Archive pour la catégorie 'Education'

Des enseignants répondent à Sarko Maltaise…

Libération» a demandé à des enseignants de répondre à la «Lettre aux éducateurs» de Nicolas Sarkozy. Florilège.

Par Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007

 

Nicolas Sarkozy a lu, hier à Blois, une longue lettre de 32 pages qu’il a adressée à l’ensemble du corps enseignant. Sorte de manifeste sur sa vision de l’éducation, il s’agit d’une feuille de route pour «la refondation de l’école», qu’il voudrait mettre en œuvre lors de son quinquennat. Une adresse aussi à une profession qui s’interrroge sur ses missions, alors que le gouvernement prévoit à la rentrée prochaine 11200 suppressions de postes. Libération a sollicité la réaction de quelques enseignants, sur le même mode épistolaire. «Monsieur le Président…»

Sur le même sujet

Nous nous battons tous pour les élèves

Monsieur le Président,

Comment ne pas être d’accord avec vous sur la plupart des idées évidentes que vous venez de développer? Permettez-moi pourtant de rester sceptique sur la façon dont vous allez les mettre en place. Je partage votre avis sur l’un des «défauts de notre éducation traditionnelle […] d’opposer ce qui est manuel à ce qui est intellectuel». Mais quelles solutions concrètes proposez-vous pour changer les mentalités des parents qui préfèrent que leur enfant soit en échec dans une filière générale plutôt qu’en situation de réussite dans une série professionnelle ou technologique? Vous affirmez qu’ «il y a chez chaque enfant un potentiel qui ne demande qu’à être exploité»: d’accord, mais à quand une revalorisation des matières artistiques pour ces enfants dotés de talents qui ne sont pas reconnus? Vous dites que «nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les éduquer à la première difficulté rencontrée»: je ne connais pas d’enseignant qui baisse les bras, nous nous battons tous pour aider les élèves en difficulté et c’est toute notre énergie que nous mettons pour leur donner leurs chances. Enfin, vous nous proposez de travailler plus. Je ne demande qu’une chose pour l’instant: faire le même travail sans gagner moins…

Anne, professeur d’anglais (collège-lycée) à Paris 

L’école n’est pas un sanctuaire

Monsieur le Président,

Je voudrais à mon tour apporter le témoignage d’un enseignant ordinaire, instituteur de CM2 dans une école de petite ville. Voici maintenant vingt-cinq ans que j’enseigne, j’ai participé, subi, accompagné à peu près autant de réformes et encore plus de ministres. Ce que j’ai surtout constaté, au-delà de la question de l’école, c’est l’extraordinaire accélération de notre société. Nous avons tenté d’accompagner ce bouleversement mais l’école est avant tout le reflet, le réceptacle des tensions de la société. Elle n’est pas en ce sens un monde à part, un sanctuaire. Vous souhaitez «cultiver l’admiration de ce qui est beau, de ce qui est juste». Cela tombe bien, moi aussi. Vous indiquez comme piste la suppression de la carte scolaire. Je crois, M. le président, que vous faites erreur: cela permettra aux établissements de choisir leurs élèves et donc une ségrégation encore pire. Vous nous dites que «les moyens seront répartis en fonction des résultats des élèves»: vous creuserez ainsi davantage les écarts en donnant encore plus à ceux qui ont plus. Alors, faut-il ne rien faire? Certes pas. Travailler dans la cohérence entre équipes, restaurer les réseaux d’aide aux enfants en difficulté, développer la formation initiale et continue des enseignants, la maternelle, voilà ce que je vous demande, M. le président. Seulement ça coûte… Et d’après ce que j’entends, ce n’est pas à l’ordre du jour. Je vais retourner me battre aux côtés des petits CM2 auxquels, comme tous les maîtres, j’apprends le respect de soi et de l’autre, la tolérance, le goût de l’effort. Mais cela, M. le Président, vous avez l’air d’en douter fortement.

