Archive pour la catégorie 'CULTURE'

La lettre de Laurent Joffrin……………….(07/09/2017)

Libération 07 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Politique de la compassion

«Regardez comme je suis bon !» Le président de la République, les ministres, les pouvoirs publics en général, ont déployé toutes les ressources de la mise en scène politique – cellule de crise, réunion d’urgence, voyage immédiat, communiqués et déclarations empathiques – pour bien attester de leur compassion envers les victimes de l’ouragan Irma et de leur volonté de porter immédiatement secours aux îles détruites. C’est désormais une figure obligée de la vie publique : tout dirigeant doit dans l’heure, dans la minute, montrer qu’il vit en communion avec les souffrants, qu’il partage leur malheur, qu’il se concentre toutes affaires cessantes sur leur tragique destinée. C’est la politique de la compassion.

Faut-il s’en plaindre ? Pas sûr. Preuve par l’absurde : l’indifférence de George W. Bush envers les victimes de l’ouragan Katrina, son retard à réagir publiquement, ont été jugés très sévèrement. A juste titre : cette apathie au sommet s’est aussi traduite par une criminelle lenteur dans l’organisation des secours, notamment envers les quartiers les plus déshérités. La célérité de la communication, dans le cas de l’ouragan Irma, laisse espérer une action tout aussi rapide de l’Etat français en faveur de ces lointaines victimes. Que dirait-on d’un dirigeant déclarant soudain : «J’ai mieux à faire, je m’occupe de grande politique, les sinistrés attendront» ?

Souvent le rejet de la posture compassionnelle émane d’horizons peu démocratiques. Une certaine droite conservatrice ou libérale se moque volontiers de «l’Etat neu-neu» ou du «gouvernemaman», qui prend les citoyens pour des enfants et les berce de bonnes paroles au lieu de les inciter à se prendre en mains. Aidez-vous, car l’Etat minimal, idéal des libéraux, ne vous aidera pas ! C’est ainsi qu’on théorise l’égoïsme. Une certaine extrême gauche, dans sa détestation symétrique des symboles démocratiques, dénonce l’artifice médiatique dispensé par une conjuration de manipulateurs, destiné à masquer «les vrais problèmes» par l’émotion, à surfer sur les catastrophes naturelles pour faire oublier les calamités sociales. Compassion, manipulation !

Emotion

Deux ouvrages éclairent utilement l’affaire, l’Homme compassionnel, de Myriam Revault d’Allonnes et le Temps des victimes, de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez-Larivière. Ils convergent vers un même diagnostic. La politique de la compassion est un progrès de la démocratie. Dans une société égalitaire, où les dignités sont semblables, où les droits sont équitablement distribués, tout dirigeant doit être de plain-pied avec les gens de peu et – même si c’est hypocritement (l’hommage du vice à la vertu…) – témoigner de sa solidarité. Si nous sommes égaux en droit, ceux d’en haut ne sauraient ignorer les malheurs de ceux d’en bas. Vigilante, l’opinion publique se charge de les rappeler à leurs devoirs. Amartya Sen, prix Nobel d’économie, philosophe anglo-indien, a consacré sa thèse de jeunesse à la comparaison d’une famine dans la Chine communiste et l’Inde démocratique. Les victimes furent largement abandonnées en Chine, le parti et les bureaucrates réagissant avec lenteur, alors que dans l’Inde inégalitaire mais démocratique, les dirigeants houspillés par la presse et l’opinion, durent faire diligence. Les démocraties, soi-disant inefficaces et shootées aux médias, s’occupent mieux des victimes que les dictatures progressistes…

A condition de ne pas laisser l’émotion tout brouiller. C’est le revers de la médaille compassionnelle. La solidarité immédiate ne doit pas épargner aux pouvoirs publics la mise en cause politique. Dans le cas de Saint-Martin, il apparaît que l’Etat porte une responsabilité. En 1995, un autre ouragan avait obligé l’administration à édicter de nouvelles normes, à définir des précautions nécessaires. Mais la relative indifférence dans laquelle vit cette île tropicale, loin de la Guadeloupe, a empêché qu’on applique avec rigueur les lois communes de sauvegarde du littoral. Il est probable qu’on a construit impudemment, trop près de la mer. Au-delà de la compassion, voilà qui mérite enquête.

