Archive pour la catégorie 'Education'

L’édito de Laurent Joffrin………………………………….(11/05/2015)

Toupet

11 MAI 2015 À 20:16urent Joffrin

EDITORIAL

La mauvaise foi outrancière avec laquelle la droite et une partie des intellectuels accueillent la réforme de Najat Vallaud-Belkacem a quelque chose d’accablant. Non que ces projets soient exempts de reproches, loin de là. Mais il arrive un moment où le dogmatisme à front bas des procureurs de la gauche passe les limites. D’où vient cette réforme ? D’une constatation attestée par plusieurs études internationales, à commencer par les enquêtes Pisa de l’OCDE, et dont le sens général ne fait pas de doute : depuis une quinzaine d’années, la performance globale du système scolaire français est en baisse. Avec un toupet hors du commun, l’opposition actuelle incrimine«l’idéologie égalitariste» en vigueur à gauche. Mais qui a géré le système scolaire pendant cette décennie funeste ? On croit se souvenir vaguement que de 2002 à 2012 la droite était au pouvoir. La voilà donc implacable avec les résultats de sa propre gestion…

Au vrai, de quoi souffre le système français ? Selon les mêmes études, le niveau moyen baisse non pas à cause d’une moindre réussite des meilleurs mais parce que les élèves peu performants le sont de moins en moins. Les conservateurs taxent donc d’égalitarisme un système… de plus en plus élitiste.

Constatant ces piètres performances, le gouvernement propose d’accroître dans les cursus du collège la part du soutien personnel ; il veut aussi renforcer l’autonomie laissée aux équipes de professeurs pour améliorer leurs résultats. C’est là le cœur de la réforme. On peut discuter de telle ou telle modalité, contester telle ou telle disposition. On doit rassurer l’opinion sur le sort du grec, du latin et de l’allemand, qui doivent être sauvegardés. On doit aussi embaucher une équipe de traducteurs pour mettre en français les écrits du ministère, rédigés dans un sabir ridicule. Mais l’idée générale du ministère est-elle si mauvaise ? Souvent les systèmes scolaires performants à l’étranger – en Europe en tout cas – sont moins centralisés et moins élitistes que le système français. Il faudrait donc tenir pour nulles et non avenues les expériences des autres pays ? A moins de vouloir détruire le collège unique, pierre angulaire de la politique scolaire dans la plupart des pays. C’est probablement le vrai sens de ces grotesques philippiques.

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 12 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Education………………………………………(11/03/2015)

La Une du 11 mars 2015

Un collège unique plus retouché que réformé

MARIE PIQUEMAL 10 MARS 2015 À 20:16
Dans un collège lyonnais, en 2010.
Dans un collège lyonnais, en 2010. (Photo Jean-Philippe Ksiazek. AFP)
DÉCRYPTAGE

Parmi les annonces, une seconde langue obligatoire dès la 5e et des élèves toujours plus suivis.

La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, présente ce mercredi sa réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016. Un premier train de mesures, avant la présentation des nouveaux programmes qui devrait intervenir dans quelques semaines.

Aujourd’hui, l’enseignement de la deuxième langue étrangère n’est obligatoire qu’à partir de la quatrième. Seuls les élèves des classes bilangues commencent l’apprentissage en sixième. En généralisant la deuxième langue en cinquième, le ministère supprimerait du même coup les classes bilangues, souvent détournées pour avoir des classes de niveaux, chères aux parents mais désastreuses en termes de mixité sociale. «La deuxième langue en cinquième, oui, pourquoi pas. Mais si c’est pour s’en tenir à une petite heure, cela ne sert à rien, les expérimentations l’ont montré», pointe Jean-Rémi Girard du Snalc, syndicat classé à droite. Pour l’instant, rien n’est tranché. «Cela fait partie des dosages qui restent à faire, répond-on au cabinet de la ministre. Mais en aucun cas, cette réforme ne se traduira par un emploi du temps plus chargé pour les élèves.» Traduction : cet enseignement se fera au détriment d’un autre.

Un accompagnement personnalisé

La ministre en fait un point fort de sa réforme, même si en réalité, ça existe déjà. Aujourd’hui, les petits sixièmes ont deux heures de soutien par semaine. L’idée serait de passer à trois heures et de systématiser un accompagnement par petits groupes, selon les difficultés des élèves. Pour les autres (5e, 4e, 3e), le soutien sera d’une heure «garantie».

Des enseignements interdisciplinaires

Le ministère veut encourager une pratique déjà existante : faire des ponts entre les disciplines, «décloisonner» et tenter de nouvelles méthodes, comme la classe à plusieurs profs (lire ci-contre). Les enseignants ne se saisiraient pas suffisamment de la liberté pédagogique, assure le ministère, qui veut par conséquent leur imposer un «cadre». A la rentrée 2016, ces nouvelles façons d’enseigner devront représenter au moins 20% du temps scolaire au lieu de 7% aujourd’hui, selon le ministère. Christian Chevalier, de l’Unsa, applaudit des deux mains : «C’est un message politique fort. La ministre dit : « Enseignants, allez-y, lâchez-vous. »»

Favoriser les classes en petits groupes

Les profs vont être heureux : ils plébiscitent le fonctionnement en demi-classe. Est-ce que cette mesure dépassera l’effet d’annonce ? L’application risque de buter sur la contrainte budgétaire. La réforme, toutes mesures comprises, se traduira par l’équivalent de 4 000 profs à temps complet, décomptés des 60 000 créations de postes promises par le Président.

Et, en vrac…

La ministre veut une pause déjeuner d’au moins une heure trente mais aussi plus de moments solennels : des commémorations, des remises de diplômes… Et son dada : «mieux associer les parents» avec, gadget du jour,«un livret unique et digital».

 
Publié dans:Education |on 11 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………………(22/012015)

 

FranceTV Info
Alerte info Jeudi 22 janvier  |  13h06
Un plan de formation à la laïcité déployé pour les enseignants : suivez les annonces du gouvernement pour l’EducationAprès les attentats qui ont fait 17 victimes en France, Manuel Valls présente, jeudi 22 janvier, les mesures du gouvernement destinées à l’Education. Un chantier prioritaire car, selon l’exécutif, il s’agit d’un levier prioritaire pour lutter contre le fondamentalisme religieux.
Publié dans:Education |on 22 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Est ce bien vrai ?………………………..(20/01/2015)

L’école française, une « machine à fabriquer des inégalités »

Arnaud Gonzague

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Publié le 20-01-2015 à 07h05

L’hostilité assumée d’une partie de la jeunesse aux valeurs républicaines pose la question d’une réforme de l’école. Comment mieux accueillir ceux qui se sentent discriminés ? Réponses de François Dubet, sociologue.

Un collège de Marseille BERTRAND LANGLOIS / AFPUn collège de Marseille BERTRAND LANGLOIS / AFP

Ecole et discriminations. Les deux domaines de recherche sociologiques de François Dubet pourraient paraître éloignés et pourtant, ils sont totalement connexes. Car depuis près de vingt ans, l’auteur de  »L’hypocrisie scolaire » (Seuil, 2000) et de l’excellent « Les places et les chances » (Seuil, 2010) tire la sonnette d’alarme.

Sous son vernis méritocratique, l’école française est, dit-il, une « machine à fabriquer des inégalités », qui réserve les chances de réussite sociale à une élite déjà favorisée et exclut une grande partie, la moins bien lotie sur le plan socio-culturel.

Un état de fait ancien, mais qui prend une résonance nouvelle au moment où quelque 200 « incidents » ont été répertoriés dans l’enceinte des établissements scolaires, faisant suite aux attentats contre « Charlie Hebdo ».

Voici l’extrait d’une interview que François Dubet avait donnée à « L’Obs » en février 2013, lors la sortie d’un essai qu’il coordonnait, « Pourquoi moi ? L’expérience des discriminations » (Seuil).

Dans votre essai, vous citez le cas d’une enseignante qui, photographiant sa classe, « oublie » de prendre ses élèves les plus colorés… Est-il représentatif de ce qui se passe à l’école ?

- Non, c’est un cas particulier, car globalement il n’existe évidemment aucune volonté de discriminer chez les enseignants. Mais le fait est que l’école est une machine à fabriquer des inégalités. Le système est ainsi fait : les écoles reflètent les particularités socio-ethniques des quartiers qui les entourent. On y trouve donc des profils sociologiques identiques d’enfants éprouvant les mêmes difficultés scolaires, soufrant du même échec à la clé. Les élèves d’origine étrangère le savent, bien sûr. Du coup, ils se mettent à interpréter tous les incidents de la vie scolaire comme une traduction de la xénophobie supposée des enseignants.

Le fait est pourtant, écrivez-vous, que l’école française « ne sait pas quoi faire des différences ».

- Absolument. La massification de l’enseignement a conduit les petits Français à passer de longues années à l’école, quelle que soit leur origine sociale, culturelle, religieuse, etc. Or les enseignants ne sont pas formés pour composer avec les spécificités des uns et des autres. L’institution scolaire doit apprendre à savoir quoi faire des différences plutôt que de souhaiter un retour de l’ »école sanctuaire » où les problèmes sociaux, culturels et personnels n’existeraient pas. Mais c’est une fiction, car la société envahit l’école !

Mais l’idée du « sanctuaire » n’est-elle pas une manière de lutter contre les communautarismes ?

