Archive pour la catégorie 'Education'

C’est la rentrée…………….(03/09/2018)

Pièce de résistance de la réforme portée par le ministre de l’Education nationale, le contrôle généralisé des compétences n’est pas sans effets pervers.

  • L’école à l’heure de l’évaluation permanente

Douze millions d’élèves, de la maternelle au lycée, déboulent dans les classes ce lundi. «La rentrée doit être un moment de désir et de bonheur», a dit le ministre Jean-Michel Blanquer, mercredi lors de sa conférence de presse. Il en a profité pour lister tout ce qu’il avait annoncé depuis un an : le nouveau baccalauréat à l’horizon 2021 avec une classe de seconde remaniée dès cette rentrée, la rénovation de la voie professionnelle (qui reste encore bien floue), l’interdiction des portables dans les établissements (le texte ne change quasi rien dans la réalité), le déploiement de son dispositif «devoirs faits», ses chorales… Il est évidemment revenu sur la mesure phare – et symbolique – du programme présidentiel : 12 élèves par classe en CP et CE1 en éducation prioritaire : «On dédouble deux fois plus de classes cette année. A cette rentrée, 190 000 élèves seront concernés par cette mesure de justice sociale, la plus importante que je connaisse.» Politiquement, c’est aussi un atout en or, permettant de clouer le bec à ceux l’accusant de mener une politique de droite. «C’est la seule chose qui va dans le bon sens, dit froidement Francette Popineau, du principal syndicat du primaire (Snuipp-FSU). On voit aujourd’hui que la réforme s’essouffle faute de moyens suffisants et surtout, les dédoublements de CP et CE1 ne suffisent pas à camoufler ce qu’il est en train de faire à côté.» Soucieuse des projets en cours, elle a le verbe acéré : «Jean-Michel Blanquer opère une transformation profonde de l’école, un changement de paradigme.» Stéphane Crochet, de SE-Unsa n’est guère plus tendre : «Il a une vision très arrêtée de l’école, il l’assèche. A la fois conservateur sur la forme et libéral sur le fond.» Pour les représentants syndicaux, le ministre avance sur plusieurs tableaux : il annonce des mesures qui plaisent aux Français (la dictée quotidienne, l’interdiction du portable…) et «en même temps» pose des briques pour modifier en profondeur le système éducatif. Comme des morceaux de puzzle qui, mis bout à bout, dessineraient une école d’inspiration libérale. La pièce maîtresse serait ces évaluations nationales, instaurées à tous les étages.

Quel est l’objectif affiché ?

Le ministre de l’Education a décidé de multiplier les évaluations nationales, ces tests identiques permettant de mesurer le niveau de tous les élèves à un instant T. «Il doit y avoir une montée en puissance des évaluations, ce n’est pas pour le plaisir d’évaluer mais parce que c’est un levier de progrès incontestable», a défendu Blanquer mercredi. «Cela permettra de donner des outils aux enseignants pour adapter leur pédagogie au plus près des besoins des élèves, pour mieux agir en leur faveur» et arrêter ainsi de «toujours pousser la neige plus loin». Il avait déjà enclenché son projet l’année dernière avec des évaluations à l’entrée du CP et de la 6e. Vitesse supérieure à cette rentrée : il y aura une deuxième évaluation en cours de CP (janvier ou février), ainsi qu’en début de CE1 et en seconde. Lors de la conférence de presse, le ministre a laissé entendre qu’il n’était pas exclu d’en intercaler d’autres dans le futur.

Liberation.fr

desirdavenir77500

Publié dans:Education |on 3 septembre, 2018 |Pas de commentaires »

Encore un changement !!! (21/08/2018)

