Archive pour la catégorie 'Ecologie'

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Comment Monsanto a financé des scientifiques en Europe pour défendre le glyphosate 6/13

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Aude MassiotIl y a 5 heures
Un ours blanc encarté à l'Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.© EMMANUEL DUNAND Un ours blanc encarté à l’Ensemble zoologique de libération de la nature exprimait son mécontentement le 9 novembre à Bruxelles.Une fraude à grande échelle. L’étendue des manœuvres du géant des pesticides pour manipuler l’opinion sur le glyphosate, dévoilées dans les documents confidentiels de Monsanto rendus publics dans le cadre d’un procès aux Etats-Unis contre la firme américaine, est tentaculaire.

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rattaché à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publie une étude qui déclare le glyphosate, principe actif herbicide le plus utilisé au monde, comme «cancérigène probable» pour l’homme et «cancérigène» pour les animaux.

Immédiatement, la multinationale, qui craignait un tel résultat et voit son chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) menacé, met en place une stratégie d’instillation du doute pour décrédibiliser cette étude internationale indépendante. Dans une présentation confidentielle consultée par Libération, datée du 11 mai 2015 et intitulée «Proposition pour des projets scientifiques post-CIRC», un employé de Monsanto décrit leurs tactiques de contre-attaque : «Aaron Blair [scientifique émérite de l’Institut national américain du cancer, ndlr] continue de défendre les travaux [assurant le non-danger du glyphosate] et exagère [leur] nombre». Plus loin, la firme annonce vouloir «publier une évaluation complète sur le potentiel cancérogène du produit par des scientifiques crédibles». Suit une liste de ces «scientifiques crédibles», dont un ancien directeur du CIRC, et le montant de ce que cela coûterait à Monsanto : pas moins de 200 000 à 250 000 dollars, un chiffre qui dépendrait «de ce qui peut être écrit par les scientifiques de Monsanto». Une stratégie «qui pourrait être importante en cas de futur procès», prévoit la firme qui a apparemment des raisons de craindre une attaque en justice.

«Un challenge difficile»

Ce n’est pas tout : la multinationale veut créer un «groupe de conseil sur la protection des plantes» (c’est ainsi que l’industrie appelle les pesticides) qui comprendrait «des nutritionnistes, des médecins avec des groupes scientifiques traditionnels» et des chercheurs internes à Monsanto. «Inclure une ONG ?» interroge même l’auteur du rapport.

Ce groupe de lobbying international a bien été créé. Il a notamment été implanté en Europe. Dans un mail confidentiel de mars 2016, Daniel Goldstein, du département Sciences principales et médicales et sensibilisation de la multinationale américaine, explique à Allister Vale, toxicologue du National Poisons Information Service britannique, que Monsanto «voudrait ouvrir une discussion avec un certain nombre de toxicologues médicaux en Europe» sur le glyphosate. «C’est, bien sûr, un challenge difficile (comme nous en avons discuté par le passé) étant donné la réticence des chercheurs européens à être associés à des industriels, d’une manière ou d’une autre, développe Daniel Goldstein. Vous semblez le choix le plus logique pour mener cela à bien, étant donné votre stature dans la communauté universitaire médicale des toxicologues en Europe, ainsi que votre connaissance de long terme sur les produits au glyphosate.»

Un travail que Vale mènerait contre rémunération. «Les coûts (y compris les honoraires) seront pris en charge par Monsanto via un mécanisme d’attribution qui permet un degré correct d’indépendance scientifique, et nous pouvons fournir de l’assistance logistique pour que cela ne devienne pas une charge trop importante pour votre temps et celle de Sir Colin», un autre scientifique intéressé par l’initiative. D’après cette série de mails, Sir Colin Berry serait déjà à la tête d’un tel panel financé par Monsanto de chercheurs spécialistes de la toxicologie sur les animaux.

«Ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto»

Pour que les scientifiques ne voient pas leurs liens avec la firme affichés publiquement, des mécanismes de financement dérivés sont mis en place. «Il sera important que ce groupe s’adresse au grand public car ces questions sont devenues beaucoup plus politiques que techniques, poursuit Daniel Goldstein. Les financements peuvent venir du Glyphosate Consortium qui mène la réautorisation européenne [du produit] ou via ECETOX ou CEFIC [deux associations d’industriels, ndlr], par exemple, et pourraient être transmis via la Society of Toxicology ou une ou plusieurs institutions universitaires».

Un arrangement qui ne semble pas déranger Vale : «Faire passer les financements via le Glyphosate Consortium serait un moyen de faire avancer ce type de regroupement, assure le chercheur. Etant donné l’arrangement que vous proposez, je suis confiant qu’il sera possible de mettre en place une équipe de toxicologues médicaux et cliniques […]. Cependant, pour que cela marche, ni moi ni eux ne pouvons recevoir des financements directs de Monsanto ou du Glyphosate Consortium.» La Society of Toxicology, une organisation scientifique internationale, servirait donc de façade à des chercheurs européens pour soutenir la non-dangerosité du glyphosate, tout cela financé par Monsanto. «Cela pourrait avoir une très grande influence en Europe et dans le monde, se félicite ainsi Daniel Goldstein dans un mail interne à des collègues. Allister Vale et Sally Bradberry ont écrit les deux dernières grandes études sur le glyphosate […] au Royaume-Uni.» Pour sa défenqe, Vale a déclaré à Libération «Je peux assurer que ni moi ni mon département n’avons reçu des financements d’aucune sorte de la part de Monsanto (ou d’autre entreprise de pesticides).»

«Gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada»

Le Canada n’a pas été épargné par les efforts de la firme de Saint-Louis. Dans un mail daté du 6 juin 2016, John Lynch, chef des Affaires de régulations à Monsanto Canada, explique comment la firme compte «rassembler pour mener des actions au Canada, et s’assurer qu’elles sont alignées avec des plans similaires aux Etats-Unis et possiblement ailleurs». Des actions «contre le CIRC», précise l’objet du mail. «Actuellement, nous avons huit associations d’industriels, plus Crop Life Canada [le principal lobby des pesticides, ndlr] qui ont exprimé leur volonté de s’engager dans des discussions sur la manière de collaborer de manière plus cohérente, représentant un part significative du PIB du Canada et de l’investissement dans l’innovation, pour capter l’attention du gouvernement fédéral.» Une des possibilités évoquées : demander au Canada de «retirer son adhésion et ses financements» au CIRC.

L’employé de Monsanto explique aussi avoir discuté avec deux scientifiques canadiens, Keith Solomon et Len Ritter, «tous deux professeurs émérites à l’université de Guelph», en quête de suggestions pour «gérer la situation difficile avec le CIRC au Canada». Bien que Len Ritter a refusé de travailler «directement» avec Monsanto, «il semble qu’il délivre les interprétations et les messages que nous voulons mettre en avant sur le sujet», précise John Lynch, de Monsanto, dans un autre mail.

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Len Ritter est pourtant toujours considéré comme un expert indépendant en toxicologie spécialiste des herbicides. Fin août, il a notamment été interviewé par CBCNews Canada, alors que de nouveaux épandages massifs de glyphosate inquiétaient la population au Nouveau Brunswick (Est). Sans surprise, le scientifique a assuré qu’il n’y avait pas de crainte à avoir. De même pour Keith Solomon. Dans un article d’une publication professionnelle d’avril 2015, il qualifie le classement en «cancérogène probable» par le CIRC d’«erreur scientifique critique». Pourtant, il suffit de quelques recherches pour découvrir un CV de Keith Solomon sur le site de Monsanto, où sont énumérées les publications du chercheur sur les effets du glyphosate. Ni Keith Solomon ni Len Ritter n’ont répondu à nos sollicitations.

 

Publié dans:"AFFAIRES", Ecologie |on 28 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Et une couleuvre de plus pour le « vacancier »…..(27/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 27 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

COP23…………………………….(17/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Vladimir………………………..(11/11/2017)

Nuage radioactif originaire de Russie : 4 questions sur un probable accident nucléaire

Nuage radioactif originaire de Russie : 4 questions sur un probable accident nucléaire
Un accident nucléaire a probablement été passé sous silence en Russie ou au Kazakhstan. (L’Obs (source IRSN))

L’IRSN a publié une note avertissant de la détection de ruthénium-106 dans le sud-est de la France. La Russie nie toute responsabilité.

Comme un souvenir de Tchernobyl. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié jeudi 9 novembre une note d’information intitulée « Détection de ruthénium-106 en France et en Europe », où elle rend publiques les conclusions de son enquête sur un rejet radioactif en provenance de Russie détecté fin septembre.

Cette fuite, qui aurait nécessité une protection des populations si elle était survenue en France, pourrait avoir pour origine un accident nucléaire passé sous silence dans le sud de la Russie ou à la frontière kazakhe. Quatre questions sur un événement mystérieux mais sans conséquence sanitaire pour la population française, selon les autorités nucléaires.

1 – Quelle est la substance détectée ?

Le 4 octobre, l’IRSN donnait l’alerte en signalant la détection d’un radionucléide artificiel, le ruthénium-106, à de très faibles niveaux (quelques millibecquerels par mètre cube d’air) dans le sud-est de la France (stations de La Seyne-sur-Mer, Nice et Ajaccio). La substance avait auparavant été détectée dans l’est de l’Europe, ainsi qu’en Autriche, en Suisse et en Norvège.

Merci Vladimir.............................(11/11/2017) dans Ecologie

L’IRSN a une mission de surveillance nationale de l’atmosphère, et dispose pour cela d’un réseau de stations de collecte d’aérosols par filtration d’air. La présence de ruthénium-106 a été détectée en France pendant deux semaines, du 27 septembre au 13 octobre, ainsi que « dans la plupart des pays européens ».

Le ruthénium-106 est un produit de fission issu de l’industrie nucléaire. Il est par ailleurs utilisé dans le domaine médical pour des traitements par curiethérapie.

2 – Y’a-t-il un danger ?

Dès son premier communiqué, l’IRSN assurait que les « niveaux très faibles de contamination atmosphérique observés à ce jour » étaient « sans conséquence pour l’environnement et pour la santé ». Néanmoins, l’autorité disait « maintenir une vigilance de surveillance ».

Le 9 novembre, l’autorité confirme ce bilan rassurant :

« Les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l’environnement. »Le gouvernement précise de son côté avoir, par précaution, réalisé des « contrôles par sondage sur les champignons importés des pays concernés, qui n’ont révélé aucune contamination à ce jour ». Les champignons sont en effet un aliment particulièrement à risque.

3 – D’où vient le rejet ?

A partir des conditions météorologiques fournies par Météo France et des résultats de mesure disponibles dans les pays européens, l’IRSN a réalisé des simulations afin de localiser la zone de rejet, d’évaluer la quantité de ruthénium rejetée ainsi que la période et la durée de rejet.

S’il est impossible de « préciser la localisation exacte du point de rejet », l’IRSN est en mesure de conclure que « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural ». Pour cette zone, la quantité rejetée de ruthénium-106 estimée est « très importante » : entre 100 et 300 térabecquerels.

 dans Ecologie(L’Obs / Source IRSN)

Pourtant, aucun pays n’a revendiqué la fuite auprès des autorités nucléaires internationales. « Les entreprises de Rosatom n’ont rien à voir avec la fuite du ruthénium-106″ détectée en Europe, affirme le service de presse de la société d’État russe, qui gère l’activité de toutes les entreprises du secteur nucléaire national.

La société kazakhe Kazatomprom, opérateur national chargé de la production du combustible nucléaire, a également démenti être à l’origine de la fuite :  »Il n’y a pas de sites au Kazakhstan d’où une éventuelle fuite de cette substance pourrait se produire », assure son service de presse.

4 – Y’a-t-il eu un accident nucléaire ?

Le rejet est « accidentel eu égard à la quantité rejetée », affirme l’IRSN.

« Les conséquences d’un accident de cette ampleur en France auraient nécessité localement de mettre en œuvre des mesures de protection des populations sur un rayon de l’ordre de quelques kilomètres autour du lieu de rejet. »En ce qui concerne les denrées alimentaires, des mesures auraient été prises sur plusieurs dizaines de kilomètres, ajoute l’autorité.

La pollution ne peut pas provenir d’un réacteur nucléaire, car d’autres éléments radioactifs que le ruthénium-106 auraient été alors détectés. L’IRSN formule deux hypothèses d’origine de la fuite :

  • Des installations du cycle du combustible nucléaire ou de fabrication des sources radioactives
  • Les conséquences de la rentrée dans l’atmosphère d’un satellite équipé d’un générateur thermoélectrique à ruthénium. L’AIEA n’a pas eu connaissance d’une telle retombée de satellite.

« En conséquence, l’IRSN a, dans ses investigations, fait l’hypothèse d’un rejet issu d’une installation. »« Le problème pour nous n’est pas au niveau du territoire français mais de l’urgence à identifier l’origine de cette contamination », alerte auprès de BFMTV Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et directeur du laboratoire de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). « Si cette contamination vient bien d’une installation terrestre, il peut y avoir eu depuis plusieurs semaines une exposition aux radiations des travailleurs, des riverains. »

« Soit l’installation à l’origine de ces rejets n’en est même pas consciente, soit il y a une dissimulation par les autorités du pays. Dans les deux cas, c’est grave.T.V.

Publié dans:Ecologie |on 11 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

A notre santé………………………….(09/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 9 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Bonnes vacances Monsieur Hulot…………..(07/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 7 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

COP23………………………………..(06/11/2017)

Publié dans:Ecologie |on 6 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Le lobiyng est puissant……………….(25/10/2017)

Publié dans:Ecologie |on 25 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………(02/09/2017)

Impasse

Par Laurent Joffrin, Photo Cyril Zannettacci — 1 septembre 2017 à 20:36
Rue de Rivoli, dans le Ier arrondissement de Paris, jeudi.Zoom
Rue de Rivoli, dans le Ier arrondissement de Paris, jeudi. Photo Cyril Zannettacci pour Libération

ÉditoIl faut avoir une mauvaise foi en béton pour continuer de prétendre que la ville doit s’adapter à l’automobile. Quelques auteurs sortis du précambrien continuent de plaider en ce sens, surtout préoccupés de mener une louche opération de démolition de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Pollution, accidents, incivilités quotidiennes, nuisance sonore : l’invasion motorisée des villes d’Europe, sans doute inévitable dans les années 50 et 60, quand l’automobile fut un instrument de liberté, a produit tous ses effets. L’expérience est faite : la multiplication des voies rapides, des radiales et autres autoroutes urbaines le long des fleuves débouche… sur une impasse. Il est temps que la conclusion parvienne au cerveau de ces dinosaures : la ville n’est pas faite pour l’automobile. Les politiques «multimodales», qui consistent à diversifier intelligemment et rapidement les offres de transport, individuel ou collectif – parmi lesquelles le vélo mérite une voie royale – doivent être vigoureusement encouragées.

Vient alors l’argument qui tue (moins que l’automobile, fort heureusement) : vous oubliez ceux qui n’ont pas le choix et doivent, de toute manière, se servir d’une voiture ! Nouvelle sensationnelle : ce ne sont pas eux qui sont visés dans les politiques d’aménagement. Non, les bobos, qu’on suppose à l’origine des politiques favorables à la bicyclette, n’ont pas pour but de martyriser les prolos, faux argument social brandi par les croisés du lobby de la bagnole. Mais bien plus de dissuader progressivement ces automobilistes – une majorité – qui prennent leur voiture pour faire moins de deux ou trois kilomètres. Une fois ceux-là convertis à des modes de transport plus rationnels, la circulation redeviendra fluide pour «ceux qui ne peuvent pas faire autrement». Alors, dans les centres urbains, l’urbanité reprendra les droits qu’elle n’aurait jamais dû perdre.

Laurent Joffrin Photo Cyril Zannettacci

Liberation.fr
Publié dans:Ecologie |on 2 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Attention les gourmand(e)s………………(17/08/2017)

Publié dans:Ecologie |on 17 août, 2017 |Pas de commentaires »
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