Archive pour la catégorie 'Education'

Une étude de « francetvinfo »…………………….(05/06/2016)

ENQUÊTE « L’ŒIL DU 20 HEURES ». Les députés ont copié-collé un tiers des 4 983 amendements à la loi Travail

Pour atteindre le chiffre colossal de 4 983 amendements, certains élus ont eu recours à une technique simple : le copier-coller.

FRANCE 2

Une étude de Francetv info

Mis à jour le 04/05/2016 | 20:43, publié le 04/05/2016 | 20:33

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

L’examen du projet de loi Travail à l’Assemblée nationale s’annonce long, très long. L’exercice, débuté mardi 3 mai, va surtout être marqué par l’étude des 4 983 amendements déposés par les députés. Mais comment parvient-on à un tel chiffre ? En multipliant les précisions et les propositions, certes, mais aussi en recourant à un stratagème moins constructif : le copier-coller, comme l’a constaté « L’œil du 20 heures ».

Ainsi, au moins un tiers des amendements sont des copiés-collés. A ce petit jeu du recopiage, deux groupes d’opposants n’ont pas chômé. Tout d’abord, les frondeurs du PS, dont 134 des 450 amendements sont des copies. Dix-sept amendements déposés par Laurent Baumel sont strictement les mêmes que ceux signés par sa collègue Fanélie Carrey-Conte. Mais les champions sont les députés communistes et Front de gauche. Sur 2 412 amendements déposés, au moins 1 792 sont des copiés-collés.

Ils assument

« On fera de l’obstruction », assume le député communiste François Asensi.« L’essentiel, c’est d’essayer de faire en sorte que cette loi ne passe pas en l’état, parce qu’elle est catastrophique pour le monde du travail », abonde sa collègue Marie-Georges Buffet. Chez les défenseurs de la loi Travail, on s’attend donc à une belle course de lenteur.

Publié dans:Education |on 5 mai, 2016 |Pas de commentaires »

49-3 ou pas ? (03/05/2016)

Myriam El Khomri : «Je ne suis pas dans la perspective du 49-3»

LE FAIT DU JOUR. Dans nos colonnes, la ministre du Travail défend son projet de loi très contesté, qui est débattu à partir de ce mardi à l’Assemblée nationale.

Propos recueillis par C.G. et P.Th. | 03 Mai 2016, 00h00 | MAJ : 03 Mai 2016, 08h35

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EXCLUSIF
Paris (VIIe), lundi. Myriam El Khomri, ministre du Travail.
Paris (VIIe), lundi. Myriam El Khomri, ministre du Travail. (LP/OLIVIER CORSAN.)

À compter de ce mardi, Myriam El Khomri défend son projet de loi très contesté.

Mais la ministre du Travail n’entend pas céder à la rue. « Je suis impatiente », répète-t-elle en boucle.

Il manque près de 40 voix pour obtenir une majorité. Confirmez-vous ces estimations ?
MYRIAM EL KHOMRI. C’est un pointage à une date dite. Le respect que je porte à l’Assemblée me conduit à penser que du dialogue et de l’échange peut découler une évolution majoritaire. Mon objectif est de convaincre les parlementaires de la majorité. Ce texte est un acte de confiance dans le dialogue social au plus près du terrain.

Envisagez-vous la possibilité d’un recours au 49-3 ?
Je veux parler du texte et non pas du contexte, pour sortir des postures, des slogans. Nous avons déjà fait largement évoluer ce projet de loi. La Constitution prévoit cet outil. Mais je refuse de faire planer la menace.

Donc, vous excluez d’y avoir recours ?
Je ne suis pas dans cette perspective. On verra comment les choses se déroulent.

Votre démission sera-t-elle sur la table en cas de 49-3 ?
Pour moi, le débat a vocation à enrichir le texte, pas à le dénaturer. Mais je ne confonds pas les propositions qui doivent être étudiées et les obstructions qui visent à empêcher et à retarder.

Sur quels « points durs » le gouvernement est-il prêt à lâcher ? Le licenciement, par exemple ?
Je ne ferme pas la porte à des évolutions. Il faut lever une incompréhension. Beaucoup ont dit qu’il s’agissait de faciliter le licenciement, ce n’est absolument pas le cas. Nous allons l’encadrer. Il y a aujourd’hui un recours abusif aux ruptures conventionnelles, notamment dans les TPE. La loi vise à corriger cela, car les salariés sont mieux protégés s’ils sont licenciés pour motif économique.

