Archive pour la catégorie 'Education'

L’édito de David Carzon……………………………(25/05/2016)

EDITORIAL

Chèque en blanc

Par David Carzon — 24 mai 2016 à 20:21

ÉDITOUn humain faillible ou un algorithme aveugle ? C’est comme si on ne nous donnait le choix qu’entre ces deux options. Faux débat. La polémique sur l’opaque portail Admission post-bac  nous rappelle qu’il y a de l’humain derrière chaque code source, et pas seulement pour prendre le relais de la machine quand celle-ci atteint ses limites : il y a l’humain qui crée le code, celui qui le dévoie, celui qui le subit… Il y a de l’humain partout, mais pas forcément aux bons endroits. Le problème, c’est que nous avons sciemment perdu la main en confiant à la machine des pans entiers de nos vies. Comme un chèque en blanc. Dans un récent essai, l’écrivain et philosophe Eric Sadin relevait comment cette délégation de notre pouvoir de décision à des flux électroniques intelligents faisait émerger«une gouvernementalité algorithmique, une politique de la technique, caractérisée par la seule intelligence du temps présent et du futur immédiat». Et pas forcément de la nuance quand de futures vies sont en jeu. Quand on parle d’algorithme, c’est la source qui importe, plus que le point d’arrivée. Un algorithme obéit à des règles qu’il applique sans se poser de question. Alors le moyen de lutter contre un résultat déshumanisé passe par la transparence et la connaissance de ce code. Qu’ont les lycéens à leur disposition pour maîtriser cet outil essentiel dans la construction de leur avenir ? Pas grand-chose. Un maigre mode d’emploi, et surtout l’absence d’assurance que le système est équitable, puisqu’on n’en connaît pas les règles de fonctionnement et qu’il existe des moyens de le contourner, notamment pour «garantir» aux universités une forme de sélection à l’entrée. Il est donc urgent pour le ministère de l’Enseignement supérieur de rendre public le code source d’APB afin qu’il puisse être partagé et expertisé. Et que les admissibles soient certains de partir sur un pied d’égalité.

David Carzon

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 25 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Ca continue……………………………………………..(15/05/2016)

VIDEO. Loi travail : un lycéen mis en examen pour tentative d’homicide sur un policier

V.F. | 15 Mai 2016, 08h06 | MAJ : 15 Mai 2016, 08h48
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Nantes (Loire-Atlantique), le 3 mai 2016. Un lycéen a été mis en examen samedi pour tentative d'homicide sur un policier lors des manifestations contre la loi travail.
Nantes (Loire-Atlantique), le 3 mai 2016. Un lycéen a été mis en examen samedi pour tentative d’homicide sur un policier lors des manifestations contre la loi travail. Capture d’écran YouTube

Un lycéen de 18 ans a été mis en examen ce samedi à Rennes (Ille-et-Vilaine), pour «tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique», rapporte France Bleu Loire-Océan.

Le jeune homme, au casier judiciaire vierge, a été placé en détention provisoire et risque un jugement devant une cour d’assises.

«C’est un signal qu’on attendait» a réagi ce dimanche sur France InfoThierry Spitz, représentant du syndicat Alliance Police dans les Pays de la Loire, après cette mise en examen. «Cela fait deux mois que les manifestations ont commencé et que les forces de l’ordre subissent des agressions répétées et multiples»  poursuit-il. «C’est un signal extrêmement fort de nos autorités aussi bien politiques que judiciaires qui vient d’être donné et cela va dans le bon sens pour nous si on veut endiguer ce phénomène» insiste Thierry Spitz.

