Archive pour la catégorie 'Education'

Ca va grogner à l’école……..

Le monde de l’éducation
menace le gouvernement

NOUVELOBS.COM | 31.08.2007 | 09:42

 

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Une « interfédérale de l’éducation » envisage une « initiative d’ampleur nationale » contre les suppressions de postes.

(Reuters)

(Reuters)

 

Syndicats d’enseignants, organisations lycéennes et étudiantes et association de parents d’élèves, réunis jeudi 30 août à Paris en « interfédérale de l’éducation », ont jugé « inacceptable » la suppression annoncée de 11.200 emplois dans l’Education nationale et ont promis de se retrouver pour envisager une « initiative d’ampleur nationale ».
Dans un communiqué publié à l’issue de leur rencontre, ces organisations, disant représenter « toutes les composantes de la communauté éducative », interpellent « devant l’opinion » le gouvernement et le président de la République pour réclamer « une politique éducative ambitieuse » avec « d’autres choix, un autre budget, une autre politique ».

« Inacceptable »

« Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques? », s’interrogent-elles. « Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11.200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subis, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable. »
« Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale », préviennent les signataires de ce communiqué.
La date de cette prochaine rencontre et la nature de l’initiative envisagée n’ont pas été précisées.
Parmi les organisations signataires figurent les principaux syndicats d’enseignants (FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT, FNEC-FP FO, FAEN), les principales organisations lycéennes (FIDL, UNL) et étudiantes (UNEF, Cé), la principale association de parents d’élèves (FCPE), ainsi que des mouvements et groupes liés à l’éducation (Ligue de l’enseignement, GFEN, CRAP Cahiers Pédagogiques). Elles étaient réunies jeudi au siège de la CFDT à Paris. (AP)

Publié dans:Education, Politique |on 31 août, 2007 |Pas de commentaires »

Rentrée scolaire chiffrée…

 

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La rentrée en quelques chiffres

QUOTIDIEN : lundi 27 août 2007

Neuf conseillers.  Le Haut Conseil de l’éducation a été institué par la loi sur l’école d’avril 2005. Il est composé de neuf membres, nommés par les présidents de la République, du Conseil économique et social, du Sénat et de l’Assemblée nationale.

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6,5 millions  d’enfants sont scolarisés dans le primaire – en maternelle et en élémentaire – dans des établissements publics ou privés. Depuis la rentrée 2004, les effectifs sont en hausse. On attend plus de 20 000 nouveaux élèves à la rentrée.

11 200 postes  doivent être supprimés à la rentrée 2008, sur les 1,1 million que compte l’Education nationale. Rappelant que la rentrée s’effectuera avec 5 000 emplois en moins, les syndicats dénoncent une «saignée».

Effectifs en hausse.  Le primaire est relativement épargné par les coupes claires. Le ministre Xavier Darcos a promis la création de 1 100 postes chaque année en raison de la hausse des élèves. Insuffisant pour les syndicats, qui estiment que les classes vont encore s’alourdir.

Libération ne peut être tenu responsable du contenu de ces liens.

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Publié dans:Education, Politique |on 27 août, 2007 |Pas de commentaires »

Xavier Darcos se fait des copains….de classes..

 

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PARIS (Reuters) – Le SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré) promet une réponse à l’annonce de la suppression de 11.200 postes à l’Education nationale en 2008, qu’il qualifie « d’agression ». 

« Face à un projet qui ne peut être vécu que comme une véritable agression contre l’Education nationale, le SNES contribuera à construire avec détermination une réponse la plus unitaire possible, associant les personnels et les parents d’élèves », dit le syndicat majoritaire dans un commeUne première rencontre inter-syndicale est prévue à la rentrée, dit-il. Le ministre de l’Education, qui annonce cette mesure dans un entretien à Paris-Match, précise que seul le second degré connaîtra une baisse de ses effectifs et que les non-enseignants seront, en proportion, les plus concernés.

