Archive pour la catégorie 'Economie'

Régimes spéciaux: craintes…

Géométrie variable

Par laurent joffrin

QUOTIDIEN : mardi 11 septembre 2007

 

Non ! Il ne faut pas de «loi couperet» sur les 35 heures, disait-on. La réalité des entreprises est trop mouvante, complexe, diverse pour qu’on la couche ainsi sur un lit de Procuste. Combien de fois avons-nous entendu cette antienne chez les procureurs de l’Etat niveleur et dogmatique? Il faut croire que ce credo, élémentaire à droite, est à géométrie variable. Car si l’on écoute François Fillon, il a déjà commis dans le secret des bureaux le péché mortel qu’il a jeté pendant des lustres à la face de l’adversaire. Le projet de réforme des régimes spéciaux est déjà ficelé, achevé, gravé dans le marbre de la loi ou du décret à venir. Le Président n’a plus qu’à «donner le signal». Drôle de concertation. Personne ou presque ne conteste la nécessité de revoir ces régimes de retraite. Très déficitaires, souvent hérités d’un autre temps, ils sont, comme on le sait, financés, non par le patronat rapace, mais… par les autres salariés dont les conditions de départ sont bien moins favorables. Mais qui ne voit qu’avant d’y toucher il faut discuter, consulter, écouter les arguments des travailleurs concernés, ceux qu’on désigne comme des privilégiés, mais qui sont loin de rouler carrosse. C’est un contrat, disent-ils, passé en début de carrière qu’on s’apprête à remettre en cause tout de go. C’est un avantage, certes, mais le progrès consiste-t-il à annuler sans cesse les acquis ? Et surtout, chaque catégorie est particulière, ses obligations sont spécifiques et la pénibilité du travail très variable d’un métier à l’autre. Autrement dit, quel que soit l’objectif qu’on se fixe in fine, la négociation entreprise par entreprise est la seule méthode légitime dans cette affaire. S’il y a concession, il peut aussi y avoir compensation, aménagement, transition. C’est tout l’objet des discussions. Le Président doit trancher le 18 septembre. Fort bien : il a tout loisir de méditer les risques de l’uniformité, qui fera naître non pas l’ennui, mais les ennuis. De gros ennuis.

 

Publié dans:Economie, Police, Salaires |on 11 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Régimes spéciaux: ça va faire mal…!

Régimes spéciaux de retraites : opposition et syndicats montent au créneau

François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT). (Reuters)

Le PS dénonce la précipitation du gouvernement, tandis que les syndicats préviennent qu’ils refuseront tout passage en force, après l’annonce par François Fillon d’une prochaine réforme des régimes spéciaux de retraite.

Par AFP

LIBERATION.FR : lundi 10 septembre 200

La réforme sur les régimes spéciaux de retraite est «prête». François Fillon l’a assuré dimanche, ajoutant que le gouvernement n’attendait plus que le «signal» du président Nicolas Sarkozy pour entamer des négociations avec les partenaires sociaux sur le sujet. La réforme, qui consiste à aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique, pourrait être réalisée selon lui dans les prochains mois, soit par une loi, soit par un décret.

Au PS, si Manuel Valls, député de l’Essonne, a approuvé lundi le principe d’aligner les régimes spéciaux de retraite sur le régime général, au nom de «l’équité» et d’un impératif «financier», François Hollande a souligné que «toute précipitation serait contraire à l’idée même de la réforme». «Il faut absolument que la négociation soit la règle», a-t-il dit au Forum Radio J. Même inquiétude pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière : «Si le gouvernement veut passer en force, il faut s’attendre à des réactions, c’est évident.»

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a quant à lui prévenu lundi sur France Inter qu’il y aurait «un conflit majeur, y compris avec la CFDT», si le gouvernement décidait de «passer en force» sur la question.

Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, n’a pas hésité à qualifier lundi de «déclaration de guerre» les propos de François Fillon sur la réforme des régimes spéciaux et a rappelé au souvenir du gouvernement le mouvement anti-CPE du printemps 2006. «Derrière les régimes spéciaux, ce sont les régimes de retraite qui sont visés», a-t-il dit.

A la CGT, on parle de «perversion complète de l’idée de dialogue social». «Nous considérons que ce dossier comme les autres doit faire l’objet de négociations, or que constate-t-on, c’est qu’on nous propose la négociation sur la base d’un texte déjà ficelé. Je crois qu’il y a là une perversion complète de l’idée de dialogue social», a déclaré Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier retraite.

Li

Publié dans:Economie, Politique |on 10 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Régimes spéciaux: attention….!

Les régimes spéciaux bientôt au menu du gouvernement

Matignon préparerait un décret pour les réformer avant la fin de l’année.

Par FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : vendredi 7 septembre 2007

 

Après le service minimum, les régimes spéciaux : le gouvernement n’attendra pas le rendez-vous de 2008 prévu par la loi Fillon sur la réforme des retraites pour s’attaquer au dossier. Un décret serait en préparation, pour être promulgué avant la fin de l’année. C’est ce qu’a confirmé hier le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, tout en précisant qu’il «ne savait pas ce qu’il y avait dedans».

 

Lundi, le quotidien écono­mique la Tribune avait évoqué la préparation d’un décret sur la réforme des régimes particuliers de retraite, dont bénéficient les salariés des entre­prises publiques, notamment à la SNCF, la RATP, EDF et GDF. Interrogé après la parution de cet article, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait aussitôt mis en garde : «Si le gouvernement souhaite procéder par décret et nous mettre devant le fait accompli comme ce fut le cas en d’autres temps», il pourrait entraîner le pays vers «des tensions» comparables à celles des grèves qui avaient paralysé la France en novembre et décembre 1995. Elles avaient à l’époque contraint le Premier ministre, Alain Juppé, à retirer son projet de réforme des régimes spéciaux.

Bras de fer.  Le risque de voir se reproduire un mouvement de protestation de grande ampleur est réel. Malgré cela, le gouvernement semble tenté de passer en force. Les con­ditions ont en effet changé. Car depuis la réforme du ré­gime général de retraite en 1993, complétée en 2003 par la réforme Fillon alignant la durée de cotisation des fonction­naires sur celle des salariés du privé, les bénéficiaires de ré­gimes spéciaux ont de plus en plus de mal à justifier dans l’opinion les avantages dont ils bénéficient, notamment en terme de durée de cotisation.

François Fillon, qui avait mené la réforme de 2003, peut aussi se dire que si le bras de fer avec les cheminots, les électriciens et les gaziers est inéluctable, il vaut mieux qu’il intervienne en début de lé­gislature plutôt qu’à la fin, ­comme cela avait été le cas en 2006 avec la mobilisation contre le CPE.

«Lignes de conduite».  Hier, François Chérèque, qui avait soutenu la réforme de 2003 au nom de l’équité entre les salariés et entre les générations, a estimé que le décret en préparation n’était que «le support», et que «l’important, c’est le contenu». Pour le secrétaire général de la CFDT, «si le décret fixe simplement le cadre de la négociation, ce n’est pas un problème». Une analyse que partage la présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, Danièle Karniewicz (CFE-CGC), qui pense que le gouvernement prépare «un texte cadre» fixant dès maintenant «des ­lignes de conduite» pour les négociations dans les secteurs concernés, sans aborder les questions de fond.

Hier, le ministère du Travail se refusait à tout commentaire. Le calendrier de la négociation sur les retraites pourrait être annoncé le 18 septembre par Sarkozy lors d’un discours qu’il doit prononcer devant l’Association des journalistes de l’information sociale.

Publié dans:Economie, Politique |on 7 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Economie: nos « prévisions » revues par l’OCDE…

 

L’économie française se dégonfle

Conjoncture. L’OCDE a abaissé ses prévisions de croissance pour l’Hexagone à 1,8 %.

Par CHRISTIAN LOSSON

QUOTIDIEN : jeudi 6 septembre 2007

 

ffet trou d’air garanti. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), club des 30 pays les plus riches de la planète, révise drastiquement à la baisse les perspectives de la croissance française. Alors qu’elle tablait en mai sur une hausse du PIB de 2,2 % pour 2007, l’OCDE ampute ses ambitions de 0,4 % : soit un maigre 1,8 %.

Si pour l’ensemble de la zone euro le réajustement est moindre, et passe de 2,7 % à 2,6 %, la France est le pays qui enregistre la plus forte révision à la baisse des pays du G7. Et si tous les pays sont concernés par le coup de canif – l’Allemagne passerait de 2,9% à 2,6%, les Etats-Unis, de 2,1% à 1,9,% -, la croissance française souffrirait, assure Jean-Philippe Cotis, chef économiste de l’OCDE, d’une spécificité : une «offre contrainte». «L’Allemagne produit, la France consomme», résume-t-il, estimant que «l’appareil de production» made in France «coince». Il faudrait donc «desserrer la contrainte de l’offre», juge Cotis.

Dommages.   Le pire, c’est que ces estimations ne prennent pas en compte les dommages collatéraux de la crise financière liée aux «subprimes», qui a douché les marchés en août, et dont l’issue comme l’impact, aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, reste à évaluer. Le FMI reconnait que la crise des crédits immobiliers aura un impact sur la croissance, plus grave dans certains pays que d’autres ( «la balance des risques penche du côté négatif» , avouait, fin août, Rodrigo Rato, le patron du Fonds). L’OCDE, elle, assure que l’histoire est loin d’être finie. La crise américaine devrait «peser plus lourdement et plus longtemps que prévu sur l’économie» , estime Cotis. On devrait vite assister à de nouvelles révisions à la baisse.

Pas question pour autant que le gouvernement français, abaisse ses prévisions de croissance, maintenues à 2,25 % (lire ci-dessous). Christine Lagarde, la première, qui, enfourchant la méthode Coué, trouve visiblement l’OCDE bien pessimiste. Et pourtant. L’honorable organisation n’est pas vraiment du genre à jouer les Cassandre. Elle rendait d’ailleurs ce matin une (très édifiante) étude portant sur quinze ans de prévisions économiques, montrant combien «le biais optimiste» avait prévalu jusque-là, notamment sur les prévisions de la zone euro. « Il faut qu’on fasse mieux, ça vaut pour tous les prévisionnistes, pas uniquement ceux de l’OCDE», allusion aux oracles qui ont tendance à regarder au travers des lunettes roses, histoire de créer un climat de confiance. «La prévision est un art difficile, hypothétique», reconnaît Cotis. Pour se garder de révisions douloureuses, certains pays, comme les Pays-Bas, ont tendance à prendre les prévisions des institutions économiques avec prudence et sous-estimer leur croissance lorsqu’ils bouclent leur budget. D’autres – la France en tête – n’ont pas ces pudeurs. Ou cette vertu…

Angoisse.  Aujourd’hui, la décision de la Banque centrale européenne est attendue avec l’angoisse du bachelier par les économistes. «Malgré la tendance inflationniste» , selon l’OCDE, l’hypothèse du statu quo prévaut.

Li

Publié dans:Economie |on 6 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

TVA sociale: il est urgent d’attendre…

La TVA sociale mijotera jusqu’aux municipales

Faute de conjoncture favorable, la parution du rapport Besson est repoussée.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007

 

«F ranchement, ça n’est guère le ­moment.» Dans l’entourage d’Eric Besson, le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, on la joue modeste. Le rapport attendu sur la TVA sociale, qui devait être rendu cette semaine au président de la République et au Premier ministre, attendra sans doute encore un peu.

La TVA sociale doit permettre de baisser une partie des cotisations payées par l’employeur sur les salaires, contre une augmentation de la TVA. Un dispositif qui doit assurer de nouvelles sources de financements pour la protection sociale, tout en baissant le coût du travail (voir Libération du 10 août). Le sujet avait été lancé entre les deux tours des législatives par une confidence maladroite de Jean-Louis Borloo. La gauche s’était engouffrée dans le débat, fustigeant un impôt injuste.

Pédagogie.  Après un été d’atermoiements, le message paraît simple : il n’y aura pas de hausse de la TVA au nom de la création d’une TVA sociale. François Fillon comme le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, le répètent : la mesure n’est pas opportune. La conjoncture morose semble avoir eu raison des efforts de pédagogie qu’appellent de leurs vœux un certain nombre de députés favorables à la mesure. «Les Français voient les prix s’envoler, note un député UMP. Et ils ne voient pas encore la traduction directe sur leur fiche de paie du travailler plus pour gagner plus . Alors on ne va pas les embrouiller avec des problèmes de TVA.»

Pierre Méhaignerie, député UMP et président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, très en verve pour torpiller le projet, abonde : «Alors que nous connaissons une conjoncture faible, la mesure n’est pas très favorable, dit-il. L’urgence est plutôt de faire toutes les réformes de structure dont la France à besoin.» Comme celle sur les licenciements, ou l’assouplissement du CDI. Il avance aussi un autre argument pour repousser le sujet : il y a trois ans, François Fillon, alors ministre du Travail, avait mis en place de gros allégements de charges sur les bas salaires. Des allégements qui ont profité à des secteurs industriels justement frappés par la concurrence internationale. «Qu’on fasse le bilan de ces allégements, en quoi ont-ils aidé les secteurs menacés par la concurrence internationale», avant de repartir pour un nouveau cycle d’allégements.

Précautions.  Méhaignerie a cependant mis de l’eau dans son vin. Certes, il continue à parler de «fausse bonne idée» au sujet de la TVA sociale. «Mais si les réformes de structures sont faites, d’ici huit mois, on pourra en reparler.» Une fois les municipales passées.

Les élus un peu plus dégagés des contraintes électorales utilisent moins de précautions oratoires. Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, estime que « la majorité comme l’opposition devraient sortir de leurs tabous. Nous avons un problème de compétitivité en France. Je n’ai pas l’intention de baisser la garde sur la TVA sociale.»

Et finalement, peut-être plus que le rapport Besson, c’est celui de Jérôme Chartier, député UMP du Val d’Oise qui semble attendu par la majorité. «Besson donne des chiffres, des cadrages, mais n’ira pas plus loin. Chartier et les parlementaires vont proposer un package fiscal qui proposera de la TVA sociale mais aussi d’autres mesures , explique un député UMP, plutôt en faveur de la mesure. A la fin, on sait que c’est l’Élysée qui tranchera.» Comme en toute matière.

Li

Publié dans:Economie, Politique |on 5 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Sarko fait du social: à vos porte-monnaies….

Du prix des produits alimentaires à la TVA sociale en passant par la franchise médicale, la rentrée sera rude pour les consommateurs.

Par Christophe Alix, Grégoire Biseau, Catherine Maussion et François Wenz-dumas

QUOTIDIEN : jeudi 30 août 2007

 

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Avant même d’être prononcé, le discours de Nicolas Sarkozy, devant les patrons réunis à l’université d’été du Medef, a été hier qualifié, par son porte-parole de «grand discours de politique économique qui marquera la deuxième phase des réformes». Alors que tous les ministres du gouvernement montent successivement au créneau pour tenter de dégonfler l’inquiétude grandissante des Français vis-à-vis de l’évolution de leur pouvoir d’achat, le président de la République va, lui, se réserver le chapitre sur «le renforcement de la compétitivité de l’économie française». Une façon de contourner un sujet qui fâche. Or au moins quatre menaces potentielles planent au-dessus du pouvoir d’achat des Français. Explication.

Sur le même sujet

La hausse des produits alimentaires

C’est le sujet brûlant de la rentrée et la «priorité», entend-on, du gouvernement. Face aux augmentations constatées ou à venir d’une flopée de produits et services de base, le pouvoir d’achat des Français semble menacé de toutes parts. Du prix ô combien emblématique de la baguette qui répercute la flambée des cours du blé à la hausse des loyers, de l’essence ou du tabac, la valse des étiquettes fait mal au moral des ménages. En réaction, le gouvernement multiplie les annonces afin de tenter de désamorcer la grogne. La question de la vie chère constitue le maillon faible du tandem Sarkozy-Fillon puisque selon un récent sondage TNS-Sofres, seulement 28 % des personnes interrogées considèrent l’action du gouvernement efficace dans ce domaine contre 68 % d’un avis contraire. Dès dimanche, François Fillon montait au créneau en promettant «de lutter contre certains abus des opérateurs téléphoniques». De son côté, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a enjoint les enseignants de faire en sorte de minimiser la facture des fournitures scolaires. Le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, y est aussi allé de son couplet hier en demandant de la modération dans les hausses de prix. «On ne peut pas toujours aligner à la hausse et jamais à la baisse les répercussions des cours des matières premières», a-t-il déclaré en citant les exemples du pain et du lait. Une agitation bien artificielle selon les économistes. «Ils prennent le problème par le mauvais bout, juge Nicolas Bouzou, d’Asterès. Le manque de pouvoir d’achat ne vient pas d’une inflation trop élevée mais de salaires trop bas et directement dépendants du taux de chômage.» Un constat qui n’empêche pas les économistes de reconnaître que la hausse des produits frais (7 à 8 % du panier de la ménagère) n’est pas de nature à remettre en cause le bas niveau de l’inflation.

Le débat sur la TVA sociale

Cette maudite TVA sociale n’en finit pas de déchirer la majorité. Et les menaces sur l’état de santé de la consommation française sont en train de redonner quelques munitions à ses plus ardents opposants. En début de semaine prochaine, Eric Besson, remettra son rapport d’évaluation à François Fillon. Après plusieurs semaines de travail et deux voyages d’étude (en Allemagne et en Scandinavie), l’ex-député socialiste est ressorti en avocat convaincu de la mesure. Avec un argument : en compensant la baisse d’une partie des cotisations patronales par une hausse de 5 points de la TVA, la mesure devrait booster «la compétitivité» des produits made in France. Mais quid du risque d’emballement des prix et donc de baisse du pouvoir d’achat des Français ? Dans son rapport, Besson assure que la mise en place en début d’année d’une TVA sociale en Allemagne n’a pas relancé l’inflation, comme l’avaient redouté beaucoup d’économistes. «Mais les taux de profit des entreprises françaises sont moins bons que ceux de leurs homologues allemandes. Donc certaines pourraient être tentées d’augmenter leurs prix pour restaurer leur marge», concède un membre du gouvernement. Que va décider Sarkozy ? Il lui faudra arbitrer entre deux écoles : les partisans de la mesure, emmenés par son conseiller Henri Guaino, et de nombreux opposants, dont Pierre Méhaignerie.

Vers une hausse des taux ?

Matignon et Bercy s’interrogent : comment contenir la crise financière née aux Etats-Unis et qui gagne la planète. Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, et François Fillon, son Premier ministre, vont aujourd’hui rappeler les banquiers à leur devoir et à leur mission : celui de financer l’économie. Car le gouvernement craint qu’ils ne ferment le robinet à crédit, pour les PME comme pour les candidats à l’accession à la propriété. Avec le risque de planter pour de bon la croissance, alors que la BCE laisse encore planer, pour la semaine prochaine, le doute d’un énième relèvement des taux (et donc un renchérissement du coût du crédit). Or les taux d’intérêts sont déjà à la hausse. «On empruntait à 3,25 % – et même à 2,9 % pour les prêts sur quinze ans -, en octobre 2005, rappelle Christophe Cremer, le patron de Meilleur taux, un courtier en prêts immobiliers. Et on est à 4,6 % aujourd’hui.» Soit une mensualité boostée de plus de 10 % ! Mauvaise pioche pour ceux qui se sont endettés à taux révisable. Ils sont peu nombreux – autour de 10 % des emprunteurs -, mais «ce sont les plus fragiles». Le cadeau du taux d’appel – le taux est minoré les deux premières années -, se transforme en petit piège aujourd’hui, en pouvant frôler les 6 %.

Des nouvelles franchises médicales

Pour combler le déficit de l’assurance-maladie (6,4 milliards d’euros prévus en 2007), Sarkozy a annoncé début août la création de trois nouvelles franchises non remboursées : 50 centimes d’euros par boîte de médicament, 50 centimes également sur tous les actes paramédicaux, et 2 euros sur les transports en ambulance. Celles-ci s’ajouteraient aux franchises instaurées en 2004, de 1 euro sur les actes médicaux et de 18 euros sur les actes hospitaliers d’un montant supérieur à 91 euros. Ces mesures sont contestées, syndicats et associations de défense des patients les jugeant contraires aux principes de solidarité de la Sécurité sociale. Elles pourraient par ailleurs avoir un effet négatif sur la consommation, les ménages modestes étant contraints de renoncer à des achats pour faire face à des dépenses de soins non remboursées.

L

Publié dans:Economie, Politique |on 3 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

La fusion est prête…..

Le richissime propriétaire belge de Suez, Albert Frère, peut dire « merci qui »……à votre avis…..?? Et les tarifs gaziers, que vont-ils devenir, à votre avis…??.

Fusion Suez-GDF :
les détails de l’accord

NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 07:29

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Les dirigeants des deux entreprises et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord samedi soir sur les modalités de la fusion. La participation de l’Etat sera de 35%.

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)

Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet (Reuters)
 

Après avoir négocié toute la journée de samedi 1er septembre, les dirigeants de Suez, de Gaz de France et les représentants de l’Etat se sont mis d’accord en fin de soirée sur un schéma qui doit être soumis dimanche 2 septembre à l’approbation des Conseils d’administration de Suez et de GDF. Les deux entreprises fusionneront par absorption de Suez dans GDF avec une parité de un pour un. L’Etat sera actionnaire du nouvel ensemble à hauteur de 35%, ce qui lui permet de garder la minorité de blocage. Lorsqu’il était ministre des finances, Nicolas Sarkozy avait promis aux syndicats que la part de l’Etat serait de 40%, mais l’écart de parité entre les deux sociétés s’est accru ces derniers mois. En février 2005, quand Dominique de Villepin, alors Premier ministre, a annoncé la fusion, les deux sociétés avaient des valorisations identiques.

Céder l’environnement sans en perdre le contrôle

Aujourd’hui Suez vaut 54 milliards, et GDF 36 Milliards. La seule solution pour que ce mariage reste un mariage d’égaux, sans léser les actionnaires de Suez, étaient de faire maigrir Suez, et donc de l’amputer de l’une de ses activités. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a demandé à Gérard Mestrallet de se séparer du pôle Environnement de Suez (ex-Lyonnaise des eaux), valorisé aux alentours de 20 milliards d’euros.

Mais le patron de Suez a visiblement réussi à trouver une solution pour céder l’environnement sans en perdre le contrôle. « Tout est une question de sémantique », commente l’un de ses proches. Jeudi matin lors de la présentation des résultats, Gérard Mestrallet a insisté sur le fait que l’environnement devait rester dans le périmètre du groupe. Suez va donc proposer à ses actionnaires l’attribution de 66% du capital du pôle environnement par le biais d’une scission d’actions, ce que l’on appelle dans le jargon un « spin off ».

Pacte d’actionnaires

Rebaptisé GDF-Suez, le nouvel ensemble conservera 34% de Suez Environnement, et en contrôlera de facto 48% en formant un pacte d’actionnaires, avec la Caisse des dépôts, Areva, Albert Frère et le Crédit agricole, qui sont actuellement les actionnaires de référence de Suez. Par ce moyen, l’environnement prétend se protéger, dans un premier temps au moins, des appétits que de nombreux groupes ont manifesté à son égard, comme Veolia, ou François Pinault.

Last but not least, les questions de gouvernance ont également été réglées. Gérard Mestrallet sera président du nouvel ensemble, et fera tandem avec Jean-François Cirelli, actuel pdg de GDF, qui deviendra vice-président du groupe fusionné. Yves Colliou, Jean-Marie Dauger, Jean-Pierre Hansen et Gérard Lamarche seront directeurs généraux adjoints.

Odile Benyahia-Kouider

(journaliste à Challenges, groupe Nouvel Observateur)

Publié dans:Economie, Energie |on 2 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Suez/GdF: c’est parti…..

 

Les discussions entre Suez et l’Elysée sur la création d’un géant énergétique semblent sur le point d’aboutir.

Par AFP

LIBERATION.FR : vendredi 31 août 2007

 

Les négociations ne sont pas terminées, mais tout porte à croire que le gouvernement pourrait annoncer dès lundi la fusion entre le groupe privé d’énergie et d’environnement Suez et le groupe public Gaz de France. Selon le site de l’hebdomadaire Le Point, ce n’est plus qu’une question de jours. Des «sources proches du dossier» interrogées par l’AFP confirment la probabilité d’un accord en début de semaine.

Hier jeudi, le président de la République Nicolas Sarkozy a demandé à Suez de se spécialiser dans l’énergie, c’est-dire de céder tout ou partie de son pôle environnement (eau, propreté). «J’ai proposé à Suez de fusionner ses activités énergétiques avec Gaz de France et de constituer un grand groupe de gaz et d’électricité à la dimension du marché européen dont l’Etat sera l’actionnaire», a-t-il dit lors de son discours à l’université d’été du Medef.

Gérard Mestrallet, PDG du groupe Suez, aurait proposé une cotation partielle du pôle environnement, dans une lettre transmise à l’Elysée le 21 août. Ce qui diminuerait la valeur globale de Suez, sans que le groupe perde le contrôle de ces activités. Selon le site du quotidien La Tribune, il aurait proposé une « cession partielle » du pôle.

Pour l’Etat, l’impératif est double : satisfaire les actionnaires tout en en veillant à ce que l’Etat détienne toujours une minorité de blocage (supérieure à 33%) dans la nouvelle entité. Le projet de fusion bute en effet sur une différence de valorisation entre les deux groupes, qui s’est accentuée au profit de Suez depuis le lancement du rapprochement en février 2006. Suez pèse actuellement 53 milliards d’euros de capitalisation boursière (sur la base du cours de clôture de jeudi) et GDF près de 35 milliards.

Le projet initial prévoyait l’échange d’une action Suez contre une action GDF, plus le versement d’un dividende exceptionnel d’un euro aux actionnaires de Suez. Or l’action Suez vaut désormais environ 5 euros de plus que celle de GDF, et cet écart risque de dissuader les actionnaires de Suez de soutenir l’opération.

Lie

Lie

Publié dans:Economie, Energie |on 31 août, 2007 |Pas de commentaires »

Sarkozy joue le jeu du Medef


 

Nicolas Sarkozy s’adressait jeudi à un auditoire gagné d’avance: les participants à l’université d’été du Medef. On attendait la liste des prochaines réformes économiques, il n’a donné que quelques coups de pinceau, dans un discours-leçon où il a expliqué aux patrons ce qui est bon pour eux. Il faut coopérer avec les salariés parce que les « destins sont liés », leur a-t-il ainsi enseigné:

« Je veux la rupture avec cette façon absurde de penser qui oppose les entreprises aux ménages, les entrepreneurs aux salariés, le secteur privé au secteur public »

Pour cela, un objectif: l’efficacité de l’Etat et des entreprises. Un ennemi: les spéculateurs. Peu de réformes économiques concrètes ont été annoncées, mais beaucoup de promesses. On allègera la taxation du travail, les 35 heures deviendront plus souples avec le développement d’accords de branche, les prélèvements obligatoires seront remis à plat. Plus concrètement, la réduction du nombre des fonctionnaires se fera par la réforme de l’Etat qui fusionnera des services. L’ANPE et l’Unédic devraient faire un avant la fin de l’année. Suivra aussi la fusion de la comptabilité publique et des impôts.

Autre mesure attendue, le crédit d’impôt recherche sera élargi, son taux sera triplé. Enfin, en terme de contrat de travail, l’idée de « séparation à l’amiable » entre le salarié et l’entreprise, si chère à la présidente du Medef, Laurence Parisot, sera mise en place.

Mais la véritable surprise n’est pas une mesure économique. Sarkozy a annoncé la dépénalisation du droit des affaires. Sans faire allusion à sa promesse de campagne de traque des « patrons voyous », Sarkozy veut réparer ainsi ce qu’il considère comme « une grave erreur » du système juridique français: l’inflation des mesures pénales dans le droit des sociétés. Très rapidement la garde des sceaux devrait faire des propositions pour mener à bien cette réforme. Autre nouveauté juridique, l’accusation de fraude, sous forme anonyme, sera irrecevable:

Et le PS? Tout sauf tabou. Au contraire. A l’évocation du nom de Jacques Attali, a qui il a confié une mission sur « les freins à la croissance », le Président marque une pause qui fait rire son auditoire. Puis répond à ceux qui croient voir dans sa célèbre « ouverture à gauche » une tactique de destruction du Parti socialiste. « Dans une autre vie j’aurais pu faire directeur des ressources humaines » (du PS). L’auditoire s’esclaffe. Quelques minutes plus tard, le Président loue aussi les mérites du Small business act américain; mais là, il se garde bien de rappeler que l’idée a été introduite dans le débat par Ségolène Royal ou encore François Bayrou.

Sur le terrain européen, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il proposerait, avec les organisations agricoles, une « nouvelle politique agricole commune ». Un dossier qu’il pourrait porter à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, à l’été 2008. Puis il a insisté sur sa volonté d’ouvrir le débat, qui déplaît tant à la Banque centrale européenne, sur l’euro fort.

Tonalité dominante du discours: « Toutes les élites politiques vous mentent tout le temps, sauf moi. » Sarkozy a expliqué que si des Français s’opposent aux réformes, c’est en réalité parce qu’ils n’ont pas compris quel intérêt ils en tireraient -la faute aux technocrates. Il compte, lui, indiquer « simplement » à tout un chacun la direction:

« Il faut dire la vérité aux Français, si on taxe trop le travail, le travail se délocalise, si on taxe trop le capital, il s’en va. »

Aux patrons, maintenant, de « comprendre les salariés » et faire tout ce qui est « possible » pour augmenter les salaires. Sans définir ce qui est possible.

Fort de son parler « simple », Sarkozy ne s’encombre pas d’une théorie économique particulière. Favoriser la production ou le pouvoir d’achat? Les deux sont liés, répond-il. La présidente du Medef, qui avait affirmé, au Monde daté de jeudi, qu’elle attendait du Président qu’il mise sur la production avec une politique de l’offre, en est pour ses frais. Elle se dit toutefois « convaincue » de la pertinence des propositions, et ravie du « geste » présidentiel que constituait sa présence devant les patrons.

Concernant son absence aux réunions d’autres collectifs, Sarkozy avait coupé court dès le début de son discours: « Pour que je vienne, il faut m’inviter. »



Publié dans:Economie, Politique |on 31 août, 2007 |Pas de commentaires »

Sarko boit, les consommateurs trinquent…..

On dit merci qui…..

Du prix des produits alimentaires à la TVA sociale en passant par la franchise médicale, la rentrée sera rude pour les consommateurs.

Par Christophe Alix, Grégoire Biseau, Catherine Maussion et François Wenz-dumas

QUOTIDIEN : jeudi 30 août 2007

Avant même d’être prononcé, le discours de Nicolas Sarkozy, devant les patrons réunis à l’université d’été du Medef, a été hier qualifié, par son porte-parole de «grand discours de politique économique qui marquera la deuxième phase des réformes». Alors que tous les ministres du gouvernement montent successivement au créneau pour tenter de dégonfler l’inquiétude grandissante des Français vis-à-vis de l’évolution de leur pouvoir d’achat, le président de la République va, lui, se réserver le chapitre sur «le renforcement de la compétitivité de l’économie française». Une façon de contourner un sujet qui fâche. Or au moins quatre menaces potentielles planent au-dessus du pouvoir d’achat des Français. Explication.

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La hausse des produits alimentaires

C’est le sujet brûlant de la rentrée et la «priorité», entend-on, du gouvernement. Face aux augmentations constatées ou à venir d’une flopée de produits et services de base, le pouvoir d’achat des Français semble menacé de toutes parts. Du prix ô combien emblématique de la baguette qui répercute la flambée des cours du blé à la hausse des loyers, de l’essence ou du tabac, la valse des étiquettes fait mal au moral des ménages. En réaction, le gouvernement multiplie les annonces afin de tenter de désamorcer la grogne. La question de la vie chère constitue le maillon faible du tandem Sarkozy-Fillon puisque selon un récent sondage TNS-Sofres, seulement 28 % des personnes interrogées considèrent l’action du gouvernement efficace dans ce domaine contre 68 % d’un avis contraire. Dès dimanche, François Fillon montait au créneau en promettant «de lutter contre certains abus des opérateurs téléphoniques». De son côté, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a enjoint les enseignants de faire en sorte de minimiser la facture des fournitures scolaires. Le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, y est aussi allé de son couplet hier en demandant de la modération dans les hausses de prix. «On ne peut pas toujours aligner à la hausse et jamais à la baisse les répercussions des cours des matières premières», a-t-il déclaré en citant les exemples du pain et du lait. Une agitation bien artificielle selon les économistes. «Ils prennent le problème par le mauvais bout, juge Nicolas Bouzou, d’Asterès. Le manque de pouvoir d’achat ne vient pas d’une inflation trop élevée mais de salaires trop bas et directement dépendants du taux de chômage.» Un constat qui n’empêche pas les économistes de reconnaître que la hausse des produits frais (7 à 8 % du panier de la ménagère) n’est pas de nature à remettre en cause le bas niveau de l’inflation.

Le débat sur la TVA sociale

Cette maudite TVA sociale n’en finit pas de déchirer la majorité. Et les menaces sur l’état de santé de la consommation française sont en train de redonner quelques munitions à ses plus ardents opposants. En début de semaine prochaine, Eric Besson, remettra son rapport d’évaluation à François Fillon. Après plusieurs semaines de travail et deux voyages d’étude (en Allemagne et en Scandinavie), l’ex-député socialiste est ressorti en avocat convaincu de la mesure. Avec un argument : en compensant la baisse d’une partie des cotisations patronales par une hausse de 5 points de la TVA, la mesure devrait booster «la compétitivité» des produits made in France. Mais quid du risque d’emballement des prix et donc de baisse du pouvoir d’achat des Français ? Dans son rapport, Besson assure que la mise en place en début d’année d’une TVA sociale en Allemagne n’a pas relancé l’inflation, comme l’avaient redouté beaucoup d’économistes. «Mais les taux de profit des entreprises françaises sont moins bons que ceux de leurs homologues allemandes. Donc certaines pourraient être tentées d’augmenter leurs prix pour restaurer leur marge», concède un membre du gouvernement. Que va décider Sarkozy ? Il lui faudra arbitrer entre deux écoles : les partisans de la mesure, emmenés par son conseiller Henri Guaino, et de nombreux opposants, dont Pierre Méhaignerie.

Vers une hausse des taux ?

Matignon et Bercy s’interrogent : comment contenir la crise financière née aux Etats-Unis et qui gagne la planète. Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, et François Fillon, son Premier ministre, vont aujourd’hui rappeler les banquiers à leur devoir et à leur mission : celui de financer l’économie. Car le gouvernement craint qu’ils ne ferment le robinet à crédit, pour les PME comme pour les candidats à l’accession à la propriété. Avec le risque de planter pour de bon la croissance, alors que la BCE laisse encore planer, pour la semaine prochaine, le doute d’un énième relèvement des taux (et donc un renchérissement du coût du crédit). Or les taux d’intérêts sont déjà à la hausse. «On empruntait à 3,25 % – et même à 2,9 % pour les prêts sur quinze ans -, en octobre 2005, rappelle Christophe Cremer, le patron de Meilleur taux, un courtier en prêts immobiliers. Et on est à 4,6 % aujourd’hui.» Soit une mensualité boostée de plus de 10 % ! Mauvaise pioche pour ceux qui se sont endettés à taux révisable. Ils sont peu nombreux – autour de 10 % des emprunteurs -, mais «ce sont les plus fragiles». Le cadeau du taux d’appel – le taux est minoré les deux premières années -, se transforme en petit piège aujourd’hui, en pouvant frôler les 6 %.

Des nouvelles franchises médicales

Pour combler le déficit de l’assurance-maladie (6,4 milliards d’euros prévus en 2007), Sarkozy a annoncé début août la création de trois nouvelles franchises non remboursées : 50 centimes d’euros par boîte de médicament, 50 centimes également sur tous les actes paramédicaux, et 2 euros sur les transports en ambulance. Celles-ci s’ajouteraient aux franchises instaurées en 2004, de 1 euro sur les actes médicaux et de 18 euros sur les actes hospitaliers d’un montant supérieur à 91 euros. Ces mesures sont contestées, syndicats et associations de défense des patients les jugeant contraires aux principes de solidarité de la Sécurité sociale. Elles pourraient par ailleurs avoir un effet négatif sur la consommation, les ménages modestes étant contraints de renoncer à des achats pour faire face à des dépenses de soins non remboursées

Publié dans:Economie, Politique |on 30 août, 2007 |Pas de commentaires »
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