Une partie de la gauche demande à porter le périmètre d’appréciation des difficultés économiques d’une entreprise à l’international. Allez-vous la suivre ?
Les choses ne sont pas tranchées à ce stade. C’est une des mesures portées par Emmanuel Macron. Sa volonté était de nous aligner sur les autres pays européens. C’est aussi un signal aux investisseurs étrangers. En revanche, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de licenciements boursiers.

Et le référendum en entreprise, autre chiffon rouge…
Consulter les salariés sur leur quotidien, à la demande des organisations syndicales, ce n’est pas les contourner mais renforcer leur légitimité. Cela répond aux aspirations des citoyens de pouvoir s’exprimer, y compris dans l’entreprise.

Les accords d’entreprise ne risquent-ils pas de léser certains salariés ?
Quel syndicat majoritaire signera un accord défavorable aux salariés ? Notre démarche est de laisser plus de place à la négociation. Et s’il n’y a pas d’accord, le droit actuel s’applique.

Manuel Valls a promis une surtaxation des CDD. Comment cela va-t-il se traduire ?
Un article de loi dit déjà que les partenaires sociaux « peuvent » moduler les cotisations. Ce sont les partenaires sociaux eux-mêmes, dont les organisations patronales, qui l’ont introduit en 2013. Nous mettrons dans la loi qu’ils doivent s’engager. A eux d’en définir les modalités.

On assiste à une radicalisation du mouvement social. Est-il en train de basculer ?
Il est important de ne pas confondre manifestants et casseurs. Les manifestants font usage d’un droit, les casseurs veulent renverser les institutions. Ils sont dans une démarche destructrice, qui n’a rien à voir avec le contenu du projet de loi.

Comment sortir de cette situation ?
L’heure du Parlement est venue et permettra d’enrichir ce texte. Faut-il céder à la rue et retirer le texte ? Non.

Avez-vous des regrets ?
Les arbitrages tardifs sur le licenciement économique ont fait oublier tout le travail de concertation réalisé depuis six mois. Ce fut notre erreur initiale.

Cette proposition devait figurer dans la loi Macron 2, qui n’a pas vu le jour…
Emmanuel Macron a porté cet article. Mais les arbitrages ont été rendus par le président de la République et le Premier ministre, en présence d’Emmanuel Macron, de Michel Sapin et de moi-même. Ils doivent être assumés collectivement. Quand on est responsable, on assume. Les erreurs, je les assume.

Au nom des autres ?
Je les assume, oui. J’appartiens à une équipe. La politique, ce n’est pas une aventure individuelle.

Son marathon commence à 16 h 15

Dans son bureau de la rue de Grenelle, un gros bouquet de muguet — le porte-bonheur du 1er Mai — veille sur sa bonne fortune. Pour mener à bien les débats sur son projet de loi Travail qui débutent à 16 h 15, Myriam El Khomri mise plutôt sur un minutieux travail préparatoire. Avant d’affronter le chaudron de l’hémicycle, la jeune (38 ans) ministre du Travail a épluché les débats sur les lois Rebsamen et Macron, mais aussi ceux qui se sont déroulés sur son texte en commission des Affaires sociales. Objectif : connaître les points durs et les positions de chacun. Lundi, elle a mis la dernière main à son discours. Et échangé avec ceux qu’elle présente comme « ses deux pères en politique », Daniel Vaillant, député PS du XVIIIe arrondissement, et Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris. « Ce sont eux qui ont forgé mes valeurs en politique : la constance, la rigueur intellectuelle, le collectif, la loyauté. C’est auprès d’eux, dans des moments aussi importants, que je me ressource », nous confie-t-elle. A la veille du combat, des rendez-vous plus politiques, avec les frondeurs Benoît Hamon et Christian Paul, figuraient également à son agenda. La semaine dernière, elle a vu les aubrystes, dont le vote sera crucial. Un marathon s’annonce jusqu’au 17 mai, et il faudra aussi tenir le coup physiquement. A-t-elle un truc ? Elle rit. « Vous dire que je dors beaucoup… Non. Je bois un jus d’orange et puis voilà… » Sourire plaqué sur le visage, elle affiche sa bonne mine et sa volonté d’en découdre : « J’ai la pêche ! »

QUESTION DU JOUR. Loi Travail : le gouvernement va-t-il devoir passer en force ?

