Archive pour la catégorie 'ELECTIONS'

C’est clair…………………….(10/02/2020)

Ecrivains, sociologues ou philosophes, ils fustigent la politique « néolibérale » de Macron et assument de ne pas voter pour lui, même face à Marine Le Pen.

   

Il avait écrit un texte, mais, un micro à la main, face à une assemblée de grévistes, en ce matin de janvier ensoleillé, Jacques Rancière parle sans notes. Gare de Vaugirard, le philosophe est venu « affirmer un soutien total à une lutte exemplaire », celle des cheminots en grève depuis quarante-deux jours. De sa petite voix, il livre son analyse : « Démolir le système de retraites fondé sur la lutte collective et l’organisation solidaire, c’est pour nos gouvernants la victoire décisive. »

Les intellectuels de gauche semobilisent. De tout cœur avec les grévistes, ils appellent à la solidarité financière, signent des pétitions, participent à des assemblées générales comme au bon vieux temps de Mai-68. « Toute guerre est une guerre de mots, il faut compter ses forces. Chacun apporte sa pierre », témoigne l’écrivain Laurent Binet. Une semaine avant Jacques Rancière, Etienne Balibar, qui fut lui aussi l’élève de Louis Althusser, grand professeur en marxisme des années 1970, s’était rendu à l’AG de la gare de l’Est. Une démarche « naturelle » :

« On est des écrivains, des techniciens des mots. Certains se sont présentés comme des porte-parole. On pense à Sartre, à Bourdieu. L’intellectuel est aussi l’intermédiaire, le médiateur, celui qui facilite les convergences. C’est ce rôle qu’on joue modestement. »La place des intellectuels dans la vie politique française a déjà une longue histoire. « Cela s’est cristallisé au XVIIIe siècle, puis au XIXe siècle avec l’affaire Dreyfus. “Intell

L’OBS
Publié dans:ELECTIONS |on 10 février, 2020 |Pas de commentaires »

Choix cornélien ? (06/02/2020)

Pour « l’Obs », l’institut Ipsos a réuni un panel d’électeurs de gauche qui ont voté pour Emmanuel Macron en 2017. Près de trois ans plus tard, leur jugement est sévère et tous ne revoteraient pas pour lui s’il se retrouvait confronté à Marine Le Pen.

   

L’expérience s’est déroulée dans la salle à manger de « l’Obs », un mercredi soir de la fin du mois de janvier. Une quinzaine d’électeurs sélectionnés par Ipsos ont débattu à bâtons rompus pendant plus de deux heures trente. Le thème de la soirée ? Emmanuel Macron vu par des électeurs de gauche. Car Romain, Jessica, Marie-Florence, Emma, Samir (certains prénoms ont été changés) et les autres ont un point commun : ils ont toujours voté à gauche… jusqu’à l’élection présidentielle de 2017.

Lors de ce scrutin, en effet, par choix ou par nécessité, ils ont glissé dans l’urne un bulletin au nom d’Emmanuel Macron, assurant ainsi son triomphe… Certains l’ont fait dès le premier tour. D’autres sont d’abord restés fidèles au Parti socialiste en optant pour Benoît Hamon. Comment expliquent-ils aujourd’hui leur suffrage pour le candidat « en marche » ? Quel regard portent-ils sur l’action du président de la République qui promettait d’être « et de gauche et de droite » ? Seraient-ils prêts à revoter pour lui si l’occasion se représentait en 2022 ? « Nous n’avons pas retenu les profils des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dont l’opinion est déjà arrêtée », explique Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos France. Il n’empêche. Au terme d’échanges passionnés, la déception et même la colère des panélistes de « l’Obs » à l’égard du président sont clairement apparues. Jusqu’où ira la rupture ?

 

Publié dans:ELECTIONS |on 6 février, 2020 |Pas de commentaires »

Un p’tit coup en douce ? (04/02/2020)

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Municipales : les villes entre 3 500 et 9 000 habitants seront finalement comptabilisées dans les résultats nationaux
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Publié dans:ELECTIONS |on 4 février, 2020 |Pas de commentaires »

Quelle entente…………………..(27/01/2020)

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Municipales à Paris : le délégué général de LREM considère que Cédric Villani n’est plus « adhérent » du parti et va demander son exclusion
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Publié dans:ELECTIONS |on 27 janvier, 2020 |Pas de commentaires »

La place est bonne………………….(25/01/2020)

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Municipales 2020 : condamnés ou mis en examen, ces maires briguent un nouveau mandat
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Publié dans:ELECTIONS |on 25 janvier, 2020 |Pas de commentaires »

Elections municipales………………..(21/01/2020)

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Municipales 2020 : on vous explique la polémique sur la « circulaire Castaner » accusée de favoriser LREM
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Publié dans:ELECTIONS |on 21 janvier, 2020 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(26/11/2019)

Libération 26 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettrepolitique
de Laurent Joffrin

Paris : Griveaux à l’ouest

En marche à Paris ? A cloche-pied sur la jambe droite. Benjamin Griveaux, hussard de la macronie qui ne se prend pas pour une boîte d’allumettes, a choisi la route censée le mener à l’hôtel de ville : celle de droite. Anne Hidalgo, solidement installée à la mairie, fédère progressivement la gauche ; Cédric Villani, le mathématicien lunaire qui a pris la tangente de LREM, a choisi une sinusoïdale qui va du centre aux Verts. Pour être élu, Griveaux doit marauder sur les terres de LR, même si celles-ci sont gardées avec une vigilance enflammée par Rachida Dati, la mère des dragons sarkoziens qui patrouille aux lisières du VIIarrondissement.

Griveaux s’en défend, bien sûr, au nom du «en même temps» canonique. Il semble bien que ce temps soit dédoublé : un temps fort conservateur, un temps faible progressiste. Griveaux s’est allié avec quelques édiles parisiennes très LR, telle Florence Berthout, Delphine Bürkli ou Philippine Hubin. C’est la droite populaire, explique Griveaux et non la «droite Trocadéro» (en référence à un meeting célèbre tenu par François Fillon pendant la campagne présidentielle). Drôle de peuple. Berthout, élue du très droitier Ve, l’ancien fief des Tiberi, a été présidente du groupe LR à l’hôtel de ville, Bürkli vient de l’UMP et Hubin, adjointe dans le très «populaire» VIIarrondissement, a milité contre le mariage pour tous. On peut trouver plus progressiste.

Aussi bien, Griveaux évite de s’affronter avec des maires de droite du VIe et de l’ouest, dont il espère le ralliement. Lesté de cette escouade qui a mené le combat contre Anne Hidalgo pendant tout le mandat, il a désigné son adversaire : la gauche. Sans hésiter à teindre son programme d’un vert impeccable avec l’aide de ceux et de celles qui ont vilipendé durant cinq années la fermeture des voies sur berge et plus généralement la politique anti-automobile de la mairie, ce qui est assez comique. Mais Paris vaut bien une farce.

Au total, Griveaux compte plus sur les électeurs de l’ouest que de l’est, sur les bourgeois plus que sur les bourgeois-bohèmes. Cette vaste manœuvre comprend aussi deux ou trois croche-pieds subreptices très «ancien monde», prodigués par les démiurges du nouveau. Le dernier en date s’est déroulé à l’Assemblée. Constatant que les forces de police sont souvent occupées au maintien de l’ordre dans les manifestations, ou bien par la surveillance antiterroriste, la maire a voulu créer une police municipale (non armée) destinée à améliorer la sécurité des Parisiens. Un projet a été présenté au Parlement à cet effet. Sous des prétextes juridiques byzantins, la majorité LREM a repoussé l’amendement. Et pour cause : la création d’une police municipale figure en bonne place dans le programmede Griveaux. Il eût été fâcheux que la municipalité sortante lui coupât l’herbe sous le pied, le privant d’un précieux argument de campagne…

On se retrouve devant un paysage morcelé : une coalition de gauche avec Hidalgo, une coalition de centre-droit autour de Griveaux, la première étant concurrencée par les Verts et LFI, le second par Villani et Dati. Les sondages, quoiqu’en baisse, ne sont pas mauvais pour la maire. Mais tout se jouera arrondissement par arrondissement. Les enquêtes d’opinion donnent de vagues indications, elles sont impuissantes à prédire une majorité. Qui aura le trône defer ? Pas plus que dans la série éponyme, on ne peut prévoir l’issue de la bataille.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:ELECTIONS |on 26 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

Beau score pour les macroniens…………….(02/07/2018)

Le candidat de La République en Marche s’est classé avant-dernier d’un scrutin marqué par une abstention record à 90%.

Par L’Obs

Publié le 02 juillet 2018 à 09h42

La succession de Serge Dassaut, décédé le 28 mai dernier, à la tête du canton de Corbeil n’a pas passionné les foules. Le premier tour de cette élection partielle a attiré ce dimanche moins de 11% des inscrits. Fait plutôt rare : le second tour sera l’occasion d’un duel entre le candidat Les Républicains et la candidate de La France insoumise. Arrivé en tête avec 1.215 voix (35,06%), Jean-Pierre Bechter, le maire LR de Corbeil-Essonnes, affrontera Elsa Touré, la candidate LFI-PCF, seconde avec 754 voix (21,76%).

Grégory Saillol, le candidat du Rassemblement national, se classe à la troisième place avec 474 voix (10,79%). L’écologiste Jacques Picard arrive en quatrième position, devant Jean-Philippe Dugault, le candidat LREM-MoDem (9,58%) et le socialiste Jérôme Brézillon (9,06%).

Publié dans:ELECTIONS |on 2 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Le début de la fin ?? (12/03/2018)

Menaces sur LREM

Législative partielle : la Haute-Garonne, premier bourgeon du «printemps socialiste» ?

Par Laure Bretton — 12 mars 2018 à 11:56
A droite, l'affiche du candidat LREM pour la législative partielle en Haute-Garonne.
A droite, l’affiche du candidat LREM pour la législative partielle en Haute-Garonne. Photo Eric Cabanis. AFP

Le candidat du PS est arrivé largement en tête dimanche, son concurrent LREM perdant plus de 9 000 voix.

  • Législative partielle : la Haute-Garonne, premier bourgeon du «printemps socialiste» ?

Ils auraient peut-être dû tourner sept fois leur langue dans leur bouche. Les encouragements électoraux de Christophe Castaner et Gérard Collomb juste avant l’élection législative partielle dans la 8e circonscription de Haute-Garonne ressemblent aujourd’hui à des boomerangs chargés d’enseignements après la qualification très large du candidat socialiste, Joël Aviragnet, pour le deuxième tour.

«Tout va se jouer sur la participation», estimait le patron de LREM. Sans être mirobolante (34% contre 52% en juin dernier), la participation du premier tour dans cette circonscription rurale du sud de Toulouse est loin d’être infamante. Il y a un mois, on avait atteint des taux d’abstention de près de 80% dans le Val-d’Oise ou le territoire de Belfort lors de précédentes partielles. En Haute-Garonne, terre brûlée du socialisme où neuf députés PS sur dix sont restés au tapis en juin, un tiers des électeurs a retrouvé le chemin des urnes et cela bénéficie de façon spectaculaire à Joël Aviragnet. Il engrange 38,74% des suffrages, soit 3 000 voix de plus qu’il y a neuf mois quand son adversaire marcheur, Michel Montsarrat, chute à 20,3%. Soit un recul de plus de 9 000 voix. «À l’évidence, les électeurs socialistes qui ont fait défaut au PS sont en train d’ouvrir les yeux et de revenir au bercail», veut croire Philippe Martin, patron du département voisin du Gers qui a mouillé la chemise pour Aviragnet. Cette élection permet, pour l’ancien ministre de l’Ecologie, d’espérer dimanche prochain «un printemps de la gauche avec deux jours d’avance».

La France Insoumise dévisse aussi

En juin dernier, Aviragnet ne l’avait emporté qu’avec 91 voix d’avance. Son élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel en raison de l’absence d’une liste d’émargement de l’un des bureaux de vote de la circonscription. Côté gauche, le candidat socialiste devance aussi très nettement son concurrent de la France insoumise (LFI) qui récolte 13% des suffrages. En façade, l’honneur est donc sauf mais en réalité, Philippe Gimenez a lui aussi dévissé, perdant 3 000 voix cette fois. Comme la majorité, LFI avait nationalisé le scrutin de dimanche, Jean-Luc Mélenchon se rendant sur place pour soutenir son candidat pour bétonner le statut de premier opposant à Emmanuel Macron dans l’Assemblée nationale. Un petit côté Paris contre la province qui a pu agacer certains électeurs de gauche. De fait, en pleine campagne pour le congrès du PS, c’est un des (rares) socialistes ayant refusé de voter la confiance au gouvernement Macron qui semble en passe de revenir au Palais Bourbon.

Hausse de la CSG pour les retraités, fermetures de classes en zone rurale, limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales, hausse du diesel : les raisons de la colère ne manquent pas dans cette circonscription. Dépêché sur place pour tenter de sauver les meubles, Gérard Collomb avait de son côté expliqué à Michel Montsarrat que la majorité avait «besoin du signal que (s)on élection (allait) envoyer au président de la République pour qu’il puisse aller de l’avant». Envoyer sur zone le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, à l’heure où les parents d’élèves ruraux se mobilisent contre les fermetures de classes n’a probablement pas aidé non plus.

Certes, Montsarrat n’est pas élu sortant et s’il perd dimanche prochain, ce ne sera pas un siège en moins pour LREM à l’Assemblée, où sa position ultra-majoritaire n’est pas menacée. Mais, entre les sondages en berne et les mobilisations en cours de préparation, le «signal» n’est pas tout à fait celui escompté par l’exécutif. Certes l’Occitanie a toujours voté à gauche et les piliers de la majorité ont beau jeu d’expliquer que le pari était très compliqué. Mais diviser par trois le nombre des électeurs en neuf mois constitue une cote d’alerte locale lourde de menaces.

Laure Bretton

Liberation.fr
Publié dans:ELECTIONS |on 12 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Un bouillon, un……………………………(05/02/2018)

Législatives partielles : LREM prend le bouillon

Par Nathalie Raulin — 5 février 2018 à 07:09
Un bureau de vote de Belfort le 4 février 2018Zoom
Un bureau de vote de Belfort le 4 février 2018 AFP

Dans le Val d’Oise comme dans le Territoire de Belfort, les candidats macroniens ont été défaits, réduisant d’un siège la majorité de l’exécutif à l’Assemblée nationale.

Avis de coup de froid pour la macronie. Dimanche, lors de deux partielles dans le Val d’Oise et à Belfort, les candidats LREM se sont inclinés face à leur adversaire des Républicains. À l’issue du dépouillement des deux législatives partielles, dans la première circonscription du Territoire de Belfort, le candidat Modem soutenu par la République En Marche, Christophe Grudler a essuyé une défaite sans appel dans la partielle qui l’opposait à son concurrent Les Républicains, Ian Boucard, sorti en pole position du premier tour. Avec 41,07% des voix contre 58,93% pour son adversaire LR, il échoue à emporter le siège de député, qui ne lui avait pourtant échappé en juin que de 269 voix. Surtout, alors même qu’elle était arrivée en pole position au terme du premier tour, la candidate LREM dans le Val d’Oise, Isabelle Quoy-Muller n’a réuni dimanche que 48,55% des suffrages abandonnant la victoire à son adversaire LR Antoine Savignat. Le parti macronien concède donc un siège de député au parti de Laurent Wauquiez.

Sans attendre de connaître les résultats des partielles à Belfort comme dans le Val d’Oise, le délégué général de la République En marche avait pris les devants, soulignant que des partielles n’avaient en aucun cas valeur de «test» national. Avec 349 députés, la majorité dont dispose l’exécutif reste confortable. Néanmoins, même ravalé au rang de «signaux faibles»- signaux que d’ordinaire, l’entourage d’Emmanuel Macron prend très au sérieux — tels résultats sont annonciateurs de lendemains qui déchantent pour le parti présidentiel et son allié centriste. Tout comme l’avaient été les revers successifs enregistrés par la République En Marche aux sénatoriales de septembre puis aux trois municipales partielles qui se sont déroulées en décembre.

Témoin du flottement actuel de l’électorat: l’abstention est massive. Dans le Val d’Oise, plus de 80% des inscrits se sont détournés des urnes. Plus de 70% dans le Territoire de Belfort. A priori, rien d’inhabituel s’agissant de scrutins partiels, a fortiori après une année riche en rendez-vous électoraux. L’ennui, c’est que la désertion des électeurs n’a pas frappé les deux candidats en lice de la même façon.

Et pour la République En Marche et son allié Modem, la cote d’alerte est atteinte. À l’issue du premier tour, entre juin et janvier, plus de la moitié de l’électorat de Grudler et les deux tiers de l’électorat de Quoy Muller s’étaient évaporés, quand ceux de leurs concurrents des Républicains restaient quasi stables. Dimanche 8 février, le constat valait toujours, la candidate LREM dans le Val d’Oise comme son homologue de Belfort retrouvant moins de la moitié de leur électorat du 18 juin.

Faux tracts

Le motif de l’annulation de l’élection de Boucard par le Conseil constitutionnel était pourtant de nature à le servir: la veille du second tour de juin, la droite avait en effet distribué de faux tracts, l’un au logo du FN, l’autre de la France Insoumise, appelant à voter en faveur du candidat Les Républicains. Venus soutenir Grudler en meeting à Belfort le 25 janvier, le patron du Modem, François Bayrou et le délégué du parti macronien Christophe Castaner n’avaient d’ailleurs pas manqué de rappeler la volonté présidentielle de «moraliser la vie publique», et opposé la «tricherie» du candidat de la droite à «l’honnêteté» du représentant de la majorité. À l’évidence, l’argument n’a pas suffi à remobiliser les troupes En Marche. Redoutant une double déculottée à Belfort et dans le Val d’Oise, Castaner a dans l’entre-deux tours changé d’angle d’attaque. Jeudi sur France Inter, c’est un appel à la «mobilisation» citoyenne au nom de l’«obligation» que s’est fixé Macron de «réhabiliter la politique» dont il s’est fendu. Sans trouver d’écho ni dans l’une ni dans l’autre circonscription.

Victimes de la volatilité de leurs électeurs, qu’ils soient réservés vis-à-vis des réformes en cours, ou simplement las de se rendre aux urnes dans un contexte où le chef de l’Etat dispose déjà d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, les deux candidats de la majorité présidentielle le sont aussi de l’isolement de son parti. Dans le Val d’Oise, le refus de la gauche d’appeler à voter pour LREM avait ouvert large le jeu. Même configuration dans la partielle de Belfort où seul le candidat EELV avait donné une consigne de vote en faveur de Grudler au second tour. Ni Savignat, ni Boucard n’ont rencontré telle difficulté: dans le Val d’Oise comme à Belfort, les électeurs d’extrême droite mobilisés au premier tour se sont largement reportés sur les candidats LR. De quoi conforter la stratégie nationale de Laurent Wauquiez, même s’il a dimanche soir, préféré lire dans les résultats un «désaveu qui sanctionne la politique du gouvernement». Et asseoir son statut de premier opposant à Emmanuel Macron.

Nathalie Raulin

Liberation.fr
Publié dans:ELECTIONS |on 5 février, 2018 |Pas de commentaires »
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