On sait aussi que Saint-Barthélemy a attiré au bord de ses plages paradisiaques la plus grande concentration de people de la terre. Kate Moss, Tom Hanks, Bono, Bill Gates, Johnny Hallyday, et autres dieux vivants de la jet-set, ont élu domicile sous ses palmiers. Quid des rapports sociaux dans ce paradis pour milliardaires ? Les «beautiful people» ont-ils participé autant que nécessaire à la vie collective de l’île qui les a accueillis, où la misère, par définition, côtoie la plus grande richesse ? Seront-ils solidaires, eux dont la villa de rêve a été légèrement endommagée, tandis que la maison achetée à crédit par ceux qui nettoient leur piscine n’existe plus ? Au-delà de la compassion, voilà qui mérite enquête. Sans émotion, point de solidarité. Mais avec la seule émotion, point de politique.

Laurent Joffrin
Publié dans:CULTURE |on 7 septembre, 2017 |1 Commentaire »

Le billet de Nadine…………………….(28/08/2017)

Le billet de Nadine.........................(28/08/2017) dans CULTURE
Nadine
28 août, 06:00
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 28 août au dimanche 03 septembre 2017

1er septembre 1789 : Les députés de la Constituante s’attribuent une indemnité journalière

Le 1er septembre 1789, à Versailles, les députés de l’Assemblée nationale constituante adoptent par décret le principe d’une indemnité journalière de 18 livres. Mirabeau, député du tiers état aux états généraux, y voit à juste titre une grande avancée démocratique : « Si une modique rétribution permet au citoyen le moins opulent de remplir ce poste honorable, vous excitez une émulation universelle. Vous vous ouvrez pour vos élections un champ illimité. Votre Sénat sera composé de vrais défenseurs du peuple, de vrais représentants de la classe la plus nombreuse, des meilleurs citoyens dont le choix même atteste les vertus. »
Ce principe ne sera que brièvement remis en cause au début du Second Empire et par le régime de Vichy. Théorisé par le sociologue Max Weber en 1919 dans une conférence intitulée La Politique comme vocation, il va faire du député et plus généralement des élus des « professionnels de la politique » et les mettre à l’abri, théoriquement, des tentations coupables et de la corruption…

 dans CULTURE
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 28 août au dimanche 03 septembre 2017

1er septembre 1789 : Les déput…

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L’édito de Didier Peron…………………..(21/08/2017)

EDITORIAL

Radicalités

Par Didier Péron — 20 août 2017 à 18:46
Des militants d’Act Up tentent de menotter Dominique Charvet, alors directeur de l’Agence de lutte contre le sida, jugée trop timorée dans la prévention.Zoom
Des militants d’Act Up tentent de menotter Dominique Charvet, alors directeur de l’Agence de lutte contre le sida, jugée trop timorée dans la prévention. Photo Thierry Dudoit

ÉditoEn mai 1983, Libération publie un événement sur le «cancer gay» (que les Américains désignent par le sigle «Aids»), une «maladie très moderne», écrit le journaliste Eric Conan, qualifiée aussi de «rapide, mystérieuse et redoutable». Dans ce même numéro, une critique évoque l’ultime chef-d’œuvre de Robert Bresson, l’Argent, tout juste présenté au Festival de Cannes. Il se trouve que dans un plan de ce film, on voit une main de jeune homme tendre, sous un pupitre, une cassette audio à un autre. Dans ce plan, cité trente-cinq ans plus tard dans 120 Battements par minute, la main était celle de Robin Campillo. Il a alors 20 ans et ne sait pas encore à quel point, jeune cinéphile et homosexuel, l’épidémie du sida va le poursuivre, le hanter, le paralyser et finalement le jeter dans l’action militante puis lui offrir la matière d’un film, son troisième long métrage, qui paraît aujourd’hui rassembler des publics et des sensibilités pourtant inégalement réceptives à la radicalité sexuelle et politique d’Act Up. Par-delà l’émotion que suscite un film fleuve qui sait intelligemment considérer tous les aspects d’une époque traumatique (les années 90 où l’épidémie fait des ravages) et raconter une rencontre amoureuse bordurée par la menace d’une mort précoce, 120 BPM vient aussi chavirer d’autres zones plus discrètes. Par l’exemple, par la fiction, par la mémoire, il actualise notre propre rapport à la norme qu’un libéralisme faussement pondéré préconise pour mieux faciliter son appétit de violence inégalitaire. Campillo a aussi plusieurs fois comparé le statut d’Act Up à celui du collectif en faveur d’Adama Traoré, entre autres, superposant deux situations de luttes minoritaires et la pérennité des stratégies de discrédit institutionnel qui tendent à les éliminer du jeu. Les battements du film tambourinent aux portes des injustices présentes et incitent les plus timorés d’entre nous à retrouver le goût de la colère.