Les suppressions de poste se feront par non-remplacement de départs à la retraite. Selon le SNES, cette opération est sans précédent pour l’Education et ne se justifie pas par une baisse plus élevée du nombre d’élèves.

Selon lui, la diminution des effectifs des élèves sera de 20.000 à cette rentrée contre 19.000 l’année précédente. « Personne ne peut raisonnablement défendre qu’une telle ponction ne peut être sans conséquence sur l’offre de formation », dit le Snes. Il dit craindre une dégradation des conditions de travail.

Xavier Darcos estime qu’ »on ne manque pas de professeurs », la France en comptant 83 pour 1.000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume Uni.

Xavier Darcos a précisé jeudi sur LCI que 750 postes de professeurs seraient en revanche créés dans le premier degré.

Le ministre de l’Education a souligné que les 11.000 suppressions de postes concerneraient à la fois le public et le privé. « Nous sommes dans des chiffres qui ne devraient pas mettre en difficulté le système éducatif, il ne faut pas inquiéter les familles inutilement », a-t-il ajouté.

Publié dans:Education |on 23 août, 2007 |Pas de commentaires »

X. Darcos fait un vrai tabac…..

Les syndicats d’enseignants
dénoncent une « saignée »

NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 08:59

 

L’annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L’Unsa-Education fustige un « pilotage par la seule approche budgétaire ». La FSU prévient qu’elle va « organiser la riposte ».

 

Une classe de lycée

Une classe de lycée (Sipa)

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l’Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d’enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l’Education, dénonce une « logique comptable à courte vue, qui sacrifie l’avenir, compromet l’objectif d’assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités ».

« Organiser la riposte »

Il estime que les suppressions de postes vont provoquer « une dégradation des conditions de travail et des conditions d’enseignements. » « Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible », prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu’il qualifie de « saignée pour l’Education nationale », alors que « les effectifs à la rentrée 2008, tels qu’ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus) ».
« C’est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d’emplois », qui ne seront « possibles qu’en amputant fortement l’offre d’enseignement » et « en augmentant la charge de travail des personnels », ajoute le syndicat.

« Augmentation du nombre d’élèves par classe »

De son côté, l’Unsa-Education fustige « la dégradation brutale et programmée de l’emploi public » et « ce pilotage par la seule approche budgétaire ».
« Ce ne sont donc pas les exigences d’un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable », estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu’ »alors que l’Education nationale manque déjà d’encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d’élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées ».

Emplois aidés

Le ministre de l’Education a estimé « aux alentours de 10.000″ le nombre de postes supprimés dans l’Education nationale au budget 2008, lors d’une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine « des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux », a précisé le ministre à l’antenne. Le nombre exact des suppressions d’emplois à l’Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l’Education nationale.

Options

Le ministre a préconisé un certain nombre d’aménagements de l’offre scolaire, comme l’idée de « regrouper des options », « changer les programmes » et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. « Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d’heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements », a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris « au mois d’août ». (avec Reuters) 

 

 

 

Publié dans:Education, Politique |on 29 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Education nationale: 10.000 suppressions de postes..

Darcos: « aux alentours de 10.000″ postes supprimés au budget 2008

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a estimé, jeudi sur BFM TV, « aux alentours de 10.000″ le nombre de postes supprimés dans l’Education nationale au budget 2008, dans le cadre de l’objectif gouvernemental de non remplacement de 30 à 40.000 fonctionnaires.« Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux, mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d’heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements », a-t-il précisé.

« Nous serons dans des chiffres qui seront aux alentours de 10.000″, en terme de réduction des effectifs, a annoncé le ministre en précisant que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris « au mois d’août ».

Evoquant « une question difficile », M. Darcos a assuré que « le ministère de l’Education nationale ne s’abstiendra(it) pas, évidemment » de participer au projet gouvernemental d’économie d’emplois publics, mais « l’Education nationale a une difficulté: c’est une entreprise de main d’oeuvre, c’est-à-dire quand on vous supprime un professeur dans le premier degré, vous fermez une classe », a-t-il nuancé.

« Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, bien sûr il faut le faire, mais cela exige des aménagements de ce qu’on appelle l’offre scolaire », a-t-il argumenté, demandant: « comment organise-t-on le travail? Comment organise-t-on les partenariats? Qui peut concourir à l’action éducative si les professeurs sont moins nombreux? Comment peut-on regrouper les options? Comment peut-on changer les programmes? »

« Il y a un dispositif assez compliqué, parce qu’il concerne quand même 13 millions d’élèves », a-t-il rappelé.

M. Darcos a en outre rappelé qu’il était « favorable à la bivalence initiale » des enseignants, c’est-à-dire pour ceux qui ont obtenu une « mention complémentaire » à leur Capes ou agrégation dans une deuxième matière.

« C’est bien pour le professeur, c’est bien pour les élèves qui verront le professeur plus longtemps (dans les deux matières enseignées, NDLR) qui les connaîtra d’ailleurs mieux, et puis c’est plus pratique pour ajuster notre organisation scolaire », a-t-il ajouté.

© 2006 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété

Publié dans:Education, Politique |on 28 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: vitesse et précipitation….

Pécresse a confondu vitesse et précipitation

Sarkozy reprend le dossier à sa jeune ministre et se réserve le rôle de l’arbitre.

QUOTIDIEN : mardi 26 juin 2007

On se calme. Le projet de réforme des universités menaçait d’exploser en vol : Nicolas Sarkozy a ordonné hier un atterrissage d’urgence . «Afin de mener à terme les concertations nécessaires», l’Elysée a reporté d’une semaine l’examen du texte de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

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S’agissant de l’un des «grands chantiers de ce quinquennat», le porte-parole de la présidence, David Martinon, a expliqué que Nicolas Sarkozy avait décidé d’engager «une concertation avec les principales parties prenantes». Il doit recevoir aujourd’hui, jusqu’à ce soir, les fédérations de personnels et d’enseignants chercheurs puis les organisations étudiantes. Dans ces conditions, l’Elysée assure qu’il était impossible de déposer le texte au Conseil d’Etat, «sauf à considérer que ces entretiens ne servent qu’à amuser la galerie». Devant la délégation de présidents d’université qu’il recevait hier, Nicolas Sarkozy a toutefois assuré qu’il restait déterminé à légiférer dès cet été.

Il n’empêche : en décidant in extremis de retravailler un texte dont il a martelé pendant toute la campagne qu’il était la priorité des priorités, le chef de l’Etat corrige bel et bien sa ministre, démontrant une fois de plus qu’il entend veiller lui-même à la mise en oeuvre de ses réformes.

Entre un sommet européen et une conférence sur le Darfour, Sarkozy a entamé hier, en présence du Premier ministre, François Fillon, et de Valérie Pécresse une concertation avec trois vice-présidents de la CPU (Conférence des présidents d’université). Il avait décidé de prendre les choses en main vendredi soir, après que la communauté universitaire, réunie huit heures durant, avait émis un avis défavorable sur le projet de loi. Ce qui a inquiété l’Elysée, ce n’est pas tant que le syndicat étudiant Unef agite la menace d’un «affrontement avec la jeunesse» , ni que le Snesup-FSU, syndicat de professeurs, appelle à la «riposte» contre un texte menaçant selon lui «les fondements démocratiques de notre société». Si le Président est entré en scène, c’est parce que le texte défendu par Valérie Pécresse n’avait même pas le soutien des présidents d’université. La CPU n’a pas caché qu’elle était «très réservée», notamment sur le caractère optionnel de l’autonomie. Or sans l’adhésion des présidents, qui sont censés la mettre en oeuvre, cette réforme n’a aucune chance d’aboutir. Tout à son souci d’afficher sa détermination, Valérie Pécresse a négligé ce point. Fortement encouragée, il est vrai, par son Premier ministre : car, plus encore que Nicolas Sarkozy, François Fillon tient à ce texte. Ministre en charge du dossier en 1993 puis en 2005, il s’est juré de «rendre leur rayonnement» aux universités, de mettre fin à «vingt ans d’immobilisme».  «Nous légiférerons cet été», martèle-t-il en toutes circonstances. Sa jeune ministre a donc foncé dans le tas, s’efforçant de tenir l’impossible calendrier qui lui était imposé. Avant qu’intervienne Nicolas Sarkozy, ne laissant décidément à personne d’autre le beau rôle : celui de l’aimable pacificateur, de l’arbitre dominant la mêlée.