Joël Pehau, professeur des écoles, Orthez (64) 

Vous avez été un bachelier modeste

Monsieur le Président,

C’est avec un grand plaisir que je lis votre lettre. Je vois que vous avez profité de votre retraite à Wolfeboro pour prendre en compte l’ensemble de nos revendications. Je cède au plaisir que m’ont procuré vos lignes. Après avoir lu la lettre de Guy Môquet à la rentrée, c’est la deuxième fois que l’émotion me submerge. Mais je suis pris d’un doute affreux. Est ce que tel un Raminagrobis vous essayez d’étendre l’ouverture à gauche au corps enseignant ? Dois-je oublier les 15000 suppressions de postes ? Dois-je me cacher les yeux pour ne pas voir fondre mon pouvoir d’achat ? Je doute…. Je me rappelle que vous avez été vous-même un bachelier modeste. Vous avez pu, malgré tout, arriver au sommet, prouvant que réussite scolaire n’est pas garantie de réussite dans le futur (le premier de la classe Juppé est resté sur la touche). Je ne veux pas vous faire procès d’intentions. Ayant lu attentivement votre prose, j’ai envie de vous dire «chiche». Aux actes, Président !

Frédéric, professeur de sciences physiques dans un lycée de Marseille (30 ans) 

Enseigner, c’est aussi apprendre le doute

Monsieur le Président,

Certains passages de votre lettre m’ont dérangée dans l’idée que je me fais de mon métier. Vous opposez le savoir et la personnalité de l’enfant, semblant penser que nous nions le savoir lorsque nous plaçons l’enfant au centre de notre enseignement. L’attention à l’enfant n’empêche pas de lui enseigner ce qui doit l’être, et n’ «ébranle» pas «l’autorité du maître». Si celle-ci se trouve mise en cause, cela tient à l’évolution d’une société très individualiste. Sur la promotion sociale, vous estimez qu’elle a existé et ne fonctionne plus. Je pense, au contraire, que l’école a toujours eu du mal à remplir ce rôle. Aujourd’hui, elle s’adresse à tous. C’est un progrès qu’elle ne sait peut-être pas promouvoir. Je suis convaincue que la promotion sociale ne fonctionne qu’avec la mixité sociale. Or, votre mise en cause de la carte scolaire est dangereuse : si les gens choisissent leurs écoles, l’école finira par choisir ses élèves. Cela donnera une éducation à deux vitesses. Vous évoquez les «valeurs», nous appelant à enseigner ce qui est «bien» et ce qui est «mal». Pour moi, enseigner, c’est également apprendre le doute, apprendre à se poser des questions. Je vous trouve simpliste sur ce point, comme sur la notion de respect : se lever devant le maître, c’est une preuve de docilité, pas de respect. Je suis en revanche en phase avec votre passage sur les religions et la formation des citoyens, et sur le danger qu’il y a à spécialiser trop tôt les savoirs. Il aurait fallu le dire au précédent gouvernement, qui a remis au goût du jour l’apprentissage dès 14 ans… Pour finir, je trouve presque beaux vos propos sur l’ouverture de l’école aux arts, à la science… Mais je me demande comment remplir ces promesses avec moins de moyens, moins d’enseignants?

Gaëlle Bréhier, 33 ans, enseignante en CM2 à Lyon 

Lie

Publié dans:Education |on 5 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

C’est la rentrée….

Editorial

Evénement

Déminage

Par didier pourquery

QUOTIDIEN : samedi 1 septembre 2007

 

Quand même… Sur ce dossier-là, le Président a bien voulu laisser la vedette à son Premier ministre. Il faut dire qu’à quelques jours de la rentrée scolaire le blues des profs s’installe et menace de se muer en grogne. Le communiqué commun des quinze organisations d’enseignants, d’élèves et de parents rendu public jeudi, promettant une «initiative» pour contester les 11 200 suppressions d’emplois dans l’Education nationale, sonnait comme un avertissement. François Fillon, qui connaît bien ce dossier, est donc monté au créneau pour annoncer des consultations, discussions et autres négociations. Le Premier ministre, qui avait provoqué un mini séisme avec son ballon d’essai sur le service minimum dans l’Education nationale, s’est montré vendredi tout miel et souriant. Tout heureux aussi : c’est lui qui installera la fameuse commission pour la refondation de la condition enseignante, dans laquelle siégera Michel Rocard. Il peut donc laisser à son ministre Xavier Darcos le rôle du dur qui va répétant que «rajouter sans cesse des moyens» n’est pas la solution et qui souligne les «résultats moyens voire médiocres» de notre système. François Fillon, lui, se contente de fixer le cap de 100 % d’élèves maîtrisant le «socle commun», 80 % de bacheliers et 50 % de titulaires de la licence dans une tranche d’âge. Des objectifs quantitatifs, ça ne mange pas de pain ; il se trouve toujours une commission ou une étude pour en contester un jour ou l’autre la pertinence. Et puis Fillon avait vendredi un autre atout dans sa manche : l’annonce d’une prochaine lettre de Nicolas Sarkozy aux enseignants pour leur «témoigner de son soutien» et «livrer sa conception de l’école». Une perspective qui réjouira certainement les profs…

 

Publié dans:Education |on 1 septembre, 2007 |Pas de commentaires »

Ca va grogner à l’école……..