49-3 ou pas ?                                                  (03/05/2016) dans Education

 

Publié dans:Education |on 3 mai, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………………(22/04/2016)

Toute institution cherche à se protéger en cas de scandale. Elle préfère, selon le jargon contemporain, «régler les affaires en interne», c’est-à-dire laver son linge sale en famille. Elle craint – c’est à la fois condamnable et courant – qu’un mouton noir débusqué ternisse l’image de tous les autres. L’Education nationale échappe-t-elle à la règle ? L’enquête exclusive que nous publions tend à prouver que non, même si la prompte réaction de la ministre laisse espérer à l’avenir une transparence améliorée. Ainsi une commission interne a décidé – à l’unanimité – qu’un professeur condamné à la prison ferme en Grande-Bretagne, peine assortie d’une interdiction de contact avec des enfants, pouvait malgré tout enseigner. Les arguments invoqués – incertitude de la justice britannique, doute sur la matérialité des faits – paraissent si faibles qu’un sentiment de malaise étreint le lecteur. La réaction de ces responsables éducatifs rappelle l’attitude oblique longtemps adoptée par l’Eglise catholique dans les affaires de pédophilie, que le film oscarisé Spotlight a mise en scène de manière spectaculaire. Elle renvoie aussi à une statistique inquiétante établie par le «John Jay report», publié avec l’accord de l’Eglise catholique américaine après le scandale de 2002, selon laquelle environ 4 % des prêtres américains avaient été mis en cause dans des affaires de ce genre, même si le pourcentage des clercs condamnés tombait à un chiffre nettement plus faible. Qu’en est-il dans les institutions éducatives ? Le ministère a diligenté une enquête dans une académie témoin, sans découvrir de cas litigieux. Il se donne un an pour vérifier les casiers judiciaires des 850 000 agents. L’enquête demandée par la ministre montre aussi que, dans l’académie de Versailles, sur dix années, il a été procédé à 14 révocations ou mises à la retraite d’office sur 24 affaires, ce qui tend à dissiper le soupçon de laxisme qu’on pourrait ressentir.

Pour autant, on sait que les victimes de pédophilie parlent peu, tout comme leurs parents, et que la lutte contre ce fléau exige prise de conscience collective, vigilance pointilleuse, procédures claires et sanctions rapides. Le cas dont nous parlons montre que ces exigences n’étaient pas respectées jusqu’à maintenant. Les associations de victimes estiment que nombre d’agressions sont encore ignorées ou tues. Les mesures prises par Najat Vallaud-Belkacem suffiront-elles ? L’étrange décision de la commission administrative montre en tout cas qu’elles étaient urgentes.

Laurent Joffrin

Liberation.fr

Publié dans:Education |on 22 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………..(24/03/2016)

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Publié dans:Education |on 24 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………..(17/03/2016)

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ALERTE INFO
Mobilisation contre la loi Travail : des incidents éclatent en marge des cortèges. Suivez notre directHuit jours après une première mobilisation aux côtés des salariés, ils redescendent dans la rue. Etudiants et lycéens manifestent, jeudi 17 mars, pour dire à nouveau « non » au projet de réforme du Code du travail, même dans sa version remaniée par le gouvernement.
Publié dans:Education |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

L’édito de Christine Angot………………………………..(17/03/2016)