Didier Péron

Publié dans:CULTURE |on 21 août, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………(26/07/2017)

EDITO

Flux massif

Par Laurent Joffrin — 25 juillet 2017 à 20:36
Au pied de la Tour Eiffel, le 25 juillets 2017.<br />
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Au pied de la Tour Eiffel, le 25 juillets 2017. Photo Julien Mignot

ÉditoEncore une réalité ignorée par le masochisme national. Ce pays que les déclinistes jugent en perdition est la première destination touristique du monde, de même qu’il reste la cinquième puissance économique de la planète (ou la sixième selon le mode de calcul), l’un des plus riches en tout cas, et qu’il place dans le top 100 des grandes entreprises de la planète un nombre respectable de sociétés prospères et offensives. Mieux : les chiffres de la fréquentation sont repartis à la hausse après l’inquiétude post- attentats. L’objectif des 100 millions de visiteurs sera très probablement atteint à brève échéance. Autant qu’à son patrimoine d’une insigne richesse et à un effort culturel jamais démenti, la France doit cette réussite à la compétence remarquable de son industrie touristique, qui accueille plus de visiteurs que les Etats-Unis avec une population quatre fois moindre. Ce succès, néanmoins, oblige. Sur le plan pratique, il faut réguler l’affluence désormais étouffante des touristes dans certains lieux emblématiques, qui deviennent quasi inaccessibles. Il faut ensuite offrir plus de services à une population nomade qui visite beaucoup mais dépense peu. Première au monde pour le nombre de visiteurs, la France est 53e pour l’argent dépensé par tête. Signe de démocratisation, certes, mais aussi indice d’une insuffisance de l’offre. Il faut enfin déconcentrer ce flux massif qui encombre les monuments parisiens et les villes du Sud mais néglige des régions entières pourtant riches en histoire et en paysages. Le laisser-faire touristique n’y suffira pas : seule une action volontaire, pour fédérer les initiatives, et coordonnée par les pouvoirs publics, locaux ou nationaux, permettra de valoriser un atout économique et culturel sans pareil. N’en déplaise aux nationalistes, l’ouverture mondiale qu’on dénigre trop souvent pendant les campagnes électorales, est une planche de salut.

Laurent Joffrin

Liberation.fr
Publié dans:CULTURE |on 26 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Les Allemands étaient un peu là quand même…(16/07/2017)

Publié dans:CULTURE |on 16 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Edito « Qulturel »………………(06/04/2017)

Éditorial

«A bras ouverts», le pire contre-attaque

Par Julien Gester — 5 avril 2017 à 20:36
 Christian Clavier et Ary Abittan dans A bras ouvertsZoom
Christian Clavier et Ary Abittan dans A bras ouverts Photo SND

Au début de l’année, les lieutenants de Marine Le Pen avaient donné de la voix pour s’indigner sur la foi d’une bande-annonce qu’un film, Chez nous de Lucas Belvaux, puisse s’attaquer de façon guère déguisée à leur parti et ses méthodes, avec l’appui, notamment, d’un préachat de France Télévisions. «Je trouve ça proprement scandaleux qu’en pleine campagne présidentielle, à deux mois du vote, on sorte dans les salles françaises un film qui est clairement anti-FN», s’était indigné Florian Philippot, jugeant même que c’était là «s’abîmer» que de prendre part à pareil pamphlet : «Pourquoi ? […] Pour une petite médaille en chocolat ? Pour service rendu au système ?» Cela avant de proposer de «mettre le budget de ce film sur les comptes de campagne de [ses] adversaires».

Ce n’est pourtant pas l’humanisme qui étouffe l’ordinaire des grosses comédies gauloises, dont la domination s’exerce sur le box-office national. Et heureusement, d’autres chaînes de télé sont là pour damer le pion dudit «système», rétablissant ainsi un peu de pluralisme idéologique dans le trop purulemment gauchiste cinéma français. Très confortablement financé et distribué par le groupe M6 notamment, A bras ouverts est sorti en salles mercredi sur plus de 600 écrans – presque trois fois plus que Chez nous -, à trois semaines du premier tour, et l’on n’a pour l’heure pas entendu de voix s’élever au FN pour proposer de prendre les 17,2 millions d’euros de budget estimé à son compte.

Sous couvert de farce, le film de Philippe de Chauveron, après le mégacarton Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, paraît pourtant illustrer trait pour trait la xénophobie et les fantasmes entretenus par les imprécations du parti d’extrême droite, tant vis-à-vis des élites intellectuelles, médiatiques et artistiques que – et c’est autrement plus grave – vis-à-vis de la communauté rom. Jusqu’à faire bramer à Elsa Zylberstein le slogan maison : «On est chez nous !» Le film relate comment un essayiste et grand bourgeois de gauche – joué par Christian Clavier, qui repousse ainsi les limites connues du rôle de composition – pris au mot par un rival de débat télé se trouve contraint d’offrir l’hospitalité de sa demeure avec domestique de «Marne-la-Coquette» à une grouillante famille de gens du voyage. Un envahissement très littéralement filmé comme tel, d’abord subi dans un haut-le-cœur, avant que le progressiste tartufard n’y flaire l’opportunité d’une publicité valable pour écouler son dernier essai.

Outre l’abjecte et folklorique caractérisation de ses convives sans-gêne – des brutes sales, bêtes et méchantes, mais aussi des voleurs, menteurs, misogynes et arriérés se nourrissant de taupes et de hérissons -, dévouée à consolider un à un les pires stéréotypes racistes, le film ne se prive pas de prêter corps, avec force déprédations et autres cochons en vadrouille dans la cuisine, aux idées fixes de l’extrême droite sur une infiltration barbare et parasite de nos villes et demeures. On y reconnaît sans mal la patte du réalisateur, qui pointait déjà dans son précédent film les travers (hier le racisme, aujourd’hui la veulerie et la cupidité) de ses personnages comme seuls gènes communs à des communautés réconciliables uniquement par le bas. Alors que le film se rêve «LA comédie des vacances de Pâques», aux spectateurs tentés par l’expérience de la banalité haineuse 2017 de peser quelle vision du cinéma, du rire et du monde ils feraient ainsi prospérer.

Julien Gester @juliengester

Publié dans:CULTURE |on 6 avril, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de David Carzon……………….(13/03/2017)

Editorial

28 ans après sa naissance, reprendre la main sur le Web

Par David Carzon — 12 mars 2017 à 19:56
Le Britannique Tim Berners-Lee, inventeur du «World Wide Web», participe à un colloque à Lyon, le 18 avril 2012. Photo Philippe Desmazes. AFP

  • 28 ans après sa naissance, reprendre la main sur le Web

ÉditoIl y a 28 ans, jour pour jour, Tim Berners-Lee, ingénieur au Cern, concevait une interface pour mettre en réseau des ordinateurs les uns avec les autres. L’acte de naissance du World Wide Web. A l’occasion de cet anniversaire, Tim Berners-Lee, devenu figure majeure du Web tel que nous le connaissons, publie une tribune pour dénoncer l’abandon de nos données personnelles à des entreprises pas toujours bien intentionnées en échange de services gratuits, ainsi que la désinformation favorisée par les réseaux sociaux.

Cette tribune résonne avec l’enquête que nous publions sur la manière dont Facebook est devenu un outil de «réinformation», mot qui ne cache pas seulement la défiance envers les médias traditionnels mais aussi des stratégies élaborées de déstabilisation et de propagande. Nous avons pu mesurer l’impact sur Facebook des contenus produits par des médias classiques, alternatifs ou issus de la fachosphère, et le résultat incite à la réflexion tant le contenu prime sur l’émetteur. Les réseaux sociaux, lieux de consommation massive d’actualité, ont accéléré la circulation des informations indépendamment de la question de savoir qui les a produites. Un blogueur vidéo peut avoir plus d’impact viral qu’un grand quotidien. C’est plutôt sain.

A condition de se demander à chaque fois d’où vient l’info. S’interroger sur la source, se demander si elle est crédible, décrypter une image ou une vidéo, ces réflexes ne sont pas ancrés alors que nous n’avons jamais eu autant d’outils ou de données pour le faire. Si le doute existe, il profite à ceux qui pratiquent le jeu de la désinformation et savent mieux jouer des algorithmes. Il y a les autres pour lesquels le doute n’existe pas, et les infos qu’ils partagent correspondent à leur vision du monde. Reprendre la main, garder le contrôle, construire des règles communes, ce sont les conseils de Tim Berners-Lee pour progresser. Et ça concerne aussi bien les médias que les lecteurs.

David Carzon

Liberation.frvid Carzon
Publié dans:CULTURE |on 13 mars, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’ami………………………………(02/01/17)

Alerte info

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est mort à l’âge de 60 ansL’ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, est mort à l’âge de 60 ans, a annoncé sa famille à l’AFP, lundi 2 janvier. En juin, il avait quitté ses fonctions de président de l’Agence du service civique et de Haut-commissaire à l’engagement civique « pour raisons de santé ».
Publié dans:CULTURE |on 2 janvier, 2017 |Pas de commentaires »

Quand Rabaste fait du social…………………………..(27/11/2015)

Nouvel article sur Le Chellois

Quand Rabaste fait du social................................(27/11/2015) dans CULTURE blavatar
 dans CULTURE

Accueil dans les écoles : ça gronde chez les parents d’élèves

by Ludovic FRANCISCO

« Quand tu as déjà plus de 1h30 de trajet pour aller bosser et que tu te tapes un surplus de retard parce que tu fais le pied de grue devant l’école de ton gosse qu’on veuille bien venir t’ouvrir ! Je suis en retard tous les matins depuis mardi ! » Ce message, déposé hier sur la page Facebook « Tu sais que tu viens de Chelles quand », traduit bien l’exaspération des parents d’élèves, cinq jours après la mise en place de nouvelles règles d’accès dans les écoles primaires de la ville.

L’une de ces consignes, en particulier, est particulièrement impopulaire. Elle concerne l’accueil des enfants dans les accueils de loisirs, le matin et en fin d’après-midi. Un dispositif qui profite à de nombreux parents, qui n’ont pas la possibilité de déposer ou de récupérer leur enfant aux horaires de classe.

Un système « rigide » pour les parents

La mairie a choisi d’organiser l’entrée et la sortie des élèves « par vagues ». Chaque demi-heure, entre 7 heures et 8h30 puis entre 17 heures et 19 heures, un animateur se déplace jusqu’à la grille pour accompagner les enfants. Un système jugé « rigide » par les parents, qui se plaignent, outre le fait d’avoir à patienter parfois de longues minutes sous le froid, d’infliger de longues journées à leur progéniture et d’arriver en retard au travail.

« En temps normal, je dépose mon fils à 7h15 à l’accueil loisirs Curie, je prends mon train à 7h32 et j’arrive au travail avant 9 heures. Avec les horaires imposés, je dois attendre 7h30 pour déposer mon fils. Résultat, j’arrive au boulot à 10h15… », se plaint une maman chelloise, qui travaille à la Défense.

La FCPE écrit à la municipalité

Des désagréments en cascade qui ont poussé Céline Baudouin, présidente de la FCPE primaire à Chelles, à solliciter un rendez-vous en urgence auprès de Nicole Saunier, l’adjointe (LR) au maire en charge de l’Education. La représentante des parents d’élèves souhaite avant tout soulever « les problèmes de sécurité et l’incohérence de ces mesures par rapport aux consignes gouvernementales ».

Dans une note transmise à ses personnels, l’Education Nationale appelle en effet à éviter tout attroupement devant les écoles, tout en demandant aux parents de ne pas s’attarder devant les grilles. « Avec ces mesures propres à Chelles, c’est tout l’inverse qui se produit. Ces rassemblements de parents et d’enfants les mettent dans une situation d’insécurité au regard de ce qui passe dans notre pays actuellement », regrette Céline Baudouin.

Vers un assouplissement ?

Un assouplissement des règles est espéré par les parents d’élèves, avec notamment l’ajout de créneaux horaires, tous les quarts d’heure par exemple. Les directeurs d’école devraient évoquer le sujet cet après-midi lors d’une réunion avec l’Inspection d’Académie.

Ludovic FRANCISCO | novembre 27, 2015 à 12:28 | Tags: accueil, actu, école, parents d’élève | Catégories: A la une | URL: http://wp.me/p4jE1t-2Gv

 

Publié dans:CULTURE |on 27 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Ministre de la Culture………………………..(15/11/2015)

Ministère de la Culture et de la Communication a partagé un lien : « Réouverture des établissements….

Ministre de la Culture.............................(15/11/2015) dans CULTURE profile_mask_2x
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Ministère de la Culture et de la Communication
Ministère de la Culture et de la Communication a partagé un lien : « Réouverture des établissements… »
Réouverture des établissements culturels d’Ile-de-France ce lundi 16 novembre 2015 – Ministère…
bit.ly
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a souhaité réunir, dimanche 15 novembre, l’ensemble des dirigeants des établissements publics culturels d’Ile-de-France. La Ministre a redit avec force et solennité que, dans les moments tragiques que traverse la France, la…
Publié dans:CULTURE |on 15 novembre, 2015 |Pas de commentaires »
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