Publié dans:Education, Politique |on 26 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: il est urgent d’attendre….

REFORME DES UNIVERSITES

 

Réforme des universités :
Sarkozy se donne du temps

NOUVELOBS.COM | 25.06.2007 | 17:05 l’autonomie des universités ne sera pas à l’ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi, a déclaré Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d’université, lundi 25 juin, à l’issue d’un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Le projet de loi sera examiné « vraisemblablement mercredi prochain » (4 juillet) en Conseil des ministres, a précisé David Martinon, porte-parole de l’Elysée, en expliquant que « le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme » et « en tirer les conclusions » avant de présenter le texte au Conseil d’Etat.
Nicolas Sarkozy, accompagné du Premier ministre François Fillon et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, reçoit lundi et mardi les représentants d’une communauté universitaire qui se cabre contre ce projet de loi.
Elle dénonce notamment la volonté de l’exécutif d’imposer au pas de charge une réforme qu’elle conteste sur le fond.
Mardi, les fédérations de personnels et d’enseignants-chercheurs seront reçues à 17h00 à l’Elysée, les organisations étudiantes suivront à 18h00.

 

Publié dans:Education, Politique |on 25 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: ça coince aussi chez les étudiants…

Bruno Julliard (Unef): « La ministre a l’air très peu ouverte »

Changement de ton radical entre les organisations syndicales étudiantes et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse a mis un coup d’arrêt à l’enthousiasme qui entourait les négociations, en présentant son avant-projet de loi sur la réforme des universités. Président de l’Unef (Union national des étudiants de France), Bruno Julliard fait part de sa « déception » de ne pas avoir été entendu. Et n’est pas très optimiste quant à une inflexion de la position de la ministre, ce vendredi après-midi, à l’occasion de la réunion du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

Quelle a été votre réaction à la découverte de l’avant-projet de loi?
De la déception et de la colère. De la déception parce que le texte est très éloigné de toutes les discussions que nous avons eues lors des concertations ces trois dernières semaines. Et puis surtout de la colère sur le fond parce que c’est un texte dangereux pour notre service public de l’enseignement supérieur. C’est une douche froide! Au vu de l’investissement qui a été le nôtre, on s’attendait à toute autre chose.

Ne regrettez-vous pas votre enthousiasme manifesté très tôt dans ces négociations?
On dit avant tout qu’il y a besoin d’une réforme de l’enseignement supérieur dans notre pays, pour améliorer la visibilité des diplômes, pour lutter contre les inégalités, pour accroître l’efficacité des universités… Nous avions décidé de faire des propositions, d’avoir une attitude très constructive, et maintenant l’avant-projet de loi qui nous est présenté n’est pas acceptable. On ne regrette pas d’avoir joué le jeu, on regrette surtout que le gouvernement ne saisisse pas une chance quasi unique de voir la totalité de la communauté universitaire favorable à une réforme des universités.

Quelles mesures vous paraissent les plus contestables?
Il y a d’abord le recul démocratique: seules vingt personnes devraient siéger dans les conseils d’administration avec uniquement trois étudiants, alors même qu’on augmente les compétences des universités. Nous sommes également très inquiets quant à l’organisation des inégalités entre les universités avec l’autonomie optionnelle, où chaque université pourra elle-même décider de son degré d’autonomie. On conteste aussi la sélection à l’entrée des masters, et nous n’avions jamais discuté de cela au cours des négociations. Enfin, nous redoutons une précarisation des personnels avec la modification de leur recrutement.

