Archive pour la catégorie 'Ecologie'

Flash « francetvinfo »………………………..(02/06/2016)

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ALERTE INFO
Crues : le Loiret repasse en vigilance orange, la Seine-et-Marne reste en alerte rouge. Suivez en direct l’évolution de la situationLa situation se calme dans le Loiret. Météo France a retiré, jeudi 2 juin en milieu de matinée, le département de sa vigilance rouge aux crues et aux inondations. La Seine-et-Marne reste toutefois concernée par cet état d’alerte maximum. Suivez la situation en direct avec francetv info.
Publié dans:Ecologie |on 2 juin, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………..(31/05/2016)

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ALERTE INFO
Fortes pluies : Météo France lève l’alerte orange dans quatre départements, 19 toujours concernés. Suivez la situation en directLa situation s’améliore un peu sur le front de la météo. Météo France a levé, mardi 31 mai en milieu de matinée, sa vigilance orange à la pluie et aux inondations dans l’Aisne, le Nord, l’Oise et la Somme. Dix-neuf départements de la moitié nord restent toutefois concernés. Suivez la situation en direct sur francetv info.• Dix-neuf départements toujours surveillés. Sont toujours concernés par l’alerte émise par Météo-France les huit départements d’Ile-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Essonne, Yvelines, Seine-et-Marne), la Seine-Maritime, l’Eure, l’Yonne, la Nièvre, l’Eure-et-Loir, le Loiret, le Loir-et-Cher, l’Indre, l’Indre-et-Loire, et le Cher. Le Pas-de-Calais reste en vigilance « crue ».
Publié dans:Ecologie |on 31 mai, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………………………(17/05/2016)

EDITORIAL

Illégal

Par Laurent Joffrin — 16 mai 2016 à 20:01
Dans un abattoir français, en novembre 2015.
Dans un abattoir français, en novembre 2015. Photo AFP

  • Illégal

ÉDITOUne violation massive, consciente et répétée des lois… Le témoignage de l’intérieur que nous publions tend à prouver que les pratiques d’abattage honteuses révélées par les vidéos de l’association L214 ne sont en rien des exceptions montées en épingle, mais un reflet fidèle des méthodes employées couramment par les abattoirs français. La loi est pourtant claire, inscrite depuis de longues années dans le code rural comme dans les directives européennes : «Toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux […] toute souffrance évitable.» Or, chaque année, des centaines de milliers de bêtes sont immolées dans des conditions cruelles et inutiles dont le spectacle est si choquant que les responsables des abattoirs refusent systématiquement de laisser les reporters filmer à l’intérieur des usines à viande qui parsèment le territoire français.

Depuis 2015, les animaux ont cessé d’être tenus pour des meubles par la législation française, qui leur reconnaît désormais le statut d’«êtres sensibles», disposant à cet égard d’un minimum de droits. Il est en effet un domaine dans lequel l’animal est l’égal de l’homme : celui de la souffrance. Or ce progrès juridique, né d’une lutte deux fois séculaire contre la cruauté envers les animaux, reste lettre morte dans un nombre considérable de cas. Pour des raisons de rentabilité, mais aussi en raison de l’extension continue de l’abattage rituel imposé par les fondamentalistes religieux, l’étourdissement en principe prévu par la loi est souvent contourné ou mal appliqué. A la suite de la diffusion des vidéos de L214, une commission parlementaire s’est saisie de cette question. C’est à coup sûr une œuvre pie. Mais il ne faudrait pas que, sous le prétexte d’approfondir la question et d’écouter tous les lobbies en présence, elle ne serve qu’à éluder une mesure simple et efficace : la stricte application des lois en vigueur.

Laurent Joffrin

Linberation.fr
Publié dans:Ecologie |on 17 mai, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Julien Gester……………………………….(30/04/2016)

ROUAGES

Par Julien Gester— 29 avril 2016 à 22:16

Jusqu’à ce que Boris Vian popularise, à la fin des années 50, l’appellation argotique de «tube», il semble qu’en France prévalait le terme de «saucisson» pour qualifier plaisamment ces chansons à succès qui infusent une saison, l’infestent, et s’impriment aux esprits jusqu’à la hantise – c’est ce que rappelait l’essai de Peter Szendy en 2008, Tubes, la philosophie dans le juke-box (éditions de Minuit). Or, cette entité culturelle la plus partagée et planétarisée, qui concerne tout le monde en ce qu’elle s’invite dans l’existence de milliards d’individus plus ou moins consentants (via la télévision, les films, la radio ou la sono du supermarché), n’a jamais tant eu à voir, dans sa production, avec la charcuterie industrielle : on ne saurait discerner au goût seul quels ingrédients, agents de saveur et autres secrets peu avouables ont présidé à la conception. Sublimés par ceux qui les incarnent et les chantent, les succès pop ont toujours abrité, au cours de l’histoire, les recettes souterraines et parfois prodigieuses de figures de l’ombre, de Phil Spector et George Martin à Rick Rubin ou Dr. Dre. Mais, suivant le sillage des blockbusters hollywoodiens produits en série, jamais l’usinage desdits tubes n’a découlé de protocoles plus raisonnés, mécanisés à force d’algorithmes et d’armadas de créatifs et autres «clones vocaux», tous portés à surchauffe dans la quête d’un hook («crochet»). Soit un son, un éclat de mélodie, une combinaison de mots parfois inepte, susceptible de captiver l’attention des masses. La figure du démiurge virtuose y laisse des plumes, mais il ne faut pas plus sous-estimer le génie du système que son cynisme. Investiguer ces rouages, dont quelques-unes des recettes les plus honteuses n’ont presque rien à envier à celles des conglomérats agroalimentaires, revient à approcher quelque chose du secret industriel de nos obsessions.

Julien Gester

Liberation.fr
Publié dans:Ecologie |on 30 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………(24/03/2016)

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ALERTE INFO
Le cas de « vache folle » dans les Ardennes confirmé par le ministère de l’AgricultureLes résultats sont tombés plus tôt que prévu. Le cas de « vache folle » dans les Ardennes a été confirmé par le ministère de l’Agriculture, jeudi 24 mars. Il s’agit du premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine de ce type détecté en France depuis 2011. Le prélèvement sur l’animal décédé avait été envoyé au laboratoire européen de référence pour l’ESB, au Royaume-Uni. Ce dernier devait mettre 8 à 10 jours pour confirmer ou non ce cas de « vache folle ». Sans attendre le délai, le laboratoire a donné son verdict, indique Le Monde.
Publié dans:Ecologie |on 24 mars, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de David Carzon…………………………..(16/03/2016)

EDITORIAL

Etape

— 15 mars 2016 à 19:51

  • Etape

ÉDITOJusqu’ici tout va bien. AlphaGo, qui vient de terrasser Lee Sedol, l’un des meilleurs joueurs de go au monde, n’a de suprématie que dans ce domaine. Même s’il s’agit d’une avancée majeure en matière d’intelligence artificielle qui ouvre la voie à de nombreuses applications et progrès scientifiques majeurs, ce «vulgaire» ordinateur n’est pas encore prêt à jouer à la guerre avec Kim Jong-un, et encore moins à régir nos existences, même pour notre bien. Pour le moment, c’est l’homme qui fixe ses tâches et ses objectifs. Ce qui est nouveau, c’est qu’on sait désormais que l’ordinateur, sur un terrain précis, est capable de progresser, d’apprendre, de devenir meilleur, d’évoluer… seul. Et AlphaGo a montré qu’il était déjà capable de surprendre en jouant des coups improbables. Dignes d’un humain. La prochaine étape est l’autonomie totale de la machine. Quand il n’y aura plus de prise à débrancher, quand l’intelligence artificielle se mouvra et se développera dans le «cloud», à la manière dont les connexions neuronales se tissent dans notre cerveau. Sauf que l’univers dans laquelle elle évoluera est moins fini que notre crâne. Il faudra d’ici là bien réfléchir aux règles qui régiront nos existences en commun, et les lois d’Asimov n’y suffiront pas. L’unique partie remportée par Lee Sedol contre la machine peut être interprétée comme l’espoir de voir l’homme s’adapter aussi à l’intelligence artificielle pour la surpasser. Ou alors la machine a-t-elle déjà appris la pitié, histoire de ne pas laisser repartir son adversaire avec un score vierge… Et qu’on puisse se persuader que jusqu’ici tout va bien.

Par David Carzon

Publié dans:Ecologie |on 16 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Biodiversité………………………………..(16/03/2016)

Biodiversité. L’Assemblée adopte le principe de préjudice écologique

Sciences - Modifié le 16/03/2016 à 06:56 | Publié le 16/03/2016 à 00:20
  • L'Assemblée nationale a voté mardi soir l'inscription du préjudice écologique dans le code civil.
    L’Assemblée nationale a voté mardi soir l’inscription du préjudice écologique dans le code civil. | Marine nationale

L’Assemblée nationale a voté mardi soir l’inscription du préjudice écologique dans le code civil.

Les députés socialistes, écologistes et radicaux ont profité d’amendements lors de la deuxième lecture du projet de loi sur la biodiversité.

Découlant des jugements sur la catastrophe due au naufrage du pétrolier Erika en 1999, la création d’un régime de réparation d’un préjudice « résultant d’une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement » a été saluée comme « une victoire », ou « une révolution juridique » par plusieurs députés de gauche.

 842 amendements à discuterPorté par la secrétaire d’État écologiste Barbara Pompili, le texte de quelque 160 articles « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages », adopté au Sénat avec plusieurs modifications, a été largement rétabli dans la version de l’Assemblée la semaine passée en commission.

Mais 842 amendements sont à discuter jusqu’à la fin de la semaine et plusieurs mesures font figure de pomme de discorde, entre droite et gauche, voire jusqu’au sein de la majorité. Si tous les groupes de gauche soutiennent le projet de loi, les groupes LR et UDI entendent voter contre, alors que ce dernier s’était abstenu en première lecture. L’opposition critique entre autres de trop nombreux « flous », de nouvelles taxes, ou des mesures néfastes selon elle aux secteurs agricoles et agroalimentaires.

Le texte, étape attendue par les défenseurs de l’environnement près de 40 ans après la loi sur la protection de la nature de 1976, prévoit la création d’une Agence française de la biodiversité, renforce les sanctions pour le commerce illicite d’espèces protégées, ou traduit dans la loi le protocole international de Nagoya encadrant l’exploitation de ressources génétiques naturelles.

« Ce projet de loi est à la fois réaliste et ambitieux », a déclaré Mme Pompili en ouverture, évoquant des réponses « concrètes » aux cinq principaux facteurs de perte de biodiversité:« artificialisation des terres »« surexploitation des ressources »« pollutions »,« apparition d’espèces invasives » et « dérèglement climatique ».

« Pollueur-payeur »Mais ce sont des ajouts faits à l’Assemblée, ou au Sénat, qui font le plus débat, comme l’inscription du préjudice écologique dans le code civil, dans le sillage de la jurisprudence née de la catastrophe due au naufrage du pétrolier Erika de Total en 1999 au large de la Bretagne.

Alors que le Sénat avait, à l’initiative notamment du président du groupe LR Bruno Retailleau, prévu que « toute personne qui cause un dommage grave et durable à l’environnement est tenue de le réparer », le gouvernement avait suscité une levée de boucliers en commission à l’Assemblée avec une version réécrite. Il l’avait finalement retiré pour le retravailler, face à l’ire de défenseurs de l’environnement y voyant une remise en cause du principe « pollueur-payeur » sous la pression de « très grandes firmes ».

Finalement débattus et votés mardi, des longs amendements identiques de députés socialistes, dont l’ex-ministre Delphine Batho, écologistes et radicaux de gauche instaurent un régime de réparation du préjudice écologique défini comme né d’« une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement ».

Taxe Nutella « Révolution juridique », pour Arnaud Leroy (PS), « victoire », selon l’écologiste Laurence Abeille. « Amendement historique », a lancé l’ultramarin Serge Letchimy, reprochant à l’opposition ses « faux prétextes » pour le rejeter. Ce « progrès important » montre que « les lobbies qui avaient voulu vider la loi de sa substance il y a dix jours ont perdu », selon Pascal Canfin, directeur général du WWF-France et ex-ministre. Compte tenu du« compromis » au coeur de la rédaction finale, les écologistes ont échoué à faire ajouter l’introduction d’une amende civile. LR et UDI ont tenté, en vain, de restreindre le périmètre et les délais de prescription du préjudice.

Inscrite vers la fin du texte, l’interdiction à compter de 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles, semble, elle, moins acquise. La mesure, réintroduite en commission après sa suppression au Sénat, déplaît au ministre de l’Agriculture. Dans une démarche inhabituelle, Stéphane Le Foll a envoyé vendredi aux députés une lettre pour les appeler à ne pas faire de telles « interdictions brutales » au seul niveau français, par souci affiché notamment d’éviter les « distorsions » de concurrence avec les autres agriculteurs européens.

Jugeant la position de l’Assemblée « plus radicale » que celle du Sénat, la secrétaire d’État à la Biodiversité a souhaité que le débat débouche sur « une réponse adaptée ». Entre autres sujets de frictions attendus, la « taxe Nutella », contribution additionnelle à la taxe spéciale sur les huiles de palme, ou l’interdiction du chalutage en eaux profondes.

Publié dans:Ecologie |on 16 mars, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………………….(04/03/2016)

Une fois n’est pas coutume, pro et antinucléaires sont d’accord : il existe encore des failles dans la sûreté qu’on est en droit d’attendre de l’industrie nucléaire européenne. Ce n’est un altermondialiste fiévreux qui le dit, c’est Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire. Sans son intervention, par exemple, les défaillances de la cuve de l’EPR de Flamanville n’auraient pas été décelées. De toute évidence, les constructeurs et les gestionnaires des centrales ont encore des progrès à faire pour chasser des esprits européens le spectre d’un nouveau Fukushima. Sachant que le risque zéro est inatteignable et que l’accident reste possible quels que soient le nombre et la sévérité des mesures prises pour l’éviter. Sans parler du risque terroriste. Cette constatation jette une lumière crue – et embarrassante – sur la prolongation envisagée de la vie des centrales françaises, de quarante à cinquante années. La tentation est évidemment forte : en prolongeant le parc nucléaire, on espère accroître la rentabilité de l’ensemble et disposer, pour dix ans de plus, d’une électricité à moindre prix. Tentation risquée : on ne saurait prendre cette décision sans consentir les investissements nécessaires à la mise à niveau de la sûreté des vieilles centrales. Or, ces investissements sont énormes. Il arrivera un moment où ces efforts financiers renchériront le coût du système et rendront, par comparaison, le développement des énergies renouvelables beaucoup plus rationnel. En attendant, il y a au moins un motif de satisfaction : aux termes de la loi de transition énergétique, l’Autorité de sûreté dispose d’un droit de veto sur le prolongement des centrales. On ose espérer que son président fera preuve de la même sagesse qui transparaît dans l’entretien lucide qu’il a donné à Libération

Laurent Joffrin

Liberation.fr

Publié dans:Ecologie |on 4 mars, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………….(12/02/2016)

ÉDITORIAL

Innovation

Par Laurent Joffrin — 11 février 2016 à 21:11

  • Innovation

ÉDITOUne première en France : un grand projet d’équipement, vivement contesté, sera soumis à l’approbation populaire, ou à son rejet. Depuis longtemps – rendons à César… -, Daniel Cohn- Bendit demandait la tenue d’une telle consultation, à l’image de ce qui s’était passé en Allemagne sur un sujet similaire. Il a été entendu : c’est un progrès démocratique incontestable. Le geste, bien sûr, est très politique. Il sous-tend l’entrée au gouvernement de Jean-Vincent Placé, de Barbara Pompili et surtout d’Emmanuelle Cosse, jusque-là secrétaire nationale des Verts, à un poste important. L’entrée de ces trois écologistes élargit quelque peu la base politique du gouvernement Valls. Dans la suite de la COP 21, organisée avec succès, François Hollande accentue – prudemment – l’orientation écologique de son quinquennat, lui qui n’était certainement pas un croisé de l’environnement ou de la lutte contre le réchauffement climatique. A force de s’agenouiller, on finit par croire…

Ce verdissement tardif, qui est aussi un retour aux premiers temps du mandat Hollande, suffira-t-il à relancer l’action gouvernementale ? Certainement pas, d’autant qu’une partie des Verts, qui tirent, eux, vers le rouge, restent sur leur champêtre Aventin, vitupérant les «trahisons vallsistes» et rêvant d’une candidature au premier tour de la présidentielle. C’est la courbe du chômage qui décidera du destin de l’équipe Valls dans cette dernière ligne droite. Sur ce point, l’orientation est inchangée. Plus verte mais aussi d’un rose très pâle. Le sort du Président – et celui du pays – est suspendu à une expérience sociale- libérale. Là aussi, c’est une première.

Laurent Joffrin

Liberation.fr
Publié dans:Ecologie |on 12 février, 2016 |Pas de commentaires »

Les Verts pales……………………………….(12/02/2016)

Cosse au Logement, les Verts à la rue

Par Rachid Laïreche — 11 février 2016 à 21:11
Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 3 février lors d’un débat sur la primaire. 
Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 3 février lors d’un débat sur la primaire. Photo Albert Facelly pour «Libération»

Après une promesse de référendum sur Notre-Dame-des-Landes, l’ex-secrétaire nationale d’EE-LV a démissionné du parti pour rejoindre le gouvernement de Manuel Valls.

  • Cosse au Logement, les Verts à la rue

Il les voulait, ses petits hommes verts sur la photo. Jeudi, le chef de l’Etat a nommé trois écologistes au gouvernement. Une première depuis l’arrivée de Manuel Valls à Matignon – laquelle avait scellé les départs de Cécile Duflot et de Pascal Canfin. Le sénateur Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat, la députée Barbara Pompili, secrétaire d’Etat aux Relations internationales sur le climat et à la Biodiversité, et, enfin, la belle prise, Emmanuelle Cosse. Contre l’avis de son parti duquel elle a, du coup, démissionné, la secrétaire nationale des Verts devient ministre du Logement, comme Duflot avant elle. Pour prix de son entrée au gouvernement, elle a obtenu un référendum local sur Notre-Dame-des-Landes (lire ci-contre).

Déception

Le perdant du jour se nomme François de Rugy. Le député de Loire-Atlantique est sûrement le meilleur élève écolo-hollandais. Il a voté la réforme constitutionnelle sans broncher et prend la défense du gouvernement à chaque fois que le micro s’allume. En vain. Derrière l’image, la lecture est différente. Les entrées de Placé et de Pompili ne froissent pas grand monde dans le parti et au sein de la base militante : ils font partie du passé depuis leur départ, cet été, d’EE-LV. Du coup, les anciens camarades se lâchent : «Ils pointent devant l’Elysée, sans gêne, depuis le début du quinquennat : il fallait bien que ça arrive un jour.»

Pour Cosse, c’est différent. Jeudi matin, elle a contacté par téléphone David Cormand. Le responsable des élections du parti était en vacances au Mont-Saint-Michel. Elle lui a annoncé la proposition de Hollande et son intention de l’accepter. Il n’a pas tenté de la retenir, malgré «la déception et l’incompréhension». L’histoire était déjà écrite. Quelques minutes après sa nomination, Cosse a officialisé son départ d’EE-LV ; rejoindre le gouvernement nécessitait en effet d’avoir l’accord du parti. Ce qui ne risquait pas d’arriver. EE-LV a publié un communiqué : «Le parti désapprouve cette participation et regrette cette décision personnelle alors que la politique gouvernementale est malheureusement incompatible avec des orientations écologistes, de justice sociale, solidaires, et à même de construire une société apaisée.»David Cormand a grimpé dans sa voiture, direction Paris. Il devient secrétaire national du parti par intérim et s’exprimera ce vendredi devant la presse.

Primaire

Désormais, les regards se tournent une nouvelle fois vers Cécile Duflot. Ce n’est un secret pour personne, l’ancienne ministre du Logement, farouchement opposée à la politique gouvernementale, prépare sa candidature pour 2017, ouverte à l’idée d’une primaire. En juin, lors du congrès du parti, la voie sera libre. Un dirigeant : «La situation se clarifie, ceux qui sont contre une candidature écolo à la présidentielle sont au gouvernement et ceux qui sont favorables sont à l’extérieur.»Selon l’entourage de Duflot, le Président «cherche à la déstabiliser en vue de 2017 et détruire le parti». Une attaque politique. Un proche confie : «Cécile n’a jamais été aussi forte que dans l’adversité, elle aime le combat et la difficulté.» Mercredi après-midi, pendant l’annonce du remaniement, Duflot était à la piscine. Un combat, ça se prépare.

Rachid Laïreche

Liberation.fr
Publié dans:Ecologie |on 12 février, 2016 |Pas de commentaires »
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