Archive pour la catégorie 'CULTURE'

L’édito de Julien Gester………………….(13/12/2017)

  • Echo

ÉditoLes lecteurs de presse française n’en auront rien su jusqu’à aujourd’hui, mais le 30 novembre paraissait dans le New York Times une enquête se faisant l’écho des accusations portées par neuf femmes à l’encontre du dramaturge Israel Horovitz, 78 ans, aux œuvres omniprésentes de Broadway à Paris – son site le présente comme rien moins que «l’auteur de théâtre américain le plus joué en France». Ces neuf femmes, de générations et d’extractions diverses, y relatent toutes des violences sexuelles exercées à leur encontre par celui qui fut leur mentor, leur employeur ou leur logeur, alors que la plupart d’entre elles n’avaient pas 20 ans au moment des faits reprochés, et que ceux-ci remontent à quelques mois ou plus de trente ans. Parmi ces victimes, à qui l’homme de théâtre a adressé dans les colonnes du New York Times des «excuses de tout son cœur» – bien qu’il affirme conserver «un souvenir divergent de certaines des situations rapportées» -, figure une Française. Aujourd’hui avocate, Frédérique Giffard avait 16 ans lorsqu’Israel Horovitz fut son hôte éphémère, et l’a, dit-elle, agressée. Vingt-six années plus tard, il n’a pu lui échapper que l’ensemble des journalistes français avaient fait l’impasse sur les révélations auxquelles elle a contribué, tandis qu’aux Etats-Unis les condamnations par la profession et les annulations de ses spectacles abondaient.

Vu d’un journal qui n’a pas plus su distinguer et relayer l’information au milieu des incessantes nouvelles répliques de l’affaire Weinstein, on se doit d’interroger avec humilité le black-out de la presse d’un pays où les pièces d’Horovitz sont pourtant assidûment montées, tant par des stars que des troupes amateures – sans que la critique soit souvent au rendez-vous, certes. Si l’on considère que les rancœurs et blessures causées par des agissements tels que ceux aujourd’hui reprochés au dramaturge ne sauraient plus demeurer silencieuses, il n’y a pas lieu que l’écho de cette nouvelle affaire reste ainsi assourdi au milieu du tumulte causé par le déboulonnement d’autres statues illustres. Le texte confié par Frédérique Giffard aux pages de Libération nous offre l’opportunité de rectifier ce passage au travers, tout en interrogeant, sans vindicte mais avec expertise et nuance, la pertinence des réponses offertes par l’Etat à l’émancipation en cours de la parole des femmes, trop longtemps demeurées doublement victimes – à la fois de violences banalisées par une culture sexiste et de l’impunité de leurs auteurs.

Julien Gester @juliengester

Publié dans:CULTURE |on 13 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’artiste et RIP…………………..(06/12/2017)

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« J’écris ces mots sans y croire » : l’émouvant communiqué de Laeticia Hallyday qui a annoncé la mort de Johnny« J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Mon homme n’est plus. » C’est par un court communiqué à l’Agence France Presse que Laeticia Hallyday a annnoncé, dans la nuit de mardi à mercredi 6 décembre, la mort de Johnny Hallyday. Nous vous livrons ici cet émouvant mot d’adieux en intégralité.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:CULTURE |on 6 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

« Bêtise ô reine du malheur »……………………(21/11/2017)

Publié dans:CULTURE |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(14/11/2017)

Libération 14 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Inclusif·ve·s ?

Changer la langue, pourquoi pas ? Elle change tout le temps. L’Académie française n’y peut pas grand-chose. Elle s’est illustrée par son habileté en donnant aux partisans de «l’écriture inclusive», destinée à rendre aux femmes leur place légitime dans l’usage du français, un argument en or. Ainsi ce sont les croûtons chamarrés qui s’opposent à la réforme : c’est donc qu’elle est de toute évidence progressiste. Voilà un service rendu à la cause féministe…

Il faut aller un peu plus loin. Rationaliser les accords, féminiser les titres professionnels, éliminer les expressions ou les règles évidemment machistes : cela se conçoit très bien. Mais il est une proposition à laquelle tout défenseur de la langue française doit s’opposer avec la plus grande énergie : le «point médian». Cette intempestive prolifération des «·e» et des «·s» est absurde. Elle est doublement illisible : dès qu’on dépasse les deux occurrences par paragraphe, le texte ralentit automatiquement la lecture en accrochant l’œil par une succession de protubérances grotesques ; et il est impossible de la lire à haute voix. Essayez : comment prononce-t-on «les avocat·e·s» ? Faut-il dire «les avocats» ? On supprime dans ce cas le féminin pourtant écrit noir sur blanc. «Les avocates» ? On élimine le masculin, ce qui va tout de même un peu au-delà des ambitions de la réforme. «Les avocateuesses» ? Elégance rare. «Les avocat, point e point s» ? Commode…

Résistance machiste ? Conservatisme obtus ? Argument facile et idiot. Toujours cette intolérance sommaire des militants, en permanence prêts à sacrifier le beau au bien… La création d’une novlangue bien-pensante servira-t-elle vraiment la cause des femmes ? Elle aura pour effet immédiat de diviser la population, de déclencher une sorte de guerre civile sémantique qui fera perdre beaucoup de temps à tout le monde. Pour introduire l’écriture inclusive, il faudrait commencer par exclure ceux qui pensent mal ? D’ailleurs les langues où ces questions d’accord ne se posent pas (elles sont nombreuses à ne pas accorder les adjectifs ou à utiliser le neutre) ont-elles favorisé l’émancipation féminine ? On doute…

Un essai pour voir. Soyons un instant «inclusifs» jusqu’au «point médian» : revient-il aux militant·e·s de décréter la langue ? La langue parlée par les un·e·s et les autres (autre·e·s ou autres ?) doit-elle obéir aux oukases (oukase·e·s ?) des théoricien·e·nes politiquement correct·e·s ?, des leader·euse·s champion·ne·s parmi les bien-pensant·e·s. Ne risque-t-on pas l’émergence d’un charabia digne des précieux·se·s ridicules, combattu·e·s par d’aussi caricaturaux·ales vieux·ieilles barbon·ne·s réactionnaires ? Joli débat… Et la littérature ? Faudra-t-il rebaptiser quelques romans ? Les Possédé·e·s de Dostoïevski ; Les Plaideur·se·s de Racine, etc. Il y a sûrement d’autres possibilités, plus élégantes, que des grammairiens ouverts pourraient proposer. Dans le cas inverse, on passe de Simone de Beauvoir à Orwell. Il y a mieux à faire pour les partisan·e·s de l’égalité…

Et aussi

Carles Puigdemont est critiquable à beaucoup d’égards. Mais il reste dans la culture démocratique. Il accepte le jeu des élections et annonce même qu’il est prêt à «ralentir» le processus d’indépendance pour négocier avec Madrid. Voilà qui est raisonnable ; il revient au gouvernement Rajoy de saisir cette perche, faute de quoi la responsabilité d’un éventuel affrontement reposera aussi sur ses épaules.

Laurent Joffrin
Publié dans:CULTURE, Etranger |on 14 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Pied de nez à Ducky…………………….(13/10/2017)

Publié dans:CULTURE |on 13 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

A table………………………….(12/10/2017)

Publié dans:CULTURE |on 12 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito du jour…………………(07/10/2017)

édito

Lagerfeld-Stromae : dandys 2017

Par Sabrina Champenois Photo Audoin Desforges — 6 octobre 2017 à 20:26
Karl Lagerfeld et Paul van Haver, dit Stromae, à Paris le 8 septembre.Zoom
Karl Lagerfeld et Paul van Haver, dit Stromae, à Paris le 8 septembre. Photo Audoin Desforges pour Libération

Le premier est un produit de la vieille Europe : allemand, fils d’un homme d’affaires suédois et d’une Prussienne, Karl Lagerfeld a 82 ou 84 ans selon les sources – lui-même affirme n’en rien savoir.

Le second incarne le métissage et le monde dépolarisé : Belge de père rwandais, Stromae a 32 ans.

Le premier a à son actif une carrière stupéfiante de longévité à succès, dans un milieu (la mode) où les êtres comme les choses sont datés en deux secondes : plus de soixante ans ont passé depuis sa nomination à la direction artistique de la maison Patou. Son arrivée chez Chanel en 1983 marque le retour en hype de la marque.

Le second a surgi en 2010 sur la scène electro, avec un hit phénoménal,Alors on danse. De la dance dépressive, addictive, sous influence brelienne, qui irrigue Cheese, son premier album et carton européen. Racine carrée (2013) avec les pics Formidable et Papaoutai franchira jusqu’à l’Atlantique.

«Retraite» ou «lever le pied» ne font pas partie du vocabulaire ni même de l’ADN de «Karl», comme inoxydable. «Paul» observe, lui, depuis la fin 2016, une mise en retrait volontaire qui a surpris tout le monde. Elle a des échos de burn out – amplifié par les séquelles d’une réaction à un antipaludique. Une fragilité qu’il ne cache pas.

Oui mais voilà : aussi dissemblables soient-ils, Karl Lagerfeld et Stromae sont des phénomènes de la pop culture contemporaine. Avec un point commun évident : l’art de la sape, de la mise en scène de soi, qui les a inscrits illico dans la mémoire collective. Deux dandys d’ici et maintenant, catogan versus chignon, qui bousculent les codes, Lagerfeld en invalidant l’équation vieux-no look-no life, Stromae (qui pioche dans le vestiaire de sa femme Coralie) en passant outre les frontières de genres et en refusant la surexposition, ce graal de l’ère Kardashian. Deux formes de liberté.

Sabrina Champenois Photo Audoin Desforges

Publié dans:CULTURE |on 7 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(07/09/2017)

Libération 07 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Politique de la compassion

«Regardez comme je suis bon !» Le président de la République, les ministres, les pouvoirs publics en général, ont déployé toutes les ressources de la mise en scène politique – cellule de crise, réunion d’urgence, voyage immédiat, communiqués et déclarations empathiques – pour bien attester de leur compassion envers les victimes de l’ouragan Irma et de leur volonté de porter immédiatement secours aux îles détruites. C’est désormais une figure obligée de la vie publique : tout dirigeant doit dans l’heure, dans la minute, montrer qu’il vit en communion avec les souffrants, qu’il partage leur malheur, qu’il se concentre toutes affaires cessantes sur leur tragique destinée. C’est la politique de la compassion.

Faut-il s’en plaindre ? Pas sûr. Preuve par l’absurde : l’indifférence de George W. Bush envers les victimes de l’ouragan Katrina, son retard à réagir publiquement, ont été jugés très sévèrement. A juste titre : cette apathie au sommet s’est aussi traduite par une criminelle lenteur dans l’organisation des secours, notamment envers les quartiers les plus déshérités. La célérité de la communication, dans le cas de l’ouragan Irma, laisse espérer une action tout aussi rapide de l’Etat français en faveur de ces lointaines victimes. Que dirait-on d’un dirigeant déclarant soudain : «J’ai mieux à faire, je m’occupe de grande politique, les sinistrés attendront» ?

Souvent le rejet de la posture compassionnelle émane d’horizons peu démocratiques. Une certaine droite conservatrice ou libérale se moque volontiers de «l’Etat neu-neu» ou du «gouvernemaman», qui prend les citoyens pour des enfants et les berce de bonnes paroles au lieu de les inciter à se prendre en mains. Aidez-vous, car l’Etat minimal, idéal des libéraux, ne vous aidera pas ! C’est ainsi qu’on théorise l’égoïsme. Une certaine extrême gauche, dans sa détestation symétrique des symboles démocratiques, dénonce l’artifice médiatique dispensé par une conjuration de manipulateurs, destiné à masquer «les vrais problèmes» par l’émotion, à surfer sur les catastrophes naturelles pour faire oublier les calamités sociales. Compassion, manipulation !

Emotion

Deux ouvrages éclairent utilement l’affaire, l’Homme compassionnel, de Myriam Revault d’Allonnes et le Temps des victimes, de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez-Larivière. Ils convergent vers un même diagnostic. La politique de la compassion est un progrès de la démocratie. Dans une société égalitaire, où les dignités sont semblables, où les droits sont équitablement distribués, tout dirigeant doit être de plain-pied avec les gens de peu et – même si c’est hypocritement (l’hommage du vice à la vertu…) – témoigner de sa solidarité. Si nous sommes égaux en droit, ceux d’en haut ne sauraient ignorer les malheurs de ceux d’en bas. Vigilante, l’opinion publique se charge de les rappeler à leurs devoirs. Amartya Sen, prix Nobel d’économie, philosophe anglo-indien, a consacré sa thèse de jeunesse à la comparaison d’une famine dans la Chine communiste et l’Inde démocratique. Les victimes furent largement abandonnées en Chine, le parti et les bureaucrates réagissant avec lenteur, alors que dans l’Inde inégalitaire mais démocratique, les dirigeants houspillés par la presse et l’opinion, durent faire diligence. Les démocraties, soi-disant inefficaces et shootées aux médias, s’occupent mieux des victimes que les dictatures progressistes…

A condition de ne pas laisser l’émotion tout brouiller. C’est le revers de la médaille compassionnelle. La solidarité immédiate ne doit pas épargner aux pouvoirs publics la mise en cause politique. Dans le cas de Saint-Martin, il apparaît que l’Etat porte une responsabilité. En 1995, un autre ouragan avait obligé l’administration à édicter de nouvelles normes, à définir des précautions nécessaires. Mais la relative indifférence dans laquelle vit cette île tropicale, loin de la Guadeloupe, a empêché qu’on applique avec rigueur les lois communes de sauvegarde du littoral. Il est probable qu’on a construit impudemment, trop près de la mer. Au-delà de la compassion, voilà qui mérite enquête.

On sait aussi que Saint-Barthélemy a attiré au bord de ses plages paradisiaques la plus grande concentration de people de la terre. Kate Moss, Tom Hanks, Bono, Bill Gates, Johnny Hallyday, et autres dieux vivants de la jet-set, ont élu domicile sous ses palmiers. Quid des rapports sociaux dans ce paradis pour milliardaires ? Les «beautiful people» ont-ils participé autant que nécessaire à la vie collective de l’île qui les a accueillis, où la misère, par définition, côtoie la plus grande richesse ? Seront-ils solidaires, eux dont la villa de rêve a été légèrement endommagée, tandis que la maison achetée à crédit par ceux qui nettoient leur piscine n’existe plus ? Au-delà de la compassion, voilà qui mérite enquête. Sans émotion, point de solidarité. Mais avec la seule émotion, point de politique.

Laurent Joffrin
Publié dans:CULTURE |on 7 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Le billet de Nadine…………………….(28/08/2017)

Le billet de Nadine.........................(28/08/2017) dans CULTURE
Nadine
28 août, 06:00
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 28 août au dimanche 03 septembre 2017

1er septembre 1789 : Les députés de la Constituante s’attribuent une indemnité journalière

Le 1er septembre 1789, à Versailles, les députés de l’Assemblée nationale constituante adoptent par décret le principe d’une indemnité journalière de 18 livres. Mirabeau, député du tiers état aux états généraux, y voit à juste titre une grande avancée démocratique : « Si une modique rétribution permet au citoyen le moins opulent de remplir ce poste honorable, vous excitez une émulation universelle. Vous vous ouvrez pour vos élections un champ illimité. Votre Sénat sera composé de vrais défenseurs du peuple, de vrais représentants de la classe la plus nombreuse, des meilleurs citoyens dont le choix même atteste les vertus. »
Ce principe ne sera que brièvement remis en cause au début du Second Empire et par le régime de Vichy. Théorisé par le sociologue Max Weber en 1919 dans une conférence intitulée La Politique comme vocation, il va faire du député et plus généralement des élus des « professionnels de la politique » et les mettre à l’abri, théoriquement, des tentations coupables et de la corruption…

 dans CULTURE
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 28 août au dimanche 03 septembre 2017

1er septembre 1789 : Les déput…

Publié dans:CULTURE |on 28 août, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Didier Peron…………………..(21/08/2017)

EDITORIAL

Radicalités

Par Didier Péron — 20 août 2017 à 18:46
Des militants d’Act Up tentent de menotter Dominique Charvet, alors directeur de l’Agence de lutte contre le sida, jugée trop timorée dans la prévention.Zoom
Des militants d’Act Up tentent de menotter Dominique Charvet, alors directeur de l’Agence de lutte contre le sida, jugée trop timorée dans la prévention. Photo Thierry Dudoit

ÉditoEn mai 1983, Libération publie un événement sur le «cancer gay» (que les Américains désignent par le sigle «Aids»), une «maladie très moderne», écrit le journaliste Eric Conan, qualifiée aussi de «rapide, mystérieuse et redoutable». Dans ce même numéro, une critique évoque l’ultime chef-d’œuvre de Robert Bresson, l’Argent, tout juste présenté au Festival de Cannes. Il se trouve que dans un plan de ce film, on voit une main de jeune homme tendre, sous un pupitre, une cassette audio à un autre. Dans ce plan, cité trente-cinq ans plus tard dans 120 Battements par minute, la main était celle de Robin Campillo. Il a alors 20 ans et ne sait pas encore à quel point, jeune cinéphile et homosexuel, l’épidémie du sida va le poursuivre, le hanter, le paralyser et finalement le jeter dans l’action militante puis lui offrir la matière d’un film, son troisième long métrage, qui paraît aujourd’hui rassembler des publics et des sensibilités pourtant inégalement réceptives à la radicalité sexuelle et politique d’Act Up. Par-delà l’émotion que suscite un film fleuve qui sait intelligemment considérer tous les aspects d’une époque traumatique (les années 90 où l’épidémie fait des ravages) et raconter une rencontre amoureuse bordurée par la menace d’une mort précoce, 120 BPM vient aussi chavirer d’autres zones plus discrètes. Par l’exemple, par la fiction, par la mémoire, il actualise notre propre rapport à la norme qu’un libéralisme faussement pondéré préconise pour mieux faciliter son appétit de violence inégalitaire. Campillo a aussi plusieurs fois comparé le statut d’Act Up à celui du collectif en faveur d’Adama Traoré, entre autres, superposant deux situations de luttes minoritaires et la pérennité des stratégies de discrédit institutionnel qui tendent à les éliminer du jeu. Les battements du film tambourinent aux portes des injustices présentes et incitent les plus timorés d’entre nous à retrouver le goût de la colère.

Didier Péron

Publié dans:CULTURE |on 21 août, 2017 |Pas de commentaires »
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