Tout ce qui va changer à la rentrée, de la primaire au lycée
POLITIQUE – Inconnu du grand public il y a un an, Jean-Michel Blanquer a été un ministre particulièrement actif pendant sa première année aux responsabilités. De retour après deux semaines de vacances pour le conseil des ministres de rentrée mercredi 22 août, le « vice-président » comme Le Point le surnommait il y a quelques mois sera très rapidement sur la brèche avec la retour des écoliers et étudiants en cours dès le 3 septembre.
En un peu plus d’un an passé rue de Grenelle, le ministre de l’Éducation nationale a touché à (presque) tout, quitte à agacer les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves qui dénoncent son « autoritarisme. »
De la réforme emblématique du bac, à l’apprentissage obligatoire de la Marseillaise en primaire en passant par l’interdiction des téléphones portables, Le HuffPost a dressé une liste des principaux changements qui interviendront dans tout le cursus scolaire dès cette rentrée 2018.
Primaire
Des classes allégées
Mesure-phare du gouvernement, promesse du candidat Emmanuel Macron, le dédoublement des classes en primaire continue. A la rentrée 2017, les effectifs des 3700 classes de CP dans les écoles des quartiers très défavorisés (dits REP+) ont été réduits à une douzaine d’élèves. La mesure doit maintenant s’étendre progressivement aux CE1 de REP+ et aux CP des écoles des quartiers défavorisés (REP) à la rentrée prochaine puis, en 2019, aux CE1 de REP.
Un an après le début sa mise en place progressive, la dédoublement de ces classes est globalement plébiscité par les enseignants et syndicats, qui regrettent toutefois une mise en œuvre au détriment d’autres classes et écoles.
Ajustement en français et en maths
Début juillet, le conseil supérieur des programmes a dévoilé ses recommandations pour la rentrée 2018. Elles sont nombreuses, et pour beaucoup, rejoignent celles délivrées par le ministre Jean-Michel Blanquer aux enseignants de primaires en avril 2018.
Parmi celles-ci, le Conseil supérieur des programmes (CSP) préconise une dictée quotidienne pour améliorer l’apprentissage de l’orthographe et de la langue française. L’instance prône aussi la fin du controversé « prédicat », mis en place il y a un an, remplacés par les traditionnels COD et COI. En mathématiques, le conseil supérieur des programmes suit aussi les recommandations de Jean-Michel Blanquer. Les élèves de primaire devront ainsi aborder dès le CP l’addition, la soustraction, la multiplication et la division. Et même s’ils ne maîtrisent pas tout à la fin de l’année, ils devront comprendre le sens de ces quatre opérations.
Autant de mesures qui laissent les syndicats d’instituteurs perplexes. « Malgré toutes ses déclarations, le ministre n’a pas résisté à la tentation: il change les programmes, qui venaient juste d’être installés », déplore Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire. Or « on sait que le yoyo des changements de programmes tous les deux ans est un non-sens. Il faut au moins cinq ans pour se les approprier ».
La Marseillaise obligatoire
Le programme de « l’enseignement moral et civique » lui ne change pas, mais la philosophie de cette matière change radicalement. La réforme de 2016 prônait un enseignement basé sur les élèves et leurs expériences. Désormais, les écoliers puis collégiens aborderont une série de notions, qui devront être maîtrisées au cours de l’année. Ainsi, les élèves de CE2 apprendront par coeur le premier couplet de la Marseillaise et devront connaître les principaux symboles républicains. Jusqu’à cette rentrée, l’hymne national était appris en CM1, en parallèle des leçons sur la Révolution française.
Plan mercredi
Un nombre croissant de communes sont repassées à la semaine de quatre jours d’école, depuis que Jean-Michel Blanquer leur en a offert la possibilité, via un décret publié au cours de l’année 2017. « Dispositif d’appui de l’Etat », le ministre de l’Education nationale propose désormais un « plan mercredi » aux communes qui le souhaitent. Ainsi, seront proposées des activités aux enfants de la maternelle au CM2 avec une ambition éducative, pour « le développement d’accueils de loisirs de qualité ». Le ministre souhaite par exemple améliorer l’offre culturelle, sportive, en rapport avec la nature.
Collège
Interdiction du téléphone portable
Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, le Parlement a voté l’interdiction du téléphone portable jusqu’au Lycée. Le texte, adopté en juillet 2018 interdit l’usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre…) dans les écoles et collèges. Il y aura des exceptions « pour des usages pédagogiques » – jusqu’alors prohibés -, laissés à l’appréciation de chaque établissement dans son règlement intérieur, ou pour les enfants handicapés. Les activités liées à l’enseignement mais à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées.
Les lycées auront la possibilité, mais pas l’obligation, d’inscrire l’interdiction, totale ou partielle, du portable et autres objets connectés dans leur règlement intérieur.
Lycée
Accompagnement personnalisé en français et à l’orientation
Les changements pédagogiques dans les lycées se limiteront aux seconde. Ce sont ces élèves qui passeront le premier bac « mouture Jean-Michel Blanquer » en 2021.
Ainsi, ces nouveaux venus au lycée pourront bénéficier de deux heures d’accompagnement personnalisé pour une meilleure maîtrise de la langue à la fois à l’écrit et à l’oral. Le ministère souhaite également mettre l’accent sur l’orientation afin d’aider les lycéens à choisir la voie générale ou l’enseignement technologique ainsi que leurs spécialités. Ainsi, 54 heures seront consacrées à cela, notamment par le bais d’heures d’informations ou de visites dans des enseignements supérieurs.
Test de positionnement
Autre nouveauté: avant le mois d’octobre, chaque élève de seconde va devoir passer un test de positionnement en maîtrise de la langue française et en mathématiques. Les résultats, « anonymes et personnels » serviront à « identifier les acquis et les besoins », précise le ministère de l’Intérieur, sans en dire plus.
Pour la refonte complète du lycée, avec le nouveau baccalauréat en ligne de mire, il faudra attendre la rentrée 2019. Au programme: enseignements de tronc commun modifiés, nouveaux enseignements obligatoires en seconde comme les sciences numériques et la technologie. Le lycée professionnel verra également son organisation profondément modifiée pour renforcer son attractivité, via notamment une classe de Seconde moins spécialisée et une classe de Terminale axée sur l’entrée dans la vie professionnelle ou la poursuite d’études.
huffingtonpost.fr
desirdavenir77500
Publié dans:Education |on 21 août, 2018 |Pas de commentaires »

Une connerie de plus ?? (07/06/2018)

L’Assemblée vote l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

Le texte a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir. Tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile ».