Le lycéen est accusé d’avoir participé au lynchage d’un policier lors d’une manifestation contre la loi travail. Les faits remontent au 3 mai dernier lors d’un rassemblement à Nantes (Loire-Atlantique). Plusieurs centaines d’opposants à la loi travail, 700 au plus fort selon la police, s’étaient affrontés aux forces de l’ordre. Au fil de la manifestation, plusieurs échanges de projectiles et gaz lacrymogènes ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Lors de ces heurts, le jeune homme s’en serait pris avec plusieurs autres individus à un commandant de police qui s’était retrouvé isolé. Il était tombé en recevant un coup porté par derrière. Frappé à coups de barre de fer alors qu’il était à terre, le policier avait été conduit à l’hôpital. Il était ressorti de l’hôpital avec le nez cassé et une quinzaine de points de suture sur la tête et le visage.Selon Stéphane Léonard, secrétaire du syndicat Unité Police en Loire-Atlantique, interrogé sur France Info on est passé ce jour là «à côté d’un drame.»

Publié dans:Education |on 15 mai, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Grégoire Biseau………………………….(09/05/2016)

EDITORIAL

Compromis

— 8 mai 2016 à 20:11

  • Compromis

ÉDITOLe gouvernement n’a pas le choix. Il ne dispose pas de cagnotte en légitimité pour s’offrir le risque de dégainer un 49.3 sur un texte aussi important que celui défendu par la ministre du travail, Myriam El Khomri. La majorité, accablée par la perspective d’une fin de quinquennat qui risque de l’emmener tout droit à l’échafaud électoral, a besoin de retrouver des couleurs. De pouvoir se regarder dans un miroir sans avoir à cacher son mauvais profil. La majorité, la gauche tout entière, a besoin d’un compromis. Ce serait sinon prendre acte d’une fracture définitive entre (au minimum) deux gauches à un an de l’élection présidentielle. Or, à force de se dire qu’il lui reste du temps pour recoller les morceaux, François Hollande n’en a plus. Un passage en force serait son coup de grâce. Surtout quand on relit son discours de la semaine dernière, prononcé à l’occasion des 80 ans du Front populaire. Que vantait donc le chef de l’Etat ? Le compromis, toujours et encore le compromis. Comme méthode de gouvernement. Mais aussi comme le seul chemin de crête pour cette gauche réformiste qui doit prendre en compte «les exigences de l’économie de marché» et «le respect des biens communs, ceux de l’humanité». Les députés socialistes ont raison de s’inquiéter à haute voix d’au moins deux dispositions du projet de loi. Privilégier demain systématiquement tous les accords d’entreprise sur les accords de branche ne risque-t-il pas d’enclencher une dynamique de dumping social ? Pouvoir recourir au référendum en entreprise pour remettre en question un accord majoritaire, n’est-ce pas jeter un discrédit en légitimité sur cette démocratie sociale que ce texte est censé renforcer ? Ne pas réussir à élaborer une réponse politique équilibrée à ces deux questions serait à désespérer de la gauche tout entière. Et de toute possibilité de victoire en 2017.

Par Grégoire Biseau

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 9 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Une étude de « francetvinfo »…………………….(05/06/2016)

ENQUÊTE « L’ŒIL DU 20 HEURES ». Les députés ont copié-collé un tiers des 4 983 amendements à la loi Travail

Pour atteindre le chiffre colossal de 4 983 amendements, certains élus ont eu recours à une technique simple : le copier-coller.

FRANCE 2

Une étude de Francetv info

Mis à jour le 04/05/2016 | 20:43, publié le 04/05/2016 | 20:33

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

L’examen du projet de loi Travail à l’Assemblée nationale s’annonce long, très long. L’exercice, débuté mardi 3 mai, va surtout être marqué par l’étude des 4 983 amendements déposés par les députés. Mais comment parvient-on à un tel chiffre ? En multipliant les précisions et les propositions, certes, mais aussi en recourant à un stratagème moins constructif : le copier-coller, comme l’a constaté « L’œil du 20 heures ».

Ainsi, au moins un tiers des amendements sont des copiés-collés. A ce petit jeu du recopiage, deux groupes d’opposants n’ont pas chômé. Tout d’abord, les frondeurs du PS, dont 134 des 450 amendements sont des copies. Dix-sept amendements déposés par Laurent Baumel sont strictement les mêmes que ceux signés par sa collègue Fanélie Carrey-Conte. Mais les champions sont les députés communistes et Front de gauche. Sur 2 412 amendements déposés, au moins 1 792 sont des copiés-collés.