Le monde de l’éducation
menace le gouvernement

NOUVELOBS.COM | 31.08.2007 | 09:42

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Une « interfédérale de l’éducation » envisage une « initiative d’ampleur nationale » contre les suppressions de postes.

(Reuters)

(Reuters)

 

Syndicats d’enseignants, organisations lycéennes et étudiantes et association de parents d’élèves, réunis jeudi 30 août à Paris en « interfédérale de l’éducation », ont jugé « inacceptable » la suppression annoncée de 11.200 emplois dans l’Education nationale et ont promis de se retrouver pour envisager une « initiative d’ampleur nationale ».
Dans un communiqué publié à l’issue de leur rencontre, ces organisations, disant représenter « toutes les composantes de la communauté éducative », interpellent « devant l’opinion » le gouvernement et le président de la République pour réclamer « une politique éducative ambitieuse » avec « d’autres choix, un autre budget, une autre politique ».

« Inacceptable »

« Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques? », s’interrogent-elles. « Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11.200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subis, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable. »
« Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale », préviennent les signataires de ce communiqué.
La date de cette prochaine rencontre et la nature de l’initiative envisagée n’ont pas été précisées.
Parmi les organisations signataires figurent les principaux syndicats d’enseignants (FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT, FNEC-FP FO, FAEN), les principales organisations lycéennes (FIDL, UNL) et étudiantes (UNEF, Cé), la principale association de parents d’élèves (FCPE), ainsi que des mouvements et groupes liés à l’éducation (Ligue de l’enseignement, GFEN, CRAP Cahiers Pédagogiques). Elles étaient réunies jeudi au siège de la CFDT à Paris. (AP)

Publié dans:Education, Politique |on 31 août, 2007 |Pas de commentaires »

Rentrée scolaire chiffrée…

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 
La rentrée en quelques chiffres

QUOTIDIEN : lundi 27 août 2007

Neuf conseillers.  Le Haut Conseil de l’éducation a été institué par la loi sur l’école d’avril 2005. Il est composé de neuf membres, nommés par les présidents de la République, du Conseil économique et social, du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Sur le même sujet

6,5 millions  d’enfants sont scolarisés dans le primaire – en maternelle et en élémentaire – dans des établissements publics ou privés. Depuis la rentrée 2004, les effectifs sont en hausse. On attend plus de 20 000 nouveaux élèves à la rentrée.

11 200 postes  doivent être supprimés à la rentrée 2008, sur les 1,1 million que compte l’Education nationale. Rappelant que la rentrée s’effectuera avec 5 000 emplois en moins, les syndicats dénoncent une «saignée».

Effectifs en hausse.  Le primaire est relativement épargné par les coupes claires. Le ministre Xavier Darcos a promis la création de 1 100 postes chaque année en raison de la hausse des élèves. Insuffisant pour les syndicats, qui estiment que les classes vont encore s’alourdir.

Libération ne peut être tenu responsable du contenu de ces liens.

-->

Publié dans:Education, Politique |on 27 août, 2007 |Pas de commentaires »

Xavier Darcos se fait des copains….de classes..

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

PARIS (Reuters) – Le SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré) promet une réponse à l’annonce de la suppression de 11.200 postes à l’Education nationale en 2008, qu’il qualifie « d’agression ». 

« Face à un projet qui ne peut être vécu que comme une véritable agression contre l’Education nationale, le SNES contribuera à construire avec détermination une réponse la plus unitaire possible, associant les personnels et les parents d’élèves », dit le syndicat majoritaire dans un commeUne première rencontre inter-syndicale est prévue à la rentrée, dit-il. Le ministre de l’Education, qui annonce cette mesure dans un entretien à Paris-Match, précise que seul le second degré connaîtra une baisse de ses effectifs et que les non-enseignants seront, en proportion, les plus concernés.

Les suppressions de poste se feront par non-remplacement de départs à la retraite. Selon le SNES, cette opération est sans précédent pour l’Education et ne se justifie pas par une baisse plus élevée du nombre d’élèves.