Le Monde.fr avec AFP | 07.06.2018 à 16h23 • Mis à jour le 07.06.2018 à 17h57

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L’Assemblée nationale a voté jeudi 7 juin une proposition de loi à l’initiative de La République en marche (LRM) visant à une « interdiction effective » des téléphones portables dans les écoles et collèges à la rentrée prochaine, défendue par le gouvernement comme « un signal à la société ».

Le texte, adopté à main levée en première lecture, a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir, mais tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile » voire une « tartufferie » (Les Républicains), qui revient à une « simple opération de communication ».

Lire aussi :   L’interdiction du téléphone portable à l’école, une mesure difficilement applicable

« Une loi d’entrée dans la révolution numérique »

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a défendu « une loi du XXIe siècle, une loi d’entrée dans la révolution numérique » qui envoie « un signal à la société française sur cet enjeu de société ». « Etre ouvert aux technologies du futur ne signifie pas que nous devons les accepter dans tous les usages », a-t-il plaidé, listant les « mauvais usages » tels que cyberharcèlement, consultation de sites pornographiques, addiction aux écrans…

S’il a reconnu que l’interdiction était déjà « dans les faits possible », cet ex-directeur général de l’enseignement scolaire auprès du ministre de droite Luc Chatel de 2009 à 2012 a fait valoir que son effectivité « n’[était] pas assurée ». Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les téléphones portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ». Mais le ministre a défendu le besoin d’« une base juridique beaucoup plus solide ».

Le texte LRM sur « l’encadrement de l’utilisation » du portable entend interdire l’usage de tout objet connecté dans les écoles et collèges, avec des exceptions « pour des usages pédagogiques » ou les enfants handicapés. Les activités à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées pour les quelque 8,5 millions d’élèves du public.

« Nous passons d’un principe d’autorisation, sauf là où c’est interdit, à un principe d’interdiction », a résumé le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation Bruno Studer (LRM) et ancien professeur d’histoire-géographie. Les chefs d’établissement, pour qui la mesure est utile à défaut d’être un « big bang », auront à décider des modalités d’interdiction (lieux, conditions), le ministère prévoyant de leur fournir un vade-mecum.

Alors que près de neuf jeunes sur dix de 12 à 17 ans (86 %) possèdent un smartphone, la rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LRM) a insisté sur le fait qu’« en pratique » la disposition n’est appliquée que dans « la moitié » des établissements, plusieurs élus de la majorité vantant « un droit à la déconnexion » pour les enfants.

Lire aussi :   Dans certains collèges, l’interdiction du portable porte déjà ses fruits

Le Monde

Publié dans:Education |on 7 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Uniform…..ité………………….(04/06/2018)

Ce débat récurrent est révélateur des peurs de la société française », estime l’historien Claude Lelièvre.

A Provins, les écoliers pourront désormais porter un uniforme. Une majorité de parents d’élèves des écoles élémentaires de la ville vient de se prononcer en faveur du port, non obligatoire, d’un polo bleu portant la devise républicaine, lors d’une consultation organisée par la mairie LR. Provins avait lancé ce référendum en janvier après que le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer se fut prononcé en faveur du port de l’uniforme dans les écoles qui le souhaitent.

« C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides », a expliqué une nouvelle fois le ministre, dimanche soir sur BFMTV. Historiquement, pourtant, le port de l’uniforme n’a jamais été un gage « d’égalité », rappelle à « l’Obs » Claude Lelièvre, professeur d’histoire de l’éducation à Paris-V et spécialisé dans les politiques scolaires. Interview.

 

 

Le port de l’uniforme à l’école est un sujet de débat récurrent en France. Quelle est son histoire ?

Il existe en France un certain nombre de mythes au sujet de l’école. Le port de l’uniforme en fait partie. Ceux qui défendent cette mesure se référent à un passé qui n’a, en réalité, jamais existé.

Contrairement à des croyances fortes, il n’y a, en effet, jamais vraiment eu d’uniforme en France, y compris sous la IIIe République, que certains idéalisent en matière scolaire. Dans les écoles communales, beaucoup d’élèves ont longtemps porté une blouse. Mais il n’y avait aucune obligation à le faire, et surtout son usage était recommandé non pas au nom d’un principe d’égalité mais tout simplement pour une raison pratique : protéger les vêtements des taches d’encre. La blouse était portée à une époque où il n’y avait pas de stylos à billes et où les vêtements étaient chers, donc précieux.

Certes l’uniforme a pu être imposé dans quelques collèges et lycées publics mais il s’agissait de la seule volonté d’une petite minorité d’établissements, souvent « haut de gamme », et non d’une obligation imposée au niveau national. L’idée que l’uniforme ait été imposé dans le passé aux élèves français est donc un fantasme. C’est une nostalgie de quelque chose qui n’a pas existé.