Ils assument

« On fera de l’obstruction », assume le député communiste François Asensi.« L’essentiel, c’est d’essayer de faire en sorte que cette loi ne passe pas en l’état, parce qu’elle est catastrophique pour le monde du travail », abonde sa collègue Marie-Georges Buffet. Chez les défenseurs de la loi Travail, on s’attend donc à une belle course de lenteur.

Publié dans:Education |on 5 mai, 2016 |Pas de commentaires »

49-3 ou pas ? (03/05/2016)

Myriam El Khomri : «Je ne suis pas dans la perspective du 49-3»

LE FAIT DU JOUR. Dans nos colonnes, la ministre du Travail défend son projet de loi très contesté, qui est débattu à partir de ce mardi à l’Assemblée nationale.

Propos recueillis par C.G. et P.Th. | 03 Mai 2016, 00h00 | MAJ : 03 Mai 2016, 08h35

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EXCLUSIF
Paris (VIIe), lundi. Myriam El Khomri, ministre du Travail.
Paris (VIIe), lundi. Myriam El Khomri, ministre du Travail. (LP/OLIVIER CORSAN.)

À compter de ce mardi, Myriam El Khomri défend son projet de loi très contesté.

Mais la ministre du Travail n’entend pas céder à la rue. « Je suis impatiente », répète-t-elle en boucle.

Il manque près de 40 voix pour obtenir une majorité. Confirmez-vous ces estimations ?
MYRIAM EL KHOMRI. C’est un pointage à une date dite. Le respect que je porte à l’Assemblée me conduit à penser que du dialogue et de l’échange peut découler une évolution majoritaire. Mon objectif est de convaincre les parlementaires de la majorité. Ce texte est un acte de confiance dans le dialogue social au plus près du terrain.

Envisagez-vous la possibilité d’un recours au 49-3 ?
Je veux parler du texte et non pas du contexte, pour sortir des postures, des slogans. Nous avons déjà fait largement évoluer ce projet de loi. La Constitution prévoit cet outil. Mais je refuse de faire planer la menace.

Donc, vous excluez d’y avoir recours ?
Je ne suis pas dans cette perspective. On verra comment les choses se déroulent.

Votre démission sera-t-elle sur la table en cas de 49-3 ?
Pour moi, le débat a vocation à enrichir le texte, pas à le dénaturer. Mais je ne confonds pas les propositions qui doivent être étudiées et les obstructions qui visent à empêcher et à retarder.

Sur quels « points durs » le gouvernement est-il prêt à lâcher ? Le licenciement, par exemple ?
Je ne ferme pas la porte à des évolutions. Il faut lever une incompréhension. Beaucoup ont dit qu’il s’agissait de faciliter le licenciement, ce n’est absolument pas le cas. Nous allons l’encadrer. Il y a aujourd’hui un recours abusif aux ruptures conventionnelles, notamment dans les TPE. La loi vise à corriger cela, car les salariés sont mieux protégés s’ils sont licenciés pour motif économique.

Une partie de la gauche demande à porter le périmètre d’appréciation des difficultés économiques d’une entreprise à l’international. Allez-vous la suivre ?
Les choses ne sont pas tranchées à ce stade. C’est une des mesures portées par Emmanuel Macron. Sa volonté était de nous aligner sur les autres pays européens. C’est aussi un signal aux investisseurs étrangers. En revanche, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de licenciements boursiers.

Et le référendum en entreprise, autre chiffon rouge…
Consulter les salariés sur leur quotidien, à la demande des organisations syndicales, ce n’est pas les contourner mais renforcer leur légitimité. Cela répond aux aspirations des citoyens de pouvoir s’exprimer, y compris dans l’entreprise.

Les accords d’entreprise ne risquent-ils pas de léser certains salariés ?
Quel syndicat majoritaire signera un accord défavorable aux salariés ? Notre démarche est de laisser plus de place à la négociation. Et s’il n’y a pas d’accord, le droit actuel s’applique.