Selon lui, la diminution des effectifs des élèves sera de 20.000 à cette rentrée contre 19.000 l’année précédente. « Personne ne peut raisonnablement défendre qu’une telle ponction ne peut être sans conséquence sur l’offre de formation », dit le Snes. Il dit craindre une dégradation des conditions de travail.

Xavier Darcos estime qu’ »on ne manque pas de professeurs », la France en comptant 83 pour 1.000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume Uni.

Xavier Darcos a précisé jeudi sur LCI que 750 postes de professeurs seraient en revanche créés dans le premier degré.

Le ministre de l’Education a souligné que les 11.000 suppressions de postes concerneraient à la fois le public et le privé. « Nous sommes dans des chiffres qui ne devraient pas mettre en difficulté le système éducatif, il ne faut pas inquiéter les familles inutilement », a-t-il ajouté.

Publié dans:Education |on 23 août, 2007 |Pas de commentaires »

X. Darcos fait un vrai tabac…..

Les syndicats d’enseignants
dénoncent une « saignée »

NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 08:59

 

L’annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L’Unsa-Education fustige un « pilotage par la seule approche budgétaire ». La FSU prévient qu’elle va « organiser la riposte ».

 

Une classe de lycée

Une classe de lycée (Sipa)

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l’Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d’enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l’Education, dénonce une « logique comptable à courte vue, qui sacrifie l’avenir, compromet l’objectif d’assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités ».

« Organiser la riposte »

Il estime que les suppressions de postes vont provoquer « une dégradation des conditions de travail et des conditions d’enseignements. » « Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible », prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu’il qualifie de « saignée pour l’Education nationale », alors que « les effectifs à la rentrée 2008, tels qu’ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus) ».
« C’est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d’emplois », qui ne seront « possibles qu’en amputant fortement l’offre d’enseignement » et « en augmentant la charge de travail des personnels », ajoute le syndicat.

« Augmentation du nombre d’élèves par classe »

De son côté, l’Unsa-Education fustige « la dégradation brutale et programmée de l’emploi public » et « ce pilotage par la seule approche budgétaire ».
« Ce ne sont donc pas les exigences d’un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable », estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu’ »alors que l’Education nationale manque déjà d’encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d’élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées ».

Emplois aidés

Le ministre de l’Education a estimé « aux alentours de 10.000″ le nombre de postes supprimés dans l’Education nationale au budget 2008, lors d’une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine « des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux », a précisé le ministre à l’antenne. Le nombre exact des suppressions d’emplois à l’Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l’Education nationale.

Options

Le ministre a préconisé un certain nombre d’aménagements de l’offre scolaire, comme l’idée de « regrouper des options », « changer les programmes » et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. « Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d’heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements », a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris « au mois d’août ». (avec Reuters) 

 

 

 

Publié dans:Education, Politique |on 29 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Education nationale: 10.000 suppressions de postes..

Darcos: « aux alentours de 10.000″ postes supprimés au budget 2008

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a estimé, jeudi sur BFM TV, « aux alentours de 10.000″ le nombre de postes supprimés dans l’Education nationale au budget 2008, dans le cadre de l’objectif gouvernemental de non remplacement de 30 à 40.000 fonctionnaires.« Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux, mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d’heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements », a-t-il précisé.

« Nous serons dans des chiffres qui seront aux alentours de 10.000″, en terme de réduction des effectifs, a annoncé le ministre en précisant que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris « au mois d’août ».

Evoquant « une question difficile », M. Darcos a assuré que « le ministère de l’Education nationale ne s’abstiendra(it) pas, évidemment » de participer au projet gouvernemental d’économie d’emplois publics, mais « l’Education nationale a une difficulté: c’est une entreprise de main d’oeuvre, c’est-à-dire quand on vous supprime un professeur dans le premier degré, vous fermez une classe », a-t-il nuancé.

« Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, bien sûr il faut le faire, mais cela exige des aménagements de ce qu’on appelle l’offre scolaire », a-t-il argumenté, demandant: « comment organise-t-on le travail? Comment organise-t-on les partenariats? Qui peut concourir à l’action éducative si les professeurs sont moins nombreux? Comment peut-on regrouper les options? Comment peut-on changer les programmes? »

« Il y a un dispositif assez compliqué, parce qu’il concerne quand même 13 millions d’élèves », a-t-il rappelé.

M. Darcos a en outre rappelé qu’il était « favorable à la bivalence initiale » des enseignants, c’est-à-dire pour ceux qui ont obtenu une « mention complémentaire » à leur Capes ou agrégation dans une deuxième matière.