Barbarin n’a «jamais jamais jamais couvert le moindre acte pédophile». De son point de vue, c’est vrai. Il n’a pas vu, pas compris, pas saisi. Pourquoi ? A cause du silence. Le silence. Ah le silence ! Le fameux silence. Ah l’omerta. Ah la loi du silence. L’indicible. Le difficile à dire. Et après… on s’étonne que Barbarin n’ait rien fait ! Mettons-nous à sa place un instant. Personne ne lui dit rien, ou alors, vingt ans après on lui dit qu’il y a eu des attouchements, les faits sont prescrits, et on s’insurge, on s’étonne, on cherche à déstabiliser cet évêque, alors que les victimes ont gardé le silence pendant tant d’années ! L’Eglise admet, cependant, Mgr Lalanne l’a dit sur France Inter : «La douleur ne se prescrit pas» et «il faut dire ce malheur». Ah oui, le vocabulaire est là, compassionnel, en réserve, toujours toujours toujours prêt, la douleur, la souffrance, etc., c’est horrible, etc. «Grâce à Dieu», a dit Barbarin, les faits sont prescrits. Ce vocabulaire sinon n’aurait peut-être pas suffi, imaginez… Il a su trop tard. Pour une raison simple : les victimes se taisent. Il sait pourquoi. Tous ces gens qui ne savaient pas, ne voyaient pas, ne se doutaient pas, savent pourquoi : les victimes se sentent coupables alors qu’elles ne devraient pas. La culpabilité. Ah la culpabilité.

Voilà, ça, c’est le discours. Dans l’Eglise, dans l’Education nationale, dans la famille, où on veut, suivant les circonstances, dans la société, en général. Quand on est en position de ne pas couvrir et de ne pas découvrir le moindre acte pédophile, pas besoin de réfléchir, le discours est là. Les mots. Comme une grande pyramide inversée. Les uns au-dessus des autres. L’équilibre n’est pas du tout instable, chaque mot est à sa place dans l’édifice, silence, honte, difficile, douleur, prescription, etc. Tous reposent sur un seul : culpabilité. Sur lequel s’empilent tous les autres. Au-dessus, comme sur un plateau, qu’on tient d’une seule main tellement l’équilibre est parfait, tous ceux qui ne peuvent pas savoir se tiennent debout, bien droit sur leurs jambes. Mais, il y a un problème. C’est faux. Il n’y a pas de culpabilité. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas ça. D’un côté, le prêtre, instituteur, membre de la famille ou autre prétendant n’en ressent aucune, ce qui l’excite c’est de réussir à emmener le jeune homme ou la jeune fille dans le silence avec lui. L’adolescent à qui on fait ça, ce genre de geste, main, bouche, langue, anus, ne ressent pas de culpabilité, puisque ce n’est pas ce qui est en jeu. Il a honte, pas du geste lui-même, ça on oublie vite, il a honte d’avoir été soumis, de ne pas avoir été respecté, qu’on ne l’ait pas traité comme un être humain qui a la parole, et qui pourrait éventuellement l’utiliser. Si le silence s’installe, ce n’est pas par culpabilité, mais pour la raison inverse : l’espoir. Quand on est adolescent, on espère. On a de l’espoir. On est plein d’espoir. On ne lâche pas son espoir comme ça. On ne cesse pas d’espérer. Les gestes vont s’arrêter… le prêtre va cesser… il va comprendre… ce prêtre qui dit l’aimer va le respecter… ça va s’arrêter, s’arrêter sans intervention extérieure, par la seule force de son humanité à lui l’adolescent. Il l’espère. Un adolescent, ça ne lâche pas. Ça attend des jours meilleurs. L’adolescence c’est ça.

Le discours en trois points des évêques, «1. la victime doit porter plainte ; 2. le prêtre doit s’expliquer ; 3. sinon… eh bien sinon il y a nous mais nous c’est difficile à cause de ce fameux silence dû à cette fameuse culpabilité», ne tient pas. Ce discours-là est faux. Une moralité qui fait tout reposer sur la justice et le système des preuves, ça ne marche pas. Et dire «n’ayez pas de culpabilité» à des adolescents qui n’en ont de toute façon pas, ça ne marche pas. Pour qu’ils parlent, si on veut absolument faire confiance à la Justice et à la société, il faudrait leur dire : «n’ayez pas d’espoir, ça ne changera pas, jamais jamais jamais, alors, parlez, portez plainte». Mais c’est impossible de demander à un adolescent de renoncer à attendre des jours meilleurs et à espérer qu’il va être respecté. Donc, essayons juste de comprendre qu’il ne se sent pas coupable. Ce serait déjà bien.