Pour les défenseurs de cette mesure, le port de l’uniforme permettrait d’effacer les inégalités sociales…

La blouse n’a jamais été un instrument d’égalité. Quant à l’uniforme, l’histoire montre au contraire que c’est avant tout un élément de distinction. L’obligation de l’uniforme n’a jamais été mise en place pour la masse des élèves, mais seulement dans certains établissements secondaires qui voulaient justement  »se distinguer » les uns des autres et « être distingués ». L’objectif de ces établissements – qui accueillent par ailleurs une population privilégiée, très homogène socialement – est bien moins la recherche de « l’égalité » que celle d’un « patriotisme d’établissement ».

 

 

Comment expliquer que la question du port de l’uniforme à l’école resurgisse aussi souvent ?

Ce débat est très révélateur des peurs actuelles de la société française. Il y a l’idée, du côté de ceux qui défendent cette mesure, que depuis Mai-68 et les années 1970, l’école est entrée dans une phase de décadence et qu’il faut remettre de l’ordre. Et pour eux, ce retour à l’ordre passe par un certain nombre de rituels. L’enjeu qui se cache derrière cette question n’est donc pas social mais avant tout disciplinaire.

Politiquement, ce sont d’ailleurs des élus issus des rangs de la droite conservatrice voire de l’extrême droite qui portent surtout ce sujet. François Fillon y faisait référence dans son programme présidentiel, deux députés – Bernard Debré et Eric Ciotti – ont défendu en 2016 des amendements en vue de la « réintroduction de l’uniforme à l’école ». Et une quinzaine de sénateurs de droite avaient déjà déposé une proposition en ce sens en 2013… Ce n’est pas un hasard. Plus que de combattre les inégalités sociales, l’idée, avec l’uniforme, est plutôt de discipliner les élèves et de faire de l’école un sanctuaire austère, comme si le vivre-ensemble devait nécessairement passer par une forme d’uniformisation des individus.

 

 

Selon plusieurs sondages – et comme le montre le référendum de Provins – une nette majorité de Français est favorable au port de l’uniforme à l’école. Pourquoi aucun ministre de l’Education n’a cherché à mettre en place cette mesure ?

Le passage à l’acte est complexe. Au-delà des résistances qui pourraient exister, y compris chez les élèves, il y a plusieurs questions à résoudre, notamment ce qu’on entend par « uniforme ». S’agit-il d’un ensemble complet ? D’un simple polo ? Quels symboles y mettons-nous dessus ? Faut-il un uniforme différent pour les garçons et les filles ?

Autre question délicate : celle de son coût financier et de sa prise en charge. Jean-Michel Blanquer, l’actuel ministre de l’Education, l’a bien compris. Conscient que cette mesure est populaire mais complexe à généraliser, il n’a pas manqué de dire qu’il y était favorable mais il s’est bien gardé de l’imposer en laissant la liberté aux établissements de le faire ou non.

Publié dans:Education |on 4 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Et pas une tête qui dépasse……………..(04/06/2018)

Favorable au port de l’uniforme à l’école, Jean-Michel Blanquer souhaite cependant laisser aux collectivités locales l’initiative d’adopter cette pratique, à l’image du référendum local qui s’est déroulé ce week-end à Provins, en Seine-et-Marne.

« Oui mais. » Interrogé ce dimanche dans BFM Politique sur le port de l’uniforme à l’école, après qu’un référendum local à Provins, en Seine-et-Marne, a donné une large majorité (62,4%) de « pour », Jean-Michel Blanquer a promu les vertus de cette pratique, expliquant cependant vouloir en laisser l’initiative aux collectivités locales.

« C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides. Évidemment ce n’est pas du tout conforme à ce que l’on peut souhaiter pour l’école de la République. L’uniforme peut être une réponse. Je n’en fait pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative, mais dans certains cas ça peut être utile », a ainsi détaillé le ministre de l’Éducation nationale.

Le patron de la rue de Grenelle mise sur le « consensus local » pour répandre le port de l’uniforme, affirmant que « le jeu est ouvert ». Pas question que l’Etat se saisisse du dossier, donc. « Je pense que ce serait la meilleure façon de ne pas accomplir ça », justifie Jean-Michel Blanquer.  »Vous avez une série de personnes dont le métier est de créer du clivage. On n’a pas besoin de leur donner de prise. »

Sanctions éducatives

Par ailleurs, le ministre, désireux de renforcer l’ordre au sein des établissements scolaires, a expliqué vouloir changer la nature des heures de retenue, et non les supprimer. « Quand une sanction doit être prise, elle est prise », a fermement insisté Jean-Michel Blanquer. « Ce qui est important, c’est d »avoir des sanctions éducatives. »

« Il y a des heures de retenue. La question c’est le contenu de ces heures de retenue. Il faut qu’il y ait une sanction de nature éducative. Vous dégradez une table? Vous la restaurez. Vous insultez quelqu’un? Vous avez une heure sur le thème du respect d’autrui », a-t-il ainsi détaillé.

