Archive pour la catégorie 'Ecologie'

Merci Messieurs……..vive Mosento…!!

Le Sénat vote un projet de loi OGM vidant de sa substance l’amendement Chassaigne

NOUVELOBS.COM | 17.04.2008 | 08:59

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Les sénateurs ont adopté le projet de loi, vidant de sa substance l’amendement qui stipulait que les OGM ne peuvent être cultivés que dans « le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ».

Un champ de maïs transgénique, le 4 août 2007 à Paillet

Un champ de maïs transgénique, le 4 août 2007 à Paillet

(c) AFP 

Les sénateurs ont adopté mercredi 16 avril au soir en deuxième lecture le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés, dans une ambiance toujours aussi tendue entre pro et anti-OGM.
Le texte a été adopté avec 65 voix d’écart: 185 sénateurs s’étant prononcé en sa faveur, 120 ayant voté contre, 19 autres ayant préféré s’abstenir.
La majorité sénatoriale a entériné dans la soirée le compromis entre le gouvernement et l’UMP vidant de sa substance l’amendement Chassaigne, qui avait mis le feu aux poudres la semaine dernière à l’Assemblée entre les députés UMP et la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
Rédigé par le député communiste André Chassaigne, et voté grâce au soutien de quelques députés de la majorité, cet amendement à l’article premier du texte stipulait que les OGM ne peuvent être cultivés que dans « le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ».

Nathalie Kosciusko-Morizet sur les bancs

Le compromis trouvé mardi entre le gouvernement et la majorité, après une forte implication de Nicolas Sarkozy, limite la portée de l’amendement Chassaigne. Il prévoit que le seuil correspondant au sans OGM sera fixé espèce par espèce par le gouvernement sur avis du Haut conseil des biotechnologies, créé par la nouvelle loi. Et cela, dans l’attente d’une définition du sans OGM au niveau européen. Le rapporteur UMP du projet de loi Jean Bizet avait déposé un amendement reprenant les termes de ce compromis.
Jean-Louis Borloo a défendu devant les sénateurs cet « amendement de précision », « absolument indispensable ». L’amendement Chassaigne « a besoin d’une clarification, d’une précision pour asseoir sa valeur juridique », a expliqué le ministre de l’Ecologie.
Jean-Louis Borloo s’exprimait devant sa secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, bien présente sur les bancs du gouvernement. Une preuve selon lui de la « totale unité » du gouvernement dans ce débat.

Ambiance tendue

Réduite au silence depuis une semaine, « NKM » a pris la parole devant les sénateurs. Evitant soigneusement l’amendement Chassaigne, elle s’est bornée à rappeler que le Grenelle de l’environnement restait « la feuille de route », « l’obsession » du gouvernement.
« NKM » avait dénoncé la semaine dernière le « concours de lâcheté et d’inélégance » entre le patron des députés UMP Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo lors du débat à l’Assemblée nationale. Elle a dû présenter ses excuses sur ordre du Premier ministre François Fillon sous peine d’être renvoyée du gouvernement.
Signe que la crise n’est pas apaisée, certains sénateurs de la majorité n’ont pas souhaité la bienvenue à « NKM », à qui ils ne pardonnent pas d’avoir fermé les yeux sur l’amendement Chassaigne. Dans un entretien à la chaîne Public-Sénat, Jean Bizet a même jugé sa présence « pas souhaitable » afin de préserver « la sérénité » des débats.
Le rapporteur a délibérement ignoré la présence de « NKM ». Au début de son discours, il ne s’est adressé qu’à « messieurs les ministres », Jean-Louis Borloo et Michel Barnier (Agriculture).