Christine ANGOT

Liberation.fr

Publié dans:Education |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »‘…………………….(10/03/2016)

ALERTE INFO
Loi Travail : après les manifestations, Myriam El Khomri annonce que la surtaxation des CDD va être étudiéeAu lendemain des premières manifestations contre le projet de loi réformant le Code du travail, le gouvernement ajuste la mire. Invitée de France info jeudi 10 mars, Myriam El Khomri a annoncé qu’une taxation supplémentaire des contrats à durée déterminée serait proposée aux partenaires sociaux avant la présentation de la réforme en Conseil des ministres. La ministre du Travail a ajouté que le gouvernement serait également prêt à discuter du temps de travail des apprentis, que l’avant-projet de loi prévoyait d’allonger.
Publié dans:Education |on 10 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Embouteillage…………………(26/01/2016)

Grève des taxis : nouvel épisode de la guerre sans merci entre Uber et G7

Donald Hebert

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Publié le 26-01-2016 à 06h09

Les chauffeurs sont dans la rue ce mardi. Derrière cette nouvelle bataille de communication, se joue une véritable guerre économique.

25 JUIN. Heure de pointe ! Quelque 3.000 taxis manifestaient dans toute la France pour dénoncer la "concurrence sauvage" de l'application mobile UberPop. À Paris, la mobilisation avait dégénéré avec des véhicules VTC incendiés. (AP Photo/Michel Euler)25 JUIN. Heure de pointe ! Quelque 3.000 taxis manifestaient dans toute la France pour dénoncer la « concurrence sauvage » de l’application mobile UberPop. À Paris, la mobilisation avait dégénéré avec des véhicules VTC incendiés. (AP Photo/Michel Euler)

Samedi en fin d’après-midi, Christian, 33 ans, chauffeur Uber, faisait part de ses craintes lors d’une course entre le canal Saint-Martin et les Folies Bergères, dans le nord de Paris.

Mardi, ça va être la guerre. Je ne sais pas si je vais travailler. »

En réponse à l’appel des syndicats, des milliers de chauffeurs de taxis sont attendus mardi 26 janvier pour protester contre le développement des voitures de transport avec chauffeurs (VTC) qui fonctionnent avec des applications comme Uber, Chauffeur-privé ou Snapcar.

Et cette grève sera « dure », a prévenu Serge Metz, PDG de Taxis G7, la principale société de taxis en France. C’était également l’avis de George, 48 ans, rencontré vendredi soir :

Les collègues vont bloquer les gares, les aéroports et les autoroutes. Ça va être encore plus violent que la dernière fois ! »

Une guerre de rue

La dernière fois, c’était en juin 2015. Pour s’opposer à Uberpop, un service de l’application américaine Uber où les chauffeurs sont des particuliers, les taxis avait montré les muscles. On se souvient de cette vidéo, tournée à Marseille, montrant un chauffeur sévèrement pris à partie :

 

En pleine canicule, les intimidations contre les VTC s’étaient multipliées. Les dérapages aussi. Deux chauffeurs avaient fini en garde à vue après avoir tabassé un jeune homme qui avait défendu le service entre particuliers. Un taxi, qui pensait s’en prendre à un particulier-chauffeur Uberpop avait même caillassé le véhicule… d’un agent de police ! Mauvaise pioche.

Des actions coup de poing étaient de nouveau redoutées avant mardi par la direction d’Uber France, qui signalait un tract de la CGT et un tweet contenant une vidéo plutôt impressionnante :

 

 

Car même si Uberpop a disparu, c’est toujours la guerre froide depuis les attentats du 13 novembre.

A Paris, les hôtels sont vides et nos taxis aussi, hurle George. Mais les Uber et compagnie, on les voit tous les soirs prendre des clients, sous nos yeux, à la sortie des clubs et des restaurants. Pendant ce temps-là, nous, on crève ! »

Une guerre judiciaire

L’affrontement a aussi lieu sur le plan légal. Après l’arrivée d’Uber en France, le gouvernement a réagi avec la loi Thévenoud, censée départager la rue entre taxis et VTC, tâche ô combien périlleuse : seuls les taxis ont droit à la maraude et les VTC sont censés retourner à leur base avant de prendre une nouvelle commande… Difficile à appliquer.

L’été dernier, les agitations avaient accéléré les actions en justice. « UberPop doit être dissous et déclaré illégal », avait déclaré François Hollande. Sauf pour le covoiturage, il est interdit de transporter un passager pour de l’argent sans statut professionnel. Les deux dirigeants de la firme en France avaient fini en garde à vue quelques jours plus tard et le service a disparu.

Cette fois encore, le respect de la loi est la première revendication des taxis. « Nous dénonçons les pratiques de certains opérateurs qui organisent le travail dissimulé et le transport illégal de personnes », précisent les principaux syndicats de taxis la veille de la grève. Racolage dans les gares et les aéroports, taxis clandestins… mais surtout, détournement de la loi LOTI, utilisé notamment par les chauffeurs Uber…

Une guerre de statuts

Pour faire grimper le nombre de voitures, Uber s’appuie sur plusieurs statuts pour ses chauffeurs. Car la formation pour obtenir la licence VTC est de plus de 200 heures. La compagnie américaine a d’abord proposé son système aux particuliers. Et depuis qu’Uberpop a été déclaré illégal, la firme américaine a trouvé un autre moyen d’avancer : la licence LOTI, à l’origine prévue pour les navettes, scolaires notamment.

D’après nos études, sur 10 véhicules, 7 sont dans l’illégalité car ils utilisent le statut Loti. Seuls 3 ont le statut de VTC », affirmait à « l’Obs » Nicolas Banchet, directeur général adjoint de Taxis G7, quelques jours avant la grève.

En fait, la licence LOTI n’est pas incompatible avec l’activité d’Uber, à condition de prendre plusieurs clients en même temps. Est-ce que les chauffeurs LOTI s’en tiennent au service Uberpool, qui permet de partager la course avec un autre client ? A moins de mettre un policier derrière chaque voiture, cela semble difficile à vérifier…

Ce point réglementaire n’a pas été traité dans la loi Thévenoud, mais d’après le cabinet d’Emmanuel Macron, il pourrait être à l’ordre du jour de la table ronde, devant rassembler l’ensemble des acteurs du secteur.

Une guerre de communication

Comme pour devancer un nouvel obstacle, une semaine avant la grève, Uber a invité un nouveau type de chauffeurs à adopter son application : les taxis !Pour eux, il s’agirait d’un plus : grâce à leur licence, ils ont droit au statut de VTC. Il suffit qu’ils en fassent la demande.

« Coup de com’ », « provocation » ! dénonce Taxis G7. Les taxis auraient besoin d’un autre véhicule, ce qui serait absurde… à moins qu’ils ne disposent de plaques et d’enseignes lumineuses amovibles. Selon la course, ils pourraient ainsi facilement afficher le statut VTC, pour multiplier le nombre de clients.« C’est ce que font les taxis à Amsterdam », assure à « l’Obs » le porte-parole d’Uber France.

Une guerre pour un marché

Le rêve d’Uber est d’arriver à faire sauter la position de leader du groupe G7, dont les revenus reposent notamment sur sa centrale radio, qui distribue les courses suivant les coups de fil des clients. « La concurrence doit avoir lieu entre les plateformes de réservation : les centrales de taxis et les applications VTC. Pas entre les chauffeurs », explique Uber.

Le groupe G7 aurait-t-il freiné le développement du secteur ? « Nous avons lancé la première application smartphone en 2008, bien avant Uber, répond Nicolas Banchet, le directeur général adjoint de Taxis G7. Aujourd’hui, elle représente 20% de nos commandes. Mais nous avons misé sur une offre diversifiée, avec des commandes par internet et par téléphone. Beaucoup de nos clients apprécient de pouvoir nous joindre 24h/24 et 7 jours/7. »

La France est un pays stratégique pour Uber. Car pendant que la firme américaine fait face aux obstacles réglementaires, des applications concurrentes comme Heetch se développent. Même si les dirigeants de la start-up ont eux aussi été mis en garde à vue il y a quelques jours.

Une guerre de lobbying

Chaque groupe tente de faire pression à sa manière. La veille de la grève, les applications se sont fendues d’un communiqué larmoyant :

L’objectif de cette manifestation des taxis est simple : faire pression sur le gouvernement pour rendre encore plus difficile l’accès à la profession de chauffeur VTC afin de limiter la concurrence, alors que le secteur est en plein essor. Cela voudrait dire la fin des applis comme Allocab, Chauffeur-Privé, Cinq-S, Marcel, SnapCar ou Uber. »

En réalité, Uber et ses concurrents espèrent surtout influer sur la rédaction d’un arrêté visant à simplifier la formation des VTC, comme le prévoit la loiThévenoud. Suivant les modalités de ces formations, ils verront le nombre de chauffeurs augmenter plus ou moins vite.

En face, les principaux groupes de taxis font pression dans le sens inverse. « François Hollande a-t-il oublié les taxis de la Marne ? », faisait valoir George ce week-end. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve n’a certainement pas oublié les capacités de blocage des taxis…

Une guerre économique

Derrière les actions coup de poing, communiqués éclairs et démarches en justice se joue une bataille idéologique. « Uberisation de l’économie », selon ses détracteurs, « libération des freins à l’activité », selon ses défenseurs. « Transition numérique » pour tout le monde.

D’un côté, la mise en concurrence des secteurs traditionnels et régulés comme les taxis par des services numériques plus performants permet d’accroître l’activité en multipliant le nombre de chauffeurs disponibles et en améliorant la qualité de la course.

De l’autre, des applications reposant essentiellement sur de la main d’œuvre bon marché, et dont les revenus vont directement en Californie, où l’entreprise est valorisée à plus de 50 milliards d’euros, font craindre une précarisation pour les travailleurs.

Avec, en filigrane, une question, soulevée par le rapport Colin-Collin et appliquée au secteur du transport urbain : comment financer une transition numérique en douceur  ?

D.H

L’OBS

Publié dans:Education |on 26 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

Enseignement…………………………………(18/09/2015)

Programmes scolaires

Najat Vallaud-Belkacem pour une dictée quotidienne

Par Marie Piquemal — 18 septembre 2015 à 07:18 (mis à jour à 12:17)
Najat Vallaud-Belkacem, le 16 septembre, à Paris. Photo AFP

Après la vive polémique au printemps, les nouveaux programmes scolaires seront dévoilés ce vendredi midi. La ministre a notamment annoncé le retour de la dictée quotidienne en primaire.

  • Vallaud-Belkacem pour une dictée quotidienne

Il a changé sa photo de profil sur Twitter : «Keep calm & pretend its on the lesson plan» («Restons calmes et faisons comme si tout se passait comme prévu»). Et pour ceux qui n’auraient pas saisi l’idée, ce message d’explication posté le 7 septembre : «Je change ma bannière, car je sens que je vais encore me faire agonir de sottises, donc je me prépare à rester zen.» Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), remet officiellement ce vendredi à la ministre de l’Education sa copie sur les nouveaux programmes scolaires, du CP à la troisième.

Au printemps, la première mouture avait fait hurler un bon paquet d’intellectuels et d’historiens, avec des arguments, parfois, infondés (Libération du 18 mai). Michel Lussault confiait à l’époque avoir «le sentiment d’avoir été un lapin le jour de l’ouverture de la chasse» (lire son portrait dans Libé).

«Nous avons corrigé de fond en comble»

Depuis, les enseignants ont été invités à donner leur avis, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’en est mêlée, en demandant que des corrections et précisions soient apportées. Le CSP, cette drôle d’instance mise sur pied en 2013, a carburé tout l’été. Résultat ? Changement de façade ou réelles transformations ? Les nouveaux programmes ne seront mis en ligne que ce vendredi sur les coups de midi, mais jeudi matin, Michel Lussault s’exprimait sur Europe 1, en opération déminage : «Nous avons corrigé [le texte, ndlr] de fond en comble, pas simplement une petite couche de peinture, mais nous avons reconstruit l’édifice à partir des critiques du mois de mai.»

En histoire – c’est sur cette discipline que s’étaient concentrées les critiques –, la distinction entre les termes facultatifs et obligatoires n’a pas été conservée, la chronologie a «été très clairement réaffirmée», «les ambiguïtés d’écriture levées». Et de manière générale, les formules jargonneuses remisées. La ministre a également annoncé un renforcement de «l’enseignement laïque du fait religieux» au collège dans les programmes d’histoire.

La nouvelle mouture devrait également tenir compte des remarques formulées par les enseignants, qui, notamment en primaire, ont insisté sur la nécessité de mettre le paquet sur l’apprentissage du langage.