NDRL : l’ennui naquit un jour de l’unifor…mité

Publié dans:Education |on 4 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Université……………………….(20/04/2018)

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Réforme de l’université : « La mobilisation va continuer dans les semaines qui viennent », promet la présidente de l’Unef
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Publié dans:Education |on 20 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Tolbiac………………………….(20/04/2018)

Article sélectionné dans La Matinale du 19/04/2018 Découvrir l’application

Evacuation du site universitaire de Tolbiac : « Tout s’est passé très vite »

Une centaine de personnes qui occupaient la faculté parisienne depuis le 26 mars pour protester contre la réforme de l’université ont dû quitter les lieux vendredi au petit matin.

LE MONDE | 20.04.2018 à 05h38 • Mis à jour le 20.04.2018 à 11h07

Sur le site de Tolbiac, à Paris, après l’évacutation des manifestants, vendredi 20 avril.

Le blocage du site universitaire de Tolbiac, à Paris, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université, a été levé vendredi 20 avril par une vaste opération de police lancée au petit matin. Une centaine de personnes qui occupaient cette tour de vingt-deux étages depuis le 26 mars, pour protester contre la réforme de l’accès à l’université, ont quitté les lieux après l’arrivée des forces de l’ordre, dans un climat tendu.

L’opération, qui a pris fin vers 6 heures, s’est déroulée « dans le calme » et sans « incident », a toutefois assuré la préfecture de police, qui a, par ailleurs, relevé « des dégradations nombreuses » sur le site. Un individu a été interpellé pour outrage et rébellion.

« On continuera à lutter »

« On ne les a pas vu arriver, tout s’est passé très vite », commente Ayse, étudiante en philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne. « Ils sont passés par la porte arrière. Ils ont débarqué avec des tronçonneuses, des Famas. Ça s’est passé en quelques minutes. Nous avons été parqués dans l’amphi N, où nous dormions, avant d’être évacués, sans pouvoir récupérer nos affaires. Deux personnes sont à l’hôpital. On continuera à lutter contre la politique de Macron et la loi Vidal », racontait vendredi matin Emma, étudiante en L1 de langues à Paris-I, qui occupait les lieux depuis trois semaines.

Une photo de l’intervention a été postée sur la page Facebook des occupants :

Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5 heures du matin sur le site, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles. Quelques minutes avant le début de l’intervention, les occupants des lieux avaient sonné l’alarme, semant la confusion. Certains se sont retranchés à l’intérieur tandis que d’autres tentaient de s’enfuir en escaladant la grille tout en lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). La rue longeant le site a ensuite été bouclée par la police.

Lire aussi :   Tolbiac : les étudiants bloqueurs dénoncent l’appel de la présidence aux forces de l’ordre

Intervention réclamée par le président de l’université Paris-I

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est félicité de cette opération. Mercredi, il avait promis que « l’Etat de droit » serait rétabli « partout » et « en particulier dans les facultés », en écho aux déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait fustigé dimanche soir des protestataires « souvent minoritaires » et « des professionnels du désordre ».

Interrogé par Le Monde, Georges Haddad, le président de l’université Panthéon-Sorbonne, s’est déclaré « soulagé et plus que satisfait » de cette opération. Il a remercié les forces de l’ordre qui ont agi « avec un savoir-faire exemplaire », et souhaite maintenant un « retour à la sérénité ».

Il avait réclamé l’intervention des forces de l’ordre dès le 9 avril, inquiet de la situation sur place après la découverte de cocktails Molotov sur le site. La préfecture de police n’avait alors pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une « appréciation technique ».

Dans l’université vidée, les murs affichent de nombreux slogans tels que « Nos rêves sont les racines de notre lutte ». Sur un promontoire dominant la cour et la rue, des dizaines de canettes et bouteilles ont été accumulés, ainsi que des morceaux de ciments, des palettes de chantier, des chaises et tables, des poubelles et des caddies. Selon Florian Michel, le responsable du Centre Pierre-Mendès-France (nom officiel du campus de Tolbiac), « ces munitions devaient probablement servir en cas d’intervention des forces de l’ordre ». Donnant sur un autre rue, une cagette semble contenir une dizaine de cocktails Molotov, que la police prévoit d’analyser.

image: http://img.lemde.fr/2018/04/20/0/0/4998/3480/1068/0/60/0/a16f666_5396405-01-06.jpg

Des CRS ont levé le blocage du site de Tolbiac à Paris, le 20 avril 2018.

A l’intérieur, des distributeurs de boissons et de nourriture ont été éventrés, des vieux canapés installés. Des sacs de couchages, matelas et sacs à dos jonchent le sol dans l’amphithéâtre N, où dormaient les occupants au moment de l’évacuation.

Depuis plusieurs semaines, quatre universités étaient totalement bloquées et une dizaine de sites (sur quatre cents) perturbés pour protester contre la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants, accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de « sélection » déguisée.

Le 9 avril, des CRS étaient également intervenus à la faculté de Nanterre, autre point chaud de la mobilisation, pour reprendre un bâtiment aux étudiants mobilisés. A Montpellier, le tribunal administratif a ordonné mercredi aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de « libérer les lieux sans délai » mais les forces de l’ordre ne sont pas encore intervenues.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/universites/article/2018/04/20/debut-d-une-intervention-policiere-a-tolbiac-pour-lever-le-blocage-de-l-universite_5287974_4468207.html#ks7hgaXTol5Xbd6p.99

Publié dans:Education |on 20 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Qu’en pensez-vous ? (27/03/2018)

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L’école obligatoire dès 3 ans ? Les questions que vous vous posez après l’annonce d’Emmanuel Macron
Publié dans:Education |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Et quelle casse…………………………(15/02/2018)

Education

Nouveau bac : ça passe… mais gaffe à la casse

Par Marie Piquemal et Kim Hullot-Guiot — 14 février 2018 à 20:56
Des jeunes filles passent le baccalauréat et le BEPC dans le hall du Palais des expositions, à Nice le 6 juillet 1963.
Des jeunes filles passent le baccalauréat et le BEPC dans le hall du Palais des expositions, à Nice le 6 juillet 1963. Photo Keystone France

Le ministre de l’Education a tranché : l’examen nouvelle formule, dont la première session aura lieu en 2021, ne comptera plus que quatre épreuves écrites et un grand oral. Quels sont les objectifs, et quels sont les risques ?

  • Nouveau bac : ça passe… mais gaffe à la casse

Scène amusante. Mercredi après-midi, Jean Michel Blanquer présentait devant la presse sa fameuse réforme du bac. Dans la cohue des caméras venues immortaliser le moment présenté comme historique, le ministre de l’Education est tombé nez à nez avec un bataillon d’élèves de troisième, en stage d’observation avec les journalistes… Soit les premiers concernés : ils font partie de la génération qui passera pour la première fois ce bac nouvelle formule, prévue pour entrer en application en 2021 pour les filières générales et techno – le bac pro ne sera réformé que dans un second temps.

Depuis De Gaulle, ce rite de passage n’a jamais été réformé en profondeur. Aujourd’hui, l’enjeu est donc autant symbolique que politique. Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron s’était engagé à remodeler cet examen national, critiqué de toutes parts mais réputé intouchable. Ceux qui ont essayé dans le passé se sont tous heurtés au mur des syndicats d’enseignants et des associations représentant chaque discipline.

Aujourd’hui, la situation semble différente. Si les syndicats enseignants sont loin d’être tous enchantés par le projet de Blanquer, certains reconnaissent qu’une réforme est nécessaire. Et les autres, qui ne voient pas en quoi cette réforme simplifie le bac et qui redoutent qu’elle ne renforce les inégalités entre lycées, peinent à mobiliser. Frédérique Rolet, du Snes-FSU, le syndicat majoritaire : «On fait tout ce qu’on peut pour informer les collègues sur ce qui se prépare. Pour l’instant, ils n’ont pas saisi toutes les conséquences, peut-être parce que les annonces définitives n’avaient jusqu’ici pas été faites…» feint-elle d’espérer. La semaine dernière, la journée de mobilisation qui devait être un premier signal pour le gouvernement a fait un bide – la neige n’a pas aidé. Une nouvelle journée d’action est prévue ce jeudi.

Si le Snes a du mal à mobiliser, c’est aussi parce que le projet de cette réforme n’est pas très lisible. L’objectif affiché par Macron était d’abord de simplifier l’examen, très lourd et coûteux à organiser. «Oui, nous ferons des économies sur l’examen, des dizaines de millions. Nous allons décongestionner le lycée et, si j’ose dire, la société entière, en arrêtant de paralyser le mois de juin avec l’organisation du bac», s’est vanté Jean-Michel Blanquer mercredi devant la presse. Est-ce le seul objectif poursuivi par le gouvernement avec cette réforme ? Dans le rapport remis le 24 janvier par l’universitaire Pierre Mathiot, chargé par Blanquer de proposer des pistes, l’ambition affichée paraissait tout autre : derrière les modifications apportées à l’examen se dessinait une refonte de l’architecture du lycée. Un lycée à la carte, où chacun composerait à sa guise son emploi du temps.

Sans aller aussi loin, Blanquer fait tout de même un pas dans ce sens. Il dégomme les filières classiques S, ES et L et les remplace par des «spécialités». Les élèves de terminale devront désormais en choisir deux… parmi les combinaisons proposées dans leur lycée. C’est sur ce point que se concentrent les interrogations, et la crainte d’une réforme aggravant (encore) les inégalités : tous les lycées auront-ils les moyens de proposer la même offre de formation ? Les «doublettes» de spécialités communes à tous les lycées ne reviendront-elles pas à un équivalent des séries actuelles ? Et surtout, quelles seront les conséquences sur la poursuite d’études dans le supérieur ? Car cette réforme du bac prend tout son sens quand on la raccroche à l’autre chantier mis en place au pas de course par le gouvernement : la plateforme Parcoursup et les nouvelles conditions d’accès à l’université (les fameux «attendus»), étroitement liées aux enseignements suivis par l’élève au lycée.


Un grand oral de vingt minutes

Ce qui change. Pour les candidats au bac technologique, pas de modification en vue. Ils conservent leur «oral de projet» dans sa forme actuelle. En revanche, petite révolution pour les candidats à un bac général : ils passeront désormais un oral de vingt minutes devant un jury de trois personnes. Les candidats devront présenter un projet, mené dès la classe de première et qu’ils prépareront d’abord en groupe, puis seuls. Un temps de l’oral sera consacré à un échange avec le jury pour mesurer leur expression orale. Blanquer aimerait que l’on appelle cette épreuve «oral de maturité».

L’objectif. «Savoir s’exprimer dans un bon français, clair et argumenté, est une compétence importante pour la vie professionnelle.» Le ministre reprend là l’une des propositions phares du rapport Mathiot, remis fin janvier. Il s’agit de permettre à tous les élèves, d’où qu’ils viennent, de travailler leur expression orale, car «pendant les années lycée, le système sera plus orienté vers l’obtention de cette compétence», a-t-il insisté à l’adresse des sceptiques.

Les dangers. La question des inégalités ressurgit. Evaluer la façon dont les élèves s’expriment, n’est-ce pas avantager ceux qui ont eu la chance de grandir dans un milieu favorisé ? Le sociologue Pierre Merle en est convaincu : «Les pratiques d’expression orale sont fortement liées aux codes sociolinguistiques, maîtrisés différemment selon les milieux sociaux, et ces codes sont plus restreints parmi les enfants de catégories populaires», rappelait-il mercredi dans les colonnes de Libé. Mathieu Ichou, chercheur en sociologie de l’éducation et des inégalités à l’Institut national d’études démographiques, relève un deuxième facteur de discrimination : les critères de notation, plus délicats à établir, car «l’évaluation d’un oral est toujours plus difficile que celle d’un écrit».

Des épreuves étalées dans le temps

Ce qui change. Les épreuves du bac ne seront plus concentrées sur le seul mois de juin. Elles vont s’étaler dans le temps. Le français (avec un écrit et un oral) est maintenu à la fin de l’année de première comme aujourd’hui. Pour le reste, les élèves passeront en terminale quatre «épreuves finales» : d’abord leurs deux matières de spécialité au retour des vacances de printemps, puis, au mois de juin, l’indéboulonnable philo et le tout nouveau grand oral. «La philosophie devient la matière commune par excellence», a insisté Jean-Michel Blanquer, invoquant l’esprit des Lumières. Ces six épreuves (les deux de français, la philo, les spécialités et le grand oral) représenteront 60 % de la note finale. Les 40 % restants relèveront de ce que Blanquer appelle le «contrôle continu». Il désigne en réalité des épreuves anticipées, qui pourraient être organisées en janvier et avril l’année de première, et en décembre l’année de terminale (30 % de la note). Le contrôle continu (les bulletins scolaires) n’est en fait réellement présent qu’à hauteur de 10 % de la note finale.

L’objectif. Macron avait pris l’engagement pendant la campagne présidentielle de simplifier une bonne fois pour toutes cet examen, qui exige une organisation titanesque et met chaque année prématurément en vacances les élèves de seconde. Les épreuves étalées dans le temps permettront aussi de verser les notes dans la nouvelle plateforme Parcoursup et leur prise en compte dans l’orientation pour le supérieur.

Les dangers. «Il faudra quand même m’expliquer en quoi cette nouvelle organisation va simplifier les choses…» réagit, amère, Frédérique Rolet, la cosecrétaire du Snes-FSU, syndicat majoritaire des enseignants du secondaire. Sa crainte : que cette nouvelle organisation ne place les élèves dans une situation permanente d’examen. Autre risque souvent évoqué quand on parle de contrôle continu : les inégalités de traitement entre élèves. Cela dit, les 30 % de terminale en filière professionnelle passent depuis des années une partie du bac en contrôle continu sans que cela n’offusque personne. Pour parer la critique, Blanquer a annoncé pour les épreuves passées pendant l’année «des copies anonymisées et corrigées par d’autres professeurs que ceux de l’élève». L’historien Claude Lelièvre ricane : «Cela ne s’appelle pas du contrôle continu ! Ce n’est qu’une forme déguisée d’examen final.»

La fin des filières S, ES et L

Ce qui change. La réforme touche par ricochet l’organisation du lycée. Ciao, les séries littéraire, économique et social, scientifique. A la place, il y aura un tronc commun (de 15-16 heures) : le français, la philo, l’histoire-géo, deux langues vivantes, le sport. Ainsi qu’une nouvelle discipline, les «humanités numériques et scientifiques» (2 heures par semaine) où l’on parlera bioéthique et transition énergétique. Les élèves devront aussi choisir trois spécialités en première, ramenées à deux en terminale (12 heures par semaine) : arts, écologie-agronomie-territoires, histoire géo-géopolitique et sciences politiques, humanités-littérature-philosophie, langues et littératures étrangères, mathématiques, numérique et sciences informatiques, SVT, sciences de l’ingénieur, sciences économiques et sociales (SES) et physique-chimie. Des options facultatives complètent le dispositif.