Comité de soutien à l’amendement 252

Si la quasi-totalité des orateurs de la majorité ont apporté leur soutien à l’amendement Bizet, une voix discordante s’est fait entendre, celle de Fabienne Keller. Reprenant le flambeau laissé par Jean-François Le Grand, mis sur la touche lors de la première lecture par ses collègues de l’UMP, l’ex-maire de Strasbourg a déposé huit amendements portant les revendications des anti-OGM.
L’un deux imposait un seuil de détection des OGM plus bas que seuil d’étiquetage de 0,9% prévu par les textes communautaires. La sénatrice du Bas-Rhin proposait que le seuil de détection de 0,1% soit pris comme référence.
La gauche espérait profiter des dissensions internes à la majorité pour sauver l’amendement Chassaigne. Le « comité de soutien à l’amendement 252″ avait appelé solennellement le gouvernement à « s’opposer à toute tentative de suppression jusqu’à l’adoption définitive de la loi », dans une pétition signée par François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF) ou encore Noël Mamère (Verts).
De nombreuses personnalités, écologistes ou du monde du spectacle, dont Nicolas Hulot et Juliette Binoche, avaient demandé de leur côté à François Fillon de défendre l’amendement Chassaigne et de respecter les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement. (AP)

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Publié dans:Ecologie |on 17 avril, 2008 |Pas de commentaires »

Environnement: l’avis de Greenpeace…

Arnaud Apoteker, de Greenpeace France, fait le point sur le texte relatif aux cultures transgéniques alors que débute son examen en deuxième lecture au Sénat.

Eliane Patriarca

LIBERATION.FR : mercredi 16 avril 2008

Alors que le Sénat entame aujourd’hui, en deuxième lecture, l’examen du projet de loi sur les OGM,  quarante personnalités — scientifiques, acteurs, écrivains, chanteurs et représentants d’ONG — adressent une lettre ouverte à François Fillon publiée par Libération, appelant à refuser que des «logiques politiciennes viennent polluer l’intérêt général, la protection de l’environnement et la sérénité des consommateurs».

Chargé de campagne OGM à Greenpeace France, Arnaud Apoteker, qui a participé à la rédaction de cette lettre, commente l’évolution du projet de loi sur les cultures transgéniques.

 

Qu’attendez vous collectivement de cette lettre ouverte?

Signée par de nombreuses personnes de la socité civile, aux côtés des représentants de France Nature Environnement, Greenpeace et la Fondation Nicolas-Hulot, elle vise à montrer à François Fillon et aux sénateurs qu’il y a une grande partie de la population qui veut que cette loi protège les productions agricoles sans OGM, les produits AOC ou de terroir, et qu’il ne s’agit pas que d’une lubie de quelques écologistes.

Elle réclame notamment le maintien de l’amendement 252, déposé par le député communiste André Chassaigne. Pourquoi ?

Cet amendement prévoit de garantir très précisément «la protection des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées sans OGM». Il a été introduit dans l’article 1 du projet de loi et, à ce titre, il est très important pour l’esprit même de la loi. Il est essentiel en effet que la loi maintienne la liberté d’entreprendre pour tous ceux qui refusent l’agriculture industrielle. Cet amendement est donc à la fois majeur au niveau de l’esprit de la loi mais insuffisant à lui seul : il faudrait que la loi mette en oeuvre cette protection avec tous les autres articles.

Ce n’est pas le cas?

Non, la preuve la plus évidente que le projet de loi ne répond pas aux besoins de protection, c’est qu’elle ne donne toujours aucune définition du «sans OGM». Alors que dans l’esprit de tout un chacun, cela signifie qu’il n’y a absolument pas d’OGM, le texte confond seuil d’étiquetage dans l’alimentation (0,9%) et seuil de contamination. En outre, les mesures techniques qui permettraient d’empêcher la contamination n’ont pas été définies alors qu’elles sont capitales pour mesurer l’impact de cette loi. Par exemple, choisir une distance d’isolement de 15 mètres entre une parcelle Ogm et une parcelle sans, c’est quand même très différent d’une distance de 300 mètres ! Même si pour les scientifiques, la coexistence est de toute façon impossible parce que la contamination est inévitable.

De même, le texte ne prend pas en compte sérieusement, au delà de la pollinisation, les autres facteurs potentiels de contamination, comme les camions qui transportent les céréales, les moissonneuses batteuses, les silos, les poussières ou les erreurs humaines de manipulation des semences… Enfin, sur la question de la responsabilité, la loi est très défaillante. Elle ne concerne que l’agriculteur dont le champ est voisin de la parcelle OGM. En plus c’est à l’agriculteur d’apporter la preuve que son champ a été contaminé, de réaliser les analyses adéquates et encore faut-il que cette contamination dépasse 0,9% ! C’est donc au pollué d’apporter la preuve de la contamination !

Mais alors cela vaut-il la peine de défendre l’amendement Chassaigne?

C’est très difficile pour des ONG de défendre un amendement dans un texte qu’on juge mauvais. Dès l’origine, le projet de loi issu du Grenelle de l’environnement et arrivé au Sénat en février n’était pas satisfaisant car il légalisait la contamination en mettant sur le même plan le fait de produire avec ou sans OGM.

Le texte s’est aggravé avec le passage au Sénat et à l’Assemblée. Les amendements adoptés facilitent le developpement des cultures d’OGM, partout, sur tout le territoire, y compris les espaces protégés et même à l’insu du consommateur.

Mais il faut être pragmatique. On ne peut rester sans loi sur les OGM, sans information obligatoire sur les parcelles OGM en France par exemple. En outre, il y a des sénateurs comme Fabienne Keller qui ont l’intention de déposer des amendements allant dans le sens du principe de précaution.

N’est-ce pas amer d’en arriver là après tout le travail du Grenelle de l’environnement?

Clairement, les parlementaires ont fait un affront au travail du Grenelle , et le projet de loi actuel est en contradiction avec les conclusions des groupes de travail qui avaient réclamé la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM.

Néanmoins, on a obtenu la suspension de la culture en France du maïs Mon810, et il n’y a pas d’autre OGM cultivé en Europe. Cela nous donne un peu de répit.

En l’état, le projet de loi n’est pas bon. Cela signifie que nous allons devoir porter le débat au niveau européen. En attendant, nous suivons les débats dès aujourd’hui au Sénat, car les sénateurs devront être comptables de leurs décisions. Contrairement à ce qui s ‘est passé dans le dossier de l’amiante ou du sang contaminé, les parlementaires ne pourront pas dire qu’on ne savait pas qu’il y avait des doutes sur l’innocuité des OGM. Et les récents cafouillages ont montré à quel point ce sujet est sensible dans la société.

Publié dans:Ecologie |on 16 avril, 2008 |Pas de commentaires »

Il a dû se tromper de parti…..!!

Un député UMP à l’assaut des OGM

MATTHIEU ÉCOIFFIER

QUOTIDIEN : mardi 1 avril 2008

C’est un député UMP qui a mis hier les pieds dans le plat OGM concocté par la majorité. Et dénoncé «l’activisme forcené de la FNSEA et du lobby pro-OGM». Alors que le projet de loi sur les OGM est débattu à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale, François Grosdidier, député de la Moselle, a envoyé une lettre à ses collègues UMP pour les inviter à ne pas voter le texte tel qu’adopté le 8 février au Sénat : «Haute autorité OGM» dénaturée en simple conseil scientifique, droit de produire «avec ou sans OGM» sans garanties contre les contaminations de parcelles bio ou traditionnelles…

«Devant les doutes scientifiques et les enjeux éthiques, la liberté de vote s’impose», écrit l’élu avant de fustiger un texte «manifestement amendé sous l’influence des groupes voulant une mise en culture rapide et massive des OGM en France, au mépris de principes affichés». Et de rappeler les déclarations de Nicolas Sarkozy au soir du Grenelle de l’environnement : «La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides ;[…] sur le contrôle de la dissémination des OGM ; […] sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM.»

En quatre mois, le contexte politique a changé. Après avoir enduré l’ire de la FNSEA, relayée par Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, en demandant un moratoire sur le maïs Monsanto 810, il s’agit de brosser le lobby agricole dans le sens du poil. Pas question pour le président de la République – qui doit prononcer demain un discours sur sa «vision de la PAC» au congrès de la FNSEA – de se voir chahuté sur les OGM.

Si François Grosdidier a décidé de rendre publiques ses réserves, c’est sans illusion, car «l’affaire a été pliée la semaine dernière à la commission des affaires économiques de l’Assemblée», explique-t-il. «Il est normal que le débat existe au sein de l’UMP. Mais il faut en rester au texte du Sénat qui est sage et équilibré», bétonne Marc Laffineur, porte-parole du groupe UMP sur ce projet de loi.

De leur côté, les Verts ont annoncé qu’ils allaient se battre «comme des chiens». Noël Mamère, député de Gironde, «compte mettre Nathalie Kosciusko-Morizet face à sa double responsabilité de secrétaire d’Etat à l’Ecologie et de secrétaire générale adjointe de l’UMP».

Publié dans:Ecologie |on 1 avril, 2008 |Pas de commentaires »

Qu’en pensez-vous…?

LA BATAILLE pour la survie du thon rouge de Méditerranée se joue désormais dans les rayons des supermarchés. Le WWF, première organisation mondiale de protection de la nature, appelle ce matin l’ensemble de la grande distribution au niveau mondial à boycotter le thon rouge, très prisé au Japon et en Europe pour ses sushis.

« Si on veut que nos enfants aient la chance de goûter un jour du thon rouge, il faut que la vente de ce poisson soit suspendue dans toutes les grandes surfaces, insiste Serge Orru, le directeur général du WWF. A moins de réagir immédiatement, les scientifiques estiment que le thon rouge risque de disparaître de Méditerranée avant cinq ans. Et pourtant, les quotas restent les mêmes et la pêche illégale se développe. »

« Les captures excèdent les quotas fixés »

C’est en raison « des grandes menaces de disparition qui pèsent sur le thon rouge » que le groupe Auchan a déjà stoppé sa commercialisation dans ses 121 hypermarchés et dans l’ensemble des supermarchés Atac et Simply Market. « Alors que les scientifiques s’accordent sur un plafond de captures ne devant pas excéder 15 000 t en Méditerranée, la commission internationale chargée de gérer les stocks de thon dans l’Atlantique et en Méditerranée a fixé un quota de pêche de 29 500 t pour 2008, souligne le groupe Auchan. Et chaque année, les captures excèdent largement les quotas fixés. »

Intermarché, qui se targue d’être le premier armateur de pêche en France, a de son côté décidé de réduire de 50 % ses volumes d’achat de thon rouge depuis l’an dernier. Le groupe a aussi arrêté « la promotion de cette espèce sur ses prospectus nationaux ». Alors que les scientifiques ne cessent de s’inquiéter de la raréfaction de nombreux poissons, Nicolas Sarkozy a jeté un pavé dans la mer en suggérant la semaine dernière un « assouplissement » du système de quotas de pêche dans l’Union européenne. « A partir du moment où tout le monde dit que la ressource est revenue, il faut qu’on ait une réponse beaucoup plus souple sur les quotas, quels que soient les espèces et les lieux de pêche », avait déclaré le président de la République lors d’une rencontre avec des marins pêcheurs à Boulogne-sur-Mer.

Cette proposition du chef de l’Etat a été accueillie froidement par les partenaires de la France. Les quotas de pêche 2008 adoptés il y a un mois prévoient en effet une baisse de 9 % à 18 % pour le cabillaud selon les zones et des baisses plus importantes encore pour d’autres espèces (44 % pour le hareng et le merlan, 56 % pour le maquereau).

Pour aider les consommateurs à s’y retrouver dans les rayons, le WWF a édité un « conso-guide »* où les poissons sont classés en trois catégories : ceux à privilégier, ceux à consommer avec modération et ceux à éviter. Dans cette dernière, figurent des espèces surpêchées et en voie d’extinction comme le saumon sauvage ou le thon rouge.

* Téléchargeable sur le site www.pourunepechedurable.org.

Publié dans:Ecologie |on 28 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Les OGM……

La France ne cultivera pas d’OGM en 2008

ALEXANDRA SCHWARTZBROD.

QUOTIDIEN : samedi 12 janvier 2008

Preuve que le dossier est explosif, les autorités françaises ont annoncé vendredi soir en catimini, à une heure suffisamment tardive pour que l’info ne soit pas reprise par le journal de 20 heures, qu’elles déclenchaient la procédure de suspension de la culture du maïs OGM Mon810. Paris a en effet engagé une clause de sauvegarde auprès de l’Union européenne. Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré que cette annonce serait faite par ses services, a finalement laissé Matignon s’en charger.

C’est que la tension n’a cessé de monter ces derniers jours, quatorze scientifiques membres de la Haute Autorité provisoire sur les OGM contestant les «doutes sérieux» sur l’innocuité des OGM évoqués mercredi par le président de cette instance. Les mêmes «doutes sérieux» que le chef de l’Etat avait invoqué mardi comme un préalable pour activer la clause de sauvegarde. De là à imaginer une opération orchestrée, il n’y a qu’un pas que certains ont tenté de franchir tout au long de la journée de vendredi. Le ministre de l’Agriculture lui-même appelant sur BFM à prendre «le temps du débat et de l’évaluation» compte tenu des «interrogations» qu’il nourrissait encore .

Michel Barnier n’aura donc plus le temps de s’interroger, la FNSEA (le premier syndicat agricole) va devoir manger son chapeau, et les anti-OGM, eux, vont faire la fête tout le week-end. A commencer par José Bové, qui avait entamé le 2 janvier avec plusieurs faucheurs volontaires une grève de la faim pour réclamer la fameuse clause de sauvegarde. Un mouvement qui a sans doute fait beaucoup pour mettre la pression sur les pouvoirs publics et précipiter l’annonce. «C’est une immense satisfaction pour moi, nous a confié vendredi soir José Bové, puisque c’est l’exigence de cette clause qui nous a poussés à nous mettre en grève de la faim. Nous allons donc recommencer à nous alimenter et nous appelons tous ceux qui le souhaitent à venir samedi à midi rue de la Banque partager avec nous un bouillon de légumes !» Greenpeace et France Nature Environnement se sont également réjouis que l’esprit du Grenelle de l’environnement ait finalement été appliqué.

Il n’y aura donc pas d’OGM cultivé en France en 2008, mais les pouvoirs publics vont devoir maintenant travailler sur une loi qui créera une Haute Autorité permanente sur les OGM et définira des règles de transparence concernant leur culture. Autant dire que le bras de fer entre pro et anti-OGM n’est pas totalement terminé.

Liens

Publié dans:Ecologie |on 12 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Grenelle de l’environnement: le PS communique..

 

 

Paris, le 24 octobre 2007

 

Communiqué du Secrétariat national 

 

Grenelle de l’environnement : penser global, payer local ? 

 

Le
Parti socialiste a organisé mardi 23 octobre 2007 une journée de travail rassemblant les maires socialistes de 15 grandes villes qui ont su faire la preuve de leur avance écologique et sociale, en mettant en œuvre des projets quotidiens de transport, d’urbanisme, d’habitat durable, de sobriété énergétique ou de solidarité innovants.

 

À cette occasion, élus locaux, militants, parlementaires, ont pu échanger sur leurs expériences et esquisser ainsi les prémices de la plate-forme préparée par le
Parti socialiste sur ce sujet, en vue des prochaines échéances municipales.

À la veille du « Sarkoshow » destiné à clôturer le Grenelle, les élus locaux étaient unanimes pour s’inquiéter de la duplicité du gouvernement dont les mesures fiscales sont particulièrement inéquitables et biaisent le contexte financier global du développement durable. Il y a là une contradiction totale avec l’engagement sans précédent des autres acteurs du Grenelle et le constat unanime d’une urgence à l’action qui en a émergé.

Ces mesures ont ainsi pour double effet d’aggraver les inégalités sociales et de creuser les déficits publics, privant ainsi l’Etat de tout moyen pour financer le Grenelle de l’environnement, sauf à en faire retomber tout le poids sur les collectivités locales. 

Comme François Hollande, les élus présents ont tous dénoncé les moyens dérisoires mis sur la table par le gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui semble avoir pour maxime « penser global payer local » selon le « bon mot » d’un des participants.

Pourtant rien ne sera possible sans un engagement franc et massif de l’État, en termes financiers, comme de pratiques exemplaires, ou de décisions normatives et réglementaires plus ambitieuses.

Pourtant, comme le montrait Béatrice Marre, en conclusion, d’autres choix auraient été possibles sur des sujets aussi déterminants que le logement, les transports, ou la santé, si le gouvernement n’avait pas dilapidé 15 milliards annuels inutilement avec son paquet fiscal.

Ainsi pour ne citer que trois exemples le gouvernement aurait pu choisir de :

§  Revenir au financement à 50% des infrastructures de transports en commun en site propre supprimé par la droite, soit 3 milliards d’euros sur 5 ans ;

§  Financer un plan très ambitieux de rénovation des logements avec pour objectif 5 millions de logements datant d’avant 1975 (25% du parc) en 5 ans, pour un montant  de 30 milliards d’euros annuels, finançant le tiers du coût des travaux (source : CAPEB). 

§  Un vrai plan santé environnement qui s’attaque en particulier fermement à la diminution de l’usage des pesticides, au cœur des préoccupations de nos concitoyens et une application ambitieuse de
la directive REACH sur les produits industriels dangereux.

Publié dans:Ecologie, Politique |on 26 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

La montagne risque d’accoucher d’une souris….

A suivre…

Par didier pourquery

QUOTIDIEN : jeudi 11 octobre 2007

 Il existe au moins un point commun entre le domaine du développement durable et celui de la sécurité publique : les éternels débats entre prévention et répression.

Sur le même sujet

Aujourd’hui, Jean-Louis Borloo se trouve exactement devant ce dilemme. Face aux enjeux énormes liés aux questions environnementales, faut-il faire de la sensibilisation ou installer des contraintes ? Autre façon de le dire : faut-il essayer de changer les attitudes d’abord, ou imposer de nouveaux comportements ? Faut-il informer, ou taxer ? Inciter, ou interdire ?

La vérité, comme souvent, est la plus difficile à faire admettre par l’opinion : il faut les deux !

Installer l’étiquetage carbone sur l’ensemble des produits que nous consommons tous les jours est une excellente idée. Mais cette initiative ne peut être que le premier pas vers une politique plus large et plus ambitieuse.

La réussite de la phase initiale du «Grenelle de l’environnement» et les espoirs que suscitent les débats menés actuellement dans toute la France obligent le gouvernement à ne pas se contenter de mesures de sensibilisation.

Informer les consommateurs est une démarche efficace, mais qui ne modifie les comportements qu’à long terme. Observez comme nous avons du mal au quotidien à trier nos déchets ou à choisir les solutions les plus économes en énergie. Il faudra donc bien un jour passer à la phase 2 du dispositif. En gros : taxer, cadrer, limiter, orienter la production et non plus seulement la consommation. L’étiquette verte n’est qu’une étape, sympathique, indolore, mais insuffisante.

A suivre, donc…

Liens

Publié dans:Ecologie |on 11 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Couacs à la pelle…..

La rentrée des couacs

Déclarations, démentis… Depuis septembre, le gouvernement semble naviguer à vue.

Par NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : lundi 24 septembre 2007 

Symptôme d’hystérie gouvernementale ? Les ministres, à commencer par le premier d’entre eux, semblent avoir perdu tout sens de la nuance dans leur expression publique. Ces derniers jours, ils ont ainsi promis un «plan de rigueur» aux fonctionnaires, annoncé la «faillite» de l’Etat et parlé d’une «guerre» avec l’Iran.

 

Des déclarations fracassantes immédiatement suivies d’un tombereau de correctifs ou de démentis. Au point que l’on ne sait plus bien ce qui relève de la bourde ou du ballon d’essai commandité par l’Elysée. Une confusion accentuée par l’absence de consensus au sommet de l’Etat sur des sujets aussi sensibles que l’usage des tests ADN dans le contrôle de l’immigration, la culture des OGM ou l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Au final, sur bon nombre de sujets, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont, depuis début septembre, dit tout et son contraire. Revue des derniers couacs.

La faillite

«Je suis à la tête d’un Etat en situation de faillite financière.» «L’image» que François Fillon a choisie vendredi lors d’un déplacement en Corse n’a pas fini de faire des vagues (lire page suivante). Dimanche, dans le JDD, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, corrige les propos du chef du gouvernement : «Faillite, le mot est trop fort.» Il s’agissait seulement, explique-t-il, de susciter un «électrochoc à des fins pédagogiques»

La guerre

«C’est la guerre», a déclaré Bernard Kouchner (Affaires étrangères), le 16 septembre, au grand jury RTL/ le Figaro/LCI, évoquant le fait qu’il fallait «se préparer au pire» avec l’Iran. Devant le tollé, le chef de la diplomatie a fait machine arrière mercredi à Moscou. Ce «maelström» serait la faute des «journalistes» : «C’est une manipulation, a-t-il dit. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix.»

La rigueur

«Il y aura un plan de rigueur pour les fonctionnaires.» Signée Christine Lagarde (Economie), cette déclaration début septembre a inquiété jusqu’à Nicolas Sarkozy, alors occupé à concocter son discours sur les régimes spéciaux et sur l’avenir de la fonction publique. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a immédiatement fait savoir qu’il préférait parler d’un «plan de revalorisation». François Fillon a renchéri : «Il n’y a pas de plan de rigueur. Il y a un effort constant pour réduire les dépenses de l’Etat.»

Les OGM

Après avoir entendu Jean-Louis Borloo (Ecologie) laisser planer la possibilité d’un gel des cultures OGM, Michel Barnier (Agriculture) et Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, se sont vendredi relayés pour affirmer que «rien n’est décidé». L’après-midi même, Borloo confirmait pourtant sur LCI qu’ «une tendance générale se dessinait». Sous-entendu, on va bien vers un gel des cultures OGM en France. Hier, dans le Parisien, c’était au tour de Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, de flinguer Borloo, demandant que l’on ne traite pas «avec désinvolture» la question des OGM. Et de menacer : «La position de la France sera définie à l’issue du Grenelle de l’environnement par le président de la République et le Premier ministre.» En clair, pas par Borloo.

La Turquie

«Je ne crois pas que la Turquie ait sa place en Europe.» Par ses mots, Nicolas Sarkozy a invité implicitement Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes), jeudi soir sur TF1 et France 2, à ne pas se mêler des affaires des grands. Devant le comité Balladur chargé de réfléchir à la réforme des institutions, ce dernier avait suggéré que la France renonce aux dispositions constitutionnelles imposant un référendum pour toute nouvelle adhésion à l’UE. Emise par Jouyet «à titre personnel», cette idée avait pourtant été validée par l’Elysée, le candidat Sarkozy l’ayant lui même défendue.

Les tests ADN

Le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, approuvé mercredi par les députés dans le cadre du projet loi sur l’immigration de Brice Hortefeux (Immigration), a essuyé depuis les critiques d’une brochette de ministres : après Bernard Kouchner, Fadela Amara (Ville) et Martin Hirsch (solidarité), c’était samedi au tour de Christine Boutin (Logement) de se dire «choquée». Et Henri Gaino n’y est pas favorable non plus.

Le Rafale

Hervé Morin (Défense) a attaqué bille en tête le Rafale, fleuron du groupe Dassault avia­tion, dont le premier actionnaire est réputé proche de Sarkozy. Pour le ministre, «l’hypertechnologie est un frein à l’exportation». Du coup, le porte-parole de l’Elysée David Martinon s’est fendu jeudi d’une mise au point : «Ce que les experts disent, c’est que c’est le meilleur avion du monde. […] C’est une bonne affaire.»

Les squatteurs

A vouloir se mettre au diapason de l’hyperactivisme du chef de l’Etat, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, a contribué à la cacophonie ambiante. Sa visite controversée à des squatteurs d’origine africaine, expulsés en application d’une décision de justice prise à la demande de la municipalité PCF d’Aubervilliers, lui a value d’être «recadrée» par Fillon. Lequel lui a fait savoir qu’ «à l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues.» Signe des temps, la benjamine du gouvernement a renvoyé peu après Fillon dans les cordes, en assurant avoir « le soutien du chef de l’Etat».

Le remaniement

Pour exister, les ministres en viennent à citer Sarkozy à tout va. Mercredi, sur Canal +, Hervé Morin a créé la sensation en révélant une confidence du Président sur un «probable» remaniement du gouvernement en janvier, certains ministres étant susceptibles «d’exploser en plein vol». Démenti immédiat de l’Elysée. «Il n’y a pas de remaniement envisagé ou programmé», a renchéri Wauquiez. «Ceux qui en ont parlé, en ont parlé imprudemment», a tranché Sarkozy. Une phrase d’actualité.

Libération ne peut être tenu responsable du contenu de ces liens.

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Publié dans:Ecologie, Economie, Europe, Politique |on 24 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

L’Ecologie en question….

 

Eco-Terre

«Désastre santitaire» aux Antilles

 

Michel Barnier a confirmé ce matin la gravité de la situation aux Antilles en raison de l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture. Le rapport de Dominique Belpomme sur le sujet sera rendu public demain.

Par AFP

LIBERATION.FR : lundi 17 septembre 2007

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Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a estimé lundi sur Europe 1 que la situation était «très grave» aux Antilles, où l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture a conduit à un «désastre sanitaire», selon un rapport qui doit être rendu public mardi.
 

«C’est une situation très grave», a estimé Barnier. Le ministre a expliqué que cette situation était imputable à une gestion dans le passé
qui a «des conséquences sanitaires aujourd’hui», notamment sur la «qualité des terres». «Nous traiterons la question du chlordécone, en
ce qui nous concerne, avec la plus grande transparence»
, a encore assuré le ministre. Il a fait valoir qu’après le désastre du cyclone Dean, qui a ravagé en août de multiples plantations de bananes, l’occasion se présentait de replanter «avec peu ou pas de pesticide, d’aller vers la banane zéro pesticide».

Selon le cancérologue Dominique Belpomme, dont le rapport doit être rendu public mardi à l’Assemblée nationale, la Martinique et la
Guadeloupe ont été «empoisonnées» par des pesticides menant à un «désastre sanitaire». Le cancérologue, qui a conduit récemment une mission scientifique dans ces deux départements d’Outre-mer pour mesurer les conséquences de l’usage massif de pesticides par l’agriculture antillaise, estime que «l’empoisonnement concerne le sol et l’eau».
 
Il a constaté que le taux des cancers de la prostate est «majeur» aux Antilles mais que les scientifiques n’ont «pas encore la preuve épidémiologique» qu’ils sont «liés au chlordécone», un produit que «la France a interdit en 1990 sur son territoire, sauf… aux Antilles», a-t-il précisé.

Publié dans:Ecologie |on 17 septembre, 2007 |Pas de commentaires »
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