Archive pour la catégorie 'CULTURE'

L’édito de David Carzon……………….(13/03/2017)

Editorial

28 ans après sa naissance, reprendre la main sur le Web

Par David Carzon — 12 mars 2017 à 19:56
Le Britannique Tim Berners-Lee, inventeur du «World Wide Web», participe à un colloque à Lyon, le 18 avril 2012. Photo Philippe Desmazes. AFP

  • 28 ans après sa naissance, reprendre la main sur le Web

ÉditoIl y a 28 ans, jour pour jour, Tim Berners-Lee, ingénieur au Cern, concevait une interface pour mettre en réseau des ordinateurs les uns avec les autres. L’acte de naissance du World Wide Web. A l’occasion de cet anniversaire, Tim Berners-Lee, devenu figure majeure du Web tel que nous le connaissons, publie une tribune pour dénoncer l’abandon de nos données personnelles à des entreprises pas toujours bien intentionnées en échange de services gratuits, ainsi que la désinformation favorisée par les réseaux sociaux.

Cette tribune résonne avec l’enquête que nous publions sur la manière dont Facebook est devenu un outil de «réinformation», mot qui ne cache pas seulement la défiance envers les médias traditionnels mais aussi des stratégies élaborées de déstabilisation et de propagande. Nous avons pu mesurer l’impact sur Facebook des contenus produits par des médias classiques, alternatifs ou issus de la fachosphère, et le résultat incite à la réflexion tant le contenu prime sur l’émetteur. Les réseaux sociaux, lieux de consommation massive d’actualité, ont accéléré la circulation des informations indépendamment de la question de savoir qui les a produites. Un blogueur vidéo peut avoir plus d’impact viral qu’un grand quotidien. C’est plutôt sain.

A condition de se demander à chaque fois d’où vient l’info. S’interroger sur la source, se demander si elle est crédible, décrypter une image ou une vidéo, ces réflexes ne sont pas ancrés alors que nous n’avons jamais eu autant d’outils ou de données pour le faire. Si le doute existe, il profite à ceux qui pratiquent le jeu de la désinformation et savent mieux jouer des algorithmes. Il y a les autres pour lesquels le doute n’existe pas, et les infos qu’ils partagent correspondent à leur vision du monde. Reprendre la main, garder le contrôle, construire des règles communes, ce sont les conseils de Tim Berners-Lee pour progresser. Et ça concerne aussi bien les médias que les lecteurs.

David Carzon

Liberation.frvid Carzon
Publié dans:CULTURE |on 13 mars, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’ami………………………………(02/01/17)

Alerte info

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est mort à l’âge de 60 ansL’ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, est mort à l’âge de 60 ans, a annoncé sa famille à l’AFP, lundi 2 janvier. En juin, il avait quitté ses fonctions de président de l’Agence du service civique et de Haut-commissaire à l’engagement civique « pour raisons de santé ».
Publié dans:CULTURE |on 2 janvier, 2017 |Pas de commentaires »

Quand Rabaste fait du social…………………………..(27/11/2015)

Nouvel article sur Le Chellois

Quand Rabaste fait du social................................(27/11/2015) dans CULTURE blavatar
 dans CULTURE

Accueil dans les écoles : ça gronde chez les parents d’élèves

by Ludovic FRANCISCO

« Quand tu as déjà plus de 1h30 de trajet pour aller bosser et que tu te tapes un surplus de retard parce que tu fais le pied de grue devant l’école de ton gosse qu’on veuille bien venir t’ouvrir ! Je suis en retard tous les matins depuis mardi ! » Ce message, déposé hier sur la page Facebook « Tu sais que tu viens de Chelles quand », traduit bien l’exaspération des parents d’élèves, cinq jours après la mise en place de nouvelles règles d’accès dans les écoles primaires de la ville.

L’une de ces consignes, en particulier, est particulièrement impopulaire. Elle concerne l’accueil des enfants dans les accueils de loisirs, le matin et en fin d’après-midi. Un dispositif qui profite à de nombreux parents, qui n’ont pas la possibilité de déposer ou de récupérer leur enfant aux horaires de classe.

Un système « rigide » pour les parents

La mairie a choisi d’organiser l’entrée et la sortie des élèves « par vagues ». Chaque demi-heure, entre 7 heures et 8h30 puis entre 17 heures et 19 heures, un animateur se déplace jusqu’à la grille pour accompagner les enfants. Un système jugé « rigide » par les parents, qui se plaignent, outre le fait d’avoir à patienter parfois de longues minutes sous le froid, d’infliger de longues journées à leur progéniture et d’arriver en retard au travail.

« En temps normal, je dépose mon fils à 7h15 à l’accueil loisirs Curie, je prends mon train à 7h32 et j’arrive au travail avant 9 heures. Avec les horaires imposés, je dois attendre 7h30 pour déposer mon fils. Résultat, j’arrive au boulot à 10h15… », se plaint une maman chelloise, qui travaille à la Défense.

La FCPE écrit à la municipalité

Des désagréments en cascade qui ont poussé Céline Baudouin, présidente de la FCPE primaire à Chelles, à solliciter un rendez-vous en urgence auprès de Nicole Saunier, l’adjointe (LR) au maire en charge de l’Education. La représentante des parents d’élèves souhaite avant tout soulever « les problèmes de sécurité et l’incohérence de ces mesures par rapport aux consignes gouvernementales ».

Dans une note transmise à ses personnels, l’Education Nationale appelle en effet à éviter tout attroupement devant les écoles, tout en demandant aux parents de ne pas s’attarder devant les grilles. « Avec ces mesures propres à Chelles, c’est tout l’inverse qui se produit. Ces rassemblements de parents et d’enfants les mettent dans une situation d’insécurité au regard de ce qui passe dans notre pays actuellement », regrette Céline Baudouin.

Vers un assouplissement ?

Un assouplissement des règles est espéré par les parents d’élèves, avec notamment l’ajout de créneaux horaires, tous les quarts d’heure par exemple. Les directeurs d’école devraient évoquer le sujet cet après-midi lors d’une réunion avec l’Inspection d’Académie.

Ludovic FRANCISCO | novembre 27, 2015 à 12:28 | Tags: accueil, actu, école, parents d’élève | Catégories: A la une | URL: http://wp.me/p4jE1t-2Gv

 

Publié dans:CULTURE |on 27 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Ministre de la Culture………………………..(15/11/2015)

Ministère de la Culture et de la Communication a partagé un lien : « Réouverture des établissements….

Ministre de la Culture.............................(15/11/2015) dans CULTURE profile_mask_2x
Boîte de réception
x

Facebook

20:34 (Il y a 1 heure)

cleardot dans CULTURE
À moi
cleardot
facebook
Ministère de la Culture et de la Communication
Ministère de la Culture et de la Communication a partagé un lien : « Réouverture des établissements… »
Réouverture des établissements culturels d’Ile-de-France ce lundi 16 novembre 2015 – Ministère…
bit.ly
Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a souhaité réunir, dimanche 15 novembre, l’ensemble des dirigeants des établissements publics culturels d’Ile-de-France. La Ministre a redit avec force et solennité que, dans les moments tragiques que traverse la France, la…
Publié dans:CULTURE |on 15 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Une enquête « francetvinfo »……………………………(28/10/2015)

Cette infographie vous montre où il est possible de toucher les gens.

Des scientifiques ont créé une « carte du corps » qui révèle les zones sur lesquelles nous tolérons, ou non, un contact physique, et par qui (amis, parents, étrangers, etc.).

Une enquête
(PROCEEDINGS OF THE NATIONAL ACADEMY OF SCIENCES IN AMERICA)
francetv.info dans CULTURE Par Francetv infoMis à jour le 27/10/2015 | 22:22 , publié le 27/10/2015 | 18:41

Que faire quand on rencontre un étranger pour la première fois ? Une poignée de mains, une bise, une tape dans le dos… De peur d’offenser son interlocuteur, le dilemme est fréquent. Des scientifiques ont créé une « carte du corps » qui révèle les zones sur lesquelles nous tolérons un contact physique et celles où nous refusons d’être touchés, et par qui (amis, parents, étrangers, etc.).

Plus de 1 300 personnes à travers toute l’Europe (y compris en France) ont participé à cette étude réalisée par l’université d’Oxford (Royaume-Uni) et celle d’Aalto (Finlande) et publiée lundi 26 octobre par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences in America (PDF en anglais).

7191401
(PROCEEDINGS OF THE NATIONAL ACADEMY OF SCIENCES IN AMERICA)

Principale conclusion : la plupart des personnes sont mal à l’aise à l’idée d’être touchées par un étranger, une gêne qui concerne l’ensemble du corps à l’exception des mains. Par ailleurs, plus nous entretenons une relation sociale proche avec notre interlocuteur, plus la zone du corps sur laquelle nous supportons les contacts physiques est grande.

Le toucher a une « signification importante dans les relations sociales »

« Nos résultats démontrent que le toucher a une signification importante dans les relations sociales. Ces ‘cartes du corps’ montrent que le contact physique est étroitement lié au plaisir que peut procurer le toucher. Plus le plaisir provoqué par le contact avec une zone spécifique du corps est important, plus nous sélectionnons ceux que nous permettons d’y toucher », explique la scientifique Juulia Suvilehto de l’université d’Aalto.

Ainsi nous autorisons notre partenaire à avoir accès à l’ensemble de notre intimité. Mais la zone devient forcément de plus en plus restreinte avec nos amis, nos parents, nos sœurs et frères, nos tantes et oncles, nos cousins et cousines, avec des connaissances, puis avec des étrangers qui n’ont « accès » qu’à nos mains. Plus le lien est éloigné, plus la « zone interdite » (foncée sur l’infographie) prend de l’ampleur sur le corps.

Des réactions différentes entre les femmes et les hommes

Le même geste pourra être interprété différemment en fonction du contexte de la relation. Il pourra être réconfortant de la part d’un ami ou d’un parent, comme malvenu et désagréable de la part d’un étranger. « Ces résultats soulignent l’importance de la communication non-verbale dans les relations sociales, estime le professeur Lauri Nummenmaa, co-auteur de l’étude.

Par ailleurs, les résultats de l’étude montrent que les femmes sont généralement plus à l’aise que les hommes à l’idée d’être touchées. Cependant, le degré de proximité sociale et le geste dépend de la zone, comme le montre une infographie publiée par le Telegraph (article en anglais). Ainsi, les hommes « tolèrent » davantage qu’une femme issue de leurs connaissances ou qu’une de leurs amies leur touchent les parties génitales plutôt que leur mère. Chez les femmes, le partenaire, la mère et les ami(e)s sont « autorisés » à toucher leurs parties génitales (par autoriser, comprendre : elles n’en font pas une zone taboue, en noir sur l’infographie).

Publié dans:CULTURE |on 28 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Culture….enfin presque…………………(06/07/2014)

Aurélie Filippetti, « une battante qui en a pris plein la gueule »

Le Nouvel Observateur

Voir tous ses articles

Publié le 06-07-2014 à 08h49Mis à jour à 08h53

La ministre de la Culture a un caractère tranchant. Mais fragilisée par le conflit des intermittents, elle manque de relais et de moyens pour apaiser un milieu habitué à être choyé. Portrait.

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti quitte l'Elysée après le conseil des ministres, le 28 mai 2014. (Stéphane de Sakutin/AFP PHOTO)La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti quitte l’Elysée après le conseil des ministres, le 28 mai 2014. (Stéphane de Sakutin/AFP PHOTO)

En ce 21 juin, Fête de la Musique, François Hollande fait une apparition surprise sur les rives de la Seine à l’Institut du Monde arabe présidé par… Jack Lang. Tandis que sa ministre de la Culture s’apprête à lancer les festivités dans les jardins du Palais-Royal, c’est aux côtés de « Jack », ministre monument, icône des beaux jours des arts, des lettres et de la fête, que le président vient promettre qu’il défendra  »encore et toujours la culture ».

Lui qui ne s’en soucie guère depuis le début de son mandat voit qu’il y a le feu dans la maison. Les intermittents les plus radicaux menacent les festivals de l’été et le premier d’entre eux, Avignon. La potion est amère pour Aurélie Filippetti, le camouflet évident. Interpellée une semaine plus tôt à Guise, en Picardie, par une troupe d’intermittents venus dans le plus simple appareil, elle a été inaudible. Ils étaient nus et sûrs de leur fait, elle était pâle et peu assurée. Elle qui aime tant les caméras, soudain ne savait plus se mettre en scène.

Le statut des intermittents, un machin incompréhensible

Tous les ministres de la Culture sont tétanisés par la question des intermittents. Un statut fait d’injustices et d’abus, un machin incompréhensible pour qui n’est pas du métier. Quelques paragraphes seulement dans la convention de l’assurance-chômage que négocient les partenaires sociaux, patronat et syndicats, et que l’Etat agrée. Une variable d’ajustement dans les discussions pour le ministre du Travail, un nid à conflits pour tout ministre de la Culture.

L’un d’entre eux, Jean-Jacques Aillagon, y avait laissé son maroquin après l’annulation totale du Festival d’Avignon en 2003. Pour avoir la paix, son successeur Renaud Donnedieu de Vabres avait mis sur pied un fonds transitoire achetant la paix sociale pour trois ans (coût de l’ardoise : 200 millions d’euros). Quant à Frédéric Mitterrand, avec l’aplomb et la fantaisie qui le caractérisent, il avait annoncé qu’il laissait  »ça » à son successeur.

Aurélie Filippetti se retrouve dans l’oeil du cyclone.

Je voyais la crise arriver », confie-t-elle.

Plusieurs fois, elle a tiré le signal d’alarme sans être entendue :

J’avais l’impression de ramer sur le sable. »

« C’est vrai qu’elle a fait part très tôt de son inquiétude pour les précaires, mais elle est restée arc-boutée sur la convention qu’on ne pouvait pas ne pas agréer, dit un poids lourd du gouvernement. Au lieu d’être un frein elle aurait dû être à l’initiative. » In fine, Manuel Valls a dû monter au front, annonçant la compensation par l’Etat du différé d’indemnisation (entre la cessation d’activité et le versement de l’allocation chômage), allongé par un accord Unedic dont FO et la CFDT furent, sur ce point, les maîtres d’oeuvre.

Le Premier ministre a aussi promis la remise à plat du statut avant la fin de l’année. A Aurélie Filippetti d’assurer l’explication à Avignon, d’affronter la colère de ceux qui se sentent « trahis » par la gauche[l’ouverture du Festival, vendredi soir, a été annulée, NDLR].

Les critiques flambent

Les critiques qui couvaient depuis son arrivée rue de Valois désormais flambent. Pour ses contempteurs, elle n’a pas les épaules pour ce ministère prestigieux et exposé. Il y faut du verbe, de la flamboyance, elle est transparente, déplorent les uns. Il y faut de l’entregent, des soutiens dans les musées, la musique, le théâtre, le cinéma, or elle est isolée, soulignent les autres. C’est au mieux une bonne élève, travailleuse mais, depuis deux ans, demandent les derniers, qu’a-t-elle vraiment fait ?

« Il ne faut pas être injuste… elle a beaucoup décoré », raille un ponte de la musique qui s’amuse de son côté  »midinette » devant les artistes.

Ce qui est gênant, c’est qu’elle ne donne pas le sentiment d’avoir une véritable vision culturelle », ajoute un grand patron de musée.

« Je me souviens de lui avoir présenté un projet qui semblait l’enthousiasmer, raconte un autre, elle m’a promis de mettre quelqu’un sur le dossier pour nous aider à le concevoir. Et puis je n’ai plus eu de nouvelles. »

Tandis que le petit peuple de la culture se désespère, les nantis critiquent sa gestion. Un comédien de renom se plaint de n’avoir jamais été invité à sa table en tête à tête, une patronne de théâtre de s’être vu signifier son congé avec brutalité. On la dit tantôt absente, tantôt tranchante, pas assez vue ici ou là, dans ces salles ou ces cocktails où il faut se montrer…

Bal masqué

L’insatisfaction a failli lui coûter son ministère lors du remaniement. Sa réélection à Metz dans la roue du maire sortant – une jolie performance au regard de la déroute des socialistes aux municipales – l’a sauvée à Paris. La petite musique grinçante, toutefois, ne s’est pas tue.

Ces ragots anonymes, ces propos jaloux sont nourris de parisianisme. C’est un milieu de l’entre-soi, d’un tout petit monde. Il y a beaucoup de prétendants pour ce joli salon », riposte Aurélie Filippetti en désignant son bureau. S’ils ont des choses à dire, pourquoi ne pas le faire à visage découvert ? »

Mais dans ce monde merveilleux et égocentré, c’est toujours bal masqué. Une  »commedia dell’arte », dit Philippe Douste-Blazy dans le dernier numéro de la revue « Charles » :  »En tant que ministre de la Culture, vous êtes invité tous les jours par les personnes les plus riches, les plus en vue, qui vous expliquent que vous êtes le plus beau, le meilleur ministre et qu’elles espèrent que vous deviendrez président de la République. Tout ça pour avoir des subventions. » Et s’il n’y en a pas…

Culture....enfin presque.....................(06/07/2014) dans CULTURE 7494895Aurélie Filippetti au Festival de Cannes, le 14 mai 2014 (Joel Ryan/AP/SIPA).

 

En 2012, Aurélie Filippetti s’est installée rue de Valois par temps de disette. Pourquoi pas une agrégée de lettres classiques, auteur de deux romans ? se sont dit en la découvrant les milieux culturels. Une princesse prolo, élégante et fière de ses racines, fille d’un mineur de Lorraine. Une novice au gouvernement mais une députée rompue à la politique.

Bon petit soldat

Le choc a été brutal lors de l’annonce des coupes claires de son ministère, amputé de plus de 4%.

Jérôme Cahuzac lui a ratiboisé son budget. Il était alors l’étoile montante du gouvernement, rien ne lui résistait et elle n’avait pas de relais. C’était le pot de terre contre le pot de fer », raconte un élu socialiste.

En bon petit soldat, Filippetti  défend l’idée qu’en temps de crise la culture doit participer à l’effort de guerre, se bat pour préserver les crédits du spectacle vivant en taillant dans les subventions des grands établissements.

Mais le signal donné est violent, vécu comme une rupture par les artistes.  »Ce premier budget, désastreux, était l’arbitrage de Jean-Marc Ayrault, souligne un homme influent dans les allées du pouvoir, autant comme maire à Nantes il avait consacré du temps et de l’argent à la culture, autant comme Premier ministre il a été loin de la culture. » De mauvaises, les relations entre Filippetti et Ayrault deviennent exécrables après la bataille perdue des hauts- fourneaux de Florange, où elle s’était engagée aux côtés d’Arnaud Montebourg.

La révolution numérique, un chantier urgent

Sans argent, sans soutien, il faut des idées. La culture face à la révolution numérique est un chantier ambitieux, urgent, complexe. « Un enjeu historique », dit-elle en lançant en grande pompe, devant la presse nationale et internationale, une mission présidée par Pierre Lescure. Que deviennent les industries du cinéma et de la musique, l’édition et la télévision face à Google, Apple, Amazon ?

Sans se retrancher dans le village gaulois, il faut protéger la création, les droits d’auteur. Ce sera  »l’acte II de l’exception culturelle ». Des pin’s sont conçus pour l’occasion, aujourd’hui ils sont partis au rebut. Pierre Lescure est devenu le nouveau patron du Festival de Cannes et la loi Création promise par Aurélie Filippetti n’est pas près de voir le jour.

Elle était partie sur un projet de loi fondateur d’une centaine d’articles. Elle a voulu faire un monstre, il fallait faire des petits paquets. Deux, trois sujets précis. Si elle avait été maligne, elle aurait adopté une politique de petits pas, au lieu de vouloir un grand soir. C’est d’un amateurisme total ! », explose le patron d’un des secteurs concernés.

Quant à la Hadopi, tous les socialistes prient pour que le sujet reste aux oubliettes… Lorsqu’elle plaide pour la démocratisation culturelle, ses accents sont sincères. De là à faire de l’éducation artistique la priorité de son mandat, c’est un choix périlleux.

« C’est un beau voeu, bien de gauche. Sauf que c’est une question centrale pour la ministre de la Culture et négligeable pour le ministre de l’Education nationale, donc difficile à faire avancer », décrypte un socialiste. Le projet pour l’heure accouche d’une souris. Bref, mis à part la restitution de ses pouvoirs au CSA en matière de nomination dans l’audiovisuel public, les décisions marquantes ne sont pas légion.

« Elle connaît parfaitement ses dossiers »

« Je trouve qu’il y a une grande injustice à son égard », s’insurge le président de la Réunion des Musées nationaux et du Grand Palais, Jean-Paul Cluzel. Le patron du Théâtre du Rond-Point, à Paris, Jean-Michel Ribes, lui, se montre plus déçu par François Hollande que par sa ministre :

Elle n’a peut-être pas écrit ‘la Légende des siècles’ mais c’est une battante. Elle en a pris plein la gueule. »

Cluzel est un plaideur convaincu :

Elle connaît parfaitement ses dossiers et elle a l’ambition de voir des publics nouveaux, issus des communautés les plus pauvres, accéder à une offre culturelle pas réservée à ceux qui ont l’habitude de fréquenter les institutions. Dans des temps plus heureux financièrement, son prédécesseur [Frédéric Mitterrand, NDLR] pouvait prendre le temps d’aller visiter un musée de la dentelle. »

La ministre, dont le premier ouvrage est intitulé « les Derniers Jours de la classe ouvrière », allie à l’opportunisme politique des convictions ancrées. Son analyse face à la crise actuelle, c’est un proche qui la livre : « Nous n’avions pas les barons, les bourgeois de la culture restent nostalgiques des flatteries sarkozystes et, maintenant, on perd les petits qui vont chez Mélenchon. »

« Manuel Valls est un ami »

Est-elle à l’aise au sein du nouveau gouvernement ?

Manuel Valls est un ami. Il a envie de donner un nouvel élan à la culture. Le budget pour la création et le spectacle vivant sera préservé dans les trois ans à venir », répond-elle.

Ils ont partagé des combats politiques, la campagne présidentielle de Ségolène Royal, puis celle de François Hollande. Fils d’un artiste peintre catalan, le Premier ministre est sensible à la culture et son épouse, la violoncelliste Anne Gravoin, a de l’entregent dans le monde du spectacle. C’est un point d’appui pour Filippetti. Ce n’est pas une assurance-vie, surtout s’il faut à Manuel Valls jouer un peu trop souvent les pompiers volants.

7494791 dans CULTUREAurélie Filippetti et Manuel Valls à l’Assemblée nationale, le 16 octobre 2012 (WITT/SIPA).

 

Comme lors du conflit sur le Musée Picasso.  »Sur le fond, elle avait raison de vouloir mettre un terme au mandat d’Anne Baldassari, dit un conseiller qui a suivi l’affaire. S’y est-elle bien prise ? C’est autre chose. Elle a trop donné le sentiment que c’était un enjeu personnel. » Le limogeage de la conservatrice a conduit Claude Picasso, allié de cette spécialiste de renom, à demander audience au Premier ministre. Et le fils du grand homme de confier que Manuel Valls lui avait semblé  »terrorisé par Filippetti. Il m’a dit : ‘Vous savez, c’est difficile de lui parler’ ». Certains y voient, en l’espèce, une habileté du Premier ministre…

« Elle va au contact, c’est une guerrière »

« Quand elle est dans une logique de rupture, confie un socialiste, elle est tranchante. » Ainsi s’est-elle brutalement débarrassée en avril dernier de sa directrice de cabinet, Laurence Engel, peu après la démission de l’époux de cette dernière, Aquilino Morelle, le conseiller politique du président, soupçonné de conflit d’intérêts.  »Aurélie est autoritaire, Engel était autoritariste, c’était nuisible », dit un socialiste. Un ministre adoucit le portrait :

Aurélie est extrêmement sensible et impliquée. »

Ils sont rares à l’apprécier sans retenue.  »Elle est à part », dit un autre membre du gouvernement. En revanche, Michel Sapin comme Arnaud Montebourg applaudissent son courage :  »Elle va au contact, c’est une guerrière. »

Dans l’attente de l’ouverture houleuse du Festival d’Avignon, Aurélie Filippetti laissait la semaine dernière transparaître une envie de calme.  »Ma place est à Avignon. Aux côtés des intermittents, disait-elle, tout en se projetant vers la rentrée. Je voudrais valoriser des événements littéraires, c’est mon milieu naturel. » Comme un port à l’abri des tempêtes.

Bernard Géniès, Véronique Groussard et Marie Guichoux – Le Nouvel Observateur

Publié dans:CULTURE |on 6 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Un peu d’histoire…………………………(01/12/2013)

Actualité > Essais > Ce que la France doit aux Arabes

Ce que la France doit aux Arabes

Publié le 30-11-2013 à 18h34 – Mis à jour à 19h23

Trente ans après la « Marche des beurs », l’historien Pascal Blanchard raconte la saga passionnelle de la France arabo-orientale commencée il y a treize siècles.

La "Marche des beurs" s'était achevée à Paris. C'était il y a 30 ans. (LE PARISIEN/MAXPPP)

La « Marche des beurs » s’était achevée à Paris. C’était il y a 30 ans. (LE PARISIEN/MAXPPP)

L’historien Pascal Blanchard, spécialiste de l’histoire de l’empire colonial français, avait dirigé il y a trois ans un ouvrage collectif intitulé «la France noire» (Editions La Découverte). Il poursuit cette démarche en publiant chez le même éditeur «la France arabo-orientale». Le même sujet fait l’objet d’une journée de débats et conférences ce 1er décembre au Sénat, à l’occasion du 30e anniversaire de la«Marche des beurs», en présence de nombreux intellectuels et politiques parmi lesquels l’historien Benjamin Stora et la ministre Christiane Taubira.

Le Nouvel Observateur A quand remonte la première présence arabe en France?

Pascal Blanchard Au début du VIIIe siècle, vers 718-719, quand les premières razzias arabes arrivent d’Andalousie. A l’époque, on sait qu’il y a de l’autre côté de la Méditerranée un peuple conquérant avec une autre religion. Combattre le Sarrasin, repousser l’Arabe au-delà des Pyrénées, c’est donc déjà fabriquer la France, ou plutôt commencer à construire un espace carolingien. Les Arabes occupent le Sud-Ouest puis tout le Sud-Est. Ils remontent jusqu’à Lyon. Charles Martel, puis Charlemagne et ses successeurs s’y opposeront pendant plus d’un siècle.

Contrairement à la légende, la bataille de Poitiers de 732 ne marque donc pas un coup d’arrêt définitif?

Pas du tout. Les Arabes restent presque jusqu’en l’an mil, exactement jusqu’en 973. A Perpignan, Montauban ou Saint-Tropez, leur présence est continue pendant plus de quatre-vingts ans. Elle marque la toponymie et donne, par exemple, son nom au massif des Maures. L’historien Henri Pirenne a eu cette phrase lourde de sens: «Charlemagne, sans Mahomet, serait inconcevable.»

Tout le monde connaît «la Chanson de Roland» à Roncevaux mais on oublie que, lorsque Roland est attaqué par les Basques dans les Pyrénées, c’est au retour d’une expédition à Barcelone où il est allé aider un prince arabe. C’est déjà le temps de la diplomatie ; certains de ces Arabes sont nos alliés. Dans le même temps, on se bat contre l’Orient et… on commerce avec lui.

Après le temps du commerce vient celui des croisades…

En 1095, l’appel à la croisade (Urbain II) est un grand tournant. Nos armées ne sont pas encore arrivées à Jérusalem que l’iconographie raconte déjà la croisade. L’Orient entre pour la deuxième fois dans notre imaginaire. C’est la revanche de Poitiers. D’ailleurs, au Palais de la Porte-Dorée, à Paris, bâti à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931, le nom qui ouvre la liste des dizaines de figures de notre histoire coloniale, c’est celui de Godefroy de Bouillon!

Notre histoire coloniale commence à cet instant, avec le «roi de Jérusalem». C’est dans cette continuité que l’on comprend l’alliance de François Ier avec Soliman le Magnifique, la fascination de Louis XV pour les «turqueries», ou l’expédition de Bonaparte en Egypte. Et, si la France se préoccupe autant de la situation en Syrie aujourd’hui, c’est aussi parce qu’en 1860 Napoléon III y a envoyé l’armée pendant six mois et que cette expédition a donné naissance au Liban…

Le rapport que la France entretient avec les Arabes n’est pas toujours guerrier?

Il est en même temps conflictuel et apaisé. Par exemple, la France contracte en 1543 l’alliance du croissant et du lys avec les armées de Barberousse (dont la marine ottomane est basée à Alger), qui s’installent à Toulon pour nous aider à combattre Charles Quint et les cités italiennes.

Nous sommes la seule nation d’Occident à faire alliance avec l’empire ottoman et, dans le même temps, nous dénonçons les Sarrasins qui sont aux portes de Vienne ! Les ambassadeurs venus des pays arabes sont accueillis en grande pompe, et Paris devient la capitale d’Orient en Occident. La traduction des «Mille et Une Nuits» est un best-seller au début du XVIIIe siècle. Il y a à la fois une proximité et une dimension conflictuelle qu’aucune autre nation européenne n’a connue.

La colonisation de l’Algérie repose-t-elle sur la même ambiguïté?

Trente ans avant la conquête de l’Algérie, en arrivant en Egypte, Bonaparte avait déjà lancé aux Egyptiens: «Nous seuls, les Français, sommes capables de comprendre votre civilisation. Nous sommes faits pour vous gouverner, car nous serons beaucoup plus justes que les Mamelouks qui vous dirigent.» La France est la seule nation qui vient conquérir un peuple en l’assurant de son amour. C’est d’une prétention incroyable !

Les Français débarquent en Algérie en exaltant cette même mythologie du peuple libérateur. La France dit aux Arabes: «On va vous libérer des ténèbres et vous faire entrer dans la grande nation qu’est la France.» Dès 1848, l’Algérie devient un département français. C’est un cas unique, d’une rapidité surprenante, dans l’histoire coloniale.

En 1863, les tirailleurs algériens constituent la garde impériale qui stationne devant le jardin des Tuileries, après avoir participé aux campagnes du second Empire, en Italie, au Mexique et en Crimée. En 1870, des milliers de «Turcos» combattent à nos côtés contre les Prussiens. Le «sauvage», en 1870, ce n’est plus l’Arabe, c’est le Prussien ! A l’époque, les grands républicains exhortent la France à puiser des forces régénératrices dans nos colonies.

C’est la guerre d’Algérie qui va faire basculer cet imaginaire?

Elle importe sur le sol de France une tension qui existait depuis cent trente ans de l’autre côté de la Méditerranée. Mais le rapport reste paradoxal puisque la France fait rentrer près de 100.000 travailleurs par an dans l’Hexagone. Les Trente Glorieuses vont reposer en grande partie sur ces travailleurs que l’on fait venir… pendant que l’on fait la guerre à «leurs compatriotes» en Algérie. Le vrai changement, c’est le regroupement familial, à partir de 1973: les «mamans» arrivent. Les Français commencent à comprendre que les « Arabes » vont rester. Il y a une flambée de crimes racistes, entre 1971 et 1983, avec plusieurs dizaines de victimes, surtout dans le Sud.

En réaction, le début des années 1980 voit l’éclosion d’un puissant mouvement antiraciste?

Le déclic, c’est la Marche des beurs (la Marche pour l’égalité et contre le racisme), dont on célèbre le 30e anniversaire. Jusque-là, leurs pères avaient des revendications liées aux conditions de travail. A partir du début des années 1980, leurs gamins disent: «Non, on ne retournera pas au bled !» La marche de 1983, c’est aussi la continuité de la révolte des harkis de 1975 et une nouvelle forme de revendication politique des enfants d’immigrés, à l’image de la marche pour les droits civiques des Afro-Américains en 1963, aux Etats-Unis. Les premiers «Arabes» deviennent visibles en quelque sorte. Ils vont prendre le pouvoir médiatique pour sortir de l’invisibilité.

Pourquoi la nouvelle génération semble-t-elle se replier sur la religion?

Sans doute parce que ces jeunes-là, français et nés en France, se sentent à la fois indigènes et immigrés. Ils reconstituent une identité complexe, postcoloniale. Le repli sur la religion, pour certains, est une manière de répondre à un pays qui ne veut pas d’eux. Jamel Debbouze dit par exemple : «Je suis un « icien ». Je suis né ici !» Ce sont des gamins dont on a utilisé les grands-pères et les pères dans les tranchées, puis sur les chantiers, et auxquels on dit qu’ils ne sont pas français. En fait, la peur qui se focalise aujourd’hui sur l’islam n’est qu’une nouvelle forme de rejet de l’Arabe.

Ce rejet prend-il une intensité inédite?

Dans les années 1892-1898, il y avait une trentaine de journaux antisémites dans les kiosques et on lisait «la France juive» de Drumont. La haine du juif était d’une violence extrême. Et, là aussi, elle était plus raciale que religieuse. Toutes proportions gardées, nous connaissons une tension similaire à l’égard des Arabes. Or 12 ou 13 millions de Français, juifs, chrétiens et musulmans, ont une partie de leur histoire de l’autre côté de la Méditerranée.

La France est aussi une grande puissance arabo-orientale, il va falloir le raconter, en prendre conscience. En 1945, prédire qu’il existerait un jour un manuel d’histoire franco-allemand et qu’un président allemand viendrait se recueillir à Oradour-sur-Glane, c’était passer pour un rêveur utopique… Pourtant, nous l’avons vu. Un jour, nous écrirons un grand manuel scolaire d’histoire qui sera le même à Dakar, Alger et Pointe-à-Pitre. Nous serons alors capables de digérer cette histoire… ensemble. Ce livre, «la France arabo-orientale», est une manière de commencer à écrire cette histoire commune.

Propos recueillis par Renaud Dély

Sur le web: Pascal Blanchard, historien et spécialiste de l’histoire des immigrations

Publié dans:CULTURE |on 1 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

L’édito de Nicolas Demorand………………………….(19/06/2013)

Matrice

18 juin 2013 à 22:16
Par NICOLAS DEMORAND

Un «McFrog», un gros hamburger de grenouille. L’œuvre de Toilet Paper, la publication du duo de plasticiens Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari, invités de Libération aujourd’hui, résume de manière drôle, lapidaire et diagonale cette éternelle bataille d’Hernani qu’est l’exception culturelle. N’en déplaise à M. Barroso, cette bataille vient d’être gagnée par la France, qui a obtenu la préservation d’un statut particulier pour les œuvres de l’esprit au sein du commerce mondial. L’agitation de la Commission européenne révèle d’abord, perinde ac cadaver, qu’elle demeure bien le dernier bastion d’un ultralibéralisme de choc, qu’importe la crise de ce modèle et de cette école de pensée. Mais derrière le chiffon rouge de l’exception culturelle se joue surtout le combat pour les autres normes, notamment sociales et environnementales, qui définissent le modèle européen et risquent de passer à l’équarrissage des négociations entre l’UE et les Etats-Unis. Ne pas oublier, derrière le brouillard du fumigène culturel, de regarder les sujets infiniment techniques, difficiles à médiatiser, réglés dans les coulisses de Bruxelles desquelles les citoyens européens sont absents alors que se jouent là une partie de leur mode de vie, voire de leur avenir. Où l’on se prend à espérer que l’exception devienne la règle et que la culture serve de matrice à d’autres secteurs de l’économie, qui ont tout autant besoin de régulation ingénieuse et ambitieuse. Non pas un pré carré d’artistes, donc, mais une zone de déploiement offensif pour tous les citoyens.

Liberation.fr

Publié dans:CULTURE |on 19 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Un bon point………………………….(15/06/2013)

 

Exception culturelle : la France gagne son bras de fer

 

Créé le 15-06-2013 à 10h45 - Mis à jour à 10h56

L’accord exclut le secteur audiovisuel des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Une « victoire de la France » saluée par Aurélie Filipetti.

Mots-clés : , commerce, , négociations, , exception culturell

 

Très attachée au principe d'exception culturelle, la France avait brandi la menace d'un véto si l'audiovisuel était inclus dans le mandat de négociations. (Hamilton - Sipa)

Très attachée au principe d’exception culturelle, la France avait brandi la menace d’un véto si l’audiovisuel était inclus dans le mandat de négociations. (Hamilton – Sipa)

La France a eu gain de cause vendredi 14 juin dans sa lutte pour protéger l’exception culturelle après l’accord intervenu entre Européens pour exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales avec les Etats-Unis, comme Paris le réclamait avec vigueur.

« Nous avons obtenu l’exclusion de tout ce qui concerne l’audiovisuel » dans le mandat, s’est réjouie la ministre française du Commerce, Nicole Bricq, vendredi soir lors d’une conférence de presse à l’issue de 13 heures de discussions, saluant « un bon accord » aussi bien pour la France que pour ses partenaires européens.

C’est une « victoire de la France », a renchéri, enthousiaste, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, sur son compte Twitter.

« Un succès pour la diversité culturelle »

« C’est un succès pour la diversité culturelle partout en Europe. C’est un mandat sans équivoque qui, après une journée d’intenses discussions, a été adopté ce soir », a ajouté la ministre dans un communiqué publié dans la soirée.

« Comme l’ont fermement demandé le président de la république François Hollande et le gouvernement français, les services audiovisuels seront complètement exclus des négociations commerciales avec les États Unis. L’Europe a ainsi fait le choix de respecter une position constante : celle qui garantit le principe de l’exception culturelle. Toute évolution du mandat de négociation exigera un accord unanime de l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Aucune concession ne sera faite », a également affirmé Aurélie Filippetti dans le communiqué.

Réunis à Luxembourg, les ministres du Commerce des 27 devaient se mettre d’accord sur le mandat confié à la Commission européenne pour négocier le plus gigantesque accord commercial du monde entre l’UE et les Etats-Unis.

Menace d’un veto français

Très attachée au principe d’exception culturelle, la France avait brandi la menace d’un veto si l’audiovisuel était inclus dans le mandat de négociations.

Elle craignait en effet que les Etats-Unis, en demandant leur gel, cherchent à rendre caducs les quotas de diffusion sur les chaînes de télévision, les subventions ou les réglementations discriminatoires selon la nationalité des sociétés ou des capitaux.

Paris redoutait également que les Etats-Unis veuillent obtenir des règles spécifiques pour les « nouveaux services audiovisuels » (vidéo à la demande, télévision de rattrapage).

Les 27 ont accédé aux demandes de la France, mais le compromis final prévoit que l’audiovisuel pourra être ajouté « plus tard » dans le mandat de négociations, a indiqué le commissaire européen en charge du Commerce, Karel De Gucht, qui militait pour n’écarter aucun domaine des discussions avec les Etats-Unis de peur qu’ils fassent de même.

La Commission se réserve donc la possibilité de réviser les termes du mandat, et donc d’inclure le secteur audiovisuel. Dans cette hypothèse, l’unanimité serait requise. Mais « il faudrait alors la même procédure: on redemanderait l’avis de la France et on dirait une nouvelle fois non », a souligné Nicole Bricq.

Irritation de Washington

La position française était soutenue par le Parlement européen, les ministres de la Culture d’une quinzaine de pays, et nombre d’artistes prestigieux – de Costa-Gavras à Steven Spielberg. Mais très peu de capitales avaient clairement manifesté leur soutien à Paris.

La Pologne, l’Italie, la Belgique, la Roumanie, l’Autriche partagent les préoccupations de la France, « mais tous ces pays ne sont pas prêts à afficher la même détermination », avait reconnu Nicole Bricq.

De son côté, Washington avait exprimé son irritation face aux réticences européennes. Un responsable du commerce extérieur a jugé jeudi, sous couvert d’anonymat, qu’il n’était pas « bienvenu » d’exclure l’audiovisuel « avant même que les discussions aient commencé ».

Le sujet est d’autant plus sensible que l’accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis doit doper les deux économies et devrait rapporter environ 119 milliards d’euros par an au Vieux continent et 95 milliards par an pour les Etats-Unis, selon des estimations.

Avant la réunion du G8

Afin d’infléchir la position de la France, plusieurs propositions avaient été faites, sans succès: la Commission s’était dite prête à accorder aux Etats membres un droit de regard spécifique lorsque les négociations avec les Etats-Unis aborderaient le secteur audiovisuel.

La présidence irlandaise de l’UE avait elle proposé, sans exclure la culture, de fixer des lignes rouges à ne pas franchir en ce qui concerne le secteur audiovisuel: protection des subventions et des quotas, et possibilité de les adapter aux nouveaux modes de diffusion numériques.

Un échec des discussions vendredi aurait jeté une ombre sur la réunion du G8 qui se tient la semaine prochaine en Ulster. Les négociations pour établir l’accord de libre échange entre l’UE et les Etats-Unis devraient y être officiellement lancé

Publié dans:CULTURE |on 15 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Les « Libres Penseurs » communiquent……………………………(26/05/2013)

Par Régis BOUSSIERES 

L’inquisition ? C’est du passé !

La lutte de l’Église contre la République et la Franc-maçonnerie ? fm

Vous retardez de deux siècles, environ. C’est fini, bon sang ! La preuve, regardez Gérard Collomb, Maire de Lyon et membre du Grand Orient de France, il fait financer les cultes avec le denier … pardon, avec l’argent du contribuable, il rencontre régulièrement Mgr Barbarin, l’homophobe biblique, qui a peur que le mariage pour tous ouvre la voie au mariage à trois ! Cela n’empêche pas Gérard Collomb de louer Barbarin et son Église, quant à Barbarin il apprécie énormément ce Maire si compréhensible. Alors circulez les ringards qui nous parlent d’un temps révolu où l’Église était intolérante et luttait contre les francs-maçons. Tous ceux qui tiennent ce discours en seront pour leurs frais. Nous venons d’apprendre que le Vatican, via la Congrégation pour la doctrine de la foi créée en 1542 pour défendre l’Eglise des hérésies (une survivance de l’Inquisition) vient de démettre un prêtre 23259868de Haute-Savoie, car il est franc-maçon. En effet, le Vatican, qui a été alerté par des courriers anonyme (un vieux souvenir de la délation sous Pétain) est intervenu auprès du curé de Megève, Pascal Vesin afin de lui demander de choisir entre la franc-maçonnerie et l’Église, car il y a «  une incompatibilité », on ne peut pas être curé et franc-maçon. Il reste prêtre mais ne pourra pas exercer, il ne pourra pas recevoir les sacrements. Cette peine peut être levée, si le curé quitte la franc maçonnerie, l’Église est charitable…. Le curé ne pensait pas « qu’ils iraient jusque là », il rajoute que « le combat entre l’Église et la franc-maçonnerie date de la IIIe République, ce n’est plus de mise ». En ce qui concerne certains francs-maçons nous le constatons en effet, quant à l’Église, elle démontre que ce combat est toujours de mise. Voilà qui devrait faire réfléchir certains. Le curé aime la franc-maçonnerie car il « y trouve une complémentarité », « une liberté de pensée », n’a t’il pas comprit que l’Église n’aime pas la liberté de penser, qui sème le doute et corrompt la foi ? Ne sait-il pas que tout est déjà écrit dans la Bible ? Alors pourquoi se poser tant de questions quand il suffit, simplement d’obéir aux textes sacrés ? Est-ce étonnant si ce curé est pour le mariage gay ou l’ordination des prêtres mariés ? Non, il a réfléchi… Tout le contraire de ce que doit faire un curé qui n’est qu’un gardien du dogme.

Régis Boussières

Publié dans:CULTURE |on 26 mai, 2013 |Pas de commentaires »
1234

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente