Archive pour la catégorie 'Ecologie'

NDDL………………………………(20/04/2018)

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Notre-Dame-des-Landes : les zadistes acceptent de déposer des projets nominatifs pour rester sur les lieux, comme le demandait le gouvernement
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Publié dans:Ecologie |on 20 avril, 2018 |Pas de commentaires »

NDDL………………………………..(18/04/2018)

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Notre-Dame-des-Landes : regardez en direct la conférence de presse de Nicolas Hulot après sa rencontre avec les zadistes
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Publié dans:Ecologie |on 18 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Déchets nucléaires………………….(22/02/2018)

Déchets nucléaires : le site de Bure en cours d’évacuation

Déchets nucléaires : le site de Bure en cours d'évacuation
Une opération d’évacuation des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires est en cours ce jeudi matin. (AFP)

Une opération d’évacuation des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires est en cours ce jeudi matin.

Par L’Obs

Publié le 22 février 2018 à 07h24

La gendarmerie nationale a débuté jeudi une opération « visant à mettre fin à l’occupation illégale » du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

 

 

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur sur place, « l’opération se passe bien ». 500 gendarmes, dont 5 escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l’évacuation du site de 221 hectares, indique le ministère.

Des forages rendus impossibles

La préfète de la Meuse doit faire un premier point de presse vers 9 heures. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radiocatifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l’installation des cheminées d’aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

L’agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l’heure impossibles par l’occupation du bois.

Saisi en référé par l’Andra, le TGI de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d’expulsion du Bois Lejuc. Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l’Andra.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

Déchets nucléaires......................(22/02/2018) dans Ecologie oba-icon
Publié dans:Ecologie |on 22 février, 2018 |Pas de commentaires »

Et le Gégé en tête des troupes………….(04/01/2018)

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Notre-Dame-des-Landes : un Français sur deux favorable au recours à la force pour évacuer les zadistesPlus d’un Français sur deux (56%) est favorable à un recours « à la force », évoqué par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, pour déloger les zadistes qui occupent la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), selon un sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et « Le Figaro », publié jeudi 4 janvier.
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Publié dans:Ecologie |on 4 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Les « egologistes »……………………..(29/12/2017)

La politique en vrac (3/6)

EE-LV : «On n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes »»

Par Pierre-Henri Allain, correspondant à Rennes — 28 décembre 2017 à 20:06
Yvette-Rose Rayssiguier s’est engagée auprès des victimes de pesticides. Gérard Caillou est référent pour son quartier.Zoom
Yvette-Rose Rayssiguier s’est engagée auprès des victimes de pesticides. Gérard Caillou est référent pour son quartier. Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération

Europe Ecologie-les Verts est en lambeaux. En Bretagne, nombre de ses militants, déçus par les chamailleries et les ambitions personnelles, ont fui le parti pour s’engager auprès d’associations et faire de la politique autrement, en privilégiant le terrain.

  • EE-LV : «On n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes »»

Pétris de doutes quant à l’avenir de l’écologie politique, usés par les défections et les batailles d’ego à la tête du parti, beaucoup de militants bretons d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), à l’instar du mouvement à l’échelle nationale, ont le moral en berne. «C’est vrai qu’on est arrivé au bout d’une histoire et, dans la perspective des assises de l’écologie en 2018, il va falloir repartir d’une page blanche, convient Didier Chapellon, candidat aux dernières législatives à Rennes. Mais on reste tous persuadés que l’écologie politique est indispensable.» Pris d’une grande lassitude, l’hémorragie de militants engagés dans le combat politique est toutefois tangible. En France leur nombre aurait diminué de moitié pour passer en quelques années de 10 000 à près de 5 000 adhérents.

Cour des miracles

En Bretagne, région où les Verts ont toujours réalisé de bons scores, une bonne centaine d’adhérents ont déserté les rangs du parti, douchés par les guerres intestines nationales autant que par les revers électoraux. La dynamique qui avait prévalu lors des régionales de 2010 et permis l’élection de sept candidats EE-LV au conseil régional, est retombée en 2015, année où la liste menée par René Louail n’a pu se maintenir au second tour, entraînant la disparition pure et simple des écologistes à l’assemblée régionale.