Que comptez-vous faire avant la session parlementaire de cet été?
La ministre doit annoncer quelques amendements cet après-midi lors du Cneser. D’après la discussion de ce matin entre les organisations syndicales étudiantes, la ministre a l’air très peu ouverte à accepter nos revendications, ce qui est très inquiétant. Mais avant la présentation du texte mercredi en Conseil des ministres, l’ensemble des organisations syndicales étudiantes rencontrera le président de la République, mardi à 18 heures.

Le risque de manifestations étudiantes est-il important?
En tout cas, c’est une évidence qu’il existe des risques d’opposition au texte. Mais on ne sait pas encore quelle forme prendra cette opposition. On est bientôt au mois de juillet et il n’y a plus d’étudiants dans les facs, c’est donc difficile d’organiser une mobilisation. Mais, en l’état actuel des choses, ce texte est totalement inacceptable et nécessitera certainement des mobilisations étudiantes.

► Mis à jour le 23/06/2007 à 8h45: Après huit heures de négociations, le texte a finalement été rejeté dans la nuit de vendredi à samedi par le Cneser, instance consultative, par 19 voix contre, 12 pour et 4 abstentions. Les quelques amendements consentis par Valérie Pécresse n’ont pas convaincu les représentants de la communauté universitaire présents. Pour démontrer leur opposition totale, la FSU suivie par le Sgen-CFDT et la CGT, ainsi que les étudiants de l’Unef et de la Fage, ont même quitté la salle avant le vote.

Universités: ça coince aussi chez les étudiants... dans Education reactions

Publié dans:Education, Politique |on 23 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Réforme universitaire: ça coince…..

Premier obstacle dans la course à la réforme des facs

Consultés vendredi, les représentants des universités ont voté contre le projet de loi de Valérie Pécresse.

Par Véronique SOULE

QUOTIDIEN : samedi 23 juin 2007

 

La réforme sur l’autonomie des universités passera. Sarkozy l’a promis durant sa campagne. Et a chargé sa ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, de conclure au plus vite. Mais la précipitation avec laquelle le texte a été élaboré et le peu de cas fait des critiques des invités à la concertation sont en train de détériorer sérieusement le climat au sein du monde universitaire, avec la menace de mouvements à la rentrée.

Très dure. Vendredi encore, Valérie Pécresse n’a pas lésiné sur ses efforts : elle a lu deux discours, le premier le matin en rencontrant les participants aux discussions, et le second l’après-midi pour ouvrir la réunion du Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) ­ où siègent représentants étudiants, enseignants, présidents d’université ­, organe consultatif. La réunion se poursuivait dans la soirée, mais les chances étaient minces de voir les participants adopter le texte du gouvernement. Peu après l’ouverture de la réunion, ils ont en effet voté à une majorité ­ 33 voix pour, 15 contre, 5 abstentions et un refus de vote ­ une motion très dure, jugeant la loi «portant organisation de la nouvelle université» ­ son intitulé officiel ­ «inacceptable en l’état».  «L’avenir des universités vaut mieux qu’une loi bâclée en un mois», écrivent-ils. Ils dénoncent aussi l’ «institutionnalisation d’un enseignement supérieur à deux vitesses». 

Les neuf délégués du FSU ont alors quitté la réunion. «Pour nous, ce texte est inamendable, explique Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup. Il nous avait déjà été présenté mardi, et nous a été remis sans changement. C’est un mépris souverain pour la communauté universitaire.» Ce syndicat est opposé au «remodelage total de l’université, qui va même au-delà du projet» de Sarkozy.

Calendrier fixé. Les participants restés à la réunion espéraient obtenir des amendements. Mais tous avaient des doutes sur la marge de manoeuvre de la ministre, sous la houlette d’un président hyperactif et d’un Premier ministre ex-ministre de l’Education. La rue de Grenelle se disait ouverte à «des modifications consensuelles» . Mais le calendrier est déjà fixé. Sarkozy recevra mardi les syndicats d’enseignants du supérieur, puis les étudiants. «Je n’en attends rien, dit Jean Fabbri, mais ce sera l’occasion d’exiger un collectif budgétaire pour que la rentrée se passe bien.» Mercredi, le projet de loi doit passer en Conseil des ministres. Et jeudi, la ministre le défend devant la commission culturelle du Sénat.

Publié dans:Education, Politique |on 23 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Le scepticisme des handicapés..

                 

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Droit opposable à la scolarisation :
les associations sceptiques

NOUVELOBS.COM | 10.06.2007 | 14:42

La Fnath salue le discours « important » de Nicolas Sarkozy sur les handicapés, mais pointe des lacunes. Ségolène Royal appelle les parents à « prendre aux mots » le président.

 

(AFP)

(AFP)

 

En réaction aux propositions de Nicolas Sarkozy sur le handicap, la Fnat (association des accidentés de la vie) se déclare partagée, dans un communiqué publié dimanche 10 juin. Elle reconnaît un discours « important », qui va susciter des « espoirs », mais regrette par ailleurs l’absence de projets sur les ressources des handicapés.

Nicolas Sarkozy avait affirmé, samedi à Tours, qu’il rendrait « opposable le droit de tout enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier », à l’occasion du 47ème congrès de l’Unapei (associations de proches de handicapés). Le chef de l’Etat avait également annoncé qu’il demanderait à Xavier Bertrand, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, venu avec lui à Tours, de « mettre en place une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance ».

« Un droit au discours opposable »

L’association  » se retrouve » dans certaines propositions, comme ‘ »la création d’une nouvelle branche de la protection sociale ». Mais elle « reste toutefois sceptique sur l’application du droit opposable » à l’école « dans la mesure où le droit pour tous les enfants handicapés d’être inscrits à l’école de leur quartier figure déjà dans la loi de février 2005″.

La Fnath s’affirme « déçue de l’absence de propositions concrètes concernant la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés à quelques semaines du 1er juillet ». Sachant que « la plupart des personnes handicapées vivent sous le seuil de pauvreté ». L’association souhaite en retour « un ‘droit au discours opposable’ pour que les engagements pris trouvent une traduction concrète ».

Royal veut prendre Sarkozy aux mots

Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle, appelle de son côté les parents d’enfants handicapés à « prendre aux mots » Nicolas Sarkozy, en les inscrivant dans les écoles de quartier. Le communiqué de la socialiste paru dimanche, précise : « Faisant suite au discours de Nicolas Sarkozy sur le handicap, Ségolène Royal appelle toutes les familles concernées à le prendre au mot et à se présenter avant la fin du mois de juin dans les écoles, collèges et lycées pour inscrire leur enfant handicapé afin qu’il soit accueilli à la prochaine rentrée scolaire ».
Elle rappelle toutefois que « contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy aucune loi nouvelle n’est nécessaire, puisque le droit d’inscription des enfants handicapés figure déjà dans la loi de février 2005. Il suffit donc de donner aux établissements scolaires les instructions nécessaires et de mettre en place les emplois d’auxiliaires d’intégration. La politique consiste à joindre les actes à la parole. Dans le domaine du handicap la détresse des familles est immense et les mots sans suite seraient impardonnables ».

Sujet présidentiel

Le sujet des handicapés avait déjà vivement opposé les deux candidats à la présidentielle lors du débat de l’entre-deux tour, en avril. La candidate avait accusé la droite d’avoir « supprimé » les aides pour l’accueil des handicapés à l’école, et avait taxé Nicolas Sarkozy d’ »immoralité politique ». Ce dernier lui avait reproché de « perdre ses nerfs ».

 

 

 

Les r�actions des lecteurs

                                                                                                                              

 

Publié dans:Education, Enfance, Politique |on 11 juin, 2007 |Pas de commentaires »
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