- Je crois que nous vivons surtout dans un fantasme de communautarisme. En France, on peut être le député des chasseurs de palombes sans être accusé de communautarisme, mais pas celui des minorités ! Pourtant, l’élection se doit de représenter la vie sociale : il y a des circonscriptions de paysans, d’ouvriers, de cadres et des circonscriptions de gens qui vont à la mosquée. Pourquoi ne pas l’assumer franchement ? C’est un système hypocrite. Nous sommes résolus à lutter contre les discriminations, mais personne ne semble encore prêt pour une seconde étape : tenir compte des caractéristiques culturelles, ethniques, religieuses du peuple français.

En tenir compte à quel point ?

- Observons l’exemple du Québec. Dans les années 1990, le pays a compris qu’il était métissé, qu’il ne fallait plus imaginer que sa population se convertirait massivement au catholicisme et parlerait comme Robert Charlebois ! Les Québécois se sont interrogés : pourquoi ne pas permettre aux citoyens de garder leur culture, d’être musulmans, d’origine indienne ou juifs orthodoxes, sans remettre en question les principes démocratiques et les libertés individuelles ? C’est ainsi qu’est née la politique des « accommodements raisonnables ». Elle consiste à assouplir les normes réglementaires – par exemple celles du monde du travail – pour moins discriminer les minorités, mais sans contrevenir au respect de l’égalité des citoyens.

Il existe déjà un semblant d’ »accommodements raisonnables » en France : dans les cantines, on offre un plat de substitution aux enfants ne consommant pas de porc, sans empêcher les autres d’en manger. Peut-être est-il l’heure d’aller plus loin ? Et en tout cas de réaliser que la France ne sera plus jamais 100% blanche, hétérosexuelle et chrétienne. Et qu’un jour peut-être nous ne serons plus inquiets qu’une jeune Française porte un voile si elle l’a choisi et paraît épanouie de le porter.

Propos recueillis par Arnaud Gonzague

Est ce bien vrai  ?.............................(20/01/2015) dans EducationOBS

Publié dans:Education |on 20 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Education prioritaire…………………………………..(17/12/2014)

L’article à lire pour comprendre la nouvelle carte de l’éducation prioritaire

Najat Vallaud-Belkacem doit annoncer, mercredi, la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, applicable dès la rentrée 2015. Francetv info répond aux questions que vous vous posez sur cette réforme qui concerne les ZEP.

Des syndicats d'enseignants des académies de Paris-Créteil et Versailles manifestent pour dénoncer le démantèlement des zones d'éducation prioritaire (ZEP), le 9 décembre 2014 à Paris.
Des syndicats d’enseignants des académies de Paris-Créteil et Versailles manifestent pour dénoncer le démantèlement des zones d’éducation prioritaire (ZEP), le 9 décembre 2014 à Paris. ( MAXPPP)
Education prioritaire.........................................(17/12/2014) dans Education violaine.jaussentPar Violaine JaussentMis à jour le 17/12/2014 | 07:37 , publié le 17/12/2014 | 06:24

Qui rentre en ZEP, qui reste, qui part ? Elèves, parents et enseignants ont déjà une petite idée du sort qui leur est réservé. Ils seront fixés, mercredi 17 décembre. La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, dévoile, en effet, la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, applicable à la rentrée 2015.

Mais cette réforme ne satisfait pas tout le monde. Pour vous faire une idée et comprendre les enjeux, francetv info vous dit tout ce qu’il faut savoir à ce sujet.

C’est quoi l’éducation prioritaire ?

En bref, il s’agit de réduire l’échec scolaire et de promouvoir l’égalité des chances à l’école. La réussite scolaire connaît de grands écarts en fonction du milieu social d’origine comme l’ont établi de nombreuses notes d’information et études, notamment du sociologue Pierre Bourdieu. Partant de ce constat, depuis les années 1980, tous les gouvernements ont cherché à lutter contre cette inégalité en mettant davantage de moyens dans les zones les plus défavorisées où le taux d’échec scolaire est le plus élevé.

ZEP, RRS, RAR, Eclair, REP, REP+… Que signifient tous ces sigles ?

L’Education nationale a multiplié les politiques, programmes et actions en la matière. Difficile de revenir en détails sur tous les sigles. Néanmoins, voici des définitions et quelques explications pour s’y retrouver. Attention, il faut s’accrocher.

ZEP. Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) ont été créées en 1981 par une circulaire, d’abord sous l’appellation « zones prioritaires ». Au départ, 363 zones sont mises en place, mais ce nombre va aller croissant. Par exemple, en 1991, il y avait 554 ZEP en France. En 1997, s’y superposent les réseaux d’éducation prioritaires (REP), qui élargissent les ZEP.

RAR et RRS. En 2006, un rapport dresse un bilan mitigé des ZEP. Pour les remplacer, il « propose une nouvelle approche, avec un ciblage accru des réseaux les plus difficiles », souligne Le Monde. Ainsi, 253 réseaux ambition réussite (RAR), dotés de moyens supplémentaires et pilotés au niveau national, sont créés. Les ZEP et REP restants sont regroupés en 823 réseaux de réussite scolaire (RRS) pilotés par les académies.

Eclair. Quatre ans plus tard, un autre programme, centré sur la violence scolaire, est mis en place et absorbe les RAR. Il est intitulé Clair, pour collège lycée ambition innovation réussite, puis Eclair, lorsqu’il intègre les écoles en 2011.

REP. Aujourd’hui, la ministre de l’Education veut simplifier le dispositif en ne gardant que des REP et une version renforcée de ces derniers, les REP+.

En 2015, l’établissement de mon enfant entre en REP ou en REP+. Qu’est-ce que cela signifie ?

C’est une bonne nouvelle : son établissement va bénéficier de moyens supplémentaires. Aide aux devoirs, soutien méthodologique, tutorat… L’accompagnement pour les élèves de sixième fait, par exemple, partie des mesures du dispositif.

Les moyens accordés à un établissement classé en REP concernent aussi les professeurs. Des primes augmentées pour attirer et garder les enseignants dans les établissements les plus difficiles sont notamment prévues. Et si l’établissement est en REP+, les professeurs bénéficieront d’heures libérées pour travailler en équipe, suivre des élèves, rencontrer les parents.

Certaines dispositions spécifiques dépendent du type d’établissement. Etreclassé en REP ou en REP+ ne procure pas les mêmes avantages pour une école maternelle, une école élémentaire ou un collège, comme le détaille le site du ministère de l’Education nationale.

Et si l’établissement de mon enfant sort de REP, dois-je m’inquiéter ?

Selon la ministre de l’Education, non. « Ceux qui en sortent, vous ne perdez pas vos avantages du jour au lendemain, on les maintient pendant trois ans », affirme Najat Vallaud-Belkacem. Pour joindre le geste à la parole, elle présentera, mercredi, une autre réforme, celle de « l’allocation des moyens ». Cette deuxième réforme « permettra enfin aux écoles, aux collèges, aux lycées, de recevoir des moyens proportionnés, non seulement à leur démographie, mais aussi aux difficultés sociales et scolaires de leurs élèves », assure la ministre.

Mais à terme ? Certains établissements ont déjà fait leurs calculs et s’estiment perdants. C’est le cas du collège Camille-Corot à Chelles (Seine-et-Marne). Pour cet établissement, être en ZEP est synonyme de subventions supplémentaires pour le matériel scolaire ainsi que pour des voyages pédagogiques, de prime de 100 euros pour les professeurs, et de classes avec 24 élèves au lieu de 30. Cela leur permet aussi de bénéficier d’un partenariat avec Sciences Po, qui permet aux élèves d’intégrer l’IEP de Paris grâce à une convention. Autant d’avantages qui vont disparaître pour ce collège en sortant des ZEP.

Pourquoi créer une nouvelle carte ? La précédente était nulle ?

« Depuis trente ans, on s’est contentés d’accumuler les établissements concernés », avance Najat Vallaud-Belkacem. La ministre défend une refonte de l’éducation prioritaire annoncée, en janvier, par son prédécesseur, Vincent Peillon.

« Une seule ambition a guidé l’élaboration de la nouvelle carte : aller vers plus de justice sociale« , martèle la ministre de l’Education nationale. Pour cela, de nouveaux critères ont été établis pour mieux répartir les aides, et notamment éliminer « les effets de seuil », entre des zones proches.

A quoi ressemblera cette nouvelle carte ?

La nouvelle carte comprendra toujours 1 082 réseaux d’éducation prioritaire (collèges et écoles de leur secteur). Un collège sera à la tête de chaque REP, pour travailler en partenariat avec les écoles qui lui envoient des élèves. En septembre, le ministère de l’Education nationale a dévoilé la répartition académique des REP et des REP+.

 

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(MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE )

 

Depuis, certaines académies ont fait fuiter la liste de leurs établissements en REP et en REP+. C’est le cas de l’académie de Bordeaux, indique Sud-Ouest. Ou de Mayotte, où tous les collèges entrent dans le dispositif, ainsi que de Paris. Dans la capitale, 29 collèges et 214 écoles (contre 215) seront en REP à la rentrée 2015. Et 22 collèges, qui en faisaient déjà partie, y sont maintenus, 7 collèges y entrent et 10 en sortent, résume le site de L’Obs.

Qui a choisi les entrants et les sortants ?

Les recteurs d’académie étaient invités à soumettre des propositions au ministère. Ils ont fait leur choix sur la base d’un indicateur social, créé à partir de quatre critères : l’origine géographique des élèves (il faut être en zone urbaine sensible), le taux de boursiers, le nombre d’élèves entrant en sixième qui ont déjà redoublé et le pourcentage d’élèves issus de catégories socio-professionnelles défavorisées.

C’est la ministre qui a le dernier mot. Puis, la réforme est présentée aux syndicats réunis en Comité technique ministériel.

Pourquoi y a-t-il des mécontents ?

La nouvelle carte a d’abord été unanimement saluée. Puis, des voix se sont élevées lorsque des établissements se sont rendus compte qu’ils risquaient d’être exclus du nouveau dispositif. Des parents et des enseignants ont multiplié les blocages ou les occupations d’écoles et collèges dans plusieurs académies. A la fin novembre, ils ont expliqué à francetv info craindre une dégradation des conditions d’enseignement.

« On soutient tout à fait qu’il y ait des établissements qui rentrent. En revanche, on trouve complètement injuste et révoltant que des établissements sortent, y compris en Seine-Saint-Denis », département « touché par les difficultés sociales et scolaires », a fait valoir un professeur de Montreuil à la ministre. Dans cette ville du département, le collège Paul-Eluard est bloqué par des parents d’élèves qui occupent l’établissement depuis trois semaines.

 

L’enveloppe de 1 082 réseaux « ne tient pas compte des besoins réels », déplore la FSU, première fédération de l’éducation. Ses syndicats du primaire (SNUipp) et du secondaire (Snes) ont d’ailleurs déposé un préavis de grève pour mercredi. Ce jour-là, ils appellent à un rassemblement aux Invalides, à Paris, à 14 heures. De son côté, la CGT appelle aussi les enseignants à la grève le même jour.

J’ai eu la flemme de lire l’article en entier, vous pouvez me faire un résumé ? ;)

La ministre de l’Education nationale va annoncer, mercredi, la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, applicable dès la rentrée 2015. Cette carte comprendra toujours 1 082 réseaux d’éducation prioritaire (REP), dont 350 réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+). L’objectif est de remettre à plat l’ancienne carte des fameuses ZEP (zones d’éducation prioritaires, créées en 1981), qui permet à des établissements scolaires situés dans des quartiers défavorisés d’obtenir de meilleures conditions d’enseignement.

Ce qui implique que certains établissements entreront en ZEP et, surtout, que d’autres en sortiront. Le choix est effectué par chaque académie sur la base d’un indicateur social, mais la ministre a le dernier mot. Ce qui ne plaît pas à certains parents et enseignants de plusieurs villes de France. Ils sont mobilisés contre la sortie de collèges et écoles des ZEP.

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Universités………………………………..(12/12/2014)

François Hollande rétablit les 70 millions d’euros aux universités
L'Obs avec AFP

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Publié le 11-12-2014 à 22h52

Ce coup de rabot de 70 millions, voté en novembre, avait provoqué un tollé dans l’enseignement et la recherche.

François Hollande à la Sorbonne, le 9 octobre 2012. (POOL AFP PHOTO CHARLES PLATIAU)François Hollande à la Sorbonne, le 9 octobre 2012. (POOL AFP PHOTO CHARLES PLATIAU)

François Hollande a décidé de lâcher du lest et de revenir sur des coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur, un geste insuffisant aux yeux des chercheurs et étudiants qui manifestaient jeudi 11 décembre dans toute la France.

Le président de la République devrait ainsi annoncer vendredi le rétablissement de 70 millions d’euros de crédits aux universités supprimés par les députés dans le budget 2015, lors du dîner annuel de la Conférence des présidents d’université, selon une source proche du dossier.

Un premier jalon a été posé jeudi avec l’adoption en commission des finances de l’Assemblée nationale d’un amendement en ce sens. Il devra être adopté vendredi dans l’hémicycle pour être formellement intégré au projet de loi de finances 2015.

Ce coup de rabot, voté en novembre, avait provoqué un tollé dans l’enseignement et la recherche alors que l’exécutif s’était engagé à « sanctuariser » ces dépenses.

« Ce sont des milliards qui manquent à la recherche »

La nouvelle d’un retour de cette ligne de crédit est tombée au moment où plusieurs cortèges de manifestants s’élançaient dans les rues de Paris et de plusieurs grandes villes universitaires pour dénoncer les coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Mais la perspective d’un rétablissement des crédits n’a pas suffi à apaiser la colère de chercheurs et d’étudiants descendus dans la rue pour demander « des postes et crédits pour l’avenir », selon la banderole de tête de cortège du défilé parisien.

« L’Unef se félicite de cette annonce » mais elle « rappelle qu’il ne suffira pas au gouvernement de retirer une provocation à la dernière minute pour répondre au mécontentement des étudiants », a déclaré l’organisation.

C’est plus de 150 millions qu’il manquera aux universités en 2015 simplement pour fonctionner correctement. »

« C’est un geste symbolique mais ce sont des milliards qui manquent à la recherche en France », a déclaré Michel Pierre, directeur de recherche au CNRS et secrétaire général adjoint de la CGT recherche.

« Un retour à la case départ », a estimé le président de l’université de Strasbourg, Alain Beretz, pour qui « les budgets universitaires ne sont plus à la hauteur des demandes de notre société » :

L’université ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. »

« L’austérité m’a tué »

Dans les cortèges, beaucoup de manifestants avaient le sentiment que la recherche est délaissée par un gouvernement plus enclin à donner un coup de main aux entreprises.

« La recherche n’est pas la concurrence » ou « le savoir est à tous, défense du service public de l’enseignement supérieur », pouvait-on lire sur des pancartes à Paris, aux abords de l’université de Tolbiac. Une centaine d’étudiants et enseignants ont aussi manifesté dans le centre de Besançon. A Bordeaux, les étudiants se sont réunis en assemblée générale sur le parvis de l’Université Montesquieu.

A Lyon, des dizaines d’étudiants et de jeunes chercheurs se sont rassemblés place Bellecour pour « sensibiliser le grand public et le gouvernement sur la nécessité de ne pas abandonner la recherche comme c’est le cas actuellement », selon Thomas Bigot de Sciences en marche.

A Strasbourg, 300 personnes selon la police ont manifesté sous des ballons « Fac en galère » ou « l’austérité m’a tué ». A Toulouse, près d’un millier de personnes ont scandé « L’éducation n’est pas une marchandise », « De l’argent, il y en a dans les caisses du patron », a constaté l’AFP.

Le cabinet de la secrétaire d’État à la Recherche, Geneviève Fioraso, a fait savoir qu’elle « s’était engagée à maintenir le budget des universités » et qu’elle se battait depuis plusieurs semaines en ce sens. Plusieurs milliers de scientifiques – 8.000 selon les organisateurs – avaient déjà manifesté le 17 octobre à Paris, à l’appel du même collectif, pour réclamer des moyens pour la recherche.

Publié dans:Education |on 12 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Décrochage scolaire………………………………….(21/11/2014)

Vallaud-Belkacem dévoile des mesures contre le décrochage scolaire

AFP 21 NOVEMBRE 2014 À 08:08
La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, dans une école primaire à Bondy, le 19 novembre.
La ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, dans une école primaire à Bondy, le 19 novembre. (Photo Stéphane de Sakutin. AFP)

Suivi plus attentif, implication des parents, solutions alternatives… la ministre de l’Education indique dans un entretien au Parisien que le plan global sera doté de 50 millions d’euros par an.

La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a annoncé un budget de cinquante millions d’euros par an pour lutter contre le décrochage des élèves qui sortent du système scolaire chaque année, dans un entretien publié vendredi par Le Parisien/Aujourd’hui en France.

«Il s’agit cette fois d’un véritable pilotage national qui se donne les moyens : 50 millions d’euros par an», a déclaré la ministre au quotidien populaire. «Il faut traiter à la fois la prévention du décrochage, le raccrochage et la remédiation.[...] On va donc former les enseignants à détecter précocement les difficultés scolaires, associer les parents à cette démarche … y compris avec des formations à une meilleure connaissance de l’institution scolaire pour ceux qui en éprouvent le besoin», ajoute Vallaud-Belkacem.

A propos du redoublement, un décret publié jeudi au Journal officiel précise qu’il va devenir une décision «exceptionnelle», en accord avec les parents et entraînant un accompagnement spécifique des élèves. Les articles concernant le redoublement entreront en vigueur à la rentrée 2015. Désormais, il pourra intervenir pour «pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires», avec «l’accord écrit des représentants légaux de l’élève ou de l’élève lui-même, si celui-ci est majeur»«En cas de redoublement, un dispositif d’aide est mis en place, qui peut s’inscrire dans un programme personnalisé de réussite éducative», selon le décret.

Dans son entretien au Parisien, la ministre a précisé à cet égard que les enseignants«auront une formation au repérage des signes annonciateurs du décrochage et des outils pédagogiques pour y faire face»«Des référents décrochage seront présents dans chaque établissement (et) le suivi des absences sera amélioré», a-t-elle dit.

La ministre propose qu’«en cas de rupture ponctuelle de la scolarité, un lien [soit] systématiquement maintenu avec au moins un enseignant pour préparer le retour en classe» ainsi qu’une «prise en charge adaptée et personnalisée par des équipes constitués non seulement de professionnels de l’éducation, médico-sociaux, mais aussi d’associations».

«Les 15 à 18 ans dont le risque de décrochage est avéré se verront proposer un parcours de stagiaire de la formation initiale personnalisé. [...] Pris en charge par un tuteur, toujours sous statut scolaire, ils pourront faire un stage de découverte en entreprise, un service civique, le temps de mûrir un projet et de trouver une solution de formation adaptée», a-t-elle précisé.

AFP

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 21 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………….(03/09/2014)

Flash

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 03 septembre  |  09h30

Rythmes scolaires : une quinzaine de communes n’ont pas ouvert leurs écoles ce matin. Suivez la situation en direct

Une quinzaine de communes n’ont pas ouvert leurs écoles mercredi 3 septembre, selon la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Les maires s’opposent à la réforme des rythmes scolaires, devenue obligatoire pour 4,6 millions d’écoliers depuis mardi 2 septembre. Ils mettent en avant « l’extrême difficulté » selon eux « à recruter des animateurs qualifiés capables de garantir une sécurité absolue pour nos enfants ».

Publié dans:Education |on 3 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

C’est la rentrée…………………………..(02/09/2014)

A quoi va ressembler la nouvelle semaine des écoliers ?

MARIE PIQUEMAL 2 SEPTEMBRE 2014 À 07:14
Dans une école parisienne le jour de la prérentrée lundi.
Dans une école parisienne le jour de la prérentrée lundi. (Photo Thomas Samson. AFP)
DÉCRYPTAGE

La réforme des quatre jours et demi doit s’appliquer partout dès aujourd’hui. Etat des lieux en ce jour de rentrée.

6,8 millions d’écoliers font leur rentrée ce mardi. En maternelle et primaire, ils sont tous censés attaquer par une semaine de quatre jours et demi. La réforme des rythmes scolaires, initiée par le ministre Peillon, doit désormais s’appliquer sur tout le territoire.

Seules une minorité de communes (17%) ont changé de rythme dès l’année dernière. En novembre 2012, dans une certaine confusion et face à la colère des maires, le gouvernement avait décidé d’étaler l’application de la réforme sur deux ans pour permettre aux municipalités de s’organiser. Car si le temps scolaire est défini par l’Etat, le périscolaire est du ressort des communes, comme l’a rappelé lundi matin la ministre fraîchement nommée, Najat Vallaud-Belkacem, lors de la conférence de presse de rentrée«La loi scolaire ne souffrira d’aucune exception. Nous ne transigerons pas», a-t-elle prévenu, à l’adresse de ces maires ici et là, qui refusent toujours d’appliquer la réforme. Etat des lieux en ce jour de rentrée.

CLASSE LE MERCREDI MATIN POUR TOUT LE MONDE ?

Le principe de cinq matinées de classe est le seul encore gravé dans le marbre. Dans la plupart des cas, les élèves auront école le mercredi matin, et plus rarement le samedi.

En ce qui concerne l’organisation des ateliers périscolaires, en revanche, c’est très variable. L’idée de départ était pourtant simple : écourter les quatre journées de classe, parmi les plus lourdes d’Europe.

D’emblée un premier aménagement a été accordé : réduire non pas quatre mais seulement deux journées, en proposant à la place des ateliers variés et ludiques. A Paris, par exemple, depuis la rentrée 2013, les écoliers terminent leur journée de classe plus tôt les mardis et vendredis. A 15 heures, ceux qui le souhaitent (quasiment tous) participent à des activités jusqu’à 16h30, encadrées par les animateurs de la ville de Paris.

Un modèle compliqué à dupliquer à certains endroits. Les maires des petites communes de zone rurale ont tempêté : comment trouver suffisamment d’animateurs, prêts à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour des ateliers de 45 minutes ou d’une heure et demie… Pendant son bref passage rue de Grenelle, le ministre Benoît Hamon a allégé la contrainte : les activités périscolaires peuvent désormais se concentrer sur une seule après-midi, sans raccourcir les journées de cours… A l’origine, cette dérogation devait permettre d’aider les 6% de communes ayant de vraies difficultés à passer aux quatre jours et demi.

Mais des grandes villes comme Lyon et Marseille, ont sauté sur l’occasion : les activités périscolaires se concentreront le vendredi après-midi de 13h30 à 16h30. Au total, 15% des écoliers n’auront ainsi plus classe le vendredi après-midi… Pour aider les parents à s’y retrouver, le ministère a lancé le site internet «5 matinées»recensant les horaires de classe selon les villes et les écoles.

DES ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES POUR TOUS ?

Si l’on s’en tient aux textes de loi, les municipalités ont certes l’obligation d’ouvrir les salles de classe pendant le temps scolaire mais ne sont en rien tenues de proposer une quelconque activité… Ainsi le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, n’est pas hors la loi quand il annonce que les activités périscolaires ne commenceraient qu’«au fur et à mesure du recrutement de tous les personnels nécessaires pour l’encadrement».

Autre source d’inégalités : la qualité et la variété des activités proposées par les municipalités varient du tout au tout. Les enfants étant souvent mieux lotis dans les villes les plus riches, encore que. Christian Estrosi, le député-maire de Nice, pourtant une ville aisée, demande aux parents 15 euros par mois pour chacun de leur enfant participant aux ateliers. A l’inverse, certains maires de petits villages,comme le raconte Libé, se démènent avec les moyens du bord, pour trouver des animations intéressantes et gratuites.

DANS TOUTES LES ÉCOLES, VRAIMENT ?

Toutes les écoles publiques ont l’obligation d’appliquer la réforme. Comme Manuel Valls ce week-end, la nouvelle ministre s’est montrée ferme : «Nous ne transigerons pas. Nous ne faisons pas cela par caprice mais dans l’intérêt des enfants. Il faut que tout le monde joue le jeu», a-t-elle déclaré lundi matin. «Je veux bien recevoir les maires récalcitrants pour trouver des solutions», mais «l’école n’est pas une option. J’en appelle à la responsabilité des élus.» A défaut, prévient-elle, le préfet interviendra. Selon le ministère lundi, une vingtaine de municipalités refuseraient encore de se plier à la loi. 

«Nous, maires, laisserons nos écoles fermées mercredi 3 septembre», ont averti quinze maires de l’Essonne et de Seine-et-Marne dans un mail commun envoyé à la presse lundi après-midi. «Quel que soit l’avis que nous avons de cette réforme, nous constatons l’extrême difficulté à recruter des animateurs qualifiés capables de garantir une sécurité absolue pour nos enfants», écrivent-ils, appelant élus, parents et enseignants à manifester mercredi matin devant la préfecture d’Evry.

Les établissements privés sous contrat, eux, restent libres de passer ou non aux quatre jours et demi. Seules 10% des écoles privées catholiques appliqueront la réforme à cette rentrée.

Marie PIQUEMAL

Liberation.fr
Publié dans:Education |on 2 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Service civique………………………..(11/07/2014)

100 millions d’euros débloqués pour le service civique
Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié le 11-07-2014 à 06h54

Cet effort « exceptionnel » annoncé par Najat Vallaud-Belkacem doit aider à atteindre l’objectif de « 100.000 jeunes » accueillis par an.

Najat Vallaud-Belkacem (Kenzo Tribouillard - AFP)Najat Vallaud-Belkacem (Kenzo Tribouillard – AFP)

L’Etat va débloquer des crédits de 100 millions d’euros sur trois ans (2015-2017) pour aider le service civique à atteindre les objectifs de développement fixés par François Hollande, a annoncé vendredi 11 juillet Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge de la Jeunesse.

« Dans un contexte budgétaire contraint, nous allons dégager un effort exceptionnel de 100 millions d’euros sur le budget triennal 2015-2017, pour accompagner la montée en charge du service civique », a annoncé la ministre, à laquelle François Chérèque doit remettre dans la matinée un rapport sur l’avenir de cette initiative créée en 2010.

Le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission d’intérêt général sur 6 à 12 mois (auprès des personnes âgées, des sans abris, etc…), indemnisée environ 570 euros nets par mois.

35.000 volontaires en 2014

François Hollande a réaffirmé en juin son objectif de le voir accueillir « 100.000 jeunes » par an à la fin de son quinquennat, soit environ 15% de cette classe d’âge, comparé aux 35.000 volontaires de 2014.

Dans son rapport, le président de l’Agence du service civique François Chérèque souligne que le service civique est aujourd’hui « victime de son succès », avec cinq demandes pour une mission.

L’ancien leader de la CFDT estime que pour atteindre l’objectif présidentiel, il devra à l’échéance 2017 « tripler son budget, qui est de 140 millions en 2014″.

Les fonds provenant de l’Etat seront complétés par « des financements européens », dans le cadre de la déclinaison française de l’Initiative pour l’emploi des jeunes, et « on est en train de travailler avec des partenaires privés », a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

« Le service civique est une formidable opportunité », a-t-elle commenté, soulignant notamment qu’il s’est révélé « très précieux pour l’insertion professionnelle des jeunes ».

Accueillir les « décrocheurs »

François Chérèque suggère d’autres pistes pour « revoir en profondeur » le financement, qui provient aujourd’hui à plus de 99% du budget de la jeunesse et de la vie associative.

Il suggère de mettre à contribution d’autres ministères, comme l’Education nationale – qui utilise « massivement depuis 2012″ le service civique pour lutter contre le décrochage scolaire – l’Emploi et les Affaires sociales.

Lors de la Conférence sociale, François Hollande a annoncé que « le service civique, qui accueille aujourd’hui 5.000 décrocheurs, verra ses moyens augmenter pour en accueillir le double ».

François Chérèque suggère par ailleurs l’affectation d’une « ressource fiscale », par exemple « une fraction de la taxe sur les jeux en ligne » ou sur la Française des jeux.

Il propose également de développer des missions auprès d’opérateurs publics tels que les hôpitaux, les communes ou les pompiers, en échange d’une contribution financière.

Les volontaires recrutés en 2013 étaient majoritairement des femmes (58%) et avaient un âge moyen de 21 ans. Les trois quarts avaient un niveau bac ou études supérieures. 17% étaient issus des quartiers de la politique de la ville, une proportion que le gouvernement voudrait porter à 25% afin d’améliorer la mixité sociale.

Service civique.............................(11/07/2014) dans Education

Publié dans:Education |on 11 juillet, 2014 |Pas de commentaires »
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