Si beaucoup de militants se sont détournés du combat politique, ils n’ont pas abandonné pour autant la bataille. Et c’est désormais au quotidien comme au sein d’associations citoyennes ou environnementales qu’ils font entendre leur voix. C’est le cas de Gérard Caillou, 63 ans, que l’on retrouve à la Cour des miracles, café librairie niché au cœur de Rennes, faisant aussi office de lieu de rendez-vous pour les écologistes et les militants de gauche de tout poil. Fils d’ouvrier, ancien professeur des écoles puis directeur d’établissement scolaire, ce solide gaillard se souvient avoir été enthousiasmé par la création d’EE-LV, un mouvement qui, selon lui, «transcendait les partis politiques traditionnels». Mais l’attitude des leaders du mouvement et son fonctionnement vont avoir raison de cet élan. «En 2015, quand je me suis aperçu que les élus EE-LV à l’Assemblée nationale ne tenaient pas compte des remontées des fédérations et qu’on n’avait plus affaire à des écologistes mais à des « égologistes », je n’ai pas renouvelé mon adhésion. Des gens comme Jean-Vincent Placé, dont le but ultime était de devenir ministre ou Emmanuelle Cosse, l’ex-secrétaire nationale qui a rejoint Hollande sans prévenir personne, ont tué l’esprit de l’écologie politique qui se mettait en place.»

Après s’être présenté aux départementales de 2015 comme suppléant sur le canton d’Antrain (Ille-et-Vilaine) puis avoir activement participé à la campagne des régionales, Gérard Caillou, qui vit à Cesson-Sévigné, près de Rennes, quitte donc EE-LV mais ne reste pas inactif. «Je m’intéresse davantage à des problématiques locales, explique-t-il. Je suis référent de mon quartier pour la municipalité. Je fais du porte à porte pour aller à la rencontre des gens et discuter de leurs problèmes quotidiens. C’est la replantation d’arbres, l’aménagement d’un square ou d’un sentier piétonnier pour rejoindre un arrêt de bus. C’est la politique du colibri, une façon de mettre en action ses idées, modestement. Cela me permet aussi d’échanger avec des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec moi, de poser des questions, de faire réfléchir.»

Adhérent d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui lui fournit ses légumes bio et client d’Enercoop, un fournisseur d’électricité issue d’énergies renouvelables, ce fervent adepte des déplacements en vélo, un moyen de transport dont il se sert jusque dans ses voyages sur les routes d’Europe, se fait ainsi, au quotidien, le chantre de solutions alternatives au modèle consumériste dominant. Délivré de son engagement politique, il a plus de temps à consacrer à d’autres causes, comme son opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou les actions de coopération avec Dan-Kassari, la ville du Niger avec laquelle est jumelée Cesson-Sévigné.

Bisbilles

Engagée depuis de nombreuses années dans des mouvements associatifs et syndicaux, Yvette-Rose Rayssiguier a elle aussi été séduite par Europe Ecologie au moment des européennes de 2009, dont elle se souvient du «manifeste magnifique». Engagée dans la campagne des régionales de 2010, elle a aussi siégé dix-huit mois au conseil régional de Bretagne. Une expérience qui lui a laissé des souvenirs mitigés et a contribué à son éloignement du mouvement. «Je me suis rendu compte, alors qu’on était un des groupes les plus engagés, les plus présents, que le travail de fond sur les dossiers ne paie pas, raconte-t-elle. J’ai réalisé que la politique c’était beaucoup de communication, un art du spectacle et que quand on était élu, il nous manquait du temps pour travailler avec les gens, être sur le terrain, comprendre les problèmes.» Les bisbilles et les «ambitions personnelles»la convaincront de prendre ses distances. Pour se trouver très vite un nouveau champ où s’investir : le collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest, né en réponse aux problèmes de santé rencontrés par les employés de la coopérative bretonne Triskalia, exposés à ces produits. «Quand j’ai vu le documentaire la Mort est dans le pré, ça m’a bouleversé. J’ai découvert tous les dégâts humains du modèle économique et social agricole imposé par le système.»

Soutien moral et accompagnement des victimes dans leurs démarches juridiques, sociales et de soins sont devenus quelques-unes des activités de la militante qui participe aussi à des conférences sur «les vertus des produits de la ruche» ou des soirées débats sur les dangers des pesticides ou sur les lanceurs d’alerte. «Je ne fais pas de la politique avec un grand P, mais je me réalise mieux ainsi, confie-t-elle, sans être loin de mes préoccupations écologiques puisque derrière la question des pesticides, ce sont les questions des modes de production agricole et de consommation qui sont posées».

Ancien militant socialiste puis des Verts pour les européennes de 2009, Christian Gentilleau s’est éloigné du mouvement écologiste après les régionales de 2015, déçu par les résultats du scrutin autant que par le fonctionnement du parti. D’autant plus que cet ingénieur agricole en retraite s’était fortement investi dans le programme de la liste menée par René Louail. «Au départ, il y avait un véritable projet mais EE-LV a été miné par les conflits internes, regrette-t-il. Les revers électoraux en sont la conséquence et l’échec de Réné Louail m’a paru d’autant plus injuste que son programme était excellent.» Qu’à cela ne tienne, Christian Gentilleau en a profité pour lancer un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, à savoir la création de Champ de justice, une association qui travaille à la réalisation d’un lieu dédié à la mémoire judiciaire. «Nous avons en projet un musée vivant et interactif, avec des parcours autour de grands procès, abordant aussi bien la justice militaire avec le procès Dreyfus que le procès de la marée noire de l’Amoco Cadiz», précise-t-il.

Pour cet écologiste qui roule en Prius et a installé des panneaux solaires sur le toit de sa maison pour chauffer son eau, ce thème est en effet à peu près aussi essentiel que les problèmes environnementaux. «La justice autant que l’écologie ont toujours été des fondements moteurs de mon militantisme», souligne-t-il. L’ancien ingénieur défend également avec force le réseau des Biocoop, très présent à Rennes, et dont il est adhérent. Un vecteur crucial selon lui pour favoriser la consommation de produits bio. «Les consommateurs sont en train de prendre conscience de leur pouvoir pour faire évoluer les choses, favoriser les circuits courts, une autre agriculture, c’est aussi là que ça se joue», insiste-t-il. L’ancien adhérent d’EE-LV ne se fait en revanche guère d’illusions sur l’avenir du mouvement. «Mis à part des résistances locales comme à Rennes où il y a un groupe d’élus à la mairie qui fait du bon travail, EE-LV est en train de se dissoudre. Mais tous les militants ou presque sont impliqués dans des associations de terrain et en prise avec des problèmes actuels liés à la consommation, l’énergie, le logement… C’est peut-être comme cela qu’on a le plus d’efficacité.»

«Porosité»

Pour Matthieu Theurier, chef de file d’EE-LV à la mairie de Rennes, qui souligne «la porosité» qui a toujours existé entre les associations écologistes et citoyennes et l’engagement politique, c’est là en tout cas une bonne raison d’espérer. «Le sentiment qu’EE-LV n’est plus le bon véhicule pour porter nos convictions est largement partagé, admet-il. Mais le socle idéologique est toujours là et ceux qui se sont mis en sommeil ou se sont éloignés n’ont pas abandonné la cause.» Une manière de dire que ce sont des gens que l’écologie politique retrouvera, le jour où elle sera parvenue à proposer quelque chose de différent.

Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération

Pierre-Henri Allain correspondant à Rennes

Publié dans:Ecologie |on 29 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

C’est grand un écolo…………………….(27/12/2017)

Pourquoi Nicolas Hulot n’abolira pas la chasse à courre

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L’Obs

Arnaud Gonzague Il y a 3 heures
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France Gall hospitalisée en soins intensifs

France Gall hospitalisée en soins intensifs
Une vingtaine d’associations demandent au ministre de la Transition écologique de mettre fin à cette pratique qu’elles jugent barbares. Celui-ci répond.

Des veneurs quittent le Château de Chantilly avec une meute de chiens pour aller chasser dans la forêt de Chantilly, le 06 novembre 2004. © Copyright 2017, L’Obs Des veneurs quittent le Château de Chantilly avec une meute de chiens pour aller chasser dans la forêt de Chantilly, le 06 novembre 2004. »À partir du moment où l’on doit tuer un animal, il faut limiter au maximum sa souffrance. Certaines pratiques, comme la chasse à courre, prolongent l’agonie et le stress d’un animal. Cela me heurte profondément. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la civilisation. »

Celui qui prononce ces mots dans les colonnes de « l’Obs » n’est pas le premier défenseur des animaux venus : c’est Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, et donc potentiellement une personnalité investie du pouvoir d’interdire ce qui le « heurte profondément ».

Cette interview n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd : une vingtaine d’associations de protection des animaux (Fondation Brigitte-Bardot, Fondation 30 Millions d’Amis, L214, PETA…) redemandent ce qu’elles ont déjà réclamé au ministre dans un courrier en date du 8 décembre : l’abolition de la chasse à courre.

« Un sondage que nous avons commandé à l’Ifop montre que 84% des Français se déclarent hostiles à la chasse à courre. Si c’est le cas du ministre Hulot, pourquoi ne pas définitivement l’abolir ? », interroge Aline Maatouk, chargée de la faune sauvage française à la Fondation Bardot.

Longue agonie

La Fondation renchérit :

« Cette chasse provoque d’interminables souffrances chez le cerf, chevreuil, renard ou lièvre pourchassé qui, épuisé, stressé et tétanisé par la peur, finit achevé au terme d’une course qui ressemble à une longue agonie. »

De même, soutient la Fondation, beaucoup de nos voisins l’ont déjà interdite, comme l’Allemagne et la Belgique dans les années 1950, l’Écosse en 2002 et même l’Angleterre, terre où le fox hunting était pratiqué depuis la nuit des temps, en 2004. Et qu’il suffirait de supprimer les mots « soit à courre, à cor et à cri » de l’article L. 424-4 du Code de l’environnement pour que cette pratique appartienne au passé.

Alors, que compte faire Nicolas Hulot ? Interrogé par « l’Obs », celui-ci répond :

« Mon sentiment personnel ne peut pas préempter ce qui doit être un débat de société. La France, qui a été historiquement associée à la chasse à courre, n’est pas encore prête à l’abandonner. »

Classes supérieures

Un propos qui révolte Aline Maatouk :

« Depuis le début des années 1980, les associations de protection animale réclament l’abolition de cette pratique, mais les propositions de loi des parlementaires dans ce sens sont rejetées sans même être débattues ! Les lobbies de chasseurs refusent absolument toute restriction de leurs activités. »

Selon les derniers chiffres connus (ils sont anciens, puisqu’ils datent de 2002), les « boutons » – pratiquants payants de la chasse à courre – sont environ 10.000 en France pour 440 équipages, secondés par 20.000 à 30.000 bénévoles. Soit environ 3% des 2,1 millions de pratiquants français de la chasse.

C’est peu ? Oui, mais ils appartiennent souvent aux classes supérieures de la société – un « bouton » dans un équipage select peut coûter jusqu’à 3.000 euros par an – que les gouvernants n’ont guère l’envie de bousculer dans leurs habitudes.

Le président Macron, en tout cas, ne semble pas parti pour leur mettre des bâtons dans les roues : candidat, celui-ci s’est dit favorable à la réouverture des chasses présidentielles, ces raouts cynégétiques hautement mondains, abolis par Nicolas Sarkozy en 2010. Un signal qui sonne comme l’hallali pour les associations de protection animale.

Arnaud Gonzague

 

Publié dans:Ecologie |on 27 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

On en reparle………………………..(13/12/2017)

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Ce qu’il faut savoir du rapport sur Notre-Dame-des-Landes remis au gouvernementFaut-il réaménager l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l’agglomération nantaise, ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), à une vingtaine de kilomètres plus au Nord ? Trois médiateurs ont remis, mercredi 13 décembre, un rapport au Premier ministre sur cette question qui a empoisonné le mandat de François Hollande. Emmanuel Macron doit rendre une « décision claire [...] avant fin janvier ». Voici ce qu’il faut savoir sur ce rapport, qui juge « raisonnablement envisageables » le déménagement ou l’agrandissement.
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Publié dans:Ecologie |on 13 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Adressez vos commùentaires au « p’tit Nicolas »…(27/11/2018)

Comment Monsanto a financé des scientifiques en Europe pour défendre le glyphosate 6/13

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Aude MassiotIl y a 5 heures
Un ours blanc encarté à l'Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.© EMMANUEL DUNAND Un ours blanc encarté à l’Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.Une fraude à grande échelle. L’étendue des manœuvres du géant des pesticides pour manipuler l’opinion sur le glyphosate, dévoilées dans les documents confidentiels de Monsanto rendus publics dans le cadre d’un procès aux Etats-Unis contre la firme américaine, est tentaculaire.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rattaché à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publie une étude qui déclare le glyphosate, principe actif herbicide le plus utilisé au monde, comme «cancérigène probable» pour l’homme et «cancérigène» pour les animaux.

Immédiatement, la multinationale, qui craignait un tel résultat et voit son chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) menacé, met en place une stratégie d’instillation du doute pour décrédibiliser cette étude internationale indépendante. Dans une présentation confidentielle consultée par Libération, datée du 11 mai 2015 et intitulée «Proposition pour des projets scientifiques post-CIRC», un employé de Monsanto décrit leurs tactiques de contre-attaque : «Aaron Blair [scientifique émérite de l’Institut national américain du cancer, ndlr] continue de défendre les travaux [assurant le non-danger du glyphosate] et exagère [leur] nombre». Plus loin, la firme annonce vouloir «publier une évaluation complète sur le potentiel cancérogène du produit par des scientifiques crédibles». Suit une liste de ces «scientifiques crédibles», dont un ancien directeur du CIRC, et le montant de ce que cela coûterait à Monsanto : pas moins de 200 000 à 250 000 dollars, un chiffre qui dépendrait «de ce qui peut être écrit par les scientifiques de Monsanto». Une stratégie «qui pourrait être importante en cas de futur procès», prévoit la firme qui a apparemment des raisons de craindre une attaque en justice.

«Un challenge difficile»

Ce n’est pas tout : la multinationale veut créer un «groupe de conseil sur la protection des plantes» (c’est ainsi que l’industrie appelle les pesticides) qui comprendrait «des nutritionnistes, des médecins avec des groupes scientifiques traditionnels» et des chercheurs internes à Monsanto. «Inclure une ONG ?» interroge même l’auteur du rapport.

Ce groupe de lobbying international a bien été créé. Il a notamment été implanté en Europe. Dans un mail confidentiel de mars 2016, Daniel Goldstein, du département Sciences principales et médicales et sensibilisation de la multinationale américaine, explique à Allister Vale, toxicologue du National Poisons Information Service britannique, que Monsanto «voudrait ouvrir une discussion avec un certain nombre de toxicologues médicaux en Europe» sur le glyphosate. «C’est, bien sûr, un challenge difficile (comme nous en avons discuté par le passé) étant donné la réticence des chercheurs européens à être associés à des industriels, d’une manière ou d’une autre, développe Daniel Goldstein. Vous semblez le choix le plus logique pour mener cela à bien, étant donné votre stature dans la communauté universitaire médicale des toxicologues en Europe, ainsi que votre connaissance de long terme sur les produits au glyphosate.»

Un travail que Vale mènerait contre rémunération. «Les coûts (y compris les honoraires) seront pris en charge par Monsanto via un mécanisme d’attribution qui permet un degré correct d’indépendance scientifique, et nous pouvons fournir de l’assistance logistique pour que cela ne devienne pas une charge trop importante pour votre temps et celle de Sir Colin», un autre scientifique intéressé par l’initiative. D’après cette série de mails, Sir Colin Berry serait déjà à la tête d’un tel panel financé par Monsanto de chercheurs spécialistes de la toxicologie sur les animaux.

«Ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto»

Pour que les scientifiques ne voient pas leurs liens avec la firme affichés publiquement, des mécanismes de financement dérivés sont mis en place. «Il sera important que ce groupe s’adresse au grand public car ces questions sont devenues beaucoup plus politiques que techniques, poursuit Daniel Goldstein. Les financements peuvent venir du Glyphosate Consortium qui mène la réautorisation européenne [du produit] ou via ECETOX ou CEFIC [deux associations d’industriels, ndlr], par exemple, et pourraient être transmis via la Society of Toxicology ou une ou plusieurs institutions universitaires».

Un arrangement qui ne semble pas déranger Vale : «Faire passer les financements via le Glyphosate Consortium serait un moyen de faire avancer ce type de regroupement, assure le chercheur. Etant donné l’arrangement que vous proposez, je suis confiant qu’il sera possible de mettre en place une équipe de toxicologues médicaux et cliniques […]. Cependant, pour que cela marche, ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto ou du Glyphosate Consortium.» La Society of Toxicology, une organisation scientifique internationale, servirait donc de façade à des chercheurs européens pour soutenir la non-dangerosité du glyphosate, tout cela financé par Monsanto. «Cela pourrait avoir une très grande influence en Europe et dans le monde, se félicite ainsi Daniel Goldstein dans un mail interne à des collègues. Allister Vale et Sally Bradberry ont écrit les deux dernières grandes études sur le glyphosate […] au Royaume-Uni.» Pour sa défenqe, Vale a déclaré à Libération «Je peux assurer que ni moi ni mon département n’avons reçu des financements d’aucune sorte de la part de Monsanto (ou d’autre entreprise de pesticides).»

«Gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada»

Le Canada n’a pas été épargné par les efforts de la firme de Saint-Louis. Dans un mail daté du 6 juin 2016, John Lynch, chef des Affaires de régulations à Monsanto Canada, explique comment la firme compte «rassembler pour mener des actions au Canada, et s’assurer qu’elles sont alignées avec des plans similaires aux Etats-Unis et possiblement ailleurs». Des actions «contre le CIRC», précise l’objet du mail. «Actuellement, nous avons huit associations d’industriels, plus Crop Life Canada [le principal lobby des pesticides, ndlr] qui ont exprimé leur volonté de s’engager dans des discussions sur la manière de collaborer de manière plus cohérente, représentant un part significative du PIB du Canada et de l’investissement dans l’innovation, pour capter l’attention du gouvernement fédéral.» Une des possibilités évoquées : demander au Canada de «retirer son adhésion et ses financements» au CIRC.

L’employé de Monsanto explique aussi avoir discuté avec deux scientifiques canadiens, Keith Solomon et Len Ritter, «tous deux professeurs émérites à l’université de Guelph», en quête de suggestions pour «gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada». Bien que Len Ritter a refusé de travailler «directement» avec Monsanto, «il semble qu’il délivre les interprétations et les messages que nous voulons mettre en avant sur le sujet», précise John Lynch, de Monsanto, dans un autre mail.

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Len Ritter est pourtant toujours considéré comme un expert indépendant en toxicologie spécialiste des herbicides. Fin août, il a notamment été interviewé par CBCNews Canada, alors que de nouveaux épandages massifs de glyphosate inquiétaient la population au Nouveau Brunswick (Est). Sans surprise, le scientifique a assuré qu’il n’y avait pas de crainte à avoir. De même pour Keith Solomon. Dans un article d’une publication professionnelle d’avril 2015, il qualifie le classement en «cancérogène probable» par le CIRC d’«erreur scientifique critique». Pourtant, il suffit de quelques recherches pour découvrir un CV de Keith Solomon sur le site de Monsanto, où sont énumérées les publications du chercheur sur les effets du glyphosate. Ni Keith Solomon ni Len Ritter n’ont répondu à nos sollicitations.

 

Publié dans:"AFFAIRES", Ecologie |on 28 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Et une couleuvre de plus pour le « vacancier »…..(27/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 27 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

COP23…………………………….(17/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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