La ministre a également demandé au CSP de définir le contenu de l’enseignement «de complément» des langues anciennes (latin/grec), pour rassurer les réfractaires à la réforme du collège qui s’inquiétaient de leur disparition.

Dans une conférence de presse vendredi matin, la ministre a annoncé un retour aux fondamentaux, avec du calcul mental, de la dictée, et de la lecture à voix haute quotidiens pour les élèves du primaire. De nombreuses recherches «démontrent l’impact des exercices fréquents pour fixer les fondamentaux, qui consolident les savoirs les plus simples avant de développer les plus complexes», explique Najat Vallaud-Belkacem dans une tribune publiée ce vendredi matin sur le site du Monde. «La pédagogie de la répétition et de l’entrainement quotidien» seront au cœur de ces nouveaux programmes, résume-t-elle sur Twitter.

 

Cette version des programmes n’est pas encore définitive, elle doit être validée par la ministre, puis soumise au vote du Conseil supérieur de l’éducation. Pour une application dans les écoles et collèges à la rentrée 2016.

Marie Piquemal

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 18 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

Tous à Brest…………………………………………..(17/08/2015)

Paris, ville la plus chère pour les étudiants, Brest la moins chère

AFP 17 AOÛT 2015 À 07:25
Un amphithéâtre de l'université de Tolbiac à Paris.
Un amphithéâtre de l’université de Tolbiac à Paris. (Photo Jacques Demarthon. AFP)

Selon une étude de l’Unef parue lundi, les étudiants parisiens doivent débourser 1 124,33 euros en moyenne chaque mois, contre 679,95 euros pour les Brestois.

Paris est sans surprise la ville universitaire la plus onéreuse pour les étudiants, tandis que Clermont-Ferrand et Brest arrivent en queue de peloton, selon un classement de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) publié lundi. Les étudiants parisiens doivent débourser 1 124,33 euros en moyenne chaque mois, logement, transports et dépenses courantes confondues, selon ce classement qui complète l’enquête sur le coût de la rentrée publiée vendredi par le syndicat étudiant. La capitale devance Saint-Quentin (987,41 euros), Saint-Denis (985,41 euros) et Lyon (842,67 euros), tandis qu’en queue de classement on trouve Orléans (726,92 euros), Clermont-Ferrand (709,97 euros) et Brest (679,95 euros).

L’Unef a intégré dans son classement un «socle» de dépenses courantes de 330 euros par mois identique pour toutes les villes. C’est donc surtout le logement qui fait la différence, puisque la variation des loyers dépasse le simple au double entre Brest (322 euros) et Paris (795 euros).

Pour William Martinet, le président de l’Unef, ce classement permet notamment de mettre en lumière «l’impact des aides des villes et des collectivités territoriales sur la vie étudiante». Le budget «transports» va ainsi du simple au triple entre Toulouse (8,33 euros par mois) et Brest (27,95 euros). En Ile-de-France, l’abonnement revient à 27,83 euros par mois.

Tous les étudiants ne sont pas non plus logés à la même enseigne en matière d’aides des collectivités, qui atteignent 28,50 euros par mois à Paris mais sont nulles à Marseille, Strasbourg, Rennes, Dijon et Brest. Lyon, Grenoble, Toulouse, Bordeaux et Paris offrent aux étudiants des chèques loisirs d’au moins 100 euros par an, et douze villes sur vingt prévoient des chèques santé pour les boursiers (jusqu’à 373 euros à Clermont). Mais les seules villes à offrir des chèques logement sont Paris (900 euros par an pour les boursiers) et Tours.

«20% des étudiants n’ont pas de complémentaire santé, or on sait que cela constitue un vrai frein à l’accès aux soins», a déploré William Martinet, qui a souligné les «inquiétudes» de l’Unef pour les années à venir avec la baisse des subventions aux collectivités locales, «dont les répercussions commencent déjà à se faire sentir»«De plus en plus de villes universitaires disent qu’il faudra augmenter les tarifs des transports en commun», a-t-il déclaré, en soulignant la «véritable inconnue» de la réforme territoriale, avec un risque «d’harmonisation vers le bas».

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 17 août, 2015 |Pas de commentaires »
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