 4,2 milliards d’euros en 2016 (pour une dette cumulée de 30 milliards d’euros).

4Quand syndicats et patronat parlent d’une seule voix

Ces projets suscitent des inquiétudes chez les partenaires sociaux, qui, une fois n’est pas coutume, s’expriment d’une seule voix sur plusieurs sujets. Les gestionnaires de l’assurance chômage ont ainsi publié mardi un « socle de réflexion » énonçant leur diagnostic de la situation du régime et listant des mises en garde.

Sur le principe, ils partagent la volonté du gouvernement de « modérer le recours aux contrats très courts », d’accorder de nouvelles « protections » aux travailleurs des plateformes ou encore d’améliorer « la prise en compte [...] des démissionnaires ».

Mais ils mettent en garde contre des « risques », notamment financiers, d’une extension à de nouveaux bénéficiaires, sachant que la dette du régime dépasse déjà les 30 milliards d’euros. Ils plaident notamment, comme l’a fait Emmanuel Macron, pour que l’indemnisation des démissionnaires soit conditionnée à la présentation d’un « projet » professionnel, afin de « maîtriser » les « effets d’aubaine ».

Côté syndical, la crainte est en outre d’aboutir sur un régime indemnisant davantage de bénéficiaires à budget constant, ce qui déboucherait sur une baisse du montant ou de la durée des allocations. Mais, selon Jean-Claude Mailly (FO), Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe se sont engagés en octobre à ce qu’il n’y ait « pas de diminution de droits à indemnisation des demandeurs d’emploi ».

Le gouvernement ne s’y est toutefois pas engagé publiquement, l’Elysée assurant seulement vouloir garder « un système qui indemnise bien ».

Côté patronal, on s’inquiète aussi du financement de l’extension aux indépendants, redoutant au contraire la création d’une cotisation pour financer ce nouveau filet de sécurité.

(Avec AFP)

L'Obs
Publié dans:Chômage |on 13 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Chômage……………………………(24/11/2017)

Publié dans:Chômage |on 24 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Chômage……………………………(16/11/2017)

#Emploi Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point au 3e trimestre, à 9,4% en métropole

Publié le 16/11/17 à 7:37Le taux de chômage est reparti en légère hausse au troisième trimestre, augmentant de 0,2 point entre juillet et septembre pour s’établir à 9,4% de la population active en métropole et à 9,7% avec Outre-mer, selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés jeudi.

Sur un an, le taux, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en recul de 0,3 point. Sur le troisième trimestre, l’Insee a comptabilisé, en moyenne, 2,71 millions de chômeurs et 2,88 millions en France entière.

L’OBS

Publié dans:Chômage |on 16 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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