Manuel Valls a promis une surtaxation des CDD. Comment cela va-t-il se traduire ?
Un article de loi dit déjà que les partenaires sociaux « peuvent » moduler les cotisations. Ce sont les partenaires sociaux eux-mêmes, dont les organisations patronales, qui l’ont introduit en 2013. Nous mettrons dans la loi qu’ils doivent s’engager. A eux d’en définir les modalités.

On assiste à une radicalisation du mouvement social. Est-il en train de basculer ?
Il est important de ne pas confondre manifestants et casseurs. Les manifestants font usage d’un droit, les casseurs veulent renverser les institutions. Ils sont dans une démarche destructrice, qui n’a rien à voir avec le contenu du projet de loi.

Comment sortir de cette situation ?
L’heure du Parlement est venue et permettra d’enrichir ce texte. Faut-il céder à la rue et retirer le texte ? Non.

Avez-vous des regrets ?
Les arbitrages tardifs sur le licenciement économique ont fait oublier tout le travail de concertation réalisé depuis six mois. Ce fut notre erreur initiale.

Cette proposition devait figurer dans la loi Macron 2, qui n’a pas vu le jour…
Emmanuel Macron a porté cet article. Mais les arbitrages ont été rendus par le président de la République et le Premier ministre, en présence d’Emmanuel Macron, de Michel Sapin et de moi-même. Ils doivent être assumés collectivement. Quand on est responsable, on assume. Les erreurs, je les assume.

Au nom des autres ?
Je les assume, oui. J’appartiens à une équipe. La politique, ce n’est pas une aventure individuelle.

Son marathon commence à 16 h 15

Dans son bureau de la rue de Grenelle, un gros bouquet de muguet — le porte-bonheur du 1er Mai — veille sur sa bonne fortune. Pour mener à bien les débats sur son projet de loi Travail qui débutent à 16 h 15, Myriam El Khomri mise plutôt sur un minutieux travail préparatoire. Avant d’affronter le chaudron de l’hémicycle, la jeune (38 ans) ministre du Travail a épluché les débats sur les lois Rebsamen et Macron, mais aussi ceux qui se sont déroulés sur son texte en commission des Affaires sociales. Objectif : connaître les points durs et les positions de chacun. Lundi, elle a mis la dernière main à son discours. Et échangé avec ceux qu’elle présente comme « ses deux pères en politique », Daniel Vaillant, député PS du XVIIIe arrondissement, et Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris. « Ce sont eux qui ont forgé mes valeurs en politique : la constance, la rigueur intellectuelle, le collectif, la loyauté. C’est auprès d’eux, dans des moments aussi importants, que je me ressource », nous confie-t-elle. A la veille du combat, des rendez-vous plus politiques, avec les frondeurs Benoît Hamon et Christian Paul, figuraient également à son agenda. La semaine dernière, elle a vu les aubrystes, dont le vote sera crucial. Un marathon s’annonce jusqu’au 17 mai, et il faudra aussi tenir le coup physiquement. A-t-elle un truc ? Elle rit. « Vous dire que je dors beaucoup… Non. Je bois un jus d’orange et puis voilà… » Sourire plaqué sur le visage, elle affiche sa bonne mine et sa volonté d’en découdre : « J’ai la pêche ! »

QUESTION DU JOUR. Loi Travail : le gouvernement va-t-il devoir passer en force ?

49-3 ou pas ?                                                  (03/05/2016) dans Education

 

Publié dans:Education |on 3 mai, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………………(22/04/2016)

Toute institution cherche à se protéger en cas de scandale. Elle préfère, selon le jargon contemporain, «régler les affaires en interne», c’est-à-dire laver son linge sale en famille. Elle craint – c’est à la fois condamnable et courant – qu’un mouton noir débusqué ternisse l’image de tous les autres. L’Education nationale échappe-t-elle à la règle ? L’enquête exclusive que nous publions tend à prouver que non, même si la prompte réaction de la ministre laisse espérer à l’avenir une transparence améliorée. Ainsi une commission interne a décidé – à l’unanimité – qu’un professeur condamné à la prison ferme en Grande-Bretagne, peine assortie d’une interdiction de contact avec des enfants, pouvait malgré tout enseigner. Les arguments invoqués – incertitude de la justice britannique, doute sur la matérialité des faits – paraissent si faibles qu’un sentiment de malaise étreint le lecteur. La réaction de ces responsables éducatifs rappelle l’attitude oblique longtemps adoptée par l’Eglise catholique dans les affaires de pédophilie, que le film oscarisé Spotlight a mise en scène de manière spectaculaire. Elle renvoie aussi à une statistique inquiétante établie par le «John Jay report», publié avec l’accord de l’Eglise catholique américaine après le scandale de 2002, selon laquelle environ 4 % des prêtres américains avaient été mis en cause dans des affaires de ce genre, même si le pourcentage des clercs condamnés tombait à un chiffre nettement plus faible. Qu’en est-il dans les institutions éducatives ? Le ministère a diligenté une enquête dans une académie témoin, sans découvrir de cas litigieux. Il se donne un an pour vérifier les casiers judiciaires des 850 000 agents. L’enquête demandée par la ministre montre aussi que, dans l’académie de Versailles, sur dix années, il a été procédé à 14 révocations ou mises à la retraite d’office sur 24 affaires, ce qui tend à dissiper le soupçon de laxisme qu’on pourrait ressentir.

Pour autant, on sait que les victimes de pédophilie parlent peu, tout comme leurs parents, et que la lutte contre ce fléau exige prise de conscience collective, vigilance pointilleuse, procédures claires et sanctions rapides. Le cas dont nous parlons montre que ces exigences n’étaient pas respectées jusqu’à maintenant. Les associations de victimes estiment que nombre d’agressions sont encore ignorées ou tues. Les mesures prises par Najat Vallaud-Belkacem suffiront-elles ? L’étrange décision de la commission administrative montre en tout cas qu’elles étaient urgentes.

Laurent Joffrin

Liberation.fr

Publié dans:Education |on 22 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………..(24/03/2016)

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francetv info

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Publié dans:Education |on 24 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………..(17/03/2016)

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ALERTE INFO
Mobilisation contre la loi Travail : des incidents éclatent en marge des cortèges. Suivez notre directHuit jours après une première mobilisation aux côtés des salariés, ils redescendent dans la rue. Etudiants et lycéens manifestent, jeudi 17 mars, pour dire à nouveau « non » au projet de réforme du Code du travail, même dans sa version remaniée par le gouvernement.
Publié dans:Education |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Christine Angot………………………………..(17/03/2016)

Barbarin n’a «jamais jamais jamais couvert le moindre acte pédophile». De son point de vue, c’est vrai. Il n’a pas vu, pas compris, pas saisi. Pourquoi ? A cause du silence. Le silence. Ah le silence ! Le fameux silence. Ah l’omerta. Ah la loi du silence. L’indicible. Le difficile à dire. Et après… on s’étonne que Barbarin n’ait rien fait ! Mettons-nous à sa place un instant. Personne ne lui dit rien, ou alors, vingt ans après on lui dit qu’il y a eu des attouchements, les faits sont prescrits, et on s’insurge, on s’étonne, on cherche à déstabiliser cet évêque, alors que les victimes ont gardé le silence pendant tant d’années ! L’Eglise admet, cependant, Mgr Lalanne l’a dit sur France Inter : «La douleur ne se prescrit pas» et «il faut dire ce malheur». Ah oui, le vocabulaire est là, compassionnel, en réserve, toujours toujours toujours prêt, la douleur, la souffrance, etc., c’est horrible, etc. «Grâce à Dieu», a dit Barbarin, les faits sont prescrits. Ce vocabulaire sinon n’aurait peut-être pas suffi, imaginez… Il a su trop tard. Pour une raison simple : les victimes se taisent. Il sait pourquoi. Tous ces gens qui ne savaient pas, ne voyaient pas, ne se doutaient pas, savent pourquoi : les victimes se sentent coupables alors qu’elles ne devraient pas. La culpabilité. Ah la culpabilité.

Voilà, ça, c’est le discours. Dans l’Eglise, dans l’Education nationale, dans la famille, où on veut, suivant les circonstances, dans la société, en général. Quand on est en position de ne pas couvrir et de ne pas découvrir le moindre acte pédophile, pas besoin de réfléchir, le discours est là. Les mots. Comme une grande pyramide inversée. Les uns au-dessus des autres. L’équilibre n’est pas du tout instable, chaque mot est à sa place dans l’édifice, silence, honte, difficile, douleur, prescription, etc. Tous reposent sur un seul : culpabilité. Sur lequel s’empilent tous les autres. Au-dessus, comme sur un plateau, qu’on tient d’une seule main tellement l’équilibre est parfait, tous ceux qui ne peuvent pas savoir se tiennent debout, bien droit sur leurs jambes. Mais, il y a un problème. C’est faux. Il n’y a pas de culpabilité. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas ça. D’un côté, le prêtre, instituteur, membre de la famille ou autre prétendant n’en ressent aucune, ce qui l’excite c’est de réussir à emmener le jeune homme ou la jeune fille dans le silence avec lui. L’adolescent à qui on fait ça, ce genre de geste, main, bouche, langue, anus, ne ressent pas de culpabilité, puisque ce n’est pas ce qui est en jeu. Il a honte, pas du geste lui-même, ça on oublie vite, il a honte d’avoir été soumis, de ne pas avoir été respecté, qu’on ne l’ait pas traité comme un être humain qui a la parole, et qui pourrait éventuellement l’utiliser. Si le silence s’installe, ce n’est pas par culpabilité, mais pour la raison inverse : l’espoir. Quand on est adolescent, on espère. On a de l’espoir. On est plein d’espoir. On ne lâche pas son espoir comme ça. On ne cesse pas d’espérer. Les gestes vont s’arrêter… le prêtre va cesser… il va comprendre… ce prêtre qui dit l’aimer va le respecter… ça va s’arrêter, s’arrêter sans intervention extérieure, par la seule force de son humanité à lui l’adolescent. Il l’espère. Un adolescent, ça ne lâche pas. Ça attend des jours meilleurs. L’adolescence c’est ça.

Le discours en trois points des évêques, «1. la victime doit porter plainte ; 2. le prêtre doit s’expliquer ; 3. sinon… eh bien sinon il y a nous mais nous c’est difficile à cause de ce fameux silence dû à cette fameuse culpabilité», ne tient pas. Ce discours-là est faux. Une moralité qui fait tout reposer sur la justice et le système des preuves, ça ne marche pas. Et dire «n’ayez pas de culpabilité» à des adolescents qui n’en ont de toute façon pas, ça ne marche pas. Pour qu’ils parlent, si on veut absolument faire confiance à la Justice et à la société, il faudrait leur dire : «n’ayez pas d’espoir, ça ne changera pas, jamais jamais jamais, alors, parlez, portez plainte». Mais c’est impossible de demander à un adolescent de renoncer à attendre des jours meilleurs et à espérer qu’il va être respecté. Donc, essayons juste de comprendre qu’il ne se sent pas coupable. Ce serait déjà bien.

Christine ANGOT

Liberation.fr

Publié dans:Education |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »‘…………………….(10/03/2016)

ALERTE INFO
Loi Travail : après les manifestations, Myriam El Khomri annonce que la surtaxation des CDD va être étudiéeAu lendemain des premières manifestations contre le projet de loi réformant le Code du travail, le gouvernement ajuste la mire. Invitée de France info jeudi 10 mars, Myriam El Khomri a annoncé qu’une taxation supplémentaire des contrats à durée déterminée serait proposée aux partenaires sociaux avant la présentation de la réforme en Conseil des ministres. La ministre du Travail a ajouté que le gouvernement serait également prêt à discuter du temps de travail des apprentis, que l’avant-projet de loi prévoyait d’allonger.
Publié dans:Education |on 10 mars, 2016 |Pas de commentaires »
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