« C’est bien pour le professeur, c’est bien pour les élèves qui verront le professeur plus longtemps (dans les deux matières enseignées, NDLR) qui les connaîtra d’ailleurs mieux, et puis c’est plus pratique pour ajuster notre organisation scolaire », a-t-il ajouté.

© 2006 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété

Publié dans:Education, Politique |on 28 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: vitesse et précipitation….

Pécresse a confondu vitesse et précipitation

Sarkozy reprend le dossier à sa jeune ministre et se réserve le rôle de l’arbitre.

QUOTIDIEN : mardi 26 juin 2007

On se calme. Le projet de réforme des universités menaçait d’exploser en vol : Nicolas Sarkozy a ordonné hier un atterrissage d’urgence . «Afin de mener à terme les concertations nécessaires», l’Elysée a reporté d’une semaine l’examen du texte de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

Sur le même sujet

S’agissant de l’un des «grands chantiers de ce quinquennat», le porte-parole de la présidence, David Martinon, a expliqué que Nicolas Sarkozy avait décidé d’engager «une concertation avec les principales parties prenantes». Il doit recevoir aujourd’hui, jusqu’à ce soir, les fédérations de personnels et d’enseignants chercheurs puis les organisations étudiantes. Dans ces conditions, l’Elysée assure qu’il était impossible de déposer le texte au Conseil d’Etat, «sauf à considérer que ces entretiens ne servent qu’à amuser la galerie». Devant la délégation de présidents d’université qu’il recevait hier, Nicolas Sarkozy a toutefois assuré qu’il restait déterminé à légiférer dès cet été.

Il n’empêche : en décidant in extremis de retravailler un texte dont il a martelé pendant toute la campagne qu’il était la priorité des priorités, le chef de l’Etat corrige bel et bien sa ministre, démontrant une fois de plus qu’il entend veiller lui-même à la mise en oeuvre de ses réformes.

Entre un sommet européen et une conférence sur le Darfour, Sarkozy a entamé hier, en présence du Premier ministre, François Fillon, et de Valérie Pécresse une concertation avec trois vice-présidents de la CPU (Conférence des présidents d’université). Il avait décidé de prendre les choses en main vendredi soir, après que la communauté universitaire, réunie huit heures durant, avait émis un avis défavorable sur le projet de loi. Ce qui a inquiété l’Elysée, ce n’est pas tant que le syndicat étudiant Unef agite la menace d’un «affrontement avec la jeunesse» , ni que le Snesup-FSU, syndicat de professeurs, appelle à la «riposte» contre un texte menaçant selon lui «les fondements démocratiques de notre société». Si le Président est entré en scène, c’est parce que le texte défendu par Valérie Pécresse n’avait même pas le soutien des présidents d’université. La CPU n’a pas caché qu’elle était «très réservée», notamment sur le caractère optionnel de l’autonomie. Or sans l’adhésion des présidents, qui sont censés la mettre en oeuvre, cette réforme n’a aucune chance d’aboutir. Tout à son souci d’afficher sa détermination, Valérie Pécresse a négligé ce point. Fortement encouragée, il est vrai, par son Premier ministre : car, plus encore que Nicolas Sarkozy, François Fillon tient à ce texte. Ministre en charge du dossier en 1993 puis en 2005, il s’est juré de «rendre leur rayonnement» aux universités, de mettre fin à «vingt ans d’immobilisme».  «Nous légiférerons cet été», martèle-t-il en toutes circonstances. Sa jeune ministre a donc foncé dans le tas, s’efforçant de tenir l’impossible calendrier qui lui était imposé. Avant qu’intervienne Nicolas Sarkozy, ne laissant décidément à personne d’autre le beau rôle : celui de l’aimable pacificateur, de l’arbitre dominant la mêlée.

Publié dans:Education, Politique |on 26 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: il est urgent d’attendre….

REFORME DES UNIVERSITES

 

Réforme des universités :
Sarkozy se donne du temps

NOUVELOBS.COM | 25.06.2007 | 17:05 l’autonomie des universités ne sera pas à l’ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi, a déclaré Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d’université, lundi 25 juin, à l’issue d’un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Le projet de loi sera examiné « vraisemblablement mercredi prochain » (4 juillet) en Conseil des ministres, a précisé David Martinon, porte-parole de l’Elysée, en expliquant que « le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme » et « en tirer les conclusions » avant de présenter le texte au Conseil d’Etat.
Nicolas Sarkozy, accompagné du Premier ministre François Fillon et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, reçoit lundi et mardi les représentants d’une communauté universitaire qui se cabre contre ce projet de loi.
Elle dénonce notamment la volonté de l’exécutif d’imposer au pas de charge une réforme qu’elle conteste sur le fond.
Mardi, les fédérations de personnels et d’enseignants-chercheurs seront reçues à 17h00 à l’Elysée, les organisations étudiantes suivront à 18h00.

 

Publié dans:Education, Politique |on 25 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Universités: ça coince aussi chez les étudiants…

Bruno Julliard (Unef): « La ministre a l’air très peu ouverte »

Changement de ton radical entre les organisations syndicales étudiantes et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse a mis un coup d’arrêt à l’enthousiasme qui entourait les négociations, en présentant son avant-projet de loi sur la réforme des universités. Président de l’Unef (Union national des étudiants de France), Bruno Julliard fait part de sa « déception » de ne pas avoir été entendu. Et n’est pas très optimiste quant à une inflexion de la position de la ministre, ce vendredi après-midi, à l’occasion de la réunion du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

Quelle a été votre réaction à la découverte de l’avant-projet de loi?
De la déception et de la colère. De la déception parce que le texte est très éloigné de toutes les discussions que nous avons eues lors des concertations ces trois dernières semaines. Et puis surtout de la colère sur le fond parce que c’est un texte dangereux pour notre service public de l’enseignement supérieur. C’est une douche froide! Au vu de l’investissement qui a été le nôtre, on s’attendait à toute autre chose.

Ne regrettez-vous pas votre enthousiasme manifesté très tôt dans ces négociations?
On dit avant tout qu’il y a besoin d’une réforme de l’enseignement supérieur dans notre pays, pour améliorer la visibilité des diplômes, pour lutter contre les inégalités, pour accroître l’efficacité des universités… Nous avions décidé de faire des propositions, d’avoir une attitude très constructive, et maintenant l’avant-projet de loi qui nous est présenté n’est pas acceptable. On ne regrette pas d’avoir joué le jeu, on regrette surtout que le gouvernement ne saisisse pas une chance quasi unique de voir la totalité de la communauté universitaire favorable à une réforme des universités.

Quelles mesures vous paraissent les plus contestables?
Il y a d’abord le recul démocratique: seules vingt personnes devraient siéger dans les conseils d’administration avec uniquement trois étudiants, alors même qu’on augmente les compétences des universités. Nous sommes également très inquiets quant à l’organisation des inégalités entre les universités avec l’autonomie optionnelle, où chaque université pourra elle-même décider de son degré d’autonomie. On conteste aussi la sélection à l’entrée des masters, et nous n’avions jamais discuté de cela au cours des négociations. Enfin, nous redoutons une précarisation des personnels avec la modification de leur recrutement.

Que comptez-vous faire avant la session parlementaire de cet été?
La ministre doit annoncer quelques amendements cet après-midi lors du Cneser. D’après la discussion de ce matin entre les organisations syndicales étudiantes, la ministre a l’air très peu ouverte à accepter nos revendications, ce qui est très inquiétant. Mais avant la présentation du texte mercredi en Conseil des ministres, l’ensemble des organisations syndicales étudiantes rencontrera le président de la République, mardi à 18 heures.

Le risque de manifestations étudiantes est-il important?
En tout cas, c’est une évidence qu’il existe des risques d’opposition au texte. Mais on ne sait pas encore quelle forme prendra cette opposition. On est bientôt au mois de juillet et il n’y a plus d’étudiants dans les facs, c’est donc difficile d’organiser une mobilisation. Mais, en l’état actuel des choses, ce texte est totalement inacceptable et nécessitera certainement des mobilisations étudiantes.

► Mis à jour le 23/06/2007 à 8h45: Après huit heures de négociations, le texte a finalement été rejeté dans la nuit de vendredi à samedi par le Cneser, instance consultative, par 19 voix contre, 12 pour et 4 abstentions. Les quelques amendements consentis par Valérie Pécresse n’ont pas convaincu les représentants de la communauté universitaire présents. Pour démontrer leur opposition totale, la FSU suivie par le Sgen-CFDT et la CGT, ainsi que les étudiants de l’Unef et de la Fage, ont même quitté la salle avant le vote.

Universités: ça coince aussi chez les étudiants... dans Education reactions

Publié dans:Education, Politique |on 23 juin, 2007 |Pas de commentaires »
1...2425262728

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente