Archive pour la catégorie 'Droit de l’homme'

Les test ADN de Sarko, une honte……….

Retrait !

Par Laurent joffrin

QUOTIDIEN : mardi 2 octobre 2007

 

Au sein de notre démocratie moderne, installerons-nous peu à peu, sans y prendre garde, une tyrannie génétique?

 

Les tests ADN ont une vertu technique indiscutable. Ils résolvent des énigmes policières ou historiques, ils facilitent la lutte contre les grands criminels. Mais en raison même de cette efficacité, notre République a mis en place d’étroits garde-fou. Car l’avancée de la science, bénéfique en général, a mis en place les conditions d’un possible contrôle génétique des individus, dans la vie quotidienne, la vie familiale ou professionnelle. Depuis longtemps, pour conjurer la menace, un comité d’éthique, relayé ensuite par le législateur, a sévèrement encadré l’usage de ces tests. Et voilà que ces justes précautions sont soudain balayées par un amendement inopiné émanant d’un député excité, soutenu par l’obsession identitaire d’un ministre qui pense se gagner une légitimité en concurrençant sur son terrain le Front national. Sans doute pense-t-il que les prudences génétiques que les Français s’imposent ne valent pas pour les Maliens ou les Marocains, qu’un candidat à l’immigration n’est au fond qu’un gibier d’humiliation trop content d’accepter ce que les Français bannissent de leurs lois.

La protestation d’une partie des ministres et de l’UMP – ou bien du courant catholique – est un signe qui ne trompe pas. Le gouvernement Sarkozy a promis la rupture. On ne sache pas, jusqu’à présent, qu’il s’agissait de rompre avec la tradition républicaine. Et si ce soupçon est injuste, il est encore temps, par un retrait sans cérémonie de ce texte dangereux, de lever le malentendu.

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Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 2 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Tests ADN: le Sénat n’en veut pas….

Immigration: l’amendement ADN ne passe pas au Sénat

Supprimé. La Commission des lois du Sénat ne s’est pas embarrassée longtemps de l’article du projet de loi sur l’immigration qui prévoit la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Par 24 voix contre 13, elle a rayé du texte la disposition chère à Thierry Mariani

Le député UMP avait pourtant réussi à faire voter cet amendement la semaine dernière au terme d’un débat houleux à l’Assemblée nationale. Recevant le soutien du ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, il avait dû en revanche essuyer des critiques au sein de son propre camp. La discipline de groupe -très respectée par les députés UMP- avait néanmoins permis l’adoption du texte à une très large majorité.

« Les sénateurs de l’UMP n’ont pas besoin de caution pour exprimer leur opinion », se satisfait Jean-René Lecerf, élu de la majorité et membre de la Commission des lois. Peu importe donc que le ministre se soit dit favorable à cet amendement. Les sénateurs ont voulu jouer pleinement leur rôle de protecteur des libertés individuelles.

« Ne pas utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche »

Sénateur UMP de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin avait déjà déclaré lundi avoir « le sentiment » que les élus de la chambre haute supprimeraient l’article controversé, comme le demandait également Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives.

« Nous avons eu la volonté de ne pas utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche, explique Jean-René Lecerf. Et il fallait aussi protéger le droit de filiation par l’adoption, qui ne transparaît pas dans les tests ADN. »

Le PS applaudit des deux mains. « Les sénateurs UMP sont plus courageux et moins démagogues que leurs collègues de l’Assemblée », estime André Vallini, spécialiste ès justice du Parti socialiste. Avant d’espérer que « les députés UMP méditeront sur ce courage et voteront en leur âme et conscience ».

Car l’amendement ADN n’est pas encore définitivement écarté. Après la Commission des lois du Sénat, le projet de loi doit être débattu par tous les sénateurs en séance pleinière à partir du 2 octobre. La Commission mixte paritaire, qui réunit des représentants des deux assemblées, s’emparera ensuite du texte.

 

Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 27 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Quotas……

Echec

Par FABRICE ROUSSELOT

QUOTIDIEN : samedi 22 septembre 2007

 

Tout d’abord, il faut le dire : le mot met encore et toujours mal à l’aise. Parler d’immigration en termes de «quotas» renvoie à une rhétorique qui, chez nous, a longtemps été au cœur du discours du Front national. Au nom de la Realpolitik toutefois, il faut bien se rendre à l’évidence. En Europe et ailleurs, nombreux sont les pays qui ont fait de la restriction de leur flux migratoire – avec mise en place de quotas plus ou moins déguisés – l’une de leurs priorités. Le discours est connu, il est d’ailleurs celui qu’a adopté Nicolas Sarkozy depuis qu’il est ministre de l’Intérieur : la France ne peut plus faire face à un afflux croissant d’immigrés et doit réagir. Les Français, eux aussi, partagent cet avis, qui, selon un récent sondage, se prononcent à une large majorité en faveur des «quotas». Et le PS, du coup, semble évoluer sur le sujet, puisque François Hollande a refusé de se placer sur le terrain de la morale en disant vouloir avant tout discuter de l’efficacité de la mesure. C’est bien là peut-être que l’on trouve les meilleurs arguments pour réfuter les propositions du président Sarkozy. Depuis plus de vingt ans, le cadenassage des frontières opéré par la plupart des pays développés a tout simplement échoué à faire baisser les chiffres de l’immigration. Les quotas «par profession» sont difficiles à appliquer, ceux «par région» n’ont été que très peu expérimentés et laissent craindre tous les dérapages. L’immigration, tous les experts le disent, ne pourra se réguler à moyen terme que si l’on assiste en priorité les nations d’origine. Avec la nécessité pour les pays du Nord de s’investir dans l’aide au développement des pays du Sud. C’est à ce prix, et ce prix seul, que l’on pourra se fixer de véritables objectifs.

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Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 22 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Tests ADN: les chercheurs protestent…

Des chercheurs s’élèvent contre les tests ADN

L’amendement Mariani apparaît en contradiction avec la loi de bioéthique.

Par CORINNE BENSIMON

QUOTIDIEN : vendredi 21 septembre 2007

Près de 9500 personnes avaient signé, hier soir, la pétition lancée 48 heures auparavant par le collectif de scientifiques Sauvons la recherche contre l’amendement Mariani proposant des tests ADN aux candidats au regroupement familial (1). Malgré le tollé, malgré les réserves émises au sein même de la majorité et même du gouvernement, cet amendement a été adopté par 91 voix contre 45.

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Frais du test.  Selon ce texte, les autorités consulaires pourront réclamer un test génétique de filiation à un étranger demandant un visa de plus de trois mois au titre du regroupement familial. Seules deux modifications significatives ont été apportées. Sur les frais du test, qui seront remboursés au demandeur si la filiation est avérée. Et sur la nature de cette loi : elle est provisoire, applicable jusqu’au 31 décembre 2009 et suivie d’une «évaluation».

Canevas.  Cette disposition est exceptionnelle, puisque seule la loi de bioéthique a un caractère révisable (tous les cinq ans) inscrit dans son texte-même, cette révision étant justifiée par l’avancement rapide des sciences de la vie. Là, rien de tel, sinon, sans doute, le désir de faire passer pour transitoire une disposition controversée, et de la remettre sur le canevas à l’occasion précisément… de la révision en 2009 de la loi de bioéthique à laquelle elle contrevient. Judicieux timing : la loi de bioéthique interdit ce que permet l’amendement Mariani, à savoir le recours aux tests ADN de filiation en dehors d’une saisine judiciaire.

Le destin de la disposition votée mercredi pourrait toutefois être bref. L’auteur de l’amendement Thierry Mariani a certes légitimé son texte en arguant que onze pays européens s’autorisent à pratiquer des tests génétiques pour chasser la fraude au regroupement familial. Cependant, l’examen révèle que cette pratique est exceptionnelle dans de nombreux pays cités (le Danemark et l’Allemagne et l’Italie) ou alors non documentée (ainsi la Lituanie). Et elle n’est banalisée que dans ceux (comme le Royaume-Uni) où les tests ADN de filiation sont en libre d’accès, ce qui n’est pas le choix français en l’état de la loi de bioéthique… L’opposition prépare un recours auprès du Conseil constitutionnel.

(1) http ://tmp.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625.

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Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 22 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

A quand un ministère de la francité…..

Immigrés : le projet Hortefeux surchauffe l’Assemblée

Hier, la gauche a bataillé contre le texte visant à décourager le regroupement familial. Tests de français et plancher de ressources ont été votés.

Par CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : jeudi 20 septembre 2007

 

Le débat sur le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration s’est poursuivi hier à l’intérieur de l’Assemblée nationale. Mais également à l’extérieur. Plusieurs dispositions du texte ont suscité hier une série de critiques. L’amendement prévoyant l’instauration de tests ADN pour les candidats au regroupement familial a provoqué une nouvelle prise de distance de la part d’un ministre dit d’ouverture. Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, s’est déclaré «du même avis que Bernard Kouchner [ministre des Affaires étrangères]» qui s’était montré, ainsi que Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la Ville, réservé sur ce texte.

 

Un autre amendement – débattu aujourd’hui -autorisant l’utilisation de statistiques ethniques pour la mesure des discriminations fait débat. Si Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des institutions noires de France (Cran) s’en est félicité, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a dénoncé une disposition qui «reprend de fait à son compte les conceptions nauséabondes d’un découpage de l’espèce humaine en races et en ethnies». Enfin, selon le député (UMP) Etienne Pinte, un autre amendement risque de «porter atteinte au droit d’asile en France». Il vise le texte qui veut réduire de «un mois à quinze jours» le délai de recours laissé à l’étranger débouté par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour saisir la Commission de recours des réfugiés (CRR).

Mongolie.  Dans l’hémicycle, les députés de gauche ont bataillé, en vain, contre un texte dont l’objectif affiché est de décourager l’immigration familiale. «C’est totalement verrouillé», a commenté Noël Mamère (Verts). L’Assemblée a adopté les articles contraignant les étrangers censés venir en France dans le cadre du regroupement familial et les conjoints de Français, à passer un test de français dans leur pays d’origine et à y suivre, le cas échéant, une formation. «Les institutions culturelles françaises sont souvent implantées dans les capitales. Obligerez-vous les habitants de Mongolie à passer un test et suivre une formation à Oulan-Bator ?» s’est inquiété Serge Blisko (PS).

Autre article adopté, celui relatif aux ressources requises pour l’étranger qui demande le regroupement familial. En 1993 et 1996 déjà, dans deux précédentes lois sur l’immigration, la droite avait tenté d’imposer des revenus planchers modulables selon la taille de la famille. Le Sénat s’y était opposé, pour des raisons morales, et parce que cette disposition risquait d’être retoquée par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement l’a réintroduite et elle a été votée.

Menace.  Il a toutefois fait droit à un amendement de Françoise Hostalier (UMP) demandant que les retraités et handicapés ne soient pas soumis à cette obligation de ressources. Aussi voté, l’article créant pour les parents d’enfants ayant bénéficié du regroupement un «contrat d’accueil et d’intégration pour la famille» avec à la clé la menace d’une suspension des allocations familiales pour ceux qui ne le respecteraient pas. Les députés devaient poursuivre l’examen du texte, dont l’amendement ADN, dans la nuit.

Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 20 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Pétition en ligne…à suivre…..

«Non au contrôle génétique de l’immigration»

Le collectif «Sauvons la recherche» a lancé hier un appel aux parlementaires et fait circuler une pétition.

QUOTIDIEN : mardi 18 septembre 2007

 

Selon la loi actuellement en vigueur en France, les tests génétiques ne sont utilisables qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou après une saisine judiciaire. Les résultats de la recherche peuvent permettre certains progrès, mais aussi des utilisations inacceptables. Il serait aberrant que la loi favorise ces dernières. […]

 

Or, selon l’amendement (voté à la loi sur l’immigration), les autorisations à un regroupement familial pourraient se fonder sur des tests de filiation biologique. […] Si les parents qui souhaitent légitimement un tel regroupement peuvent payer, environ 1 000 euros, le test génétique, selon cet amendement, ils auraient leurs documents en règle plus facilement, bien qu’exclusivement pour les ­enfants du même sang qu’eux.

En France, les législateurs ont souligné l’importance du fait que le lien de filiation ne pouvait en aucun cas se réduire à sa ­dimension biologique. L’importance de ce principe est évidente lorsque l’on songe aux enfants adoptés ou aux familles recomposées. Ce principe cesserait-il d’être important pour ceux qui ne sont pas nés en France ? Le droit à vivre en famille, reconnu par la Convention européenne des Droits de l’homme, serait-il réservé aux Français ou à ceux qui ont les moyens de payer des tests génétiques, présentés avec une hypocrisie certaine comme non-obligatoires, mais qui deviendraient vite indispensables ? […]

En contribuant une fois de plus à stigmatiser les candidats à l’immigration et sous prétexte de réduire un désordre, cette disposition en créerait un autre, infiniment plus grave, car il entamerait des principes éthiques, et ouvrirait la porte au fichage génétique de certaines catégories de la population. L’histoire nous a appris à quels désastres s’exposent les peuples qui acceptent de rogner leurs principes éthiques. […] Nous demandons solennel­lement à nos représentants au Parlement de voter contre l’adoption définitive d’un texte inacceptable, qui ouvrirait la porte à d’autres abandons.»  

Pétition en ligne sur le site de SLR: http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1625

 

Publié dans:Droit de l'homme, Etranger, Politique |on 18 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Cacophonie gouvernementale…..suite…!!

Fadela Amara s’oppose aux tests ADN

QUOTIDIEN : lundi 17 septembre 2007

La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville Fadela Amara s’est déclarée, hier, défavorable aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, une pratique qui la «heurte» parce qu’elle «jette l’opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous».

 

Les députés doivent examiner demain et mercredi le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, dont un amendement du rapporteur UMP Thierry Mariani prévoit le recours aux tests ADN, pour authentifier le lien de filiation.

Publié dans:Droit de l'homme, Politique |on 17 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Vont-ils rétablir l’étoile jaune…………..???

ADN pour le regroupement familial :
la LDH et la Cimade s’insurgent

NOUVELOBS.COM | 14.09.2007 | 12:45

Un amendement UMP au projet de loi sur l’immigration vise à créer une nouvelle procédure de contrôle par l’ADN pour accélérer les demandes. « Inadmissible » pour la Cimade. Une « nouvelle étape vers la rupture avec la République » pour la LDH. Brice Hortefeux estime lui qu’aucun « sujet ne doit être tabou ».

Le Parlement français. (Reuters)

Le Parlement français. (Reuters)
 

Vives réactions dans les milieux associatifs après l’adoption, mercredi 12 septembre, d’un amendement par la Commission des lois de l’Assemblée autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance de visas d’immigration pour les candidats au regroupement familial.

Le secrétaire général de la Cimade, Laurent Giovannoni, s’est ainsi déclaré « scandalisé ». « Je suis scandalisé que ce type d’amendement soit adopté en commission des lois alors qu’il s’agit d’un changement si profond et qui touche directement l’éthique même de la façon dont on aborde l’accueil des familles », a-t-il lancé à l’AFP. « Sur le fond, c’est tout à fait inadmissible ».
« C’est aussi une remise en cause des documents d’état civil, la signification que la France ne donne aucun crédit aux documents fournis par les pays d’origine. Cela peut aussi avoir des conséquences fâcheuses sur le plan diplomatique », a-t-il ajouté.
Laurent Giovannoni a dit « espérer que le gouvernement s’opposerait à cet amendement ».

« Rupture avec la République »

De son côté, le président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, interrogé par nouvelobs.com, a stigmatisé une « nouvelle étape vers la rupture avec la République ». « C’est un amendement profondément discriminatoire et même xénophobe car il y a là une véritable peur de l’étranger », a-t-il encore indiqué.
Ce projet représente « une escalade inacceptable », a pour sa part estimé la députée PS George Pau-Langevin. « C’est un pas significatif et inacceptable dans l’atteinte à la vie privée et familiale, qui est hors de proportion avec le but affiché de lutter contre la fraude documentaire », a déclaré George Pau-Langevin dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
« Est-ce que l’on envisagerait de faire ça pour des Français? », s’est interrogée l’élue du XXe arrondissement de Paris.


Hortefeux : pas de « tabou »
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du codéveloppement, Brice Hortefeux, a quant à lui déclaré qu’aucun sujet ne devait être « tabou ». « Je crois qu’aucun sujet ne doit être tabou. A un moment où l’on parle de revalorisation du rôle du Parlement, il me paraît utile et sain que les parlementaires puissent se saisir du sujet pour en débattre », a déclaré Brice Hortefeux.
« Il y a aujourd’hui onze pays européens qui pratiquent déjà (le test ADN) », a-t-il ajouté, soulignant que « ces tests seront proposés à des volontaires et non imposés ».

« Sûre et rapide »
« Cette procédure ne pourrait être mise en œuvre qu’à l’initiative d’un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible », avait affirmé mercredi soir le député UMP Thierry Mariani, auteur de l’amendement.
Selon lui, la procédure serait « sûre et rapide ». Elle est déjà « utilisée par 11 de nos partenaires européens », et permettra de « répondre au développement de la fraude documentaire ».
L’amendement a suscité de vifs débats au sein de la commission de lois. Les socialistes ont mis en doute la possibilité de réaliser de tels tests ADN dans les pays d’origine, et ont également soulevé la question des enfants adoptés ou recueillis.
Plusieurs députés UMP, notamment François Goulard et Etienne Pinte, ont eux aussi critiqué cet amendement et ont voté contre. François Goulard a mis en avant des obstacles, tandis qu’Etienne Pinte s’est interrogé sur l’opportunité d’appliquer à des ressortissants étrangers des tests qui ne sont autorisés en France que sur décision judiciaire.

1,33 fois le SMIC

Plusieurs autres amendements au projet de loi, qui vise à « mieux encadrer le regroupement familial », ont également été adoptés.
Toujours à l’initiative de Thierry Mariani, dispense les conjoints âgés de plus de 65 ans et candidats au regroupement familial d’une « évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République ».
Un autre amendement adopté prévoit une nouvelle évaluation à l’issue de chaque formation.
En outre; les députés ont porté à 1,33 fois le SMIC le niveau de ressources nécessaires qui pourra être exigé pour tout regroupement de familles de « six personnes ou plus ».

Fichier biométrique

Deux autres amendements de Thierry Mariani sur le maintien d’un étranger en zone d’attente ont été approuvés. Le premier autorise l’administration à décider, sans renouvellement de procédure, du prolongement en zone d’attente pour une durée maximale de 4 jours.
Le second amendement autorise la prolongation pour une période de huit jours, du maintien en zone d’attente d’un étranger « en cas de volonté délibérée » de ce dernier « à faire échec à son départ ».
Les députés ont par ailleurs voté un amendement d’Eric Ciotti (UMP) permettant la mise en place d’un fichier biométrique des bénéficiaires, afin de lutter contre le « risque de voir des étrangers abuser du système d’aides au retour ».
Le projet de loi du ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, adopté mercredi en commission, sera débattu par les députés en séance plénière les 18 et 19 septembre, en ouverture de la session extraordinaire.

 

Publié dans:Droit de l'homme, Politique |on 14 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Honteux…..Hortefeux….Honteux…..Hortefeux..

 

Hortefeux fait pression pour atteindre les 25 000 expulsions

Le ministre de l’Immigration a demandé à 19 préfets de faire du chiffre.

Par JACKY DURAND

QUOTIDIEN : jeudi 13 septembre 2007

 

La «culture du résultat» chère à Nicolas Sar­kozy vient de faire de nouvelles victimes : les 19 préfets convoqués hier après-midi par le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux pour cause de résultats insuffisants en matière d’expulsions. Rue de Grenelle, on ne voulait «ni confirmer, ni infirmer» la liste des préfectures concernées que Libération s’est procurée auprès d’une source proche du ministère. Il s’agirait de ­celles de Paris, du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, du Finistère, du Maine-et-Loire, de la Gironde, de la Manche, de Seine-Maritime, des Ardennes, de la Loire, de l’Isère, de la Haute-Garonne, de Corse-du-Sud, de l’Hérault, du Gard et du Puy-de-Dôme, le fief politique d’Hortefeux.

 

«Chasse aux crânes».   Officiellement, il ne s’agissait pas d’un remontage de bre­telles mais «d’une réunion de travail et de mobilisation où le ministre devait échanger avec les préfets dont les résultats doivent être améliorés» , indiquait l’entourage du ministre, confirmant le chiffre de 11 000 expulsions depuis le début de l’année. Mardi matin sur LCI, Brice Hortefeux a ­affirmé que le quota, fixé par Nicolas Sarkozy, de 25 000 reconduites en 2007 «sera atteint», alors que le 20 août dernier il estimait que cet objectif serait difficile à réaliser. A l’époque, le ministre de l’Immigration se serait fait sermonner par le chef de l’Etat, selon le Point : «Je veux du ­chiffre ! C’est un engagement de campagne. Les Français m’attendent là-dessus. Je veux que l’on mobilise pour être plus efficace» , aurait dit le Président.

La méthode Hortefeux et le discours de cette méthode rappellent furieusement la manière de faire de Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur : dès l’automne 2002, il avait convoqué les préfets des cinq départements ayant enregistré les moins bons résultats en matière de statistiques sur la délinquance et les cinq préfets les plus méritants. A l’époque, dans les rangs policiers, on n’avait pas manqué de mettre en garde contre la «bâtonnite» et la «chasse aux crânes», l’inflation des interpellations et des gardes à vue «pour faire performant» .

Harcèlement d’Etat.  Aujourd’hui, cette course aux chiffres est d’autant plus mal vécue par les fonctionnaires qu’il ne s’agit plus de compter des vols à la roulotte ou des violences mais des hommes, des femmes et des enfants. «Je ne vois pas pourquoi il y aurait des quotas sur des êtres humains, nous sommes dans un pays des droits de l’homme», s’insurge Joaquin Masanet, secrétaire général de l’Unsa-police, le principal syndicat des gardiens de la paix. «Ce n’est pas à la police de décider qui on doit reconduire à la frontière. C’est à la justice de statuer. Il faut faire attention à toute cette pression sur les préfets qui ­risque de retomber sur l’ensemble de la hiérarchie policière. Les fonctionnaires ne sont pas là pour contrôler tout le monde. On ne va pas mettre un gardien de la paix à chaque carrefour, dans chaque restaurant ou entreprise pour faire du chiffre en matière d’expulsion.» Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a exprimé «une vigoureuse protestation devant la poursuite obsessionnelle du gouvernement du maintien d’un harcèlement d’Etat envers les sans-papiers.»

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Publié dans:Droit de l'homme, Justice, Non classé |on 13 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Le petit doigt sur la couture du pantalon, ou: Fillon sert à quelque chose…

Rama Yade a dû rendre des comptes au Premier ministre François Fillon sur son déplacement à Aubervilliers jeudi
Le petit doigt sur la couture du pantalon, ou: Fillon sert à quelque chose... dans Droit de l'homme vide
- Rama Yade à Aubervilliers, le 6 septembre 2007. - France 2 -
Rama Yade à Aubervilliers, le 6 septembre 2007.France 2
vide dans Droit de l'homme
La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme avait « improvisé », selon elle, un déplacement auprès de squatteurs d’origine africaine évacués à la demande de la mairie communiste.

« Je voulais absolument faire passer ce message qui était qu’en matière de logement l’extrême de gauche n’a pas de leçon à nous donner », a-t-elle affirmé sur Europe 1 vendredi.

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Les squatteurs ont été expulsés en application d’une décision de justice prise à la demande de la municipalité communiste d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, confrontée depuis plusieurs années au squat d’une partie de son parc de logements sociaux. La mairie s’est indignée de la visite de Mme Yade, l’accusant de contester ainsi une décision de justice.

« Sur cette question du logement, le camp du bien n’est pas à gauche et le camp du mal n’est pas à droite », a estimé Mme Yade, d’origine sénégalaise, symbole de l’ouverture du président Nicolas Sarkozy aux Français d’origine immigrée.

Interrogée sur les explications qui lui ont été demandées par le Premier ministre après sa visite controversée, elle a répondu que François Fillon « a tout à fait compris le fond de ma pensée ». « Il a surtout expliqué qu’en matière de cohérence gouvernementale il faut en parler entre nous avant », a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre « lui a fait savoir qu’à l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues » du gouvernement, a-t-on précisé dans l’entourage de François Fillon jeudi.

« Nos militants en ont assez de se faire insulter quand c’est une mairie de droite qui opère ainsi. On en a assez de nous faire traiter de fascistes par certains qui, ont au nom d’une supposée supériorité morale n’ont cessé depuis des mois de nous donner des leçons sur notre supposée inhumanité », a en outre assuré Mme Yade, membre de l’UMP.

L’évacuation des 80 tentes installées depuis le 11 juillet devant un groupe scolaire par plus d’une centaine de squatteurs demandant à être relogés a eu lieu tôt jeudi matin.

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Publié dans:Droit de l'homme |on 7 septembre, 2007 |Pas de commentaires »
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