L’objectif. Rééquilibrer les disciplines, et en finir avec la suprématie de la filière S. Pour Jean-Rémi Girard, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges (minoritaire), «en proposant plus de variété, on sort de l’idée qu’il y a une voix royale». Stéphane Crochet, de l’Unsa, est lui aussi plutôt enthousiaste : «On enlève les étiquettes. Cela n’empêchera pas les élèves de retrouver les mêmes enseignements que dans les séries actuelles. Mais cela ouvre le jeu, en créant des combinaisons impossibles aujourd’hui.»

Les dangers. Là encore, la question de l’inégalité revient au galop. Car chaque lycée ne pourra pas proposer l’intégralité de la trentaine de «doublettes» possibles… Le ministère répond que toutes les combinaisons seraient disponibles dans un bassin géographique donné. Et que donc, il suffira aux élèves motivés d’étudier dans un autre lycée que leur établissement de secteur. Le ministre s’est engagé à donner des moyens supplémentaires aux lycées défavorisés pour qu’ils puissent proposer une doublette originale en plus, comme art-sciences informatiques, et ainsi être attractifs. Clara Jaboulay, présidente du syndicat lycéen UNL (minoritaire), enrage : «Quand on voit déjà la galère aujourd’hui avec des profs qui manquent, pas remplacés faute de moyens… Cette réforme va rajouter encore plus de disparités. Et avec de lourdes conséquences dans la poursuite d’études !» Sachant qu’avec Parcoursup, le portail d’affectation des bacheliers qui remplace APB, les fameux «attendus» (compétences prérequises) sont déterminants.

Marie Piquemal , Kim Hullot-Guiot

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 15 février, 2018 |Pas de commentaires »

Il connait bien son sujet………….(25/08/2017)

Lecture: La méthode globale est abandonnée depuis longtemps, rappellent les syndicats au ministre

EDUCATION A quelques jours de la rentrée, les tensions sont déjà vives entre le ministre de l’Education et les syndicats d’enseignants…

20 Minutes avec AFP

Publié le 25/08/17 à 15h07 — Mis à jour le 25/08/17 à 15h07

Le Ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer visite une école le 18 août 2017.

Le Ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer visite une école le 18 août 2017. — AFP

Le ministre n’a pas bien révisé ses fiches ? La méthode de lecture dite globale n’est plus appliquée dans les écoles primaires depuis des décennies, rappellent les syndicats d’enseignants au ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, qui a dit vouloir promouvoir un apprentissage « de type syllabique », et non global.

>> A lire aussi : Retour à la semaine de quatre jours : Ce que les élèves, profs, parents, maires vont gagner et… perdre

Des propos inquiétants

La méthode globale « est totalement abandonnée » et les propos tenus par le ministre dans un entretien à L’Obs cette semaine « nous inquiètent » car « ils reflètent une totale méconnaissance de ce qui se passe à l’école », a déclaré vendredi à l’AFP Francette Popineau, co-secrétaire générale du premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU.

« Est-ce de la méconnaissance ou la volonté de manipuler l’opinion (…) en faisant croire que les enseignants appliquent la méthode globale, que l’école fait n’importe quoi et qu’on va remettre de l’ordre dans tout ça ? », s’est-elle interrogée.

Dans L’Obs, le ministre de l’Education déclare que « pour la lecture, on s’appuiera sur les découvertes des neurosciences, donc sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a eu des résultats tout sauf probants ». La méthode syllabique est classiquement illustrée par l’exemple « b.a. ba ».

« Mettre un terme à une école qui n’existe plus »

Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, autre syndicat enseignant, qualifie les propos de Jean-Michel Blanquer d’« étonnants ». Le ministre « se présente comme celui qui va mettre un terme à une école… qui n’existe plus », s’est étonné Stéphane Crochet. « Cela fait très longtemps que la lecture est enseignée par une méthode combinatoire », qui fait appel au déchiffrage des syllabes via les sons et à la compréhension du texte.

Une méthode décriée depuis longtemps

Car la difficulté des petits Français, que soulignent régulièrement les études internationales de type Pisa, n’est pas le déchiffrage des mots, mais la compréhension des textes. La méthode lecture dite globale a été suivie par une partie des instituteurs dans les années 70 mais a été très vite abandonnée en raison de l’échec qu’elle engendrait. Elle consistait à enseigner la lecture par la mémorisation de mots dans leur globalité.

Aujourd’hui, les enfants en maternelle apprennent « à reconnaître » quelques mots avant l’entrée en CP, tels que les jours de la semaine, « école », « dans », « de », un petit bagage sur lequel s’appuie l’enseignant du CP lors des deux ou trois premières semaines, pour donner à comprendre le sens d’une phrase simple, explique Francette Popineau. « Mais on fait très vite « du son ». Vous ne trouverez pas un enseignant qui ne fait pas « de son » », soupire-t-elle, reprochant au ministre un discours « politique » et « populiste ».

Publié dans:Education |on 25 août, 2017 |Pas de commentaires »
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